Croton megalocarpus (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Oléagineux | |
Glucides / amidon | |
Colorant / tanin | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Ornemental | |
Fourrage | |
Auxiliaire | |
Changement climatique | |
Croton megalocarpus Hutch.
- Protologue: Oliv., Fl. trop. Afr. 6(1) : 760 (1912).
- Famille: Euphorbiaceae
Noms vernaculaires
- Croton (En).
- Msenefu (Sw).
Origine et répartition géographique
Croton megalocarpus est présent depuis l’est de la R.D. du Congo jusqu’au Kenya et vers le sud jusqu’au Malawi, en Zambie et au Mozambique.
Usages
Le bois, dont l’appellation la plus connue est “musine”, est utilisé en construction, pour le revêtement de sol, les tabourets, les mortiers, les ruches, le placage et le contreplaqué. Il convient pour la menuiserie, les boiseries intérieures, la construction navale, les châssis de véhicules, les meubles, l’ébénisterie, les traverses de chemin de fer et les ustensiles agricoles. Il est aussi utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.
La macération ou la décoction d’écorce se prend comme vermifuge et pour traiter la coqueluche, la pneumonie, les maux d’estomac, la fièvre, notamment le paludisme, et les maux de ventre liés à la vésicule biliaire et à la rate. Le jus des feuilles et des jeunes ramilles s’applique sur les blessures. L’infusion de poudre d’écorce avec de la potasse se donne aux chèvres comme améliorant alimentaire. D’habitude les arbres ne sont pas broutés par le bétail, mais les ramilles feuillées peuvent servir de fourrage pour les chèvres. Les graines sont utilisées comme aliment pour les volailles. L’huile des graines est actuellement testée comme biocarburant. Les graines peuvent servir à teindre la laine en jaunâtre. Les fleurs procurent du nectar aux abeilles ; le miel produit est de couleur foncée et de saveur forte. Croton megalocarpus est planté en haie, en clôtures vives, en rideaux protecteurs et brise-vent, et comme arbre ornemental d’ombrage. Il peut servir d’arbre d’ombrage pour les plantations de caféiers. Le feuillage fournit un bon paillis. Les coques des fruits servent de paillis dans les jardins potagers et comme composé de mélanges de terreau.
Production et commerce international
Il n’y a pas de statistiques commerciales pour le bois d’œuvre de Croton megalocarpus, qui n’est utilisé que localement. Il a toutefois servi autrefois à faire des revêtements de sol au Royaume-Uni. Dernièrement, Croton megalocarpus a suscité de l’intérêt pour la plantation à grande échelle comme aliment pour volailles et plante à biocarburant peu exigeante sur le plan agroécologique, surtout au Kenya et en Tanzanie. La plupart des plantations en sont toujours au stade pilote de développement.
Propriétés
Le bois de cœur, blanc jaunâtre à gris brunâtre, souvent parcouru de veines irrégulières brun foncé, ne se démarque pas nettement de l’aubier, large de 2,5–5 cm. Le fil est habituellement droit, le grain moyen. Le bois qui vient d’être scié a une odeur déplaisante.
C’est un bois modérément lourd, d’une densité de 700–750 kg/m³ à 12% d’humidité. Il est sensible au fendage et à un gauchissement modéré pendant le séchage à l’air. Une fois sec, il est souvent instable en service, en particulier lorsqu’il est exploité en grandes dimensions. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 97 N/mm², la compression axiale de 52 N/mm², la dureté Janka de flanc de 6000 N et la dureté Janka en bout de 7560 N.
Le bois se scie et se travaille facilement avec des outils manuels, mais il est moyennement difficile à usiner. Le rabotage donne généralement une surface lisse et lustrée. Le bois est résistant à l’abrasion. Ses propriétés de clouage, vissage, collage, vernissage, peinture et assemblage sont toutes satisfaisantes. Le bois convient uniquement à la fabrication de panneaux de placage tranchés. Il est moyennement durable car il est légèrement sensible aux attaques de termites, de foreurs de bois sec et de térébrants marins. Il est sensible aux attaques des champignons du bleuissement. Il est facile à imprégner sous pression avec des produits de conservation. La sciure sèche peut être irritante pour le nez et la gorge des ouvriers de scierie. On a signalé que la fumée dégagée par le bois irrite les yeux.
Les graines ont une teneur en huile d’environ 30% et en protéines d’environ 50%. L’huile a des effets purgatifs et elle a montré également des vertus d’activation du virus d’Epstein-Barr. Les extraits d’écorce ont eu une faible activité antibactérienne dans des essais in vitro. De l’écorce, on a isolé comme composé principal de la chiromodine (un diterpène clérodane), ainsi que du lupéol, de la bétuline, du β-sitostérol et des esters gras à longue chaîne. Lors d’essais préliminaires, les graines moulues ont montré de bons résultats comme aliment pour volailles, sans effets nocifs sur la production d’œufs et leur capacité d’éclosion.
Falsifications et succédanés
Comme producteur d’huile destiné aux biocarburants, Croton megalocarpus est comparable au jatropha (Jatropha curcas L.), sur lequel se sont portés tous les efforts des programmes de plantation à grande échelle dans plusieurs pays tropicaux en raison de son potentiel de plante à biocarburant peu exigeante sur le plan agroécologique.
Description
- Arbre de taille moyenne à assez grande, atteignant 35 m de haut ; fût cylindrique, dépourvu de branches jusqu’à 20 m de hauteur, atteignant 100(–120) cm de diamètre ; surface de l’écorce densément fissurée longitudinalement, rugueuse, fendillée, gris-brun pâle, écorce interne jaunâtre ou brun pâle ; cime étalée, plate, à branches disposées en étages ; rameaux densément écailleux.
- Feuilles alternes, simples et entières ; stipules linéaires-filiformes, de 0, 5–1 cm de long ; pétiole de 2–8(–11) cm de long, densément écailleux ; limbe ovale à elliptique-ovale ou oblong-lancéolé, de (4–)7–14(–19) cm × (1,5–)3–7(–11) cm, cunéiforme à arrondi ou faiblement cordé à la base, à 2(–4) glandes basales, courtement acuminé à l’apex, épaissement papyracé à finement coriace, écailleux sur les deux faces, argenté au-dessous, pennatinervé à 15–25 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : grappe terminale retombante atteignant 30 cm de long, densément écailleuse, entièrement mâle ou avec quelques fleurs femelles à la base.
- Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, jaunâtres ; pédicelle de 0,5–1,5 cm de long ; calice à lobes triangulaires-ovales atteignant 4,5 mm × 3,5 mm ; pétales libres, d’environ 5 mm de long ; fleurs mâles à pétales obovales, glandes du disque libres et 25–30(–40) étamines libres atteignant 8 mm de long ; fleurs femelles à pétales linéaires, disque annulaire à faiblement 5-lobé, ovaire supère, globuleux à légèrement 3-lobé d’environ 4 mm de diamètre, et 3 styles courtement 2-fides.
- Fruit : capsule ellipsoïde-ovoïde à globuleuse de 2,5–4,5 cm de long, écailleuse, brun grisâtre, à endocarpe ligneux épais, déhiscente à partir de l’apex, à 3 graines.
- Graines ellipsoïdes-ovoïdes à oblongues-ellipsoïdes, aplaties, de 2–2,5 cm de long, légèrement sillonnées et rugueuses, blanchâtres à gris-brun.
Autres données botaniques
Le genre Croton comprend environ 1200 espèces ; il est présent dans toutes les régions chaudes du monde. C’est aux Amériques qu’il est le mieux représenté ; sur le continent africain on en trouve environ 65 espèces et 125 à Madagascar.
Le bois de plusieurs autres espèces de Croton est utilisé en Afrique tropicale, mais aucune n’a d’importance.
Au Ghana, le bois de Croton penduliflorus Hutch., arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, est utilisé pour les chevrons. Mais c'est aussi une plante médicinale.
Croton longiracemosus
En R.D. du Congo, le bois de Croton longiracemosus Hutch., arbre de taille moyenne atteignant 30 m de haut et dont le fût atteint 40 cm de diamètre, sert en construction ; au Congo, les feuilles sont consommées comme tonique et appliquées sur les furoncles pour les faire mûrir.
Croton wellensii
Au Gabon, le bois blanchâtre de Croton wellensii De Wild., arbre de taille moyenne atteignant 25(–30) m de haut et dont le fût atteint 45(–80) cm de diamètre, sert à fabriquer des tabourets.
Croton dichogamus
Au Kenya, le bois de Croton dichogamus Pax, un arbuste ou petit arbre atteignant 7,5 m de haut, est utilisé dans la construction de huttes. Les racines et les tiges sont utilisées pour relever le goût des aliments et des boissons. En médecine traditionnelle, les racines, parfois les feuilles, sont employées pour traiter les rhumes, la fièvre, la tuberculose et la syphilis, et comme tonique.
Croton megalobotrys
En Afrique australe, le bois blanchâtre de Croton megalobotrys Müll.Arg., petit arbre atteignant 15 m de haut et dont le fût atteint 60 cm de diamètre, est considéré utile pour des usages non précisés. L’écorce et les graines ont une certaine réputation pour soigner le paludisme ; les racines et l’écorce quant à elles sont utilisées comme purgatif pour traiter l’ascite et la stérilité féminine. Les feuilles s’utilisent pour traiter les algies corporelles et les graines pour leurs propriétés vermifuges.
Anatomie
Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :
- Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
- Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes (≥ 10 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
- Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
- Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
- Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (113 : présence de cellules des rayons avec parois disjointes) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
- Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons ; (139 : cristaux prismatiques en alignements radiaux dans les cellules couchées des rayons).
Croissance et développement
Croton megalocarpus pousse rapidement lorsque les conditions sont favorables. Au Kenya, des semis ont atteint 1,7 m de haut en un an, et au Rwanda 3 m en 2 ans et 11,5 m en 5 ans. Au Burundi, des arbres plantés n’ont atteint en moyenne que 3,6 m de haut 7 ans après la plantation ; au bout de 32 ans, ils faisaient 15 m de hauteur et 24 cm de diamètre de fût. Les arbres peuvent déjà se mettre à fleurir à l’âge de 4 ans. Les fleurs ont une vie courte. Elles sont pollinisées par des insectes tels que les abeilles. Les fruits mettent environ 5 mois à mûrir après la floraison. Les graines sont consommées par les oiseaux y compris les volailles.
Ecologie
Croton megalocarpus se rencontre en forêt sempervirente et semi-décidue à (700–)900–2100(–2400) m d’altitude, parfois également en ripisylve et en savane arborée. Il est très courant dans des régions ayant une pluviométrie annuelle moyenne de 900–1900 mm, une saison sèche de 3–4 mois et une température annuelle moyenne de 11–26°C. Il préfère les sols légers, profonds et bien drainés.
Multiplication et plantation
La régénération naturelle est souvent prolifique, Croton megalocarpus étant une espèce pionnière des grandes trouées et lisières forestières. On a signalé qu’il devient envahissant en conditions climatiques favorables. Il est habituellement multiplié par semis, soit directement au champ soit en pots. Il y a 1000–1700 graines par kg. Les taux de germination des graines fraîches atteignent 95% en 45 jours. Les fruits mûrs peuvent être récoltés sur le sol. Les semences peuvent être extraites en cassant la paroi du fruit et doivent être séchées au soleil jusqu’à 5–9% de taux d’humidité. La forte teneur en huile des graines (environ 30%) rend leur stockage difficile, mais les graines peuvent être conservées dans des récipients en plastique pendant 1 an à 3°C ; un taux de germination de 80% peut encore être atteint à ce moment-là. Selon la tradition, les agriculteurs creusent des sillons de 8 cm de profondeur où ils laissent tomber les fruits mûrs espacés de 15–20 cm. Lorsque les semis sont élevés en lits de germination, il faut leur ménager un léger ombrage et les arroser au départ deux fois par jour. Croton megalocarpus est parfois multiplié par sauvageons ; la plantation de stumps se pratique aussi.
Gestion
Croton megalocarpus est localement dominant en forêt naturelle secondaire et il est couramment planté. Sur les versants du mont Kenya, on a trouvé Croton megalocarpus dans 40% des exploitations à une densité moyenne de 15 arbres par ferme. On le conserve également après défrichage de la forêt pour servir d’arbre d’ombrage aux plantations de caféiers ou de canne à sucre, mais pour la culture du maïs il se peut qu’il donne trop d’ombre.
L’arbre s’entretient par ébranchage, étêtage et recépage. En haie, les plants doivent être taillés pour la première fois après 2 ans. Les arbres de Croton megalocarpus développent une profonde racine pivotante. Cela les rend assez tolérants à la sécheresse et permet de cultiver des cultures vivrières en dessous.
Récolte
Les fruits se récoltent le plus souvent sur le sol sous les arbres et les graines en sont extraites à la main. Des outils simples sous la forme de boîtes de conserve avec une encoche ont été mis au point. Mais de nombreux fruits ramassés au sol ne contiennent pas de graines viables. Les parties végétales destinées aux usages médicinaux sont récoltées toute l’année au fil des besoins. Elles peuvent être utilisées immédiatement ou bien elles sont séchées et conservées en vue d’un usage ultérieur.
Rendement
Des observations préliminaires indiquent qu’un rendement de 25–30 kg de graines par arbre et par an est réaliste.
Traitement après récolte
Le tourteau qui subsiste après l’extraction d’huile peut être incorporé dans des compléments hypercaloriques et hyperprotéinés dans l’alimentation des volailles, et peut être employé comme biocarburant ou engrais organique. L’huile est extraite des graines avec des presses manuelles ou des presses à vis mécaniques. Elle peut être raffinée dans un réacteur de transestérification continue afin de produire du biocarburant de qualité diesel et du glycérol comme produit valable secondaire.
Ressources génétiques
Croton megalocarpus est assez répandu, aussi bien dans la nature qu’en plantation, et il n’est pas menacé d’érosion génétique. Il n’existe apparemment pas de programme de collecte ou de conservation systématique des ressources génétiques.
Sélection
Aucun travail d’amélioration génétique n’a été entrepris à ce jour. Les critères de sélection les plus importants seraient des fûts longs et rectilignes pour la production de bois d’œuvre et un rendement élevé en huile des graines. La plupart du matériel végétal utilisé à ce jour résulte d’une sélection simple opérée au sein de peuplements semi-naturels ou de variétés locales. Une grande variabilité a été observée dans la production des graines, liée à la fréquence des floraisons, le nombre d’inflorescences, le nombre de fleurs femelles par inflorescence, le nombre de graines par fruit et le poids des graines. Cela indique que grâce à la sélection et à l’amélioration génétique, on pourrait accroître considérablement les rendements en huile.
Perspectives
Croton megalocarpus est un arbre polyvalent qui compte beaucoup pour les populations comme source de bois d’œuvre, de bois de feu et de remèdes, ainsi que comme plante auxiliaire. C’est déjà une pièce maîtresse dans les systèmes d’agroforesterie d’Afrique de l’Est. Les types à gros fût rectiligne pourraient être intéressants pour des plantations de bois d’œuvre, mais il faut encore mener des recherches sur sa sylviculture et sa multiplication. Les graines semblent offrir un fort potentiel comme sources de protéines pour l’alimentation des volailles et peut-être aussi pour celle d’autres animaux domestiques, mais il reste à mener des recherches sur ses aspects phytochimiques et ses éventuels effets néfastes avant de pouvoir en faire un produit exportable de choix. Cependant, la production d’huile destinée à l’industrie des biocarburants semble tout à fait prometteuse et de gros investissements sont faits pour mettre en place des plantations à grande échelle en Afrique de l’Est. Il est nécessaire de procéder à des travaux de sélection pour repérer les types à rendement élevé en huile, et aussi de mettre en place des méthodes optimales de gestion des plantations. Il faut explorer les possibilités de multiplication végétative, notamment les techniques de culture de tissus pour permettre la multiplication rapide et à grande échelle de matériel génétique de bonne qualité. A la fin de leur cycle productif dans les plantations de biocarburant, environ 50 ans après leur mise en place, les arbres peuvent être abattus pour leur bois d’œuvre.
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Sources de l'illustration
- Noad, T. & Birnie, A., 1989. Trees of Kenya. A fully illustrated field guide. Nairobi, Kenya. 281 pp.
- Teel, W., 1984. A pocket directory of trees and seeds in Kenya. Kenya Energy Non-Governmental Organisations, Nairobi, Kenya. 151 pp.
Auteur(s)
- A. Maroyi, Botany Department, Rhodes University, Box 94, Grahamstown 6140, South Africa
Consulté le 3 avril 2025.
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