Mitragyna ledermannii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Mitragyna ledermannii (K.Krause) Ridsdale


Protologue: Blumea 24(1) : 68 (1978).
Famille: Rubiaceae

Synonymes

Mitragyna ciliata Aubrév. & Pellegr. (1936), Hallea ciliata (Aubrév. & Pellegr.) J.-F.Leroy (1975), Hallea ledermannii (K.Krause) Verdc. (1985), Fleroya ledermannii (K.Krause) Y.F.Deng (2007).

Origine et répartition géographique

Mitragyna ledermannii se rencontre depuis le Liberia jusqu’en Centrafrique, et vers le sud jusqu’au Gabon, en R.D. du Congo et à Cabinda (Angola).

Usages

Le bois, souvent vendu sous l’appellation “abura” ou “bahia”, est employé pour la construction légère, la parqueterie, les menuiseries et les boiseries intérieures, le mobilier, la charronnerie, les étais de mine, les articles de sport, les jouets, les articles de fantaisie, les instruments de musique, les poteaux de transmission, les caisses et cageots, les pirogues, les avirons, les manches d’outils, les récipients alimentaires, les objets sculptés, les égouttoirs et les panneaux de particules. Il se prête également aux placages et au contreplaqué. En R.D. du Congo, le bois est recommandé pour la fabrication du papier.

L’écorce a plusieurs usages en médecine traditionnelle. La décoction et la macération d’écorce sont prescrites en cas de fièvre, de vomissements, de faiblesse généralisée, d’hypertension, de dysenterie, de gonorrhée, d’aménorrhée, de lèpre, de rhumes, de douleurs thoraciques, d’intoxication alimentaire et de stérilité, pour faciliter l’accouchement, et comme anthelminthique et diurétique. On verse la décoction d’écorce dans l’eau du bain pour soigner les rhumatismes, et on applique la poudre d’écorce sur les affections cutanées. L’écorce sert de poison de pêche. Les feuilles sont parfois utilisées pour soigner la dysenterie et la gonorrhée. Elles servent aussi à la confection de toits et l’emballage de noix de cola.

Production et commerce international

Le bois de Mytragyna ledermannii passe pour un bois d’usage courant de premier ordre. Dans le commerce, on ne le distingue pas de celui de Mitragyna stipulosa (DC.) Kuntze et l’un comme l’autre sont vendus sous le nom d’ “abura” ou de “bahia”. Dans les années 1960, le Nigeria était le principal exportateur vers la Grande-Bretagne avec près de 53 000 m³ de grumes et 1300 m³ de sciages par an, alors que la Guinée équatoriale en exportait environ 3400 m³ par an. Ce n’est que plus tard que d’autres pays se lancèrent dans le commerce du bois de Mitragyna. Au Gabon, le volume de grumes de Mitragyna exportées passa de 10 000 m³ en 1982 à 25 000 m³ en 1991 et à 45 000 m³ en 1999. En 1999, le “bahia” était classé à la cinquième place des plus importants bois d’œuvre au Gabon. En 2004, les exportations congolaises de sciages de “bahia” s’élevaient à 3000 m³ pour un prix moyen de US$ 165/m³, de petites quantités de placages étant également exportées au prix moyen de US$ 177/m³. En 2005, la Côte d’Ivoire exportait 14 000 m³ de sciages au prix moyen de US$ 439/m³, ainsi que de petites quantités de contreplaqué.

Propriétés

Le bois de cœur, brun pâle à brun rosé ou brun grisâtre, ne se distingue pas nettement de l’aubier. Le fil est droit à contrefil, le grain fin et régulier. Il dégage une odeur désagréable à la coupe.

C’est un bois de poids moyen avec une densité de 520–620 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche rapidement aussi bien à l’air qu’au four, avec un faible risque de déformation et de gerces. Les taux de retrait sont moyennement élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 4,2–4,4% dans le sens radial et de 8,8–10,2% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 73–128 N/mm², le module d’élasticité de 7050–8750 N/mm², la compression axiale de 38–51 N/mm², le cisaillement de 4,5–9 N/mm², le fendage de 13–18 N/mm, la dureté Janka de flanc de 3500 N, la dureté Janka en bout de 5150 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 1,1–1,8.

Le bois se travaille bien tant à la main qu’à la machine, malgré un désaffûtage souvent important des dents de scie et des lames de coupe sur le bois séché ; c’est pourquoi, il est recommandé d’utiliser des lames de scies stellitées et des outils tranchants au carbure de tungstène. C’est un bois cassant et modérément fissile. Il prend un très beau poli au finissage, mais les lames de coupe doivent être bien affûtées. Les caractéristiques de clouage et de vissage sont bonnes. Si le collage ne pose aucun problème, les caractéristiques de cintrage à la vapeur sont médiocres. Il a de bonnes caractéristiques de déroulage. Il n’est pas durable, étant sujet aux attaques des termites, des térébrants marins et du bois sec. L’aubier est quant à lui sujet aux attaques des scolytes. L’aubier se traite facilement avec des produits de conservation, le bois de cœur moyennement. La sciure peut être irritante et des cas de nausée, d’irritation oculaire et de vertige ont été signalés.

Le bois contient environ 43,5% de cellulose, 32,7% de lignine, 13,8% de pentosanes, 1,0% de cendres et 0,16(–0,23)% de silice. Sa solubilité est de 2,8% dans l’eau bouillante, de 3,4% dans l’alcool-benzène et de 12,9% dans une solution de NaOH à 1%. Le bois se prête à la fabrication de papier grâce au procédé Kraft, mais le rendement en pâte est faible, environ 45%. La résistance à la déchirure du papier est comparativement élevée.

Les extraits d’écorce contiennent des alcaloïdes, des flavonoïdes et des dérivés du kaempférol, et ont mis en évidence des propriétés de vasodilatation lors d’essais sur le rat et le cobaye. Ils ont également fait ressortir de puissants effets anti-inflammatoires et analgésiques sur le rat. Il a été démontré que les alcaloïdes avaient une action anesthésique locale, augmentaient le rythme cardiaque et modifiaient le système lymphatique des intestins. Les feuilles comme les racines contiennent également des alcaloïdes. Des extraits de feuilles ont montré une activité antiplasmodium in vitro, notamment contre des souches de Plasmodium falciparum résistantes à la chloroquine.

Description

Arbre de taille moyenne à assez grande atteignant 35(–40) m de haut, sempervirent ; fût droit, cylindrique, dépourvu de branches sur une hauteur jusqu’à 20 m, atteignant 100(–115) cm de diamètre, généralement sans contreforts mais présentant parfois des contreforts bas et arrondis ; surface de l’écorce lisse à recouverte d’écailles fines et irrégulières ou longitudinalement fissurée, à lenticelles en lignes longitudinales, brun grisâtre à brun jaunâtre, écorce interne finement fibreuse, crème jaunâtre à crème rosé, devenant rapidement brunâtre à l’air ; cime plutôt petite et irrégulière, avec quelques branches lourdes et souvent noueuses ; rameaux anguleux, presque glabres. Feuilles opposées, simples ; stipules obovales, atteignant 10(–12) cm × 7 cm, à nombreuses nervures parallèles ; pétiole jusqu’à 5 cm de long, sillonné au-dessus ; limbe presque orbiculaire à obovale, de 10–60 cm × 5–30(–45) cm, cunéiforme à arrondi à la base, arrondi à l’apex, à bords parfois légèrement ondulés, coriace, avec seulement quelques poils disséminés sur les nervures, pennatinervé à 5–12 paires de nervures latérales. Inflorescence : capitule, comportant jusqu’à 70 fleurs, à nombreuses bractées entre les fleurs, de nombreux capitules disposés en cymes terminales ; pédoncule atteignant 10 cm de long, presque glabre. Fleurs bisexuées, régulières, 5(–7)-mères, sessiles, odorantes ; calice d’environ 3 mm de long, avec de minuscules lobes poilus à l’apex ; corolle blanche, tube de 1–3,5 mm de long, lobes triangulaires, de 1–2 mm de long ; étamines insérées sur le tube de la corolle et alternant avec les lobes ; ovaire infère, d’environ 2 mm de long, 2-loculaire, style de 6–7 mm de long, stigmate en forme de mitre. Fruit : capsule fusiforme atteignant 5–8 mm de long, de nombreuses capsules groupées ensemble et formant des infrutescences globuleuses de 1,5–2,5 cm de diamètre, à nombreuses graines. Graines anguleuses, d’environ 1,5 mm de long, légèrement ailées. Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2–5 mm de long, épicotyle de 1,5–6 mm de long, à pubescence courte ; cotylédons foliacés, largement elliptiques, d’environ 1,5 mm de long ; premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Le genre Mitragyna comprend une dizaine d’espèces, dont 6 en Asie tropicale et 4 en Afrique tropicale. Trois des espèces africaines ont été placées dans un genre séparé, Hallea (dénommé plus tard Fleroya car on estimait que Hallea était un nom illégitime), mais les données moléculaires et morphologiques étayent la thèse de leur inclusion dans Mitragyna. Mitragyna ledermannii s’apparente énormément à Mitragyna stipulosa (DC.) Kuntze dont l’aire de répartition se superpose en partie à la sienne. Au champ, on peut rarement faire la différence entre l’une et l’autre espèce qui diffèrent essentiellement par les caractères de leurs calices. Il existe toutefois des différences écologiques, Mitragyna stipulosa étant présent dans des zones de forêt plus sèches.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; (63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles) ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; (70 : fibres à parois très épaisses).
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (102 : hauteur des rayons > 1 mm) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons.

(F.D. Kamala, P. Baas & H. Beeckman)

Croissance et développement

Mitragyna ledermannii a une croissance rapide. Dans les plantations agroforestières ghanéennes, les arbres atteignent 10 m de haut, 9 ans après la plantation, mais on a également recensé un arbre qui mesurait 10 m de haut au bout de 6 ans avec un accroissement moyen du diamètre de fût de 1 cm par an. Dans les peuplements naturels éclaircis du Nigeria, l’accroissement moyen du diamètre de fût est de 1 cm par an, contre 2 cm par an pour les individus à la croissance la plus rapide. Les arbres se développent selon un modèle de croissance monopodiale au cours des 10 premières années.

Ils forment des racines coudées qui atteignent quelques centimètres au-dessus du sol, se ramifient ultérieurement et forment des structures composées dans la boue. Les vagues de nouvelles feuilles sont de couleur bronze et très visibles. On a observé que les arbres fleurissaient au Liberia en novembre–janvier et que les fruits mûrissaient 4 mois plus tard environ. Il semblerait qu’en Côte d’Ivoire les arbres fleurissent et fructifient toute l’année, alors qu’au Nigeria ils ne donnent des fruits que deux fois par an. C’est le vent qui dissémine de grandes quantités des graines, provoquant ainsi l’apparition de semis denses (jusqu’à 500/m²) à découvert dans la boue.

Ecologie

Mitragyna ledermannii se rencontre dans les marais et les endroits marécageux de zones dont la pluviométrie annuelle dépasse les 1250 mm et les températures sont de 25–35°C. Il lui faut un sous-sol humide toute l’année, sans pour autant qu’il s’agisse de marécages complètement inondés douze mois sur douze. C’est une espèce très exigeante en lumière qui dépend pour sa régénération de stations marécageuses défrichées.

Multiplication et plantation

Mitragyna ledermannii peut est multiplié par graine et par bouture. Les graines sont souvent difficiles à ramasser car elles ont déjà été disséminées par le vent avant que les fruits ne tombent. Elles sont très légères, puisque 1000 graines pèsent 0,4 g. Elles germent rapidement ; lorsque les conditions d’humidité et d’ensoleillement sont réunies, la germination a lieu en 1–2 semaines. En revanche à l’ombre, elles peuvent rester dormantes jusqu’à 8 mois. En conditions naturelles, la mortalité des semis est souvent élevée en raison de la concurrence des autres plantes et des attaques d’insectes. Des boutures de tiges d’environ 12 cm de long et de 2 cm de diamètre peuvent être plantées dans des planches de boue qui doivent rester humides. En conditions favorables, les racines et les pousses ont une croissance rapide et les plants peuvent être repiqués dans des zones marécageuses défrichées dès le début de la saison des pluies. On peut également avoir recours aux drageons pour la multiplication. Les jeunes plantations doivent faire l’objet du plus grand soin durant les premières années, ceci afin de contrecarrer la forte concurrence des plantes grimpantes et autres espèces à croissance rapide.

Gestion

Au Liberia, on a enregistré une densité moyenne d’environ 0,25 arbre de plus de 60 cm de diamètre de fût par ha, au Cameroun d’environ 0,1 arbre par ha avec un volume de bois moyen de 0,3–1,1 m³/ha. Au Gabon, un volume de bois moyen de 1,1 m³/ha a été signalé. Cependant, par endroits Mitragyna ledermannii se rencontre en fortes densités. Dans certains endroits du Congo, une densité de 11 arbres par ha ayant un diamètre de fût supérieur à 60 cm a été observée, avec 19 m³ de bois de fût par ha.

Récolte

Les fûts pouvant avoir un cœur spongieux, il est recommandé d’être très prudent lors de la coupe. Le diamètre minimum de fût pour l’abattage est de 50 cm en Centrafrique et de 60 cm au Cameroun.

Traitement après récolte

Les grumes doivent être transformées rapidement après la coupe ou bien traitées avec des produits de conservation pour éviter que les champignons et les insectes ne dégradent l’aubier. Les grumes récemment abattues flottant sur l’eau, elles peuvent être transportées par flottage fluvial.

Ressources génétiques

Mitragyna ledermannii est en général commun localement dans son milieu spécifique, bien qu’il ait fait l’objet d’une surexploitation dans bien des endroits de son aire, comme au Ghana. Il est donc classé comme vulnérable sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées. Pourtant, en 1997 le volume sur pied au Gabon était estimé à 7 millions de m³.

Perspectives

Exception faite de son utilité en tant que source de bois d’œuvre important d’un point de vue commercial et de remèdes traditionnels, Mitragyna ledermannii a un bel avenir dans le reboisement de zones marécageuses, où il pourrait jouer un rôle non négligeable dans la gestion de l’eau et dans la lutte contre l’érosion. Il est indispensable de disposer d’informations supplémentaires concernant sa sylviculture afin d’élaborer les règlements d’une exploitation durable, sans pour autant oublier qu’il pousse souvent dans des écosystèmes aquatiques fragiles. En outre, plusieurs de ses propriétés pharmacologiques méritent davantage d’attention de la part de la recherche en vue de la mise au point éventuelle de médicaments, notamment ses activités anti-inflammatoires, analgésiques, antipaludéennes et anti-hypertensives.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • Nyunaï Nyemb, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales, B.P. 3805, Yaoundé, Cameroon

Citation correcte de cet article

Nyemb, Nyunaï, 2011. Mitragyna ledermannii (K.Krause) Ridsdale. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.


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