Capparis tomentosa (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Fruit | |
Légume | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
Bois de feu | |
Fourrage | |
Auxiliaire | |
Sécurité alimentaire | |
Changement climatique | |
Capparis tomentosa Lam.
- Protologue : Encycl. 1(2) : 606 (1785).
- Famille : Capparaceae
Synonymes
- Capparis polymorpha A.Rich. (1831).
Noms vernaculaires
- Câprier de brousse, câprier d’Afrique (Fr).
- Woolly caper-bush, African caper (En).
- Mbada paka (Sw).
Origine et répartition géographique
Capparis tomentosa est répandu, depuis la Mauritanie, le Sénégal et la Gambie jusqu’à l’Erythrée et à l’Ethiopie, et vers le sud jusqu’au nord-est de l’Afrique du Sud et au Swaziland. Il se rencontre aussi dans le sud de l’Arabie.
Usages
Bien que selon certaines sources plusieurs parties de la plante de Capparis tomentosa seraient toxiques, notamment les racines, elles sont couramment utilisées en médecine traditionnelle dans toute l’aire de répartition de l’espèce. La poudre de racine et la décoction de racine se prennent pour traiter les rhumatismes, les rhumes, la toux, la tuberculose, l’apoplexie, les problèmes stomachiques, la diarrhée, le prolapsus rectal, la schistosomose, la gonorrhée, la syphilis, la lèpre, l’endométrite, la ménorragie, la stérilité et les menaces de fausses couches, ainsi que comme antalgique, diurétique, vermifuge et antidote contre les poisons. Les racines broyées ou réduites en poudre s’appliquent sur les blessures, les enflures, les abcès et les morsures de serpent, et pour soigner les maux de tête, la migraine, les maladies de la peau et les affections oculaires y compris la conjonctivite, l’ophtalmie et la cataracte. La décoction de racine est ajoutée au bain contre les hémorroïdes. La fumée de l’écorce en combustion est inhalée pour soigner la tuberculose, la bronchite et la douleur de poitrine. La décoction de feuilles est appliquée pour traiter les maladies de la peau et les blessures, et est absorbée pour soigner l’hépatite, le paludisme, les convulsions, l’angine, les maladies vénériennes, l’asthme et la lèpre. La macération de racine se donne aux bovins pour traiter la diarrhée, alors que la pâte préparée à partir des cendres de racine s’applique aux inflammations de la mamelle. Les racines ont servi d’ingrédient de poison de flèche et, ajoutées à de la viande, comme appât pour empoisonner des animaux. Capparis tomentosa est une des espèces ligneuses les plus connues pour ses propriétés magico-médicinales, et il est couramment utilisé dans les cérémonies rituelles.
Les feuilles seraient consommées en légume après cuisson en période de disette. Le feuillage est brouté par les chameaux et les chèvres, bien qu’il soit répertorié comme toxique pour presque tout le bétail. Le fruit serait comestible et même prisé par les enfants, mais selon d’autres sources il serait toxique pour l’homme et de nombreux animaux. On nourrit le bétail avec le tourteau des graines. Les tiges et les branches servent de bois de feu. Des branches coupées se plantent parfois en haies vives. Il est également une plante décorative pour les jardins.
Production et commerce international
Plusieurs parties végétales de Capparis tomentosa se vendent sur les marchés locaux.
Propriétés
Des alcaloïdes, des saponines et des tanins sont présents dans toutes les parties de la plante mais en quantités variables. Le L-stachydrine et le 3-hydroxy-4-méthoxy-3-méthyl-oxindole (des alcaloïdes) ont été isolés des racines ; ce dernier composé a montré une activité antispasmodique. Le 24-éthylcholestan-5-én-3-ol (un phytostérol) et l’acétate de N-benzoylphénylalanylaninol (un dérivé dipeptide) ont été isolés des racines.
L’extrait de feuilles a montré une nette activité contre le virus coxsackie. L’extrait des parties aériennes de Capparis tomentosa s’est avéré avoir une activité antimicrobienne significative in vitro contre les bactéries Staphylococcus aureus et Bacillus cereus, plus forte que le médicament de référence, l’ampicilline, et contre les champignons Aspergillus flavus et Candida albicans, comparable au médicament de référence, la griséofulvine.
Les racines sont certainement toxiques, mais les rapports sur le feuillage et les fruits sont contradictoires. L’empoisonnement d’ânes après avoir brouté les plantes de Capparis tomentosa a été répertorié dans le nord du Kenya, et la même chose pour les bovins, les moutons, les chèvres et les chameaux au Soudan, menant à l’hydrothorax, l’hydropéricarde et l’ascite. Un mélange de feuilles et de fruits était toxique pour les chameaux à une dose quotidienne de 5 g par kg de poids vif. Les agneaux et les zébus juvéniles nourris avec les feuilles sèches ont développé une faiblesse des membres, une allure chancelante et une perte d’appétit, et sont morts ultérieurement. D’autre part, le surpâturage de Capparis tomentosa par les chèvres a été observé près d’habitations humaines en Ouganda sans effets négatifs, et en Tanzanie Capparis tomentosa serait une des espèces de pâture de prédilection des zébus. Des accidents mortels ont été répertoriés chez quelques patients qui avaient absorbé des médicaments à base de racines de Capparis tomentosa.
Les graines contiennent environ 29% d’huile, qui consiste de 29% d’acide oléique, 26% d’acide linoléique, 23% d’acide palmitique et 21% d’acide stéarique.
Description
Arbuste ou petit arbre épineux, sempervirent, fortement ramifié, atteignant 5 (–10) m de haut, souvent à tiges grimpantes jusqu’à 8 m de long ; surface de l’écorce écailleuse, grise à gris-brun ; rameaux poilus. Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules se transformant en épines appariées recourbées jusqu’à 6(–10) mm de long ; pétiole de 0,5–1(–2) cm de long, articulé à la base ; limbe elliptique à oblong-ovale, de (2–)3–6,5(–10,5) cm × 1–4,5(–5,5) cm, base normalement arrondie, apex obtus à arrondi ou légèrement émarginé, papyracé à coriace, poilu mais devenant souvent glabre, pennatinervé à 5–7(–13) paires de nervures latérales. Inflorescence : courte grappe terminale, souvent ombelliforme, jusqu’à 3 cm de long, courtement pubescente, portant jusqu’à 15 fleurs, parfois les fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures. Fleurs bisexuées, légèrement zygomorphes, 4-mères ; pédicelle de 1,5–3,5 (–5) cm de long ; sépales libres, carénés, de 8–13 mm de long, coriaces, inégaux ; pétales libres, obovales, presque égaux, de 1,5–2,5 cm de long, blanc jaunâtre à blanc verdâtre ; étamines nombreuses, libres, de 3–4 cm de long, blanchâtres à rosées ; ovaire supère, longuement stipité, ovoïde à largement ellipsoïde, glabre, 1-loculaire, stigmate petit, sessile, aplati. Fruit : baie globuleuse, distinctement pédonculée, de 1,5–4,5(–6) cm de diamètre, lisse, orange-rouge à rouge brunâtre, à pulpe blanchâtre à rosée, juteuse à légèrement liégeuse, contenant de nombreuses graines. Graines ovoïdes à réniformes, de 1–1,5 cm de long, comprimées, brun foncé.
Autres données botaniques
Le genre Capparis comprendrait environ 250 espèces et se rencontrerait dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Cependant, il a été montré que le genre était polyphylétique, et la majorité des espèces d’Amérique tropicale ont été transférées à des genres séparés. Une douzaine d’espèces se rencontre en Afrique continentale tropicale.
Croissance et développement
Les tiges grimpantes montent dans d’autres arbustes et arbres, et bien que Capparis tomentosa puisse se développer en grand arbuste ou même en petit arbre, il a généralement besoin du soutien d’autres espèces ligneuses. Les fleurs s’ouvrent le matin et commencent à se faner au début de l’après-midi. En Afrique de l’Ouest, Capparis tomentosa fleurit habituellement pendant la seconde moitié de la saison sèche, et au Cameroun on peut le trouver en fleurs et en fruits pendant toute l’année, bien que la floraison soit la plus abondante pendant la saison des pluies d’avril à octobre. En Ethiopie aussi, des plantes fleuries ont été observées presque pendant toute l’année. En Afrique australe, il fleurit en août–novembre. Les fruits sont mûrs environ 4 mois après la floraison. Capparis tomentosa est une espèce de pâture importante pour les grands herbivores sauvages, dont les antilopes, le buffle, le rhinocéros et l’éléphant.
Ecologie
Capparis tomentosa se rencontre dans la brousse décidue et la savane boisée, souvent sur les termitières, en Afrique de l’Est jusqu’à 2500 m d’altitude. La pluviométrie annuelle moyenne dans son aire de répartition s’élève à 300–1250 mm. Il peut être dominant dans la végétation buissonnante et les fourrés, notamment en végétation secondaire.
Multiplication et plantation
Capparis tomentosa est souvent multiplié au moyen de sauvageons, mais également par bouturage.
Gestion
Les arbustes ou arbres peuvent être recépés et émondés. On a répertorié que Capparis tomentosa peut devenir une adventice sérieuse.
Maladies et ravageurs
En Ouganda, les larves du papillon Belenois aurota peuvent sérieusement endommager le feuillage de Capparis tomentosa.
Ressources génétiques
Capparis tomentosa est répandu, même commun dans de nombreuses régions, et il occupe des milieux divers. Il n’est donc pas menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Malgré son usage général en médecine traditionnelle, on sait peu de choses sur la phytochimie et les activités pharmacologiques de Capparis tomentosa. Le criblage préliminaire a montré une nette activité antimicrobienne qui mérite des recherches plus détaillées. Etant donné que les rapports sur la toxicité de diverses parties de la plante sont contradictoires, davantage de recherches s’imposent avant qu’on puisse recommander son usage sûr comme médicament, fourrage ou nourriture.
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Afriref references
Sources de l’illustration
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Auteur(s)
- G. Aweke, P.O. Box 4278, Addis Ababa, Ethiopia
Citation correcte de cet article
Aweke, G., 2013. Capparis tomentosa Lam. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). Prota 11(2): Medicinal plants/Plantes médicinales 2. PROTA, Wageningen, Pays Bas. Consulté le 3 avril 2025.
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