Deinbollia grandifolia (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Deinbollia grandifolia Hook.f.


répartition en Afrique (sauvage)
rameau feuillé
tige
feuille vue de dessous
Protologue: Hook., Niger Fl. : 249 (1849).
Famille: Sapindaceae

Origine et répartition géographique

Deinbollia grandifolia se rencontre depuis la Sierra Leone jusqu’au Togo, ainsi qu’au Cameroun, au Tchad, en Centrafrique et au Gabon.

Usages

Le bois de Deinbollia grandifolia est employé en Afrique de l’Ouest en construction et pour la confection de madriers. La pulpe du fruit, charnue, est comestible et les graines, assez riches en huile, sont également consommées. Une fois broyée, l’écorce interne donne un jus qui est employé en instillation oculaire contre la jaunisse.

Propriétés

Le bois de Deinbollia grandifolia, blanc rosé, n’est pas durable.

Description

  • Arbuste ou arbre de petite taille en forme de palmier atteignant 8(–15) m de haut ; fût jusqu’à 30 cm de diamètre ; surface de l’écorce grise, écailleuse ; rameaux souvent en zigzag, rougeâtres à petites lenticelles blanches.
  • Feuilles alternes, composées paripennées, jusqu’à 100 cm de long, à (5–)7(–10) paires de folioles ; stipules absentes ; pétiole de 10–27 cm de long, rachis jusqu’à 60 cm de long, sillonné ; pétiolules d’environ 1 cm de long ; folioles souvent alternes, parfois opposées, oblongues à étroitement obovales, de 13–30 cm × 5–8 cm, cunéiformes et asymétriques à la base, acuminées à l’apex, papyracées, recouvertes de minuscules poils ou écailleuses, pennatinervées à 12–16 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule axillaire de 10–20(–50) cm de long, à pubescence courte jaunâtre ou brunâtre.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, jaune verdâtre ; pédicelle de 1,5–2 mm de long ; sépales libres, arrondis, jusqu’à 5 mm de long, presque glabres ; pétales libres, ovales, jusqu’à 4 mm de long, poilus sur les bords, présentant à l’intérieur 2 petites écailles à la base ; étamines 8–17 ; disque annulaire ; ovaire supère, 2–3-lobé, style atteignant 5 mm de long.
  • Fruit : baie globuleuse à ovoïde atteignant 1,5 cm de long, charnue, glabre, orange à maturité, indéhiscente, renfermant 1 seule graine.
  • Graines ovoïdes, d’environ 1 cm de long, brunes à noirâtres.
  • Plantule à germination hypogée ; épicotyle d’environ 6 cm de long, poilu ; 2 premières feuilles opposées, à 2 folioles elliptiques atteignant 3,5 cm × 1,5 cm.

Autres données botaniques

Le genre Deinbollia comprend 30–40 espèces et se rencontre en Afrique continentale tropicale et à Madagascar. On utilise le bois de nombreuses espèces qui deviennent des arbres.

Deinbollia cuneifolia

Deinbollia cuneifolia Baker se rencontre de la Guinée jusqu’à la Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Gabon. Bien qu’il s’agisse d’un petit arbre n’atteignant que 4 m de haut, son bois est très dur et s’emploie en construction. On consomme la pulpe du fruit. En cas de fatigue et de fièvres douloureuses, on prépare un bain de vapeur dans lequel on jette de l’écorce et des feuilles écrasées.

Deinbollia fulvo-tomentella

Deinbollia fulvo-tomentella Baker f. (synonyme : Deinbollia molliuscula Radlk.), arbre de petite taille atteignant 9 m de haut, est présent en Centrafrique, au Gabon, en R.D. du Congo, en Ouganda, en Tanzanie et en Angola. En R.D. du Congo, le bois est utilisé en construction.

Deinbollia macrocarpa et pervillei

Au moins 2 des 7 Deinbollia spp. endémiques de Madagascar sont recherchées pour leur bois. Celui de Deinbollia macrocarpa Capuron est employé en construction navale et comme bois de feu. Quant à celui de Deinbollia pervillei (Blume) Radlk., il est apprécié pour sa qualité et pour sa couleur rouge et utilisé lui aussi en construction navale. Il donne également des tuteurs pour la vigne et on s’en sert de bois de feu.

Ecologie

Deinbollia grandifolia se rencontre en général dans le sous-étage de la forêt décidue. Il tolère relativement bien l’ombre.

Ressources génétiques

Deinbollia grandifolia étant répandu et n’étant pas soumis à une exploitation intensive, il ne semble pas sérieusement menacé.

Perspectives

La petite taille de Deinbollia grandifolia et des autres Deinbollia spp. limite leur valeur comme essences à bois d’œuvre.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Hawthorne, W. & Jongkind, C., 2006. Woody plants of western African forests: a guide to the forest trees, shrubs and lianes from Senegal to Ghana. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 1023 pp.
  • Menninger, A.D., 1977. Edible nuts of the world. Horticultural Books, Stuart FL, United States. 175 pp.

Autres références

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  • Brown, K.A., Ingram, J.C., Flynn, D.F.B., Razafindrazaka, R. & Jeannoda, V., 2009. Protected area safeguard tree and shrub communities from degradation and invasion: a case study in eastern Madagascar. Environmental Management 44:136–148
  • Davies, F.G. & Verdcourt, B., 1998. Sapindaceae. In: Beentje, H.J. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 108 pp.
  • de la Mensbruge, G., 1966. La germination et les plantules des essences arborées de la forêt dense humide de la Côte d’Ivoire. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 389 pp.
  • Fouilloy, R. & Hallé, N., 1973. Sapindacées. Flore du Cameroun. Volume 16. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 202 pp.
  • Hauman, L., 1960. Sapindaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 9. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 279–384.
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  • Martin, E.A., Ratsimisetra, Laloë, F. & Carrière, S.M., 2009. Conservation value for birds of traditionally managed isolated trees in an agricultural landscape of Madagascar. Biodiversity and Conservation 18: 2719–2742.
  • Schatz, G.E., 2001. Generic tree flora of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 477 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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