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Caesalpinia volkensii (PROTA)

(Redirigé depuis Caesalpinia trothae (PROTA))
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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Caesalpinia volkensii Harms


Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 45: 304 (1910).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae).

Noms vernaculaires

  • Msoro, mkomwe (Sw).

Origine et répartition géographique

Caesalpinia volkensii est originaire d’Ethiopie, du Kenya, d’Ouganda et de Tanzanie.

Usages

Caesalpinia volkensii est utilisé au Kenya et en Tanzanie, surtout pour traiter le paludisme. Dans la région de Nairobi, au Kenya, plus de 60% des herboristes prescrivent la décoction de feuilles de Caesalpinia volkensii pour soigner cette maladie, parfois seule, mais plus souvent en mélange avec d’autres plantes. La décoction de feuilles se prend aussi pour combattre les douleurs qui surviennent pendant la grossesse. Les femmes enceintes prennent des gousses réduites en poudre et dissoutes dans de l’eau pour soulager leurs maux d’estomac. Les racines se consomment cuites, crues ou ajoutées à du vin de palme pour leurs propriétés aphrodisiaques. Elles servent aussi à traiter la gonorrhée et la bilharziose. Les graines sont utilisées pour soigner les ulcères gastriques. Broyés, les boutons floraux s’appliquent sur l’œil pour traiter les problèmes oculaires. Au Kenya, des parties végétales non spécifiées servent à traiter le rétinoblastome. En Tanzanie, les racines procurent une source de colorant rouge.

Production et commerce international

Jadis, Caesalpinia volkensii n’était commercialisé qu’à l’échelle locale. De nos jours, on l’exporte d’Ouganda au Kenya mais on ignore en quelles quantités.

Propriétés

Des essais in vitro d’extraits de feuilles de Caesalpinia volkensii ont manifesté une activité antiplasmodique contre des souches sensibles et résistantes à la chloroquine de Plasmodium falciparum. On n’a pas signalé de composés actifs chez Caesalpinia volkensii.

Description

Arbuste à tiges grimpantes ou rampantes pourvues d’aiguillons recourbés et droits de 2–4 mm de long. Feuilles alternes, composées bipennées, à 3–6 paires de pennes ; stipules petites, d’environ 3 mm de long, à 2–3 pointes ; rachis de 15–50 cm de long garni d’aiguillons recourbés, surtout à la base des pennes ; folioles opposées, 3–7 paires par penne, ovales à ovales-elliptiques, de 3–8 cm × 1,5–4,5 cm, apex acuminé, glabres. Inflorescence : grappe axillaire non ou peu ramifiée, poilue, atteignant 20 cm de long, densément fleurie. Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5-mères ; pédicelle de 4–14 mm de long ; sépales libres, inégaux, sépale inférieur cucullé et embrassant les autres ; pétales libres, inégaux, de 1–1,5 cm × environ 4 mm, jaunes, pétale supérieur différant en forme et en taille ; étamines 10, libres ; ovaire supère, style mince. Fruit : gousse aplatie, largement oblongue ou obovoïde-ellipsoïde, atteignant 13 cm × 6,5 cm, couverte d’aiguillons. Graines globuleuses, d’environ 2 cm de diamètre, dures.

Autres données botaniques

Le genre Caesalpinia est pantropical et comprend environ 200 espèces, dont la plupart sont indigènes de l’Amérique tropicale. En Afrique tropicale, environ 25 espèces sont indigènes, naturalisées ou cultivées. Plusieurs autres Caesalpinia spp. en Afrique tropicale ont des usages médicinaux.

Caesalpinia welwitschiana

Caesalpinia welwitschiana (Oliv.) Brenan est indigène des forêts humides d’Afrique centrale, orientale et australe. En R.D. du Congo, on instille du jus de feuille dans les narines pour traiter la démence.

Caesalpinia trothae

Caesalpinia trothae Harms est indigène de l’Ethiopie, la Somalie, le Kenya et la Tanzanie. Les fruits sont toxiques, mais les feuilles sont réputées bonnes à brouter pour les chameaux.

Ecologie

Caesalpinia volkensii est présent dans les forêts et les lisières de forêts, jusqu’à 2100 m d’altitude.

Gestion

Caesalpinia volkensii est parfois planté à proximité des habitations.

Ressources génétiques

Bien que répandu, Caesalpinia volkensii ne semble commun nulle part. La destruction de son milieu et sa surexploitation constituent des menaces potentielles. Aucune collection de ressources génétiques n’a été signalée.

Perspectives

Etant donné ses usages médicinaux, Caesalpinia volkensii est un candidat désigné pour des recherches pharmacologiques. Il est conseillé d’en prospecter les ressources génétiques et de les conserver ex situ. Il faudrait en favoriser la culture, surtout au Kenya.

Références principales

  • Brenan, J.P.M., 1967. Leguminosae, subfamily Caesalpinioideae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 230 pp.
  • Graham, J.G., Quinn, M.L., Fabricant, D.S. & Farnsworth, N.R., 2000. Plants used against cancer – an extension of the work of Jonathan Hartwell. Journal of Ethnopharmacology 73(3): 347–377.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Kuria, K.A., De Coster, S., Muriuki, G., Masengo, W., Kibwage, I., Hoogmartens J., Laekeman G.M., 2001. Antimalarial activity of Ajuga remota Benth (Labiatae) and Caesalpinia volkensii Harms (Caesalpiniaceae): in vitro confirmation of ethnopharmacological use. Journal of Ethnopharmacology 74(2): 141–148.
  • Thulin, M., 1989. Fabaceae (Leguminosae). In: Hedberg, I. & Edwards, S. (Editors). Flora of Ethiopia. Volume 3. Pittosporaceae to Araliaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 49–251.

Autres références

  • Aubréville, A., 1970. Légumineuses - Césalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Cameroun. Volume 9. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 339 pp.
  • Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
  • Chifundera, K., 2001. Contribution to the inventory of medicinal plants from the Bushi area, South Kivu Province, Democratic Republic of Congo. Fitoterapia 72: 351–368.
  • Gachathi, F.N., 1989. Kikuyu botanical dictionary of plant names and uses. AMREF, Nairobi, Kenya. 242 pp.
  • Greenway, P.J., 1941. Dyeing and tanning plants in East Africa. Bulletin of the Imperial Institute 39: 222–245.
  • Marshall, N.T., 1998. Searching for a cure: conservation of medicinal wildlife resources in East and Southern Africa. TRAFFIC International, Cambridge, United Kingdom. 112 pp.
  • Njoroge, G.N. & Bussmann, R.W., 2006. Diversity and utilization of antimalarial ethnophytotherapeutic remedies among the Kikuyus (Central Kenya). Journal of Ethnobiology and Ethnomedicine 2(1): 8.
  • Thulin, M., 1993. Fabaceae (Leguminosae). In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 341–465.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2007. Caesalpinia volkensii Harms. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 3 avril 2025.


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