Artemisia arborescens

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Artemisia arborescens
(Vaill.) L.

alt=Description de l'image Artemisia arborescens 12052004 Var 3.jpg.
Ordre Asterales
Famille Asteracae
Genre Artemisia

2n = 18

Origine : Méditerranée

sauvage et cultivé

Français armoise
Anglais


Résumé des usages
  • feuilles : ingrédient du thé à la menthe maghrébin
  • cultivée ornementale en Europe


Description

  • plante vivace de 0,5-1 m, ligneuse, dressée, blanche, soyeuse
  • feuilles soyeuses, blanches sur les deux faces, les caulinaires bipennatiséquées, à divisions étroites linéaires, obtuses
  • capitules globuleux, de 5-6 mm de diamètre, assez longuement pédicellés, dressés, en panicule feuillée
  • involucre blanc, tomenteux

Noms populaires

français absinthe arborescente
anglais tree wormwood
arabe šayba, šība


Classification

Artemisia arborescens (Vaill.) L. (1763)

basionyme :

  • Absinthium arborescens Vaill. (1754)

Cultivars

Histoire

Usages

  • A. - Les feuilles fraîches de « chiha » sont ajoutées au thé au même titre que la « nana » (Mentha viridis) (Gattefossé, 1921).
M. - La décoction de cette plante est utilisée pour soigner les troubles intestinaux (Trotter, 1915), la tisane ayant d'ailleurs des vertus voisines puisque BOUQUET (1921) la signale comme cholago­gue, diurétique et de plus vermifuge.
Le thé auquel on a additionné de la « chiha » constitue un apé­ritif et un diurétique et la plante passe encore (Gattefossé, 1921) pour vermifuge et emménagogue. Le même auteur rapporte de plus l'usage de l'espèce :
  • en cataplasme contre les morsures de serpents et les piqûres de scorpions,
  • en poudre sur les plaies.
En Egypte aussi la plante est réputée stomachique, fébrifuge, ver­mifuge et emménagogue (Ducros, 1930).
Ces propriétés apéritives et vermifuges sont à l'origine de diver­ses préparations. L'infusion de thé peut, selon Foley (1930), être additionnée de feuilles de Mentha piperata L. (ar. = na'naa) ou de Artemisia absinthium (*) et A. arborescens (ar. = chiha).
Burnet (1939) a noté qu'en Tunisie cette espèce « chejret meryem » entre dans la composition de la « medbach », tisane spécia­lement préparée dans la région de Korbous. Les autres espèces citées par Burnet et entrant également dans la composition de la « med­bach » sont :
  • Centaurea suffruticosa (**) ( « m'rart el hanech »)
  • Erica arborea (« bou haddad »)
  • Globularia alypum (« zeriga »)
  • Juniperus phoenicea (« ar'â'r »).
  • Lavandula stoechas (« meharga »)
  • Melia azedarach (***) (« melya »)
  • Myrtus communis (« rihan »)
  • Periploca laevigata (« hellab »)
  • Pistacia atlantica (« betoum »)
  • Rosmarinus officinalis (« klil »)
  • Ruta bracteosa (****) (« figel »)
  • Teucrium polium (« jaada »)
  • Thymus numidicus (« zaater »).
mais de fait Teucrium polium et Centaurea suffruticosa (**) sont réservées aux femmes dont elles favorisent la fécondité.
En Tunisie (Ben Ali et Louis, 1945 ; Louis, 1963), il est signalé, que le produit de la distillation des feuilles de cette espèce (ar. = sezret maryam *) est employé comme fébrifuge.
(*) Artemisia absinthium L. considérée non présente en Tunisie (Pottier Alapetite). De fait, Louis parle de Artemisia absinthium, en la nommant «sez­ret maryam », ce qui nous autorise à rapporter ses propos à Artemisia arborescens espèce à laquelle il doit certainement faire référence.
(**) Nous n'avons pu trouver de trace de la position actuelle de ce taxon dans la nomenclature systématique ; aussi, avons nous conclu à une erreur en pensant qu'il s'agit de Centaurium suffruticosum retenu dans la Flore de la Tunisie sous la dénomination : C. umbellatum ssp. suffruticosum (Salzm.) Maire.
(***) Melia azedarach L., arbre d'alignement planté en Tunisie.
(****) Il s'agit très probablement de Ruta chalepensis var. bracteosa (D.C.) Batt. Le Floc'h, 1983, Ethnobotanique tunisienne.

Références

Liens