Heliotropium ramosissimum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Heliotropium ramosissimum (Lehm.) DC.


Protologue: Prodr. 9 : 536 (1845).
Famille: Boraginaceae
Nombre de chromosomes: n = 16

Synonymes

  • Heliotropium undulatum Vahl (1790),
  • Heliotropium bacciferum auct. non Forssk.

Noms vernaculaires

  • Wavy heliotrope (En).

Origine et répartition géographique

Heliotropium ramosissimum se rencontre en Afrique de l’Ouest, au Soudan et en Egypte, et son aire s’étend à la péninsule Arabique et à l’Afghanistan. Il a été introduit dans certaines régions des Etats-Unis, où on le considère comme une mauvaise herbe.

Usages

Au Niger, certaines parties des plantes d’Heliotropium ramosissimum sont séchées et réduites en poudre, que l’on dilue dans l’eau et que l’on boit pour combattre la fatigue. En Mauritanie, on applique le jus des feuilles sur les brûlures. Dans le nord du Nigeria, on l’applique localement pour traiter les maux de tête, et en usage interne on l’emploie pour traiter la blennorragie et pour stimuler la lactation. Au Sénégal, la plante est broutée par les chèvres mais pas par les autres animaux domestiques ; en Mauritanie, elle est réputée fournir un bon fourrage pour les chameaux et autres animaux domestiques. Dans l’ouest du Sahara, la plante fournit par macération une encre pour l’écriture.

Propriétés

On ne trouve aucune donnée publiée sur les propriétés d’Heliotropium ramosissimum, mais ses propriétés pharmacologiques sont vraisemblablement dues à la présence d’alcaloïdes du groupe des pyrrolizidines, de même que chez d’autres espèces du genre, par ex. Heliotropium indicum L. et Heliotropium ovalifolium Forssk. En Australie, la vente, la fourniture et l’emploi d’Heliotropium ramosissimum sont interdits par le ministère de la Santé en raison de grave danger pour la santé.

Description

Plante herbacée pérenne, ascendante ou rampante, atteignant 50 cm de hauteur ; tige très ramifiée à partir de la base lignifiée, pubescente, à poils blancs raides. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 1 cm de long ; limbe linéaire-lancéolé, de 0,5–2,5 cm × 0,2–1,6 cm, base cunéiforme, apex aigu ou obtus ; bord révoluté. Inflorescence : cyme spiciforme, terminale, fourchue, à fleurs disposées sur 2 rangs. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, sessiles ; lobes du calice étroitement elliptiques, jusqu’à 3 mm de long, persistants sur le fruit ; corolle en forme d’entonnoir, jusqu’à 4,5 mm de long, lobes jusqu’à 1 mm de long, presque suborbiculaires, blancs. Fruit globuleux, se fendant en 4 nucules, chacune ayant jusqu’à 2,5 mm de diamètre, poilues.

Autres données botaniques

Heliotropium bacciferum

Heliotropium ramosissimum et Heliotropium bacciferum Forssk. (synonyme : Heliotropium crispum Desf.) ont souvent été confondus. Il est probable qu’Heliotropium bacciferum ne se trouve en Afrique qu’au Cap-Vert, en Afrique du Nord, au Soudan et à Madagascar. Au-delà, son aire de répartition s’étend de la péninsule Arabique jusqu’au Pakistan et à l’Afghanistan, où les aires des 2 espèces se recouvrent. La principale distinction entre elles est que chez Heliotropium bacciferum les fleurs sont disposées sur un seul rang et que les fleurs et les fruits sont glabres, tandis que chez Heliotropium ramosissimum les fleurs sont disposées sur 2 rangs, et les fruits sont poilus. Heliotropium bacciferum est employé au Cap-Vert comme cardiotonique, et d’autres usages médicinaux sont rapportés dans toute l’Afrique du Nord, la péninsule Arabique et le Pakistan. En Egypte et au Pakistan, on l’emploie comme insectifuge contre les insectes des greniers. Au Cap-Vert, en Algérie et dans la péninsule Arabique, on signale qu’il est pâturé par le bétail. On a isolé d’Heliotropium bacciferum les pyrrolizidines suivantes : héleurine, héliotrine, supinine et europine.

Heliotropium pterocarpum

En Ethiopie, Heliotropium pterocarpum (DC. & A.DC.) Hochst. & Steud. ex Bunge est utilisé pour traiter la fièvre. Il est étroitement apparenté tant à Heliotropium ramosissimum qu’à Heliotropium bacciferum, mais en diffère par son fruit composé de 2 nucules ailées. Heliotropium pterocarpum se rencontre au Soudan, en Erythrée, en Ethiopie, en Egypte et dans la péninsule Arabique, où il pousse dans les plaines sableuses désertiques et sur les berges des marais côtiers salés, et il est brouté par les chameaux. On trouve souvent des sites de reproduction des criquets dans la végétation dominée par Heliotropium pterocarpum.

Ecologie

Heliotropium ramosissimum se rencontre dans les oueds sableux, sur les crêtes calcaires, et est parfois abondant dans les pâturages appauvris.

Ressources génétiques

Heliotropium ramosissimum est généralement commun partout où il pousse, et il n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

La distinction entre Heliotropium ramosissimum et Heliotropium bacciferum, particulièrement importante en Afrique de l’Ouest, n’est manifestement pas toujours faite correctement. Ces deux espèces, toutefois, méritent des études pharmacologiques et toxicologiques, parce qu’elles sont utilisées par voie interne dans la médecine traditionnelle en dépit de la présence présumée de pyrrolizidines.

Références principales

  • Adam, J.G., Echard, N. & Lescot, M., 1972. Plantes médicinales Hausa de l’Ader. Journal d’Agriculture Tropicale et de Botanique Appliquée 19(8–9): 259–399.
  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Riedl, H., 1967. Boraginaceae. In: Rechinger, K.H. (Editor) Flora Iranica. Akademische Druck- und Verlagsanstalt, Graz, Austria. 281 pp.

Autres références

  • Boulos, L., 1983. Medicinal plants of North Africa. Reference Publications Inc., Albonac, Michigan, United States. 286 pp.
  • Boulos, L., 2000. Flora of Egypt. Volume 2 (Geraniaceae-Boraginaceae). Al Hadara Publishing, Caïro, Egypt. 352 pp.
  • Elhag-Eltayeb, A., 2000. Deterrent effects of some botanical products on oviposition of the cowpea bruchid Callosobruchus maculatus (F.) (Coleoptera: Bruchidae). International Journal of Pest Management 46(2): 109–113.
  • Farrag-Nawal, F., Abdel-Aziz, E.M., El-Shafae, A.M, Ateya, A.M. & El-Domiaty, M.M., 1996. Pyrrolizidine alkaloids of Heliotropium bacciferum Forssk. from Egypt. International Journal of Pharmacognosy 34(5): 374–377.
  • Giday, M., Asfaw, Z., Elmqvist, T. & Woldu, Z., 2003. An ethnobotanical study of medicinal plants used by the Zay people in Ethiopia. Journal of Ethnopharmacology 85: 43–52.
  • Martins, E.S., 1995. Boraginaceae. In: Paiva, J., Martins, E.S., Diniz, M.A., Moreira, I., Gomes, I. & Gomes, S. (Editors). Flora de Cabo Verde: Plantas vasculares. No 74. Instituto de Investigação Científica Tropical, Lisbon, Portugal & Instituto Nacional de Investigação e Desenvolvimento Agrário, Praia, Cape Verde. 21 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2006. Heliotropium ramosissimum (Lehm.) DC. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 avril 2025.


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