Astripomoea malvacea (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


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Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Fourrage Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)

Astripomoea malvacea (Klotzsch) A.Meeuse


Protologue : Bothalia 6: 710 (1958).

Famille : Convolvulaceae

Nombre de chromosomes : 2n = 30

Origine et répartition géographique

Astripomoea malvacea se rencontre depuis le Ghana jusqu’à la Somalie et vers le sud jusqu’au nord-est de l’Afrique du Sud.

Usages

En Tanzanie, on boit la décoction de racine ou on ajoute les racines pilées à la nourriture pour traiter l’ankylostome. Pour faire mûrir les abcès durcis, le jus de feuilles et la décoction de racine sont absorbés en boisson. Au Malawi, on met un cataplasme de racines broyées aux gonflements et aux inflammations, notamment aux infections oculaires. Le jus des feuilles et des fleurs s’applique également pour traiter l’inflammation du globe oculaire. Au Zimbabwe, la décoction ou l’infusion de racine se boit pour soigner la toux, la stérilité féminine, les vertiges et la douleur abdominale chez les bébés. Les racines et les feuilles sont brûlées, puis la fumée est inhalée pour calmer la folie. On frotte de la poudre de racine dans des scarifications aux tempes pour traiter les maux de tête.

En Afrique orientale et australe, la plante est tenue pour un bon fourrage pour le bétail.

Propriétés

Plusieurs esters aliphatiques de tropine et de nor-tropine ont été isolés de l’écorce de racine. L’alcaloïde principal est l’astrimalvine A N-oxyde.

Description

Plante herbacée vivace, arbustive, extrêmement variable, à tiges atteignant 2 m de long, érigée ou prostrée, couverte plus ou moins densément d’une pubescence laineuse à poils étoilés, à rhizome ligneux. Feuilles alternes, simples et entières ; pétiole très variable en longueur, jusqu’à 7,5 cm de long ; limbe elliptique à largement ovale, de (2–)3–13,5 cm × (1–) 2–11 cm, apex aigu ou arrondi et mucronulé, base cunéiforme à profondément cordée. Inflorescence : cyme ombelliforme, axillaire, à 2–6 fleurs ; pédoncule de 0–7 cm de long ; bractées elliptiques à ovales, jusqu’à 11 mm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle jusqu’à 7 mm de long ; sépales lancéolés à orbiculaires, de 5–10 mm × 2,5–8 mm, à apex aigu ou obtus, tomenteux à l’extérieur, glabrescents à l’intérieur ; nervure médiane proéminente ; corolle en entonnoir à tube étroit, de 2,5–5 cm de long, complètement mauve ou pourpre ; étamines incluses, inégales en longueur ; ovaire supère, 2-loculaire. Fruit : capsule quasi-globuleuse, de 10–11 mm de diamètre, glabre, s’ouvrant par 4 valves, contenant 4 graines. Graines ovoïdes, comprimées, de 4,5–5,5 mm de long, noirâtre-brun, munies de petites touffes de poils autour du hile. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Astripomoea comprend environ 13 espèces en Afrique tropicale et est étroitement apparenté au genre Ipomoea. L’analyse cladistique morphologique ainsi que l’analyse phylogénétique indiquent que Astripomoea est imbriqué dans Ipomoea, et une révision taxinomique s’impose. Les espèces sont en majorité mal définies et très variables. Astripomoea malvacea comprend plusieurs variétés qui sont toutes reliées par des formes intermédiaires. Cependant, les formes extrêmes sont tellement différentes qu’elles ont toutes été décrites comme espèces distinctes à plusieurs reprises.

Plusieurs autres espèces d’Astripomoea ont des usages médicinaux.

Astripomoea grantii

Astripomoea grantii (Rendle) Verdc. est une plante herbacée vivace, grimpante, atteignant 1,2 m de long, à fleurs pourpres munies d’un centre blanchâtre jusqu’à 3,5 cm de long, et qui est présente dans l’est de la R.D. du Congo, au Rwanda, au Burundi, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. En Ouganda, les feuilles broyées s’appliquent sur le ventre pour déclencher l’accouchement. En R.D. du Congo et au Rwanda, les feuilles ou les parties aériennes font partie de mélanges de plantes médicinales donnés au bétail pour soigner la mastite, la rage et les problèmes de bile.

Astripomoea lachnosperma

Astripomoea lachnosperma (Choisy) A.Meeuse se rencontre depuis l’est du Nigeria et le Cameroun jusqu’à la Somalie, et vers le sud jusqu’au Botswana et en Namibie. Il est étroitement apparenté à Astripomoea grantii mais les fleurs sont plus petites et les feuilles en général moins lobées. C’est une plante annuelle atteignant 1,2 m de long, à pubescence blanche dense, munie d’une corolle blanche avec un centre pourpre. Au Soudan, la décoction des parties aériennes se prend pour purifier le sang.

Astripomoea rotundata

Astripomoea rotundata (Pilg.) A.Meeuse est une plante grimpante jusqu’à 1 m de long avec de grandes fleurs pourpres, qui se rencontre en Namibie, au Botswana et en Afrique du Sud. En Afrique du Sud, la racine broyée ou l’extrait de racine s’applique aux inflammations et aux gonflements. Il sert en particulier à traiter les inflammations oculaires.

Croissance et développement

On peut trouver Astripomoea malvacea en fleurs tout au long de l’année pourvu que de l’eau soit disponible.

Ecologie

Astripomoea malvacea est présent dans les savanes herbeuses, les savanes arbustives, les champs cultivés, les bords de routes, les bords de rivières et le long des marécages, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2250 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Astripomoea malvacea se multiplie par graines.

Ressources génétiques

Astripomoea malvacea a une grande aire de répartition et s’adapte aisément aux milieux anthropisés. Il n’est donc pas menacé d’érosion génétique. Perspectives

Perspectives

Astripomoea malvacea a plusieurs applications médicinales locales qui suggèrent une activité antibactérienne. Cependant, très peu de recherches ont été effectuées sur sa phytochimie et rien n’est connu sur sa pharmacologie. Du fait de la présence d’alcaloïdes complexes, des études d’innocuité s’imposent également.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Manos, P.S., Miller, R.E. & Wilkin, P., 2001. Phylogenetic analysis of Ipomoea, Stictocardia, and Turbina suggests a generalized model of morphological evolution in morning glories. Systematic Botany 26(3): 585–602.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Ott, S.C., Tofern-Reblin, B., Jenett-Siems, K., Siems, K., Muller, F., Hilker, M., Onegi, B., Witte, L. & Eich, E., 2007. Unusual tropane alkaloid pattern in two African convolvulaceous species. Phytochemistry and chemotaxonomy of the Convolvulaceae, Part 20(1). Zeitschrift für Naturforschung, B, Chemical Sciences 62(2): 285–288.
  • Verdcourt, B., 1963. Convolvulaceae. In: Hubbard, C.E. & Milne-Redhead, E. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 161 pp.

Autres références

  • Baerts, M. & Lehmann, J., 2012. Astripomoea grantii. [Internet] Prelude Medicinal Plants Database. Metafro-Infosys, Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Belgium http://www.metafro.be/prelude. Accessed September 2012.
  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Gonçalves, M.L., 1987. Convolvulaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 8, part 1. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 9–129.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.
  • Wilkin, P., 1999. A morphological cladistics analysis of the Ipomoeeae (Convolvulaceae). Kew Bulletin 54(4): 853–876.

Afriref references

Sources de l’illustration

Auteur(s)

  • G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands


Citation correcte de cet article

Schmelzer, G.H., 2013. Astripomoea malvacea (Klotzsch) A.Meeuse. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 20 avril 2019.


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