Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Pachira insignis (Rollet, Antilles)

Bombax malabaricum
Bernard Rollet, Arbres des petites Antilles, 2006
Pachira aquatica


[298]

Planche 24 : BOMBACACEAE. II. Ochroma pyramidale. A. Rameau avec fleur et fruit. B. Fruit. C. Plantule (détails). D. Écorce (coupe transversale). III. Quararibea turbinata. E. Rameau fructifié. F. Feuille. G. Écorce (coupe transversale). BOMBACACEAE INTRODUITES. I. Adansonia digitata. H. Fruit. II. Pachira insignis. I. Fruit.

Pachira insignis (Sw.) Savigny in Lam., Encycl. 4 : 690 (1798).

Noms vernaculaires : Châtaignier, Châtaignier marron, Cacao sauvage (Guadeloupe, Martinique). Châtaigne, Wild chataigne (Trinidad où il est indigène en forêt marécageuse).

Description : Grand arbre sempervirent, originaire du Nord de l’Amérique du Sud ; cultivé et en voie de naturalisa-


[299]

tion par places dans les Petites Antilles ; dépasse 1 m de diamètre ; tronc inerme. Feuilles : alternes composées-palmées, 5-7 folioles obovales beaucoup plus grandes que P. aquatica, jusqu’à 45 cm de long, subsessiles. Fleurs : 5 pétales de 10 × 2 cm, brun rouge très voyants ; étamines groupées en 10 faisceaux d’environ 50, toutes blanches. Fruits : 20-25 cm de long, 18-20 cm de diamètre, ovoïdes tomenteux brun-noirâtre.

Usages : Arbre ornemental et d’alignement (Vernou et Jardin d’Essai Pointe-à-Pitre, Guadeloupe) ; graines comestibles rôties ; bois mou, léger, peu durable, utilisé en caisserie (MARSHALL) et comme leurre pour les insectes parasites dans les plantations de cacao (WILLIAMS & WILLIAMS).

Bibliographie : (*Iconographie ; ** couleur). FOURNET 1978 ; HOYOS** 1983 ; LITTLE and al. * 1974 ; MARSHALL 1939 ; WILLIAMS & WILLIAMS 1951.


Anatomie du bois

Pachira insignis :coupe transversale (en haut à gauche), coupe tangentielle (en haut à droite), coupe radiale (en bas) (P. Détienne & P. Jacquet)

Pachira aquatica, Pachira insignis :

  • Bois parfait blanchâtre ou beige très clair, indistinct de l’aubier, tendre et léger (0,35-0,50 g/cm3), à grain plutôt grossier, à maille peu ou pas visible.
  • Pores disséminés, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3, au nombre de 4 à 8 par mm2, distincts à l’œil nu (diamètre de 160 à 200 μm). Perforations des éléments vasculaires uniques ; taille des ponctuations intervasculaires de l’ordre de 10-11 μm.
  • Parenchyme en chaînettes alternant régulièrement avec 1, parfois 2, rangées de fibres. Files de cellules étagées, composées de 6 à 8 éléments. Corpuscules de silice fréquents.
  • Rayons 3- à 6-sériés, non étagés, au nombre de 4 à 6 par mm, de structure hétérogène : cellules couchées à allongement horizontal moyen au centre et cellules carrées en bordure et aux extrémités. Ponctuations radiovasculaires légèrement plus grosses que les intervasculaires. Présence sporadique de cristaux.
  • Fibres à ponctuations simples.