Salacia mannii (PROTA)
Introduction |
Salacia mannii Oliv.
- Protologue: Fl. trop. Afr. 1: 376 (1868).
- Famille: Celastraceae (Hippocrateaceae)
Synonymes
- Salacia soyauxii Loes. (1894).
Origine et répartition géographique
Salacia mannii est présent du Nigeria à la R.D. du Congo, en passant par le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon. Il n’a pas été répertorié au Congo.
Usages
Les tiges de Salacia mannii sont extrêmement résistantes et en R.D. du Congo, elles servent à confectionner des pièges pour capturer des éléphants. De nombreuses espèces de Salacia produisent des fruits comestibles, mais cela n’a pas été confirmé pour cette espèce en particulier.
Botanique
Buisson arbustif, parfois grimpant, atteignant 6 m de haut, ou liane ligneuse atteignant 15 m de haut ; écorce verruqueuse, lenticellée ; rameaux verts devenant brun rougeâtre. Feuilles opposées ou subopposées, simples ; stipules absentes ; pétiole de 3–10 mm de long ; limbe elliptique, de 8–23 cm × 2,5–9 cm, arrondi à obtus à la base, acuminé à l’extrémité, bord entier ou légèrement denté, vert profond et brillant au-dessus, plus clair au-dessous, à 5–8 paires de nervures secondaires. Inflorescence : glomérule axillaire avec jusqu’à 10 fleurs. Fleurs bisexuées, jaunes à blanchâtres, de 5–10 mm de diamètre ; pédicelle de 5–24 mm de long ; calice 5-lobé, lobes inégaux, atteignant 2,5 mm de large ; pétales 5, blanc crème, libres, de 2–5 mm × 1,5–2 mm ; étamines 3, jaunes, de 0,5–1,5 mm de long ; ovaire 3-loculaire, jaune, style faiblement 3-lobé, très court. Fruit ovoïde à elliptique, de 4–7 cm × 2,5–3,5 cm, à base et extrémité atténuées, orange-rouge à maturité, contenant 2–6 graines. Graines de 10–22 mm de long.
Le genre Salacia comprend 180–200 espèces réparties dans les régions tropicales, avec environ 30 espèces en Amérique et environ 90 en Afrique. Les forêts du Cameroun et du Gabon hébergent environ 60 espèces et Madagascar seulement 2.
Ecologie
Salacia mannii est présent en forêt et forêt-galerie du niveau de la mer jusqu’à 900 m d’altitude.
Ressources génétiques
Il n’existe aucune collection connue de ressources génétiques de l’espèce et il n’y a visiblement aucune menace pour Salacia mannii.
Perspectives
Comme ressource végétale, Salacia mannii ne jouera pas un rôle important à l’avenir à moins que de nouvelles utilisations soient découvertes.
Références principales
- Hallé, N., 1990. Celastraceae (Hippocrateoideae). Flore du Cameroun. Volume 32. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 247 pp.
- Wilczek, R., 1960. Hippocrateaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 9. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 133–232.
Autres références
- Hallé, N., 1962. Monographie des Hippocratéacées d'Afrique occidentale. Mémoires de l' Institut Francais d'Afrique Noire 64: 1–245.
- Keay, R.W.J. & Blakelock, R.A., 1958. Celastraceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 623–634.
- Lebrun, J.P. & Stork, A.L., 2010. Tropical flowering plants; ecology and distribution. Volume 5: Buxaceae-Simaroubaceae. Editions des Conservatoire et Jardin botaniques de la ville de Genève, Switzerland. 415 pp.
Auteur(s)
- C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Consulté le 1 avril 2025.
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