Physalis lagascae (PROTA)

De PlantUse Français
Révision de 29 janvier 2015 à 19:52 par Michel Chauvet (discussion | contributions)

(diff) ← Version précédente | Voir la version courante (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


Physalis lagascae Roem. & Schult.


Protologue: Syst. veg. 4: 679 (1819).
Famille: Solanaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Synonymes

  • Physalis micrantha Link (1821),
  • Physalis minima auct. non L.

Origine et répartition géographique

Originaire d’Amérique tropicale, Physalis lagascae est aujourd’hui réparti dans toutes les régions tropicales comme adventice. En Afrique tropicale, il est présent dans la plupart des pays.

Usages

Les feuilles s’utilisent en usage externe dans le traitement du pian et de la rougeole. On soulage la douleur des articulations en les frottant ou en les pansant avec des feuilles écrasées. Les feuilles s’appliquent aussi sur les plaies du ver de Guinée, ce qui les détruit et facilite leur extraction. Le jus des feuilles se prend par voie orale pour traiter l’amygdalite, la jaunisse, l’angor pectoris, la tachycardie et les maux d’estomac, ainsi que comme vermifuge. Les feuilles broyées sont utilisées dans le traitement des douleurs abdominales et vaginales et se prennent en infusion froide peu de temps avant l’accouchement pour aider à expulser le placenta. La purée de plante entière ajoutée à du vin de palme se prend pour soigner la fièvre.

En Ethiopie et au Kenya, les feuilles sont bouillies et consommées comme légume. Les fruits sont comestibles et se mangent crus.

Propriétés

Le jus de feuilles de Physalis lagascae est très amer et hémostatique. Les études chimiques et pharmacologiques menées sur cette espèce ont été publiées sous le nom de Physalis minima et ne peuvent pas être distinguées de celles réalisées sur d’autres espèces de Physalis pour lesquelles ce nom a été utilisé. Etant donné ses usages médicinaux, il est probable que Physalis lagascae contienne des lactones stéroïdiques appartenant aux types physaline et withanolide : physalines, physagulines, withangulatines, withanolides ; il se peut en outre qu’il contienne des vitastéroïdes.

Description

Plante herbacée annuelle atteignant 100 cm de haut, à tige érigée, décombante ou prostrée, poilue, à poils simples et multicellulaires de 1–4 mm de long et à poils minuscules, avec également des glandes sessiles. Feuilles disposées en spirale ou opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–4,5(–8) cm de long, légèrement ailé ; limbe ovale à lancéolé, de 1,5–7,5(–10,5) cm × 1–4,5(–7,5) cm, base cunéiforme, apex acuminé à obtus. Fleurs axillaires, solitaires, érigées ou inclinées, bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 2–5(–9) mm de long, s’allongeant chez le fruit jusqu’à 10 mm ; calice campanulé, 5-lobé, de 2–3,5 mm de long, anguleux à côtelé, accrescent à 1–2 cm de long chez le fruit ; corolle campanulée, de 4–5 mm de long, jaune verdâtre, jaune, blanche ou crème verdâtre, avec ou sans marques ou taches violacées ; étamines insérées près de la base du tube de la corolle, filets de 1,5–3 mm de long, anthères jaunâtres ; ovaire supère, 2-loculaire, style filiforme, stigmate capité. Fruit : baie globuleuse de 6–10 mm de diamètre, jaune verdâtre, jaune pâle ou jaune, visqueuse, contenant de nombreuses graines, enfermée dans le calice persistant, gonflé et vésiculaire. Graines arrondies ou à contour ovale, parfois réniformes, d’environ 2 mm × 1,5 mm.

Autres données botaniques

Le genre Physalis comprend environ 90 espèces, toutes originaires d’Amérique tropicale et d’Amérique tempérée, sauf une. Les espèces sont variables et confuses au point de vue taxinomique, et il n’existe aucune étude d’ensemble du genre. En Afrique tropicale, le nom Physalis minima a souvent été attribué à tort à Physalis lagascae.

Ecologie

Physalis lagascae est une adventice commune, présente aussi sur terrain perturbé, en particulier dans les zones saisonnièrement sèches.

Gestion

Les sources mentionnent que Physalis lagascae est cultivé, autant pour ses fruits et ses feuilles comestibles que pour ses usages médicinaux, mais aucun détail sur les meilleures techniques culturales n’est disponible.

Ressources génétiques

Physalis lagascae est répandu comme adventice et n’est donc pas sujet à l’érosion génétique. Des collections importantes de Physalis, dont Physalis lagascae, sont conservées au Mexique, au Guatemala, en Allemagne et aux Pays-Bas.

Perspectives

Les lactones stéroïdiques de type physaline et withanolide, isolées à partir des Physalis spp., présentent des activités très intéressantes, par ex. dans le domaine de l’inhibition des tumeurs. Il est cependant nécessaire d’approfondir les recherches quant à leur toxicité sur des cellules non malignes, afin d’évaluer pleinement leurs possibilités comme composés de base dans la recherche sur le cancer. Une monographie taxinomique de Physalis contribuera à la botanique et à d’autres domaines de recherche qui publient actuellement des résultats de recherche sous des noms erronés ou douteux.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Gonçalves, A.E., 2005. Solanaceae. In: Pope, G.V., Polhill, R.M. & Martins, E.S. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 8, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 124 pp.
  • Raju, V.S., Reddy, C.S. & Rajarao, K.G., 2007. The myth of ‘minima’ and ‘maxima’, the species of Physalis in the Indian subcontinent. Acta Phytotaxonomica Sinica 45(2): 239–245.
  • Tabuti, J.R.S., 2007. Status of non-cultivated food plants in Bulamogi County, Uganda. African Journal of Ecology 45(s1): 96–101.
  • Whitson, M. & Manos, P.S., 2005. Untangling Physalis (Solanaceae) from the Physaloids: a two-gene phylogeny of Physalinae. Systematic Botany 30: 216–230.

Autres références

  • Adjanohoun, E.J., Adjakidjè, V., Ahyi, M.R.A., Aké Assi, L., Akoègninou, A., d’Almeida, J., Apovo, F., Boukef, K., Chadare, M., Cusset, G., Dramane, K., Eyme, J., Gassita, J.N., Gbaguidi, N., Goudote, E., Guinko, S., Houngnon, P., Lo, I., Keita, A., Kiniffo, H.V., Kone-Bamba, D., Musampa Nseyya, A., Saadou, M., Sodogandji, T., De Souza, S., Tchabi, A., Zinsou Dossa, C. & Zohoun, T., 1989. Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques en République Populaire du Bénin. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 895 pp.
  • Geissler, P.W., Harris, S.A., Prince, R.J., Olsen, A., Achieng’ Odhiambo, R., Oketch-Rabah, H., Madiega, P.A., Andersen, A. & Mølgaard, P., 2002. Medicinal plants used by Luo mothers and children in Bondo district, Kenya. Journal of Ethnopharmacology 83: 39–54.
  • Hamill, F.A., Apio, S., Mubiru, N.K., Bukenya-Ziraba, R., Mosango, M., Maganyi, O.W. & Soejarto, D.D., 2003. Traditional herbal drugs of southern Uganda, 2: literature analysis and antimicrobial assays. Journal of Ethnopharmacology 84: 57–78.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Tabuti, J.R.S., Lye, K.A. & Dhillion, S.S., 2003. Traditional herbal drugs of Bulamogi, Uganda: plants, use and administration. Journal of Ethnopharmacology 88: 19–44.
  • Yamada, T., 1999. A report of the ethnobotany of the Nyindu in the eastern part of the former Zaire. African Study Monographs 20(1): 1–72.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2008. Physalis lagascae Roem. & Schult. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 5 avril 2025.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.