Aloe lateritia (PROTA)

De PlantUse Français
(Redirigé depuis Aloe asperifolia (PROTA))
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Colorant / tanin Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Aloe lateritia Engl.


Protologue: Pflanzenw. Ost-Afrikas : 140 (1895).
Famille: Asphodelaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 14

Noms vernaculaires

  • Mlalangao (Sw).

Origine et répartition géographique

Limité à l’Afrique de l’Est, Aloe lateritia est présent à l’état naturel dans le sud de l’Ethiopie, au Kenya et en Tanzanie. Il n’a pas été domestiqué, et sa culture comme ornemental reste exceptionnelle. Les mentions d’Aloe lateritia pour la R.D. du Congo, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda concernent Aloe wollastonii Rendle.

Usages

Au Kenya, l’exsudat de feuilles d’Aloe lateritia sert par endroits à traiter les rhumes et le paludisme. Les feuilles se prennent en décoction pour soigner l’hépatite. Dans certaines régions, elles s’appliquent sur les plaies et servent à traiter les maladies des volailles. Le liquide qu’on extrait des feuilles pilées se boit pour soulager les maux d’estomac. Les racines, associées à celles de Solanum incanum L., se prennent en décoction pour traiter l’anémie. Ecrasées et bouillies, on les mélange à de la bière, soit disant pour accroître la fermentation.

Deux produits tirés des feuilles d’Aloe spp. peuvent servir à une production commerciale de préparations médicinales et cosmétiques. L’un est le gel qui s’extrait du centre de la feuille, l’autre est l’exsudat (généralement jaune) qui s’écoule des vaisseaux longitudinaux situés aux pôles extérieurs des faisceaux vasculaires des feuilles. Au Kenya, on ne récolte que l’exsudat, qui est facile à transformer en une matière solide propre à une commercialisation et connue sous le nom d’ “amers”.

On utilisait autrefois les racines comme colorant au Kenya, pour les coloris jaunes à brun-rosé qu’elles donnaient. Aloe lateritia est parfois cultivé comme plante ornementale de jardin dans les régions tropicales et subtropicales.

Production et commerce international

En 1986, le Président du Kenya avait annoncé que la totalité des espèces d’Aloe étaient désormais protégées au Kenya, et que l’exploitation commerciale devait se faire à partir de plantations, et non de plantes sauvages. Bien qu’aucune loi ne soit venue officialiser cette déclaration, le bureau des licences CITES du Kenya a depuis lors refusé d’accorder des permis d’exportations, autant pour les plantes que pour les produits à base d’Aloe. Pour cette raison, toutes les exportations provenant du Kenya sont illégales et il n’existe pas de chiffres officiels sur ce commerce. Le Groupe de travail sur les aloès du Kenya, inauguré en 2004, a élaboré des dispositions destinées à homologuer les plantations issues de matériel de multiplication, ainsi que le commerce légal de produits à base d’Aloe.

Aloe lateritia fait partie des espèces kenyanes d’Aloe récoltées illégalement dans la nature. Il semble qu’il existe un commerce international non négligeable d’exsudat transformé, mais le produit exporté est probablement un mélange d’exsudats provenant de plusieurs espèces. Des chiffres officieux de 2003 suggèrent que jusqu’à 85 000 kg d’ “amers” solides, d’une valeur commerciale d’environ US$ 840 000 sont exportés du Kenya chaque année. Les principaux importateurs sont la Chine et l’Arabie saoudite.

Propriétés

Les composants propres aux feuilles d’Aloe sont des composés phénoliques, notamment la chromone, l’anthraquinone et des dérivés d’anthrone, mais cette composition chimique varie énormément d’une espèce à l’autre. Certains de ces composés se trouvent chez de nombreuses espèces, alors que d’autres n’existent que chez quelques-unes seulement. A partir de l’exsudat d’Aloe lateritia, on a isolé des C-glucosides à anthrone, l’homonataloïne et l’aloïne, toutes deux sous forme de 2 stéréoïsomères. L’aloïne, qui est le principe actif de l’exsudat, a des propriétés purgatives. Des racines, on a isolé du chrysophanol, de l’asphodéline, du chrysophanol-8-méthyl éther, de l’aloésaponol I, II et III et de l’aloésaponarine I et II. On ne dispose pas d’informations sur les polysaccharides du gel.

Falsifications et succédanés

Etant donné qu’aucune surveillance ne s’exerce sur les récoltes sauvages, l’exsudat provient indifféremment de plusieurs espèces d’Aloe du Kenya. Les négociants qui achètent aux récoltants n’ont pas mis au point de méthode de contrôle de la qualité et se basent uniquement sur leur évaluation visuelle.

Description

Plante herbacée vivace succulente, sans tige ou avec une tige atteignant 50 cm de long, habituellement solitaire ou rejettant pour former de petits groupes. Feuilles 16–20, en rosette dense ; stipules absentes ; pétiole absent ; limbe lancéolé, de 25–50 cm × 5–10 cm, apex longuement acuminé, bord garni de dents brunes fermes et pointues de 3–4 mm de long, distantes de 1–1,5 cm, limbe charnu, surface lisse, vert vif, généralement parsemé de points blancs allongés disposés en bandes transversales irrégulières ; exsudat jaune. Inflorescence constituée de grappes terminales en forme de capitules de 4–12 cm × 8 cm, densément fleuries, atteignant parfois 20 cm de long et plus lâchement fleuries ; pédoncule atteignant 125 cm de long, à 3–8 ramifications, celles du bas parfois ramifiées à nouveau ; bractées linéaires-lancéolées, de 10–20(–25) mm × 4 mm. Fleurs bisexuées, régulières, 3-mères ; pédicelle de 2–3 cm de long ; périanthe tubuleux, de 3–4 cm de long, renflé autour de l’ovaire, d’environ 5 mm de diamètre à la gorge, lobes 6, de 10–13 mm de long, rouge orangé, parfois jaunes, généralement brillants ; étamines 6, exsertes ; ovaire supère, 3-loculaire, style filiforme, stigmate capité, exsert. Fruit : capsule ovoïde atteignant 28 mm de long, brun pâle, loculicide, contenant de nombreuses graines. Graines d’environ 5 mm de long, brun noirâtre, à ailes mouchetées.

Autres données botaniques

Le genre Aloe comprend environ 450 espèces en Afrique et en Arabie, dont environ 315 sur le continent africain, une centaine endémiques de Madagascar ou des îles de l’océan Indien (dont l’ancien genre Lomatophyllum) et une cinquantaine en Arabie. La taxinomie est compliquée par l’existence d’hybrides interspécifiques aussi bien à l’état sauvage que cultivé. Deux variétés d’Aloe lateritia sont reconnues : var. lateritia et var. graminicola (Reynolds) S.Carter. Var. graminicola diffère de var. lateritia, peu rejettante et strictement acaule, par sa tige souvent retombante, qui atteint 50 cm de long et qui rejette généralement pour former des touffes denses. Var. graminicola possède aussi des dents plus pointues et ses grappes ont toujours une apparence de capitules. On ne perçoit aucune différence de composition chimique dans la cire cuticulaire de ces deux taxons, et il est fait référence à des formes intermédiaires. C’est var. graminicola qui est la plus abondante au Kenya.

Il existe plusieurs autres espèces qui, comme Aloe lateritia, forment des touffes par rejets, qui possèdent des inflorescences à pédoncule ramifié, et qui ont des usages médicinaux.

Aloe asperifolia

Les Topnaars de Namibie boivent des infusions de feuilles d’Aloe asperifolia A.Berger pour traiter l’artériosclérose, les affections rénales, l’asthme, les rhumes et l’épilepsie. Bétail et femmes le prennent en décoction, pour expulser le placenta ; et on le donne aux ânes qui ont brouté des plantes toxiques. Les feuilles se mâchent ou se prennent en décoction pour traiter les maux d’estomac et les douleurs à la poitrine. L’exsudat de feuilles se met dans l’eau servant à abreuver les volailles pour traiter différentes maladies.

Aloe chabaudii

Les feuilles d’Aloe chabaudii Schönland, originaire de la R.D. du Congo, de la Tanzanie et d’Afrique australe, se prennent en infusion comme abortif. Des décès ont été signalés, bien que l’action abortive de cette infusion n’ait pu être démontrée lors d’expérimentations sur des rats. Les feuilles se prennent en décoction par voie orale comme purgatif. Les racines se prennent en infusion pour combattre la nausée. Toujours en décoction, elles s’ingèrent pour traiter l’hématurie. On scarifie les chevilles avant de les masser avec du jus de feuilles pour faire diminuer l’enflure. On trempe les volailles dans une infusion de feuilles pour détruire leurs parasites externes, et celles qui ont du sang dans leur déjections sont soignées avec du jus de feuilles mélangé à l’eau qu’on leur donne à boire. On asperge le bétail avec cette infusion pour soigner leur diarrhée.

Aloe duckeri

Aloe duckeri Christian, originaire du sud de la Tanzanie, du Malawi et de Zambie, a été confondu avec Aloe lateritia mais ses feuilles n’ont pas de points, ou très peu, et ses fleurs sont d’un rouge orangé terne. Le jus de feuilles est utilisé dans le sud de la Tanzanie pour faciliter l’accouchement.

Aloe esculenta

Aloe esculenta L.C.Leach est originaire de l’ouest de l’Afrique australe. Le jus de feuilles s’applique sur les brûlures et les coupures. Sa racine séchée, réduite en poudre et additionnée d’eau sert à confectionner une pâte qu’on emploie pour masser les parties du corps douloureuses et gonflées.

Aloe globuligemma

Aloe globuligemma Pole-Evans, qui vient du Botswana, du Zimbabwe et d’Afrique du Sud, est connu pour avoir provoqué des empoisonnements mortels. La toxicité diffère d’une plante à l’autre. Les plantes toxiques ont une odeur de rat, qui signale la présence de l’alcaloïde de la ciguë, la γ-conicéine. En médecine traditionnelle au Zimbabwe, l’infusion de feuilles se prend pour soulager les maux d’estomac, pour soigner les maladies vénériennes, et aussi comme remède à vertus abortives, bien que l’activité de cette infusion n’ait pu être démontrée lors d’expérimentations chez les rats.

Aloe hendrickxii

Aloe hendrickxii Reynolds, espèce endémique de la R.D. du Congo, s’emploie chez le bétail en usage externe pour cicatriser les plaies et on fait prendre aux veaux du jus de feuilles dilué par voie orale pour guérir leurs problèmes d’oreille.

Croissance et développement

Toutes les Aloe spp. survivent bien aux périodes de sécheresse, ce qui rend leur culture indiquée dans les régions semi-arides ; mais elles ont quand même besoin d’eau pour former de nouvelles feuilles. Il faut quelques années avant que les semis soient assez grands pour être récoltés.

Ecologie

On trouve Aloe lateritia dans les savanes herbeuses et arbustives ouvertes, souvent sur les pentes rocailleuses, à 250–2100 m d’altitude.

Multiplication et plantation

Aloe lateritia peut être multiplié par graines ou par rejets. On peut avoir recours aux techniques de culture de tissus pour produire des plants en grand nombre et créer des plantations.

Gestion

La récolte de pieds d’Aloe lateritia sauvages est une pratique généralement destructrice. La création de plantations correctement gérées débouchera sur la préservation des peuplements sauvages et donnera lieu à une production importante. Mais ces plantations d’Aloe lateritia n’en sont qu’à leur début, et il n’existe aucune donnée relative à l’espacement optimal ou à la façon dont il faut les conduire.

Maladies et ravageurs

Les Aloe spp. cultivés dans les jardins au Kenya à des fins décoratives sont sensibles aux attaques fongiques, ainsi qu’aux infestations de cochenilles. Il faudra surveiller de près les plantations qui viennent d’être établies pour guetter tout signe de maladies ou de ravageurs.

Récolte

La récolte de l’exsudat de feuilles d’Aloe lateritia se pratique en creusant un trou dans le sol que l’on recouvre d’un récipient, soit un sac en peau, soit un sachet en polyéthylène ou une cuvette en plastique. On coupe les feuilles et on les dispose immédiatement autour du bord du trou, à un angle permettant à l’exsudat de s’écouler dans le récipient. Lorsqu’on ne voit plus aucune sève s’écouler des feuilles, on transvase l’exsudat dans des bouteilles ou des bidons pour le vendre à un négociant.

Rendement

La récolte de l’exsudat d’Aloe lateritia a lieu toute l’année, bien que d’après les observations, le rendement est plus élevé pendant la saison des pluies. Une plante mûre peut produire en moyenne 80–100 ml d’exsudat. Dans certaines régions du Kenya, les revendeurs en obtiennent des collecteurs jusqu’à 1700 l/jour.

Traitement après récolte

Les revendeurs n’examinent la qualité de l’exsudat qu’à l’œil. Le principal motif de rejet est un produit trop liquide, ou contenant trop d’eau, ce qui se voit à la facilité avec laquelle un petit échantillon est absorbé par le sol. Le revendeur entrepose l’exsudat jusqu’à ce qu’il en ait accumulé au moins 200 l, avant de procéder à d’autres transformations. Le liquide est déposé dans un grand baril et on le fait bouillir à feu constant pendant 5–11 heures, en fonction de la qualité. L’exsudat finit par noircir et devient très visqueux. On l’ôte alors du feu et on le transfère dans des sacs dans lesquels on le laisse refroidir et durcir. Au bout de 24 heures, le matériau, solide et noir, prend le nom d’ “amers” ; il est alors prêt à être vendu à un intermédiaire, qui le revendra ensuite à un exportateur. Son illégalité au Kenya plonge la filière entière de commercialisation dans un secret absolu.

Ressources génétiques

Aloe lateritia se récolte indifféremment dans la nature sans qu’aucun facteur de sélection n’intervienne. Les quelques plantations désormais en place sont constituées par des plantes (probablement de différentes espèces) récoltées dans la nature. Tous les Aloe, à l’exception d’Aloe vera (L.) Burm.f., sont protégés par la CITES et la commercialisation des plantes et de leurs produits doit être réglementée.

Sélection

Jusqu’à ce jour, aucune tentative pour améliorer le matériel cultivé d’Aloe lateritia par amélioration génétique n’a vu le jour, mais c’est une espèce extrêmement variable et qui offre de vastes perspectives de sélection.

Perspectives

Le rendement en exsudat d’Aloe lateritia n’est pas aussi élevé que celui des autres espèces que l’on récolte actuellement, et il est possible que lorsque des plantations seront mises en place, on lui préfère ces autres espèces.

Références principales

  • Carter, S., 1994. Aloaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 60 pp.
  • Gelfand, M., Mavi, S., Drummond, R.B. & Ndemera, B., 1985. The traditional medical practitioner in Zimbabwe: his principles of practice and pharmacopoeia. Mambo Press, Gweru, Zimbabwe. 411 pp.
  • Kihara, F.I., Mathuva, J.M., Kamau, M.G. & Mathenge, G., 2003. Aloe trade in Kenya: Market Study Report. Laikipia Wildlife Forum, Nanyuki, Kenya. 64 pp. + Appendices.
  • Newton, L.E., 2001. Aloe In: Eggli, U. (Editor). Illustrated handbook of succulent plants: Monocotyledons. Springer-Verlag, Berlin, Germany. pp. 103–186.
  • Reynolds, T. (Editor), 2004. Aloes: the genus Aloe. CRC Press, Boca Raton, Florida, United States. 386 pp.

Autres références

  • Byavu, N., Henrard, C., Dubois, M. & Malaisse, F., 2000. Phytothérapie traditionnelle des bovins dans les élevages de la plaine de la Ruzizi. Biotechnologie, Agronomie, Societé et Environnement 4(3): 135–156.
  • Cribb, P.J. & Leedal, G.P., 1982. The mountain flowers of southern Tanzania: a field guide to the common flowers. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 244 pp.
  • Dagne, E., Bisrat, D., Viljoen, A. & van Wyk, B.-E., 2000. Chemistry of Aloe species. Current Organic Chemistry 4(10): 1055–1078.
  • Demissew Sebsebe & Gilbert, M.G., 1997. Aloaceae. In: Edwards, S., Mesfin Tadesse, Demissew Sebsebe & Hedberg, I. (Editors). Flora of Ethiopia and Eritrea. Volume 6. Hydrocharitaceae to Arecaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 117–135.
  • Dagne, E., Abiy Yenesew, Senait Asmellash, Sebsebe Demissew & Stephen Mavi, 1994. Anthraquinones, pre-anthraquinones and isoeleutherol in the roots of Aloe species. Phytochemistry 35(2): 401–406.
  • Gachathi, F.N., 1989. Kikuyu botanical dictionary of plant names and uses. AMREF, Nairobi, Kenya. 242 pp.
  • Herbin, G.A. & Robins, P.A., 1968. Studies on plant cuticular waxes: I. The chemotaxonomy of alkanes and alkenes of the genus Aloe (Liliaceae). Phytochemistry 7: 239–255.
  • Hindmarsh, L., 1982. A notebook for Kenyan dyers. National Museum of Kenya, Nairobi, Kenya. 65 pp.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Lukwa, N., Makaza, N., Molgaard, P. & Furu, P., 2001. Perceptions about malaria transmission and control using anti-malaria plants in Mola, Kariba, Zimbabwe. Nigerian Journal of Natural Products and Medicine 5: 4–7.
  • Baerts, M. & Lehmann, J., 2005. Aloe lateritia/ Aloe graminicola. [Internet]. Prelude Medicinal Plants Database. Metafro-Infosys, Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Belgium http://www.metafro.be/prelude. September 2005.
  • Neuwinger, H.D., 1996. African ethnobotany: poisons and drugs. Chapman & Hall, London, United Kingdom. 941 pp.
  • Newton, L.E., 1995. Natural hybrids in the genus Aloe (Aloaceae) in East Africa. Journal of East African Natural History 84: 141–145.
  • Parry, O. & Matambo, C., 1992. Some pharmacological actions of aloe extracts and Cassia abbreviata on rats and mice. Central African Journal of Medicine 38(10): 409–414.
  • Rauwald, H.W. & Niyonzima, D.D., 1991. A new investigation on constituents of Aloe and Rhamnus species. XV Homonataloins A and B from Aloe lateritia: isolation, structure and configurational determination of the diastereomers. Zeitschrift für Naturforschung 46c: 177–182.
  • Reynolds, G.W., 1966. The Aloes of tropical Africa and Madagascar. The Aloes Book Fund, Mbabane, Swaziland. 537 pp.
  • Reynolds, T., 1985. Observations on the phytochemistry of the Aloe leaf-exudate compounds. Botanical Journal of the Linnean Society 90: 179–199.
  • Van Damme, P. & Van den Eynden, V., 2000. Succulent and xerophytic plants used by the Topnaar of Namibia. Haseltonia 7: 53–62.
  • von Koenen, E., 2001. Medicinal, poisonous and edible plants in Namibia. Klaus Hess Verlag, Göttingen, Germany. 336 pp.

Sources de l'illustration

  • Carter, S., 1994. Aloaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 60 pp.

Auteur(s)

  • L.E. Newton, Department of Biological Sciences, Kenyatta University, P.O. Box 43844, Nairobi 00100, Kenya

Citation correcte de cet article

Newton, L.E., 2006. Aloe lateritia Engl. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 19 avril 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.