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Erythrococca bongensis (PROTA)

(Redirigé depuis Erythrococca menyharthii (PROTA))
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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Erythrococca bongensis Pax


Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 19: 88 (1894).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes:

Origine et répartition géographique

Erythrococca bongensis se rencontre du sud du Soudan et de l’Ethiopie jusque dans l’est de la R.D. du Congo, au Burundi et en Tanzanie.

Usages

On avale le jus des feuilles dilué avec de l’eau ou on consomme les feuilles mélangées avec du beurre contre la toux. Les feuilles se consomment contre les maux d’estomac et se donnent aux enfants comme fortifiant, parfois en décoction. La décoction de feuilles se boit ou s’utilise en lotion ou bain de vapeur contre la diarrhée. La décoction de feuilles et de racines se boit pour expulser les parasites intestinaux. La poudre de feuille s’inhale contre les vomissements. L’infusion de feuilles s’emploie en lotion pour traiter les problèmes de peau, et la décoction de rameaux feuillés en lotion contre le prolapsus du rectum. La décoction de feuilles avec plusieurs autres plantes se prend par voie orale ou s’applique en lavement contre la diarrhée. L’infusion de feuilles mélangée à plusieurs autres plantes s’applique en lavement contre différentes infections cutanées. On donne de la décoction de feuilles, également en mélange avec plusieurs autres plantes, aux femmes dont le fœtus ne bouge pas. Les feuilles et les tiges s’appliquent en lavement contre les hémorroïdes. La décoction de racines et de feuilles avec les feuilles d’Hibiscus fuscus Garcke se boit contre les parasites intestinaux. L’infusion de racine s’administre en lavement contre les maux d’estomac et l’indigestion. En Ouganda, on expulse le ténia en avalant un breuvage de feuilles broyées mélangées avec du lait ou en consommant des feuilles crues. La poudre de racine ou de feuille se prend dans du lait pour traiter l’amygdalite. Au Rwanda, la décoction de feuilles salée se donne contre la déshydratation, et les déchets servent en friction sur la peau.

En médecine vétérinaire, on donne du jus des feuilles pour faciliter les mises bas. La décoction de feuilles s’administre dans les cas graves de maladie du charbon et de fièvre de la côte orientale.

Les feuilles se consomment comme légume. Les rameaux sont transformés en fûts de flèche et en cannes de marche.

Propriétés

On ne dispose d’aucune information sur les propriétés pharmaceutiques ou chimiques d’Erythrococca bongensis.

Les feuilles fraîches contiennent par 100 g : eau 68 g, protéines 7,2 g, lipides 2,7 g, glucides 18,5 g, fibres 4,3 g, Ca 678 mg et P 107 mg (Leung, Busson & Jardin, 1968).

Description

Arbuste érigé ou grimpant ou petit arbre, dioïque, atteignant 3,5(–6) m de haut ; écorce gris pâle ou brune, se desquamant ; rameaux gris-vert, poilus à l’état jeune, devenant glabres. Feuilles alternes, simples ; stipules se transformant en épines d’environ 2 mm de long, droites ou crochues, jaunâtres ; pétiole de (2–)3–9 mm de long, poilu, devenant glabre ; limbe ovale, elliptique ou elliptique-lancéolé, de (1–)3–7,5(–12) cm × (0,5–)1–3(–5) cm, base cunéiforme, apex obtus ou rarement aigu, bords émarginés ou dentés, pennatinervé à 5–7 paires de nervures latérales, souvent en boucle. Inflorescence : capitule, solitaire ou en fascicule, sessile ou à pédoncule atteignant 1,5 cm de long ; bractées minuscules. Fleurs unisexuées ; fleurs mâles à pédicelle mince atteignant 12 mm de long, flexible, glabre, calice à 3(–4) lobes, triangulaires à ovales, d’environ 1,5 mm × 1 mm, ivoire verdâtre, glabre, glandes du disque extrastaminales 7, petites, arrondies, glandes interstaminales nombreuses, anguleuses, tronquées, vert foncé, étamines 9–15 en 2 verticilles, d’environ 0,5 mm de long ; fleurs femelles à pédicelle atteignant 4 mm de long, lobes du calice plus petits, glandes du disque 3, ovales, aplaties, ovaire supère, 3-lobé, d’environ 1 mm de diamètre, style d’environ 1 mm de long, stigmate frangé, blanc. Fruit composé de 2–3 méricarpes libres, de 3,5–4 mm de diamètre, à poils disséminés, verdâtres ou violacés, chaque méricarpe contenant 1 graine. Graines presque sphériques, de 3–3,5 mm de diamètre, superficiellement ponctuées ou réticulées, arille jaune orangé ou rouge.

Autres données botaniques

Le genre Erythrococca comprend environ 40 espèces et est confiné au continent africain. Plusieurs autres Erythrococca spp. ont des usages médicinaux en Afrique centrale et orientale.

Erythrococca atrovirens

Erythrococca atrovirens (Pax) Prain, présent en Afrique équatoriale, s’étend jusqu’au sud-est de la Zambie. Le jus des feuilles ou une pâte de racines, chauffés avec du jus de citron, s’appliquent sur les plaies syphilitiques. La poudre de feuille s’applique sur les plaies. Les feuilles se consomment comme légume.

Erythrococca fischeri

Erythrococca fischeri Pax est présent dans l’est de l’Afrique équatoriale. La décoction de sa racine se boit pour traiter les infections dues aux vers intestinaux et la gonorrhée. Les fruits sont comestibles.

Erythrococca menyharthii

Erythrococca menyharthii (Pax) Prain est présent dans l’est et le sud de l’Afrique tropicale. Les racines sont broyées et consommées avec du miel contre la toux. On fait tomber du jus de feuille dans l’œil comme antivenin après les attaques de serpents cracheurs. Les feuilles se consomment comme légume et s’ajoutent à d’autres légumes pour leur donner du goût. Les fruits sont comestibles.

Ecologie

Erythrococca bongensis est présent à la lisière des forêts et dans la brousse ou les fourrés associés, surtout dans les lieux protégés des incendies, le long des fleuves et des rives de lacs, à l’ombre des ripisylves à Acacia et dans la savane, à 200–2450 m d’altitude.

Ressources génétiques

En raison de sa vaste aire de répartition, rien n’indique qu’Erythrococca bongensis soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Erythrococca bongensis a d’importants usages en médecine traditionnelle et comme légume-feuilles. Mais la dernière révision du genre est ancienne et on ne sait pratiquement rien de ses propriétés chimiques et pharmacologiques ; par conséquent il est urgent de mener des recherches pour vérifier son potentiel.

Références principales

  • Baerts, M. & Lehmann, J., 2008. Erythrococca bongensis. [Internet] Prelude Medicinal Plants Database. Metafro-Infosys, Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Belgium http://www.metafro.be/prelude. May 2008.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1987. Euphorbiaceae (part 1). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 407 pp.
  • Radcliffe-Smith, A., 1991. Notes on African Euphorbiaceae: 26. Erythrococca 5. Kew Bulletin 46(2): 331–333.

Autres références

  • Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Geissler, P.W., Harris, S.A., Prince, R.J., Olsen, A., Achieng’ Odhiambo, R., Oketch-Rabah, H., Madiega, P.A., Andersen, A. & Mølgaard, P., 2002. Medicinal plants used by Luo mothers and children in Bondo district, Kenya. Journal of Ethnopharmacology 83: 39–54.
  • Ichikawa, M., 1987. A preliminary report on the ethnobotany of the Suiei Dorobo in northern Kenya. African Study Monographs, Supplement 7: 1–52.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Latham, P., 2004. Useful plants of Bas-Congo province, Democratic Republic of the Congo. DFID, London, United Kingdom. 320 pp.
  • Maundu, P., Berger, D., Saitabau, C., Nasieku, J., Kipelian, M., Mathenge, S., Morimoto, Y. & Höft, R., 2001. Ethnobotany of the Loita Maasai. Towards community management of the forest of the Lost Child. Experiences from the Loita Ethnobotany Project. UNESCO People and Plants Working Paper 8, Paris, France. 34 pp.
  • Tabuti, J.R.S., Lye, K.A. & Dhillion, S.S., 2003. Traditional herbal drugs of Bulamogi, Uganda: plants, use and administration. Journal of Ethnopharmacology 88: 19–44.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2008. Erythrococca bongensis Pax. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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