Podocarpus latifolius (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
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Fruit | |
Médicinal | |
Bois d'œuvre | |
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Podocarpus latifolius (Thunb.) R.Br. ex Mirb.
- Protologue: Mém. Mus. natl. Hist. nat., Paris 13: 75 (1825).
- Famille: Podocarpaceae
Synonymes
- Podocarpus milanjianus Rendle (1894).
Noms vernaculaires
- Real yellowwood, East African yellowwood, broad-leaved yellowwood, red-fruited podo (En).
- Pinho do muxito (Po).
Origine et répartition géographique
Podocarpus latifolius se rencontre en forêt montagnarde depuis le sud du Soudan, en passant par l’est de Afrique centrale et par l’Afrique de l’Est, jusqu’au Zimbabwe, au Mozambique, au Swaziland et à l’est et au sud de l’Afrique du Sud, où il descend jusqu’au niveau de la mer. On le trouve également sur les hautes terres du sud-est du Nigeria et de l’ouest du Cameroun, et sa présence a été signalée sur un inselberg en Guinée équatoriale. Il est parfois planté comme arbre ornemental sur son aire de répartition naturelle.
Usages
Le bois, souvent commercialisé sous le nom de “podo”, est très apprécié pour les meubles et la construction navale, par ex. pour les mâts et les planches, mais il est également utilisé pour les poteaux, les lambris, les boîtes, les placages et le contreplaqué. Il est prisé pour fabriquer des billots de boucher parce qu’il est assez dur, sans odeur, et ne s’use pas facilement. Il convient pour la construction, les revêtements de sol, la menuiserie, les boiseries intérieures, les châssis de véhicules, les traverses de chemin de fer, les jouets, les bibelots, les outils agricoles, les instruments de musique, les cercueils, les récipients alimentaires, les cuves, la sculpture, le modelage pour la fonderie, les allumettes, le tournage, les panneaux durs et panneaux de particules. Il est également utilisé comme bois de feu, et considéré comme bois de trituration de bonne qualité.
Les gens consomment parfois les réceptacles charnus situés à la base des graines. Au Kenya, l’infusion d’écorce se prend pour traiter les maux d’estomac. En Ouganda, la décoction de feuilles se prend comme vermifuge. Dans la région de Mau, au Kenya, l’écorce sert de couvercle étanche pour les ruches. Podocarpus latifolius est planté comme arbre d’ornement et d’alignement, en raison de son allure caractéristique, avec sa silhouette conique et ses feuilles luisantes vert foncé. Il sert également d’arbre d’ombrage dans les plantations de cacao et de café et les bananeraies. C’est l’arbre national de l’Afrique du Sud.
Production et commerce international
Jadis, il y avait une forte demande en bois de Podocarpus latifolius en Afrique australe, en particulier pour les revêtements de sol, les meubles et les traverses de chemin de fer, et il était récolté à grande échelle. De nos jours, le commerce international de bois d’œuvre de Podocarpus latifolius est très limité. En Afrique du Sud, on a estimé qu’on récoltait en moyenne 750 m³/an de bois rond de “yellowwood” (des Afrocarpus et Podocarpus spp.), dont la majeure partie est probablement composée de Podocarpus latifolius. Les volumes vendus aux enchères en Afrique du Sud s’élevaient à 225 m³ en 1997 et 260 m³ en 1998. Il n’y a aucune information sur la production et le commerce d’autres régions, mais dans de nombreux pays l’abattage illégal de cette essence précieuse se poursuit.
Propriétés
Le bois de cœur, brun jaunâtre pâle, ne se démarque pas de l’aubier. Le fil est droit, parfois spiralé, le grain est fin et régulier. Des stries rougeâtres de bois de compression peuvent se présenter. Le bois n’a ni résine ni odeur particulière.
C’est un bois moyennement léger, d’une densité de 460–510(–610) kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche généralement à l’air sans problème, mais une déformation, des fentes en bout et un gauchissement peuvent survenir ; il est recommandé de le disposer en piles serrées et de charger lourdement. Le séchage au four doit être effectué à basse température. La durée recommandée du séchage à l’air est de 4–5 semaines, suivie de 5–6 jours de séchage au four pour obtenir des résultats optimaux. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont de 2,0%–3,9% radialement et de 3,7–6,1% tangentiellement. Une fois sec, le bois est stable en service.
Pour du bois d’origine soudanaise, à 12% d’humidité, le module de rupture est de 81 N/mm², le module d’élasticité de 5100 N/mm², la compression axiale de 47 N/mm², le cisaillement de 16 N/mm² et la dureté Janka de flanc de 6030 N.
C’est un bois facile à scier et à travailler aussi bien à la machine qu’à la main, et qui a peu d’effets d’usure sur les lames de coupe. Le rabotage donne un beau fini. Le bois a tendance à se fendre sous les clous et on recommande des avant-trous ; il retient bien les vis. Il faut utiliser des supports lors du forage et du mortaisage en raison de sa fragilité. Les propriétés de collage, de peinture, de vernissage et de coloration sont moyennement bonnes. Le cintrage à la vapeur donne des résultats moyens, mais les propriétés de tournage sont bonnes. Les caractéristiques de déroulage et de tranchage sont bonnes ; on peut tirer du bois des placages de bonne qualité mais cassants. Ce n’est pas un bois durable, car il est sensible au bleuissement et aux attaques de vrillettes, de scolytes, de capricornes, de termites et de térébrants marins. Il est perméable aux produits de conservation. Il résiste aux acides. Le bois de Podocarpus latifolius d’origine soudanaise a une forte teneur en lignine et s’avère difficile à réduire en pâte.
Plusieurs dilactones norditerpènes cytotoxiques ont été isolées de l’écorce de Podocarpus latifolius ; du bois, on a isolé une lactone, l’inumakilactone B ; des feuilles, on a isolé de l’hévéaflavone, de l’amentoflavone et leurs dérivés.
Falsifications et succédanés
Le bois d’Afrocarpus falcatus (Thunb.) C.N.Page ressemble beaucoup à celui de Podocarpus latifolius et est utilisé pour les mêmes usages ; il est également connu sous le nom de “yellowwood”.
Description
- Arbre dioïque, sempervirent, de taille moyenne à assez grande, atteignant 35(–40) m de haut ; arbuste ou petit arbre rabougri à altitudes élevées ; fût dépourvu de branches jusqu’à 10(–20) m de haut, habituellement droit et cylindrique, atteignant 150(–300) cm de diamètre, parfois avec des contreforts à la base ; surface de l’écorce brun grisâtre à gris foncé, plutôt lisse, se desquamant en longues bandes, ou fissurée longitudinalement, écorce interne rose pâle ; rameaux sillonnés par la base décurrente des feuilles.
- Feuilles disposées en spirale ou presque opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole indistinct, court ; limbe linéaire-elliptique, de (2–)3,5–10(–18) cm × 5–12 mm, cunéiforme à la base, aigu à acuminé à l’apex, coriace, glabre, vert glauque à vert foncé, à nervure principale unique et plusieurs canaux résinifères.
- Cônes mâles axillaires, solitaires ou plus rarement par groupes de 2, presque sessiles, de 1–5 cm × 3–5 mm, rosé à rougeâtre ; écailles nombreuses, disposées en spirale, chacune comportant 2 sacs polliniques.
- Cônes femelles terminaux sur courte ramille feuillée ou écaillée, solitaires, à 1–2 écailles fertiles, munis à la base d’un réceptacle renflé et charnu de 8–18 mm de long, vert glauque virant au rose à violet rougeâtre ou noirâtre.
- Graines drupacées, globuleuses à obovoïdes, de 7–12 mm de long, vert glauque à grisâtre, tégument légèrement ligneux, enfermées dans une enveloppe coriace.
Autres données botaniques
Le genre Podocarpus comprend presque 100 espèces et est très répandu dans l’hémisphère Sud, d’où il remonte vers le nord vers l’Amérique centrale, le sud de la Chine et le sud du Japon. Sur le continent africain, il y a environ 3 espèces, et à Madagascar à peu près 5. Afrocarpus a été séparé de Podocarpus en 1988, essentiellement sur la base de l’absence de réceptacle charnu à la base de la graine et du nombre de chromosomes, mais cela ne fait pas encore consensus. Cependant, des données moléculaires étayent la distinction d’Afrocarpus et de Podocarpus.
Podocarpus madagascariensis
Podocarpus madagascariensis Baker est endémique de Madagascar, où il est présent en forêt dans les montagnes à 800–2400 m d’altitude. C’est un petit arbre atteignant 15(–30) m de haut, dont le fût atteint 30(–60) cm de diamètre. Le bois jaune grisâtre est utilisé pour la construction des maisons locales, pour les revêtements de sol et la menuiserie.
En Afrique du Sud il y a deux autres Podocarpus spp., dont le bois a les mêmes usages que celui de Podocarpus latifolius : Podocarpus elongatus (Aiton) L’Hér. ex Pérs., endémique du Cap-Occidental, et Podocarpus henkelii Stapf ex Dallim. & A.B.Jacks., endémique du Kwazulu-Natal et du Cap-Oriental. Podocarpus ensiculus Melville, décrit en Tanzanie, peut être un synonyme de Podocarpus henkelii.
Anatomie
Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois de conifères) :
- Cernes de croissance : (40 : limites de cernes distinctes) ; (41 : limites de cernes indistinctes ou absentes) ; (43 : transition graduelle entre le bois initial et le bois final).
- Trachéides : 44 : ponctuations des parois radiales (principalement) unisériées (bois initial uniquement) ; (56 : torus présent (uniquement dans les ponctuations des trachéides du bois initial)).
- Parenchyme axial : 72 : présence de parenchyme axial ; (73 : parenchyme axial diffus (dissémination homogène dans l’ensemble du cerne)) ; 74 : parenchyme axial en lignes tangentielles ; 76 : parois horizontales lisses.
- Composition des rayons : (79 : trachéides transversales normalement présentes) ; 80 : trachéides transversales absentes ou très rares ; 81 : parois des trachéides transversales lisses ; 85 : parois terminales des cellules du parenchyme des rayons lisses (sans ponctuations) ; 87 : parois horizontales des cellules du parenchyme des rayons lisses (sans ponctuations).
- Ponctuation des champs de croisement trachéides-rayons : (91 : ponctuations des champs de croisement pinoïdes (ponctuations simples ou avec une aréole très étroite)) ; (93 : ponctuations des champs de croisement cupressoïdes (orifice rétréci, ovoïde, entièrement compris dans l’aréole)) ; 98 : 1–3 ponctuations par champ de croisement (bois initial uniquement).
- Taille des rayons : 103 : hauteur des rayons moyenne (5–15 cellules) ; 107 : rayons exclusivement unisériés.
Croissance et développement
La croissance de Podocarpus latifolius est lente dans la nature ; pour les arbres ayant un diamètre de fût compris entre 10 cm et 90 cm, l’accroissement moyen du diamètre est de 0,2–0,3 cm/an. En culture, les taux de croissance sont en général également assez faibles, mais ils dépendent de la fertilité du sol et de l’eau disponible. Pour des arbres âgés de 32 ans au Rwanda, on a noté une croissance en hauteur de 30–56 cm/an, et une croissance du diamètre de 4–13 mm/an.
Des arbres de 8–10 m de haut peuvent déjà fructifier. Au Kenya, la période de fructification est en mars–avril. Les singes et des oiseaux tels que les calaos et les touracos se nourrissent du réceptacle charnu à la base de la graine, et en rejetant la graine qui reste indemne, ils jouent le rôle de disséminateurs. Cependant, la plupart des graines ne s’éloignent guère de l’arbre-mère. Les potamochères mangent les réceptacles et les graines après leur chute. Mais des études montrent que les graines qui sont passées par l’appareil digestif des potamochères ont un taux de germination très faible, de 2% comparé aux 70% enregistrés chez des graines témoin. On trouve souvent des nids d’abeilles dans les Podocarpus latifolius creux. En haute montagne, au-dessus de 2600 m, les arbres, généralement rabougris, font rarement plus de 10 m de haut, et sont couverts de lichens et de mousses ; sur les versants montagneux exposés, il a parfois le port d’un arbuste qui dépasse à peine 2 m de haut.
Ecologie
En Afrique de l’Est, Podocarpus latifolius est présent dans les forêts de montagne à 900–3200(–3500) m d’altitude. Il préfère une pluviométrie annuelle de 1000–2000 mm et des températures annuelles moyennes de 9–19°C. A haute altitude et dans les endroits humides, il est souvent dominant, et il préfère habituellement des sites ayant une pluviométrie annuelle plus élevée qu’Afrocarpus falcatus. Podocarpus latifolius peut être dominant dans la végétation climacique des parties basses et intermédiaires de la zone montagneuse, aux côtés des Olea spp. Par endroits, il est présent en peuplements quasiment purs, surtout au-dessus de 2600 m d’altitude, et il peut également être associé avec des bambous. En Afrique australe, on peut le trouver du niveau de la mer à la forêt de montagne jusqu’à 2300 m d’altitude. En Afrique du Sud, il est caractéristique de ce qu’on appelle la forêt knysna, un type de forêt sempervirente subtropicale de la région sud du Cap, qui compte environ 60 000 ha. En Guinée équatoriale, Podocarpus latifolius a été trouvé en forêt sur les pentes rocailleuses d’un inselberg à 750 m d’altitude. Podocarpus latifolius est sensible à la sécheresse. Il tolère un léger gel, mais les jeunes semis y sont sensibles. Il est décrit comme une essence de demi-ombre. Il pousse bien sur les sols profonds, fertiles et bien drainés. En culture, une couche de paillis sur le sol lui est bénéfique. Des études en Afrique du Sud ont montré que la régénération naturelle de Podocarpus latifolius était abondante, surtout dans les petites et moyennes trouées forestières.
Multiplication et plantation
Le poids de 1000 graines est de 360–600 g. Le réceptacle charnu doit être ôté de la graine. Les graines fraîches doivent être nettoyées et semées dans les 4 jours dans un mélange de compost bien mûr et de sable lavé. Elles lèvent en 1–2 mois et le taux de germination atteint 80%. Il a été recommandé de faire éclater le tégument pour accélérer la germination. Les graines se conservent jusqu’à un an dans un endroit frais sans trop perdre leur capacité de germination, mais il faut éviter la perte d’humidité. Des graines conservées dans des sachets en polyéthylène perforé avec de la sciure humide présentaient un taux de germination de 72% au bout d’un an. Lors du repiquage, il faut veiller à ne pas endommager le pivot. Les semis doivent être bien arrosés. Il est recommandé de planter à l’ombre, non en pleine lumière, mais dans un essai mené en Afrique du Sud, ce sont les semis cultivés sans ombrage qui ont eu la meilleure croissance. On récolte parfois des sauvageons pour la plantation.
Gestion
Les jeunes arbres peuvent être recépés jusqu’à ce qu’ils atteignent la taille d’une perche. Chez les arbres plus grands, les branches se mettent à retomber et on pratique souvent un élagage. Dans la forêt naturelle dans le sud de la région du Cap en Afrique du Sud, les arbres sont récoltés de manière sélective selon un cycle d’abattage de 10 ans, et choisis en fonction des critères de maturité visibles de l’extérieur.
Maladies et ravageurs
Un chancre connu sous le nom de maladie rose et dû à Erythricium salmonicolor a été observé en Afrique du Sud. Il touche toutes sortes d’espèces d’arbres. Les graines sont généralement attaquées par les insectes, qui peuvent provoquer des pertes considérables.
Traitement après récolte
Les grumes sont sensibles aux insectes et aux attaques fongiques et doivent être débardées de la forêt et transformées dès que possible après l’abattage ou traitées. Il faut les plonger dans une solution antifongique contre les taches de sève immédiatement après leur transformation et avant l’empilement pour empêcher leur décoloration par le bleuissement.
Ressources génétiques
Podocarpus latifolius est répandu et assez commun dans de nombreuses régions de son aire de répartition. Cependant, il a fait l’objet depuis plusieurs décennies d’un abattage à grande échelle et les arbres de grande taille sont devenus peu communs. Au Rwanda, par exemple, Podocarpus latifolius est devenu assez rare à la suite d’une exploitation intensive. Au Zimbabwe, sa présence est trop disséminée pour qu’il ait un intérêt commercial. Podocarpus latifolius bénéficie d’une protection légale en Afrique du Sud. Il figure sur la Liste rouge de l’UICN, mais il est considéré comme étant encore à faible risque.
Perspectives
Podocarpus latifolius fournit un bois d’œuvre de grande valeur et mérite à ce titre davantage d’attention de la part des chercheurs. Cependant, ses perspectives comme bois d’œuvre de plantation à valeur commerciale, pour remplacer par exemple les plantations de pins exotiques, semblent limitées en raison de son faible taux de croissance. Le rendement d’une forêt naturelle gérée selon une approche durable est très faible.
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Sources de l'illustration
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Auteur(s)
- J.M. Okeyo, TSBF-CIAT, World Agroforestry Centre (ICRAF), P.O. Box 30677, Gigiri, Nairobi, Kenya
Citation correcte de cet article
Okeyo, J.M., 2008. Podocarpus latifolius (Thunb.) R.Br. ex Mirb. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 décembre 2024.
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