Drypetes chevalieri (PROTA) : Différence entre versions
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− | == | + | == Description == |
Arbuste ou petit arbre monoïque ou dioïque atteignant 6 m de haut ; jeunes tiges à poils dressés jaunes à orange. Feuilles alternes, distiques, simples ; stipules petites, tombant rapidement ; pétiole atteignant 4 mm de long ; limbe ovale à orbiculaire, de 5–18 cm × 2–7,5 cm, base asymétrique, l’un des côtés profondément cordé, chevauchant le rameau, l’autre arrondi à cordé, amplexicaule sur les jeunes pousses latérales, apex longuement acuminé, bords brusquement dentés, à 6–8 paires de nervures latérales en boucle. Fleurs axillaires, unisexuées, régulières ; pétales absents ; fleurs mâles par groupes de 2–3, à pédicelle atteignant 2 mm de long, sépales 4, petits, à poils courts, étamines 8–15 ; fleurs femelles solitaires, à pédicelle atteignant 8 mm de long, sépales 4, triangulaires à arrondis, d’environ 2 mm de long, à poils courts, vert jaunâtre, ovaire supère, légèrement bilobé, à denses poils blancs, 2-loculaire, styles 2, d’environ 1 mm de long, stigmate grand, bilobé, aplati. Fruit : drupe ellipsoïde atteignant 2,5 cm de long, à poils courts, lisse, jaune à orange, contenant 2 graines. Graines ovoïdes comprimées, ivoire pâle à brunes. | Arbuste ou petit arbre monoïque ou dioïque atteignant 6 m de haut ; jeunes tiges à poils dressés jaunes à orange. Feuilles alternes, distiques, simples ; stipules petites, tombant rapidement ; pétiole atteignant 4 mm de long ; limbe ovale à orbiculaire, de 5–18 cm × 2–7,5 cm, base asymétrique, l’un des côtés profondément cordé, chevauchant le rameau, l’autre arrondi à cordé, amplexicaule sur les jeunes pousses latérales, apex longuement acuminé, bords brusquement dentés, à 6–8 paires de nervures latérales en boucle. Fleurs axillaires, unisexuées, régulières ; pétales absents ; fleurs mâles par groupes de 2–3, à pédicelle atteignant 2 mm de long, sépales 4, petits, à poils courts, étamines 8–15 ; fleurs femelles solitaires, à pédicelle atteignant 8 mm de long, sépales 4, triangulaires à arrondis, d’environ 2 mm de long, à poils courts, vert jaunâtre, ovaire supère, légèrement bilobé, à denses poils blancs, 2-loculaire, styles 2, d’environ 1 mm de long, stigmate grand, bilobé, aplati. Fruit : drupe ellipsoïde atteignant 2,5 cm de long, à poils courts, lisse, jaune à orange, contenant 2 graines. Graines ovoïdes comprimées, ivoire pâle à brunes. | ||
− | + | == Autres données botaniques == | |
− | + | Le genre ''Drypetes'' comprend environ 210 espèces, réparties dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Une soixantaine d’espèces se trouvent en Afrique continentale et une quinzaine dans les îles de l’océan Indien. Plusieurs autres espèces de ''Drypetes'' sont utilisées en médecine en Afrique de l’Ouest. | |
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+ | ''[[Drypetes ivorensis]]'' Hutch. & Dalziel est présent du Liberia au Cameroun. En Côte d’Ivoire, on écrase l’écorce et les fruits pour confectionner un pansement destiné à faire mûrir les abcès. L’écorce, qui est toxique, sert à fabriquer un appât pour empoisonner les rats et les souris. Au Liberia, les fruits se consomment. On fabrique de petits mortiers à riz avec le bois. | ||
+ | === ''Drypetes leonensis'' === | ||
+ | ''[[Drypetes leonensis]]'' Pax se rencontre depuis la Guinée jusqu’en Centrafrique, au Gabon et en R.D. du Congo. On fait boire aux enfants une macération à base d’écorce de tige et de vin de palme pour traiter les coliques. Le scorbut se traite avec une inhalation de la vapeur d’écorce bouillie, ou un bain de bouche avec une décoction d’écorce. | ||
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− | * G.H. Schmelzer | + | * G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands |
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− | Consulté le {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}. | + | Schmelzer, G.H., 2008. '''Drypetes chevalieri''' Beille. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}. |
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Introduction |
Drypetes chevalieri Beille
- Protologue: Bull. Soc. Bot. France 61, Mém. 8: 293 (1917).
- Famille: Euphorbiaceae (APG: Putranjivaceae)
Origine et répartition géographique
Drypetes chevalieri est présent du Liberia jusqu’au Congo.
Usages
Au Liberia, le jus des feuilles et des rameaux se prend pour traiter la dysenterie et d’autres problèmes intestinaux. En Côte d’Ivoire, la poudre de feuilles se prise pour traiter les rhumes, la sinusite et les affections bronchiques.
Au Nigeria, les branches très ramifiées servent à faire des balais.
Propriétés
Un extrait de la tige séchée a produit un stérol (l’érythrodiol), des triterpènes (drypéchévaline A et drypéchévaline B), du lupéol, du lupéone, du putranjivadione et de la friedéline.
Description
Arbuste ou petit arbre monoïque ou dioïque atteignant 6 m de haut ; jeunes tiges à poils dressés jaunes à orange. Feuilles alternes, distiques, simples ; stipules petites, tombant rapidement ; pétiole atteignant 4 mm de long ; limbe ovale à orbiculaire, de 5–18 cm × 2–7,5 cm, base asymétrique, l’un des côtés profondément cordé, chevauchant le rameau, l’autre arrondi à cordé, amplexicaule sur les jeunes pousses latérales, apex longuement acuminé, bords brusquement dentés, à 6–8 paires de nervures latérales en boucle. Fleurs axillaires, unisexuées, régulières ; pétales absents ; fleurs mâles par groupes de 2–3, à pédicelle atteignant 2 mm de long, sépales 4, petits, à poils courts, étamines 8–15 ; fleurs femelles solitaires, à pédicelle atteignant 8 mm de long, sépales 4, triangulaires à arrondis, d’environ 2 mm de long, à poils courts, vert jaunâtre, ovaire supère, légèrement bilobé, à denses poils blancs, 2-loculaire, styles 2, d’environ 1 mm de long, stigmate grand, bilobé, aplati. Fruit : drupe ellipsoïde atteignant 2,5 cm de long, à poils courts, lisse, jaune à orange, contenant 2 graines. Graines ovoïdes comprimées, ivoire pâle à brunes.
Autres données botaniques
Le genre Drypetes comprend environ 210 espèces, réparties dans toutes les régions tropicales et subtropicales. Une soixantaine d’espèces se trouvent en Afrique continentale et une quinzaine dans les îles de l’océan Indien. Plusieurs autres espèces de Drypetes sont utilisées en médecine en Afrique de l’Ouest.
Drypetes ivorensis
Drypetes ivorensis Hutch. & Dalziel est présent du Liberia au Cameroun. En Côte d’Ivoire, on écrase l’écorce et les fruits pour confectionner un pansement destiné à faire mûrir les abcès. L’écorce, qui est toxique, sert à fabriquer un appât pour empoisonner les rats et les souris. Au Liberia, les fruits se consomment. On fabrique de petits mortiers à riz avec le bois.
Drypetes leonensis
Drypetes leonensis Pax se rencontre depuis la Guinée jusqu’en Centrafrique, au Gabon et en R.D. du Congo. On fait boire aux enfants une macération à base d’écorce de tige et de vin de palme pour traiter les coliques. Le scorbut se traite avec une inhalation de la vapeur d’écorce bouillie, ou un bain de bouche avec une décoction d’écorce.
Ecologie
Drypetes chevalieri est présent dans les forêts humides ou sèches, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1000 m d’altitude.
Ressources génétiques
Drypetes chevalieri est relativement commun dans son aire de répartition et n’est probablement pas menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Drypetes chevalieri a plusieurs usages médicinaux. La recherche a montré la présence de plusieurs composés actifs au plan phytochimique, mais un approfondissement est nécessaire pour évaluer son potentiel.
Références principales
- Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.
- Hawthorne, W. & Jongkind, C., 2006. Woody plants of western African forests: a guide to the forest trees, shrubs and lianes from Senegal to Ghana. Kew Publishing, Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 1023 pp.
- Wansi, J.D., Wandje, J., Kamdem, W.A.F., Ndom, J.C., Ngeufa, H.E., Chiozem, D.D., Chi Shirri, J., Choudhary, M.I., Tsabang, N., Tillequin, F. & Fomum, Z.T., 2006. Triterpenoids from Drypetes chevalieri Beille (Euphorbiaceae). Natural Product Research 20(6): 586–592.
Autres références
- Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
- Wurdack, K.J., Hoffmann, P., Samuel, R., de Bruijn, A., van der Bank, M. & Chase, M.W., 2004. Molecular phylogenetic analysis of Phyllanthaceae (Phyllanthoideae pro parte, Euphorbiaceae sensu lato) using plastid rbcL DNA sequences. American Journal of Botany 91(11): 1882–1900.
Auteur(s)
- G.H. Schmelzer, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Schmelzer, G.H., 2008. Drypetes chevalieri Beille. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.
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