Vipérine (Cazin 1868)

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Viorne
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Vulvaire


[1138]

Nom accepté : Echium vulgare


VIPERINE. Echium vulgare. L.

Echium vulgare. C. Bauh., J. Bauh., Park., Ger., Tourn.

Vipérine commune, — herbe aux vipères.

BORRAGINÉES. — BORRAGÉES. Fam. nat. — PENTANDRIE MONOGYNIE.


Cette plante bisannuelle abonde dans les champs, dans les bois, au bord des chemins.

Description. — Racine de la grosseur du pouce, épaisse, dure, pivotante. - Tige de 40 à 60 centimètres, dressée, dure, cylindrique, d'un brun rougeâtre, chargée de poils raides, blancs, portés sur des tubercules noirâtres. — Feuilles longues, ovales oblongues, pointues ; les radicales plus grandes, atténuées en pétiole, munies de poils rudes, étalées en rosette sur la terre ; les caulinaires étroites, sessiles, semi-amplexicaules. — Fleurs d'une belle couleur bleue, en grappes recourbées, foliacées, formant dans leur ensemble une panicule feuillée (juin-septembre). — Calice hérissé de poils, à cinq divisions étroites. — Corolle à tube court, dont la gorge est dépourvue d'appendice ; limbe à cinq lobes inégaux. — Cinq étamines dépassant la corolle. — Style à stigmate bifide. — Quatre akènes nus, renfermés dans le calice durci.

Cette plante, qui contient beaucoup de nitre, peut être employée, ainsi que la lycopside (Voyez LYCOPSIDE, page 607) comme succédanée de la bourrache et de la buglose, dans les lieux où celles-ci sont plus rares. (Voyez BOURRACHE, page 210, et BUGLOSE, page 222.)