Cissampelos pareira (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Cissampelos pareira L.


Protologue: Sp. pl. 2: 1031 (1753).
Famille: Menispermaceae
Nombre de chromosomes: n = 12

Synonymes

  • Cissampelos madagascariensis Miers (1871).

Noms vernaculaires

  • Liane patte cheval (Fr).
  • Velvetleaf, false pareira, abuta (En).
  • Pareira brava, butua (Po).
  • Kishiki cha buga, mkasisi mkiwa, mlagalaga (Sw).

Origine et répartition géographique

Cissampelos pareira a été décrit pour la première fois en Amérique latine, mais en fait il est présent dans toutes les régions tropicales ; dans certains pays, il a été introduit pour sa valeur ornementale. En Afrique, on a noté sa présence depuis la Sierra Leone jusqu’à l’est de la R.D. du Congo, au Rwanda et en Tanzanie et vers le sud jusqu’au nord de l’Angola et en Zambie. On le trouve également aux Comores, à Madagascar et sur l’île Maurice, et jadis sur l’île de l’Assomption (Seychelles). Sa présence au Bénin est incertaine.

Usages

Cissampelos pareira, Cissampelos mucronata A.Rich. et Cissampelos owariensis P.Beauv. ex DC. ont souvent été confondus ; étant donné qu’ils ont des usages similaires, il est souvent impossible d’attribuer sans équivoque des usages à une espèce particulière.

Dans toutes les régions tropicales, des préparations de Cissampelos pareira s’emploient contre des maux de natures très diverses. Le rhizome amer se prend en infusion, parfois les feuilles et les tiges, pour soigner les affections gastro-intestinales comme la diarrhée, la dysenterie, les ulcères, la colique, les vers intestinaux et les problèmes digestifs, ainsi que les troubles urogénitaux, problèmes menstruels, maladies vénériennes, stérilité, saignements utérins et risques de fausse couche. La décoction de rhizome ou les feuilles écrasées s’ingèrent couramment ou s’appliquent en externe comme fébrifuge et stomachique, ainsi que contre la toux, les troubles cardiaques, les rhumatismes, la jaunisse, les morsures de serpent et les infections dermatologiques telles que plaies, furoncles, gale et eczéma infantile. De manière plus spécifique, le rhizome s’emploie pour ses vertus diurétiques ainsi que contre les inflammations aiguës et chroniques de la vessie, pour dissoudre les calculs urinaires, et également comme emménagogue. En Tanzanie, l’extrait de rhizome accompagné d’un extrait à l’eau chaude de racines et de feuilles de Launaea cornuta (Hochst. ex Oliv. & Hiern) C.Jeffrey s’administre par voie orale pour traiter l’épilepsie. Chez certaines populations tribales de l’Inde, la plante sert à empêcher les grossesses. Les Pokots du Kenya emploient du rhizome écrasé pour traiter les maladies de peau dont souffrent les chèvres. A Madagascar, l’extrait de rhizome se donne aux volailles contre le paludisme aviaire. Aux Philippines, les fibres de l’écorce sont utilisées comme poison de pêche. A Madagascar, les rhizomes entraient autrefois dans la préparation de liqueurs alcoolisées comme amer. Les Pokots tirent de minces cordages des rhizomes. Cissampelos pareira est couramment planté dans les vergers, les parcs et les jardins pour sa valeur ornementale. En Asie, les feuilles sont parfois consommées. Les feuilles, broyées dans de l’eau, produisent une gelée qui sert de rafraîchissement.

Production et commerce international

Cissampelos pareira est surtout utilisé en médecine locale et n’est que rarement commercialisé à l’échelle internationale. Dans certains pays, c’est un succédané autorisé de Chondrodendron tomentosum Ruiz & Pav. d’Amérique du Sud, dans le remède “pareira brava”.

Propriétés

Cissampelos pareira contient un certain nombre d’alcaloïdes, en particulier des alcaloïdes bisbenzylisoquinoliniques. Le rhizome contient de la hayatine, de la hayatidine, de la hayatinine, de la d-4”-O-méthylbébéerine, de la l-bébéerine, de l’isochondrodendrine, de la dicentrine, de la déhydrodicentrine, de l’insularine ; le rhizome et les feuilles contiennent de la cycléanine, tandis que de la cissamparéine a été isolée de la plante entière, et un chalcone-flavone dimère, la cissampeloflavone, des parties aériennes.

On a aussi découvert que les rhizomes étaient de riches sources d’alcaloïdes tropoloïsoquinoliniques.

De la pareirubrine A, de la pareirubrine B, de la grandirubrine, de l’isoïmérubrine et de la pareitropone ont été isolées, et toutes ont manifesté une puissante activité antileucémique. Par ailleurs, deux alcaloïdes d’azafluoranthène cytotoxiques, fortement apparentés sur le plan structurel aux alcaloïdes tropoloïsoquinoliniques, ont été isolés du même extrait, ainsi que du chlorure de cissamine.

Plusieurs essais sur des extraits de rhizome de Cissampelos pareira ont été menés au cours des dernières années. Un extrait à l’eau et à l’éthanol des rhizomes a réduit le taux de croissance et de multiplication de tumeurs du pré-estomac induites au benzo(a)pyrène chez des souris, avec effet dose-dépendant. Dans une autre série d’essais prenant des rats pour modèles et portant sur des inflammations aiguës, subaiguës et chroniques, un même extrait a fait ressortir une activité anti-inflammatoire significative sans effets cancérogènes et sans provoquer de lésions gastriques. Les souris auxquelles on a administré l’extrait ont également présenté de moindres réactions à plusieurs stimuli douloureux. Des extraits de rhizome à l’éthanol ont montré des propriétés antihistaminiques, hypotensives, antispasmodiques et anticonvulsivantes. Dans un essai destiné à confirmer l’usage antifertilité de la plante, un extrait au méthanol des feuilles administré à des rats femelles a provoqué une augmentation significative de la durée du diœstrus et une réduction du nombre de portées, mettant en jeu une modification des sécrétions de gonadotropine et d’œstradiol.

Cissampelos pareira présente une activité analogue à celle du curare : il déprime le système nerveux central et détend les muscles lisses, et il a une action hypotensive et hypoglycémique. La hayatinine ressemble sur le plan structurel à la tubocurarine de Chondrodendron tomentosum, composé actif du curare. Il a une activité bloquante neuromusculaire comparable. La cycléanine a montré une importante inhibition de la production d’oxyde nitrique chez les macrophages. La cycléanine et la bébéerine ont fait disparaître des lésions hépatiques et diminué le niveau du facteur de nécrose tumorale chez des souris traitées au lipopolysaccharide et au BCG, un modèle dans l’étude de l’hépatite fulminante.

Description

  • Liane dioïque ou arbuste grimpant, rhizomateux ; tiges feuillées minces, glabres à densément poilues.
  • Feuilles disposées en spirale, simples ; stipules absentes ; pétiole de 4–7 cm de long, à poils courts ; limbe largement ovale, de 2–12 cm × 4,5–12 cm, base arrondie ou tronquée à profondément cordée, apex obtus ou émarginé, mucroné, entier ou légèrement ondulé, membraneux à papyracé, poilu au-dessous, légèrement poilu au-dessus, 3–7-palmatinervé.
  • Inflorescence : cyme umbelliforme, axillaire, solitaire ou en groupes ; inflorescence mâle atteignant 4 cm de long, par groupes de 1–3, inflorescence femelle disposée en fausse grappe de 5–10 cm de long ; bractées atteignant 1,5 cm de diamètre, presque rondes à réniformes, poilues.
  • Fleurs unisexuées ; pédicelle atteignant 2 mm de long ; fleurs mâles à 4(–5) sépales, ovales à obovales, d’environ 1,5 mm × environ 0,5 mm, carénés, poilus à l’extérieur, verdâtres ou jaunâtres, corolle en coupe, d’environ 1 mm de long, filets des étamines complètement soudés ; fleurs femelles avec 1 sépale d’environ 1,5 mm de long, 1 pétale obtriangulaire à réniforme d’environ 1,5 mm × 2 mm, ovaire supère, poilu, 1-loculaire, style épais à stigmate étalé et 3-lobé.
  • Fruit : drupe à poils courts, orange à rouge, d’environ 5 mm de long, arquée, avec la cicatrice du style près de la base ; noyau à 2 rangées de sillons transversaux très prononcés, contenant 1 graine.
  • Graines en fer à cheval ; embryon allongé, étroit, enveloppé dans l’albumen, cotylédons aplatis.

Autres données botaniques

Le genre Cissampelos comprend environ 20 espèces, 7 en Amérique tropicale et 13 en Afrique tropicale. Cissampelos pareira est la seule espèce qui ait une répartition pantropicale. En Afrique tropicale, 4 variétés de Cissampelos pareira sont reconnues. Plusieurs autres Cissampelos spp. sont utilisés en médecine traditionnelle en Afrique tropicale.

Cissampelos hirta

Cissampelos hirta Klotzsch (synonyme : Cissampelos pareira L. var. klotzschii T.Durand & Schinz) est présent au Mozambique et dans le nord de l’Afrique du Sud. Son rhizome est utilisé pour traiter les maux d’estomac, et ses feuilles s’appliquent sur la peau contre la teigne et les démangeaisons. Les feuilles contiennent de la réticuline, et le rhizome de la 12-O-méthylcurine et de la dicentrine.

Cissampelos truncata

Cissampelos truncata Engl. est présent en Ouganda et en Tanzanie. La pulpe de son rhizome s’applique sur les morsures de serpent, tandis que le rhizome se mâche et le jus s’avale comme émétique.

Cissampelos torulosa

Cissampelos torulosa E.Mey. ex Harv. est présent au Malawi, dans l’est du Zimbabwe, au Mozambique et dans l’est et le sud de l’Afrique du Sud. En Afrique du Sud, les feuilles se prennent contre la diarrhée et la dysenterie, les hallucinations, les vomissements et la douleur, et le rhizome se prend pour traiter la syphilis, les douleurs rénales et les maux de dents. Les feuilles contiennent des alcaloïdes : bulbocapnine, dicentrine, lauroscholtzine, pronuciférine, cissacapine, cycléanine, insulanoline, réticuline et salutaridine ; la tige renferme de la bulbocapnine, de la dicentrine, de la réticuline, de la cissacapine, de la cycléanine et de la salutaridine.

Croissance et développement

Les fleurs de Cissampelos pareira sont probablement pollinisées par de petits insectes.

Ecologie

Cissampelos pareira est présent dans la forêt pluviale, la savane arbustive côtière sempervirente et la savane arbustive décidue, jusqu’à 2300 m d’altitude. Il persiste souvent sur les terrains défrichés et dans les plantations, et il se trouve également dans la végétation secondaire et près des affleurements rocheux.

Gestion

Cissampelos pareira est généralement récolté dans la nature. Bien qu’il soit parfois cultivé, on ne dispose pas de données quant à sa conduite.

Ressources génétiques

Cissampelos pareira est très répandu et localement commun. Rien ne permet de penser qu’il soit menacé d’érosion génétique, que ce soit en Afrique ou dans d’autres régions tropicales. La quantité et la composition des alcaloïdes trouvés dans les feuilles et les racines semblent différer entre les plantes de différentes régions. Cela peut être le résultat d’une grande diversité génétique.

Perspectives

Les alcaloïdes présents chez Cissampelos pareira ont d’intéressantes propriétés, par ex. une activité antileucémique et une activité bloquante neuromusculaire. Les rhizomes sont utilisés en médecine traditionnelle dans différentes régions du monde à des fins similaires, ce qui semble confirmer leur efficacité. Cela justifie qu’on lui consacre des recherches pour étudier ces activités et les confirmer. La grande diversité de l’espèce justifie également un approfondissement des études et la collecte de ressources génétiques.

Références principales

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Autres références

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Sources de l'illustration

  • Horsten, S.F.A.J. & Lemmens, R.H.M.J., 1999. Cissampelos pareira L. In: de Padua, L.S., Bunyapraphatsara, N. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 12(1). Medicinal and poisonous plants 1. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 205–207.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Oyen, L.P.A., 2008. Cissampelos pareira L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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