Eucalyptus cloeziana (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


face transversale du bois

Eucalyptus cloeziana F.Muell.


Protologue: Fragm. 11: 44 (1878).
Famille: Myrtaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Noms vernaculaires

  • Gympie messmate, cloeziana gum (En).

Origine et répartition géographique

Eucalyptus cloeziana est indigène du Queensland (Australie). C’est une des espèces de plantation parmi les plus importantes du Zimbabwe, où on l’utilise pour les poteaux et la pâte à papier. Des plantations ont été mises en place en Zambie pour fournir du bois d’œuvre à l’industrie. Eucalyptus cloeziana a également été planté au Nigeria, au Congo, en R.D. du Congo, au Kenya, en Ouganda, au Malawi, au Mozambique, à Madagascar et en Afrique du Sud.

Usages

Eucalyptus cloeziana fournit des poteaux de très bonne qualité, étant hors pair en tant que poteaux téléphoniques ou de transmission, en raison de leur forme, résistance et durabilité. Le bois est également utilisé en construction, pour les revêtements, les traverses de chemin de fer, le coffrage des ponts, les jetées, les montants et les étais de mine, et il convient pour la parqueterie, les menuiseries, la construction navale, la charronnerie, les manches, les échelles, les articles de sport, les instruments agricoles et le tournage. Il sert de bois de feu et peut faire un charbon de bois de bonne qualité. C’est une espèce mellifère.

Propriétés

Le bois de cœur est jaune-brun ; l’aubier, plus pâle, peut atteindre 2,5 cm d’épaisseur. Le fil est droit, le grain assez fin et uniforme. Le bois est lourd, avec une densité de 820–1000 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche assez lentement, avec une tendance aux gerces et au gauchissement, mais si on le manipule avec soin on obtient de bons résultats. Les taux de retrait de l’état vert à 12% d’humidité sont de 2,0–6,6% dans le sens radial et de 4,6–12,5% dans le sens tangentiel. C’est un bois dur et très résistant. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 106–175 N/mm², le module d’élasticité de 11 800–18 100 N/mm² et la compression axiale de 73–85 N/mm².

Le bois se scie et se travaille remarquablement bien, probablement grâce à son fil droit, en revanche il se fend facilement. Il a une bonne tenue des clous et des vis, les avant-trous étant tout de même nécessaires. Il se rabote en donnant un beau fini et se polit bien. C’est un bois très durable qui résiste très bien aux termites. L’aubier n’est pas sensible aux Lyctus. Le bois de cœur est extrêmement rebelle à l’imprégnation avec des produits de préservation.

Les feuilles produisent jusqu’à 1,9% d’huile essentielle dont on a répertorié 2 formes distinctes : la forme riche en pinène (qui contient entre 16–78% d’α-pinène) et la forme riche en tasmanone (qui en contient jusqu’à 96%).

Description

  • Grand arbre sempervirent pouvant atteindre 55 m de haut ; fût long, jusqu’à 150 (–300) cm de diamètre ; surface de l’écorce brune, grise ou gris-jaune, fissurée longitudinalement ou à écailles épaisses et irrégulières ; rameaux lisses.
  • Feuilles alternes, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 1–1,5 cm de long, aplati ; limbe lancéolé, de 8–13 cm × 1–3 cm, acuminé à l’apex, discolore, pennatinervé.
  • Inflorescence : dichasium axillaire ombelliforme, à 4–7 fleurs, plusieurs dichasiums étant souvent groupés en une grande panicule ; pédoncule arrondi ou anguleux, de 5–10 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières ; pédicelle de 1–4 mm de long ; boutons floraux en massue à globuleux ovoïdes, divisés en un hypanthium (partie inférieure) hémisphérique de 2–4 mm × 3–4 mm et un opercule (partie supérieure) hémisphérique ou conique de 2–3 mm × 3–4 mm qui se détache à l’anthèse ; étamines nombreuses ; ovaire infère, 3–4-loculaire.
  • Fruit : capsule hémisphérique ou globuleuse, incluse dans un hypanthium ligneux, de 5–10 mm × 6–12 mm, s’ouvrant par 3–4 valves planes ou exsertes, comportant de nombreuses graines.
  • Graines cubiques ou allongées, jaune-brun.

Autres données botaniques

Au Nigeria, dans la zone de savane, une croissance annuelle moyenne en hauteur de 1,8 m a pu être enregistrée au cours des 5 premières années qui ont suivi la plantation, les sujets les plus hauts atteignant 12,2–15,2 m et 12–15 cm de diamètre de fût. Toujours au Nigeria, dans le sud de la zone de savane, l’accroissement annuel en hauteur au cours des 2 premières années a été de 2,1–2,4 m, alors que dans le nord de la zone de savane, les spécimens les plus hauts âgés de 4,5 ans ont atteint 14,6 m avec un diamètre de fût de 16,8 cm. Lors d’essais menés avec Eucalyptus cloeziana au Congo, la hauteur moyenne de différentes provenances était de 11,1–20,7 m au bout de 5,5 ans.

Le genre Eucalyptus compte près de 800 espèces, endémiques d’Australie, à l’exception d’une dizaine qui se trouve dans la partie orientale de l’Asie du Sud-Est. Le genre est divisé en plusieurs sous-genres (7–10, selon l’auteur), lesquels sont à leur tour subdivisés en de nombreuses sections et séries. D’après les résultats des travaux de phylogénétique menés sur Eucalyptus, il semblerait que le genre soit polyphylétique, ayant plusieurs origines dans l’évolution ; dès lors, on a proposé de diviser le genre en plusieurs genres distincts. Ce changement n’a pas encore été apporté, principalement à cause du maelström qui pourrait en découler dans la nomenclature. Les espèces d’Eucalyptus s’hybrident facilement, ce qui rajoute à la complexité taxinomique.

De nombreuses espèces d’Eucalyptus sont cultivées en dehors de leur aire de répartition naturelle, dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées, grâce à leur croissance rapide et à leur capacité d’adaptation à une gamme étendue de conditions écologiques. En Afrique, Eucalyptus globulus Labill. est restée pendant longtemps la principale espèce d’Eucalyptus, et même si elle a cédé du terrain, elle n’en demeure pas moins toujours très présente sous des climats frais. A l’heure actuelle, les principales essences commerciales en Afrique sont Eucalyptus grandis W.Hill ex Maiden dans les endroits fertiles, Eucalyptus camaldulensis Dehnh. dans les régions sèches, et Eucalyptus robusta Sm. dans les régions plutôt tropicales. En Afrique tropicale, de nombreuses autres espèces d’Eucalyptus ont été introduites dont on ignore à la fois la véritable répartition et étendue mais qui sont certainement moins importantes. Parmi ces espèces d’Eucalyptus moins importantes qui sont plantées en Afrique tropicale et qui ne sont pas nécessairement moins employées pour le bois d’œuvre qu’à d’autres fins (comme le bois de feu, la mise en pâte, la lutte contre l’érosion ou l’ornementation), citons celles-ci :

Eucalyptus bosistoana

Eucalyptus bosistoana F.Muell. (“coast grey box”) : arbre de taille moyenne à assez grande pouvant atteindre 40(–60) m de haut et jusqu’à 100(–200) cm de diamètre, originaire des régions de Nouvelle Galles du Sud et de Victoria en Australie. Il a été planté en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Le bois est employé pour les constructions lourdes, les pilotis, les poteaux et les traverses de chemin de fer. Il est très lourd, avec une densité de 900–1200 kg/m³ à 12% d’humidité, dur, solide et très durable.

Eucalyptus gummifera

Eucalyptus gummifera (Sol. ex Gaertn.) Hochr. (“gommier gummifera”, “bloodwood”) : arbre de taille moyenne pouvant atteindre 35 m de haut, fût jusqu’à 120 cm de diamètre, originaire de la côte est de l’Australie. Il pousse bien à Madagascar, en particulier à basse altitude à proximité des côtes, et a été planté au Kenya et en Tanzanie. Le bois est dur et très durable, mais il arrive souvent que des défauts apparaissent (des poches et des anneaux de gomme), c’est la raison pour laquelle le bois est employé principalement pour les piquets, les pilotis, les poteaux, les traverses de chemin de fer, la construction de mines et la production de panneaux durs. Il est également utilisé comme bois de feu et dans la fabrication du charbon de bois. Le bois a une densité de 730–880 kg/m³ à 12% d’humidité.

Eucalyptus microcorys

Eucalyptus microcorys F.Muell. (“tallowwood”, “gommier microcorys”) : arbre de grande taille pouvant atteindre 60 m de haut, fût jusqu’à 210 cm de diamètre, originaire de l’est de l’Australie. Il a été planté en R.D. du Congo, au Rwanda, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, en Angola, au Zimbabwe, à Madagascar et en Afrique du Sud. C’est un bois particulièrement apprécié pour les revêtements de sol (parqueterie, pistes de danse), mais aussi pour la construction, le mobilier, les traverses de chemin de fer, les piquets, les poteaux, les véhicules et les rouages. Il sert aussi de bois de feu. Le bois est lourd, avec une densité de 730–1010 kg/m³ à 12% d’humidité, solide, résistant et dur. Eucalyptus microcorys est également planté en brise-vent, comme arbre d’ombrage et comme espèce mellifère.

Eucalyptus muelleriana

Eucalyptus muelleriana A.W.Howitt (“yellow stringybark”, “gommier muelleriana”) : arbre de taille moyenne à assez grande pouvant atteindre 40(–55) m de haut et jusqu’à 120 cm de diamètre, originaire du sud-est de l’Australie. Il a été planté au Kenya, en Tanzanie, à Madagascar et en Afrique du Sud. Le bois est utilisé en construction, pour les piquets, les pilotis, les poteaux et les traverses de chemin de fer. A 12% d’humidité, la densité du bois est de 740–900 kg/m³.

Eucalyptus obliqua

Eucalyptus obliqua L’Hér. (“messmate”, “messmate stringybark”, “chêne de Tasmanie”) : arbre de très grande taille pouvant atteindre 70(–90) m de haut, avec un fût jusqu’à 210(–300) cm de diamètre, originaire du sud-est de l’Australie. Il a été planté au Nigeria, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Zimbabwe, à Madagascar et en Afrique du Sud. C’est l’une des premières essences de feuillus d’Australie. Son bois est employé pour la construction, les boiseries intérieures, le mobilier, les caisses, les piquets, les pilotis, les poteaux, les traverses de chemin de fer, le placage, le contreplaqué et la laine de bois. Il est également utilisé comme bois de feu, pour la fabrication de charbon de bois et la mise en pâte. La densité du bois est de 700–785 kg/m³ à 12% d’humidité.

Eucalyptus pilularis

Eucalyptus pilularis Sm. (“blackbutt”, “gommier pilularis”) : arbre de très grande taille pouvant atteindre 70 m de haut, avec un fût jusqu’à 250 cm de diamètre, originaire de l’est de l’Australie. Il a été planté au Nigeria, en R.D. du Congo, au Kenya, en Tanzanie, au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe, à Madagascar et en Afrique du Sud, mais nulle part à grande échelle. C’est l’un des principaux bois de feuillus d’Australie, employé en construction, pour les revêtements de sol, les lambris, les piquets, les poteaux, les traverses de chemin de fer et les placages. C’est un bois moyennement lourd, avec une densité de 740–960 kg/m³ à 12% d’humidité, solide, résistant et moyennement dur. Il fait un charbon de bois de bonne qualité.

Eucalyptus propinqua

Eucalyptus propinqua H.Deane & Maiden (“gommier propinqua”, “gommier gris”) : arbre de taille moyenne à plutôt grande pouvant atteindre 40 m de haut, avec un fût de 110 cm de diamètre. Originaire de la côte est de l’Australie, il a donné de bons résultats une fois planté au Rwanda et au Zimbabwe. Il fournit un important bois de construction en Australie, et convient également pour les revêtements de sol, les boiseries intérieures, la construction navale, la charronnerie, les instruments agricoles, les étais de mine, les traverses de chemin de fer, les poteaux et les pilotis. Il sert aussi de bois de feu. Le bois est très lourd, avec une densité de 1020–1060 kg/m³ à 12% d’humidité. Il est dur, résistant, rigide et très solide. En médecine traditionnelle en R.D. du Congo, Eucalyptus propinqua fait partie d’une série d’espèces d’Eucalyptus qui sont employées dans le traitement des problèmes respiratoires, de la fièvre et des maladies cutanées.

Eucalyptus resinifera

Eucalyptus resinifera Sm. (“acajou rouge”, “gommier resinifera”) : arbre d’assez grande taille pouvant atteindre 45 m de haut, fût jusqu’à 150 cm de diamètre. Il est originaire de la côte est de l’Australie, et a été planté en R.D. du Congo, en Erythrée, en Ethiopie, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Zimbabwe, à Madagascar et en Afrique du Sud. Le bois passe pour l’un des meilleurs bois de feuillus d’Australie. Il est employé en construction, en construction navale et pour les traverses de chemin de fer, et il sert aussi de bois de feu et pour la production de charbon de bois. Le bois a une densité de 580–890(–1070) kg/m³ à 12% d’humidité. Il est rigide, solide, résistant et dur.

Eucalyptus sideroxylon

Eucalyptus sideroxylon Woolls (“red ironbark”, “ironbark”) : arbre de taille moyenne pouvant atteindre 35 m de haut, avec un fût jusqu’à 120 cm de diamètre, originaire de l’est de l’Australie. Il a été planté en R.D. du Congo, en Ethiopie, au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, au Zimbabwe, à Madagascar et en Afrique du Sud. Le bois est employé en construction, pour les traverses de chemin de fer et pour les poteaux. Il sert aussi de bois de feu et pour la fabrication de charbon de bois. C’est un bois très lourd, avec une densité de 1040–1105 kg/m³ à 12% d’humidité. Il est solide, rigide et dur. Les feuilles renferment une huile qui a été commercialisée en Afrique du Sud, où elle servait d’agent de flottation pour l’exploitation minière. Eucalyptus sideroxylon est également planté comme arbre d’ombrage, d’ornement, et comme espèce mellifère.

Ecologie

Eucalyptus cloeziana est cultivé jusqu’à 2350 m d’altitude, dans des régions où la température annuelle moyenne est de 16–27°C, la température maximale moyenne du mois le plus chaud de 27–36°C, la température minimale moyenne du mois le plus froid de 6–17°C, et où la pluviométrie annuelle moyenne est de de 700–2000 mm, avec une saison sèche qui peut durer 5 mois. L’arbre convient aux conditions humides d’altitude, bien qu’il soit sensible au gel. Il préfère les sols bien drainés, neutres à acides, à texture moyenne.

Gestion

Eucalyptus cloeziana se multiplie par graines. On a enregistré des poids de 1000 graines variant de 2,5–7(–30) g. Elles peuvent être entreposées plusieurs années, à l’abri de l’air, de la chaleur et de l’humidité. Un prétraitement avant le semis n’est pas nécessaire, mais le taux de germination est souvent faible. Les semis sont repiqués au champ lorsqu’ils ont 4–5 mois. Eucalyptus cloeziana rejette bien. Lorsqu’il est cultivé pour la fabrication de poteaux, on réalise des rotations de taillis de 6–12 ans. Eucalyptus cloeziana est résistant au charançon de l’eucalyptus (Gonipterus scutellatus), un ravageur important de nombreux autres Eucalyptus spp. En pépinière, les semis sont sensibles à la fonte des semis, et peuvent être attaqués par les termites. Les accroissements annuels en volume sont de 15–34 (–41) m³/ha. Lors d’un essai mené en Zambie, les accroissements annuels moyens étaient au bout de 12 ans de 26,5 m³/ha pour une densité de 2500 arbres/ha, de 25,6 m³/ha pour 1250 arbres/ha, de 19,5 m³/ha pour 833 arbres/ha, de 16,0 m³/ha pour 357 arbres/ha, de 10,1 m³/ha pour 250 arbres/ha et de 8,7 m³/ha pour 156 arbres/ha.

Ressources génétiques

Eucalyptus cloeziana montre une grande variabilité génétique, ce qui laisse supposer que l’on peut y trouver des provenances ayant des caractéristiques favorables.

Perspectives

Eucalyptus cloeziana offre à la fois des propriétés du bois avantageuses et de bonnes caractéristiques de croissance, une abondante régénération en taillis et un bel aspect. En Afrique tropicale, il est particulièrement recommandé dans les régions où la pluviométrie annuelle moyenne oscille entre 1000–1500 mm et où la saison sèche dure 4–5 mois.

Références principales

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Autres références

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  • McGavin, R.L., Davies, M.P., Macgregor-Skinner, J., Baillères, H., Armstrong, M., Atyeo, W.J. & Norton, J., 2006. Utilisation potential and market opportunities for plantation hardwood thinnings from Queensland and northern New South Wales. Queensland Department of Primary Industries and Fisheries, Brisbane, Australia. 91 pp.
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  • White, F., 1978. Myrtaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 183–212.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2008. Eucalyptus cloeziana F.Muell. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 avril 2025.


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