Beilschmiedia mannii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fleur en section longitudinale ; 4, rameau avec fruit ; 5, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Beilschmiedia mannii (Meisn.) Benth. & Hook.f.


Protologue: Gen. pl. 3(1) : 158 (1880).
Famille: Lauraceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Synonymes

  • Tylostemon mannii (Meisn.) Stapf (1909).

Noms vernaculaires

  • Cèdre épicé (Fr).
  • Spicy cedar (En).

Origine et répartition géographique

L’aire de Beilschmiedia mannii s’étend de la Guinée à la R.D. du Congo.

Usages

Le bois (noms commerciaux : kanda, kanda rose) est employé pour la construction, les madriers, les encadrements de portes, les menuiseries intérieures et extérieures, les meubles, l’ébénisterie, les escaliers, la parqueterie, la carrosserie, les pirogues, la charpente, le contreplaqué, et d’autres usages demandant un aspect agréable. On peut l’employer comme substitut de l’acajou (Swietenia spp.) et du bossé (Guarea spp.).

L’écorce pilée est consommée avec du riz pour stimuler l’appétit. Les feuilles odorantes sont pilées dans de l’eau, et on boit le liquide après pressage à travers une mousseline. Au Liberia, les fleurs sont couramment employées pour assaisonner le riz et autres mets. Le fruit est consommé nature et en ingrédient de sauces. La graine est un aliment populaire couramment vendu sur les marchés d’Afrique occidentale ; elle est rôtie et pilée avant d’être consommée, et ajoutée comme condiment et complément dans les soupes, le riz et les légumes. Elle fournit une huile comestible. Beilschmiedia mannii est planté comme arbre d’ombrage pour les caféiers au Liberia.

Une décoction d’écorce et de feuilles est employée comme lotion pour traiter les maux de tête. Les fruits pilés sont employés pour traiter la toux, la bronchite, les douleurs intercostales, les rhumatismes et la dysenterie, tandis qu’on utilise une décoction du fruit dans le traitement de la diarrhée chez les veaux.

Propriétés

Le bois a un aspect agréable. Le bois de cœur est jaune rougeâtre à rouge, avec une odeur épicée persistante, et il est nettement distinct de l’aubier qui est jaune pâle ou crème et presque inodore. Le fil est droit, et le grain est moyennement fin. Des cellules à huile sont présentes dans le bois. La densité du bois est de 660–720 kg/m³ à 12% d’humidité. Le séchage est extrêmement lent. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 98 N/mm², le module d’élasticité de 12 400 N/mm², la compression axiale de 50 N/mm², la dureté Janka de flanc de 5160 N, et la dureté Janka en bout de 5030 N. Le bois est facile à travailler avec tous les outils, et prend un beau fini. Il se colle bien. Il est résistant aux attaques de champignons et d’insectes, et durable même en contact avec le sol et avec l’eau douce. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation par les produits de préservation.

Par 100 g de partie comestible, les graines sèches contiennent : eau 14,6 g, énergie 1395 kJ (333 kcal), protéines 5,9 g, lipides 0,5 g, glucides 75,8 g, fibres 1,6 g, Ca 220 mg, P 100 mg (Leung, Busson & Jardin, 1968). L’écorce contient des traces d’alcaloïdes, les feuilles des traces de flavones.

Description

  • Arbuste ou arbre sempervirent de petite à assez grande taille atteignant 35 m de haut ; fût dépourvu de branches sur une hauteur atteignant 20 m, rectiligne et cylindrique ou légèrement anguleux et sinueux, avec un diamètre atteignant 100 cm, base présentant de forts renflements des racines ou des contreforts étroits jusqu’à 1 m de hauteur ; écorce externe brun-gris ou brune, souvent avec de grandes écailles et de nombreuses petites lenticelles, écorce interne rouge rosé à brun rosé, virant au brun-rouge par exposition, avec une forte odeur de cèdre ; cime assez étroite, dense, vert foncé ; jeunes rameaux et bourgeons densément poilus ; glandes à huile dans toutes les parties de la plante.
  • Feuilles alternes ou presque opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–1,5 cm de long ; limbe oblong-lancéolé à oblong-elliptique ou largement oblancéolé, de (4–)7–26(–30) cm × (2–)3,5–10 cm, base obtuse à cunéiforme, apex aigu à acuminé, nettement plié, papyracé à coriace, glabre, odorant lorsqu’on l’écrase, pennatinervé à 6–10 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule axillaire de 4–15 cm de long ; pédoncule de 0,5–1,5 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, petites, verdâtres ; pédicelle de 1–3 mm de long ; périanthe en coupe, de 2–3 mm de long, lobes oblongs, arrondis, d’environ 1,5 mm de long ; étamines fertiles 9, en 3 verticilles, verticille intérieur pourvu de glandes, staminodes 3, entre les verticilles intérieurs d’étamines ; ovaire supère, 1-loculaire.
  • Fruit : baie fuselée, souvent légèrement oblique, de 1,5–5,5 cm × 1,5–2,5 cm, rouge à maturité, renfermant 1 seule graine.
  • Graines à tégument mince, cotylédons épais, coniques.
  • Plantule à germination hypogée.

Autres données botaniques

Beilschmiedia est un genre pantropical comprenant quelque 250 espèces, dont environ 80 en Afrique tropicale et à Madagascar. Beilschmiedia mannii est classé dans le sous-genre Beilschmiedia, section Beilschmiedia.

Beilschmiedia insularum

Beilschmiedia insularum Robyns & R.Wilczek est également inclus dans cette section ; c’est un arbuste atteignant 4 m de haut que l’on rencontre au Cameroun, au Gabon, au Congo et en R.D. du Congo, dans la forêt périodiquement inondée, sur les berges de cours d’eau et sur les îles. Ses tiges souples sont utilisées pour faire des arcs.


Beilschmiedia gaboonensis (Meisn.) Benth. & Hook.f., Beilschmiedia lebrunii Robyns & R.Wilczek et Beilschmiedia nitida Engl. sont inclus dans la section Hufelandia du sous-genre Beilschmiedia.

Beilschmiedia gaboonensis

Beilschmiedia gaboonensis est un arbre de taille moyenne atteignant 30 m de haut, avec un diamètre de fût jusqu’à 60 cm. Il est réparti du Nigeria à la R.D. du Congo et se rencontre sur des stations humides et marécageuses dans la forêt pluviale de basses terres. Son bois est facile à travailler et convient pour la charpente et la menuiserie. De même que Beilschmiedia mannii, il est connu sous les noms commerciaux de “kanda” et “kanda rose”. L’écorce pilée de Beilschmiedia gaboonensis est un ingrédient d’une pâte que l’on frotte sur les organes douloureux.

Beilschmiedia lebrunii

Beilschmiedia lebrunii est localement exploité pour son bois. C’est un petit arbre atteignant 15 m de haut avec un diamètre de fût atteignant 30 cm, que l’on rencontre en R.D. du Congo en forêt à 1450–1700 m d’altitude. Il semble rare.

Beilschmiedia nitida

Beilschmiedia nitida est un arbuste ou un petit arbre atteignant 8 m de haut, réparti au Cameroun et au Congo. La densité du bois de Beilschmiedia nitida est d’environ 650 kg/m³ à 12% d’humidité. Les taux de retrait sont de 4,0% dans le sens radial et 5,6% dans le sens tangentiel de l’état vert à anhydre. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 65 N/mm², le module d’élasticité de 5100 N/mm², la compression axiale de 32 N/mm², le fendage de 15 N/mm, et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 2,6.


Beilschmiedia variabilis Robyns & R.Wilczek et Beilschmiedia zenkeri Engl. (synonyme : Beilschmiedia leemansii Robyns & R.Wilczek) sont inclus dans la section Acrothecon du sous-genre Beilschmiedia.

Beilschmiedia variabilis

Beilschmiedia variabilis est un arbuste ou un petit arbre atteignant 10 m de haut avec un diamètre de fût de 25 cm, que l’on rencontre assez communément en R.D. du Congo dans le sous-étage de la forêt sur des stations marécageuses, périodiquement inondées ou plus sèches. Son fût est employé pour faire des poteaux.

Beilschmiedia zenkeri

Beilschmiedia zenkeri est un arbuste ou un petit arbre atteignant 15 m de haut, que l’on rencontre au Cameroun et en R.D. du Congo dans la forêt marécageuse et périodiquement inondée. Son bois est utilisé pour faire des madriers, et pour confectionner des pirogues et des pagaies.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; (42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm) ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; (48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré) ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; (80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré) ; (81 : parenchyme axial en losange) ; (83 : parenchyme axial anastomosé) ; (89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales) ; 91 : deux cellules par file verticale ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Eléments sécrétoires et variantes cambiales : 126 : cellules à huile et/ou à mucilage dans les fibres.
  • Inclusions minérales : 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons ; 161 : corpuscules siliceux dans les cellules du parenchyme axial.
(P. Ng’andwe, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Au Liberia, la floraison se produit en janvier–avril, et l’on trouve des fruits mûrs en novembre. En Côte d’Ivoire, la floraison se produit en avril–juillet, et la fructification en octobre–décembre.

Ecologie

Beilschmiedia mannii est une essence d’ombre, et pousse généralement dans la forêt sempervirente primaire et secondaire. En dehors de la forêt sempervirente, on le trouve principalement en ripisylve et en forêt marécageuse.

Multiplication et plantation

Beilschmiedia mannii peut se multiplier par graines. Le poids de 1000 graines est d’environ 6 kg. La germination prend 21–30 jours. Le taux de germination est de l’ordre de 80%.

Gestion

Beilschmiedia mannii est localement domestiqué en Côte d’Ivoire.

Ressources génétiques

Etant donné que Beilschmiedia mannii est répandu et commun dans de nombreuses régions, il n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Le bois de Beilschmiedia mannii convient pour une large gamme d’usages. Sa stabilité et sa durabilité le rendent apte à la fabrication de finitions extérieures en bois et de fenêtres et portes. Sa couleur attrayante le rend approprié pour les parquets ainsi que les boiseries et finitions intérieures. Sa facilité de travail favorise son emploi dans la fabrication de meubles. La principale limitation réside dans son séchage délicat. En raison des caractéristiques favorables de son bois, Beilschmiedia mannii a des chances de prendre de l’importance comme source de bois d’œuvre. Au Liberia, par exemple, il est considéré comme ayant un potentiel pour l’exportation. Il mérite davantage de recherche sur les techniques de multiplication et sur sa sylviculture en vue de son emploi en plantations forestières ou dans des programmes d’agroforesterie, par ex. comme arbre d’ombrage pour les caféiers.

Références principales

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  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan, 248 pp.
  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Autres références

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  • Bouquet, A. & Debray, M., 1974. Plantes médicinales de la Côte d’Ivoire. Travaux et Documents No 32. ORSTOM, Paris, France. 231 pp.
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  • Dudek, S., Förster, B. & Klissenbauer, K., 1981. Lesser known Liberian timber species. Description of physical and mechanical properties, natural durability, treatability, workability and suggested uses. GTZ, Eschborn, Germany. 168 pp.
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  • Fouilloy, R., 1974. Lauraceae. Flore du Cameroun. Volume 18. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 3–87.
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  • Keay, R.W.J., 1954. Lauraceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 1. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 56–58.
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  • Robyns, W. & Wilczek, R., 1949. Contribution à l’étude des Lauracées du Congo Belge et de l’Afrique tropicale. Bulletin du Jardin Botanique de l’Etat (Bruxelles) 19(4): 457–507.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1988. Fruitiers sauvages du Cameroun. Fruits Paris 43(11): 657–676.

Sources de l'illustration

  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • Nyunaï Nyemb, Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales, B.P. 3805, Yaoundé, Cameroon

Citation correcte de cet article

Nyunaï, N., 2008. Beilschmiedia mannii (Meisn.) Benth. & Hook.f. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 23 avril 2019.


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