Aloe nuttii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Aloe nuttii Baker


Protologue: Dyer, Hooker’s Icon. pl. 26 : t. 2513 (1897).
Famille: Asphodelaceae

Noms vernaculaires

  • Kisimamleo, mshubili, msubili (Sw).

Origine et répartition géographique

Aloe nuttii est présent depuis la R.D. du Congo et la Tanzanie jusqu’au Malawi, à la Zambie, à l’Angola et au Mozambique.

Usages

Aloe nuttii a des usages médicinaux en Tanzanie. On frictionne la peau avec du jus de feuilles pour traiter la teigne. La décoction de racines est absorbée comme boisson pour soigner les problèmes de reins et comme aphrodisiaque. La décoction de feuilles se prend en boisson pour soigner la diarrhée. Au Malawi, Aloe nuttii est utilisé en médecine vétérinaire, pour prévenir la maladie de Newcastle chez les volailles, comme vermifuge et pour faciliter les mises bas. En Tanzanie, les fleurs matures cuites à l’eau sont consommées comme légume. Aloe nuttii se cultive comme plante ornementale de jardin dans les régions tropicales et subtropicales, et comme plante en pot.

Description

Plante herbacée vivace succulente atteignant 1 m de haut ; tige de 5 cm de diamètre, solitaire, ou rejettant et produisant jusqu’à 12 pieds en touffe. Feuilles 16–20 en rosette, dressées ; stipules absentes ; pétiole absent ; limbe linéaire, de 40–50 cm × 1,5–2(–4) cm, semblable à une graminée, apex aigu, bord blanc, dur et résistant, garni de dents tendres, d’environ 1 mm de long, très nombreuses à la base et presque absentes vers l’extrémité, limbe parsemé de points blanchâtres vers la base sur la face inférieure. Inflorescence : grappe terminale cylindrique-acuminée de 15–25 cm × 8–9 cm, dense ; pédoncule érigé, non ramifié, de 60–80 cm de long ; bractées ovales, de 15–20 mm de long, à apex aigu, imbriquées dans le bouton. Fleurs bisexuées, régulières, 3-mères ; pédicelle de 3–3,5 cm de long ; périanthe tubuleux, d’environ 4 cm × 1 cm, lobes 6, atteignant 30 mm de long, rose corail à rouge orangé, verts à l’extrémité ; étamines 6, légèrement exsertes ; ovaire supère, 3-loculaire, style filiforme, stigmate capité, légèrement exsert. Fruit : capsule ovoïde atteignant 4 cm de long, loculicide, brun pâle, contenant de nombreuses graines.

Autres données botaniques

Le genre Aloe comprend environ 450 espèces en Afrique et en Arabie, dont environ 315 sur le continent africain, une centaine endémiques de Madagascar ou des îles de l’océan Indien (dont l’ancien genre Lomatophyllum) et une cinquantaine en Arabie. Plusieurs autres espèces d’Aloe ont des usages médicinaux en Afrique australe.

Aloe cooperi

Les Zoulous du Mozambique et d’Afrique du Sud prennent les fleurs d’Aloe cooperi Baker en décoction pour faciliter l’accouchement. Au Swaziland, les jeunes pousses et les fleurs cuites se consomment comme légume. Aloe cooperi est cultivé comme plante ornementale en Afrique du Sud.

Aloe greatheadii

Au Zimbabwe, le jus des feuilles d’Aloe greatheadii Schönland se met en gouttes dans l’œil pour soigner la conjonctivite chronique. On boit l’infusion ou la décoction de feuilles pour traiter la gonorrhée. L’infusion de feuilles s’emploie comme traitement prophylactique du paludisme ; elle se prend aussi comme purgatif et on la met dans l’eau des volailles pour soigner leurs maladies. En Afrique du Sud, le jus des feuilles s’applique en usage externe sur les ecchymoses, les brûlures et les irritations de la peau. La pulpe des feuilles sert de traitement contre les morsures de serpent. Les boutons floraux sont considérés comme des friandises. De vastes peuplements concentrés d’Aloe greatheadii sont le signe d’un surpâturage. Dans les essais de restauration des terres, on installe des semis de cette espèce. Un ombrage partiel est nécessaire à leur survie.

Aloe ortholopha

Il est probable qu’Aloe ortholopha Christian & Milne-Redh., endémique du Zimbabwe et semblable à Aloe greatheadii, ait les mêmes usages médicinaux.

Aloe hereroensis

En Namibie, les feuilles d’Aloe hereroensis Engl. se prennent en infusion pour traiter les problèmes de digestion, les douleurs à la poitrine et les douleurs cardiaques, l’incontinence urinaire et les maladies vénériennes. Le jus des feuilles comme les racines sont utilisés pour traiter la gonorrhée. Le jus de feuilles sert à soigner les problèmes oculaires.

Aloe swynnertonii

Aloe swynnertonii Rendle est employé au Malawi comme poison pour la pêche, et en Afrique du Sud, il est utilisé en mélange avec d’autres plantes pour tuer les ravageurs des cultures de légumes.

Aloe dichotoma

En Namibie, les Topnaars boivent la décoction des racines d’Aloe dichotoma Masson pour traiter l’asthme et la tuberculose. Les branches creuses leur servaient jadis d’ailerons pour les flèches. Les Namas se servent de la fibre interne du tronc, qui est poreuse, comme matériau de refroidissement. Les moutons broutent les feuilles sèches. Aloe dichotoma se plante comme ornemental en Afrique du Sud.

Ecologie

Aloe nuttii est présent dans les savanes herbeuses humides (“dambos”) et on le rencontre souvent sur les pentes rocailleuses, à 1600–2650 m d’altitude.

Gestion

Aloe nuttii se récolte dans la nature et ses feuilles se récoltent toute l’année. Ses fleurs se cueillent à la fin de la saison des pluies.

Ressources génétiques

Aloe nuttii n’est pas rare et il n’est pas menacé d’érosion génétique. Cependant, toutes les espèces d’Aloe, à l’exception d’Aloe vera (L.) Burm.f., figurent sur la liste de la CITES, et le commerce de plantes entières ou en parties fait l’objet de restrictions.

Perspectives

Aloe nuttii ne convient pas à une exploitation ou une domestication à grande échelle en raison de la petite taille de la plante et de l’étroitesse de ses feuilles ; c’est pourquoi il n’aura jamais qu’une importance locale.

Références principales

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  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2006. Aloe nuttii Baker. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 21 février 2019.


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