Vigna umbellata (PROTA)

De PlantUse Français
Aller à : navigation, rechercher
Prota logo vert.gif
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Céréale / légume sec Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, rameau en fleurs et en fruits ; 2, graines. Source: PROSEA
port de la plante en fleurs
port de la plante
fleurs
fleur
graines

Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi & Ohashi


Protologue: Journ. Jap. Bot. 44(1) : 31 (1969).
Famille: Papilionaceae (Leguminosae - Papilionoideae, Fabaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Phaseolus calcaratus Roxb. (1832),
  • Vigna calcarata (Roxb.) Kurz (1876).

Noms vernaculaires

  • Haricot riz (Fr).
  • Rice bean, red bean, climbing mountain bean (En).
  • Feijão arroz (Po).

Origine et répartition géographique

Le haricot riz est originaire d’Asie, où il est présent à l’état sauvage depuis l’Inde et la Chine centrale jusqu’à la Malaisie, en passant par l’Indochine. Il a été introduit par les Arabes en Egypte, le long de la côte est de l’Afrique et dans les îles de l’océan Indien. De nos jours, le haricot riz est largement cultivé en Asie tropicale, et dans une moindre mesure aux îles Fidji, aux Etats-Unis, en Australie, dans le sud-ouest de l’Asie, et dans la partie tropicale de l’Afrique et de l’Amérique. En Afrique tropicale, il est cultivé en Afrique de l’Ouest, en Afrique de l’Est et dans les îles de l’océan Indien et, moins souvent, en Afrique centrale et australe.

Usages

Les graines mûres et sèches du haricot riz se consomment comme légume sec. On les fait généralement cuire à l’eau pour les manger avec du riz ou à la place du riz, souvent en soupe ou en ragoût, par ex. au Ghana. A Madagascar, la farine des graines germées séchées fait partie des compléments alimentaires donnés aux enfants. Le haricot riz est peu prisé en Inde, parce qu’il n’est pas facile d’en faire du dal en raison du mucilage fibreux qu’il contient, qui rend difficile son décorticage et la séparation des cotylédons.

Les feuilles, les jeunes gousses et les graines germées de haricot riz se mangent cuites à l’eau comme légume. En Inde, les jeunes gousses se consomment parfois crues. La plante entière sert de fourrage et on en fait du foin et de l’ensilage. Les graines servent parfois d’aliment du bétail. Le haricot riz se sème parfois aussi comme plante de couverture, comme engrais vert et comme haie vive.

Production et commerce international

On ne dispose pas de statistiques de production sur le haricot riz, mais c’est une espèce produite principalement en Asie tropicale. Une petite partie de la production entre dans le commerce international. Le Japon est l’importateur principal ; les principaux exportateurs sont la Thaïlande, le Myanmar et la Chine. Madagascar en exporte également un peu ; la moyenne annuelle de ses exportations en 1998–2000 a été évaluée à 1100 t.

Propriétés

La composition des graines séchées de haricot riz, par 100 g de partie comestible, est : eau 13,3 g, énergie 1369 kJ (327 kcal), protéines 20,9 g, lipides 0,9 g, glucides 60,7 g, fibres 4,8 g, Ca 200 mg, P 390 mg, Fe 10,9 mg, thiamine 0,49 mg, riboflavine 0,21 mg, et niacine 2,4 mg (Leung, Busson & Jardin, 1968). La teneur en Ca est élevée comparée à celle d’autres légumes secs, et de ce fait le haricot riz passe pour un bon aliment pour les mères qui allaitent. Parmi les facteurs antinutritionnels du haricot riz, on trouve des facteurs inhibiteurs de trypsine, des phytates, des tanins et des oligosaccharides. Le trempage, la germination, le décorticage et la cuisson parviennent à diminuer considérablement ces facteurs. Les graines de haricot riz ne contiennent pas d’hétérosides cyanogéniques. Les concentrés de protéines préparés à partir de graines de haricot riz ont révélé des effets anti-hypercholestérolémiants chez les hamsters in vivo. Un peptide isolé à partir de graines de haricot riz a montré une forte activité antifongique contre Botrytis cinerea, Fusarium oxysporum, Rhizoctonia solani et Mycosphaerella arachidicola. Il s’avère avoir en outre une activité mitogène et inhibitrice de la transcriptase inverse du VIH-1.

Au stade végétatif, la plante de haricot riz (teneur en eau de 84%) contient, sur la matière sèche : 18,0% de protéines brutes, 1,1% de lipides, 31,5% de fibres brutes, 39,9% d’extrait sans azote, 9,5% de cendres, 1,4% de Ca et 0,35% de P. Au stade de la floraison (teneur en eau de 76%), il contient, sur la matière sèche : 14,5% de protéines brutes, 1,0% de lipides, 32,1% de fibres brutes, 41,6% d’extrait sans azote, 10,8% de cendres, 1,2% de Ca et 0,4% de P. Sa croissance végétative vigoureuse rend le haricot riz propre à une utilisation comme plante de couverture et engrais vert.

Description

  • Plante herbacée annuelle grimpante, à tiges atteignant 3 m de long ; tige cannelée, généralement revêtue de fins poils caducs et tournés vers le bas ; racine pivotante atteignant 1,5 m de long.
  • Feuilles alternes, trifoliolées ; stipules lancéolées, d’environ 1,5 cm de long ; pétiole de 5–10 cm de long ; stipelles linéaires-lancéolées, d’environ 0,5 cm de long ; folioles largement ovales à ovales-lancéolées, de 5–10(–13) cm × 1,5–6(–7) cm, entières ou 2–3-lobées, folioles latéraux à côtés inégaux, membraneuses, presque glabres.
  • Inflorescence : fausse grappe axillaire érigée, de 3–10 cm de long, à 5–20 fleurs généralement en paires ; pédoncule atteignant 20 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, papilionacées ; pédicelle d’environ 5 mm de long ; calice campanulé, d’environ 4 mm de long, à 5 dents ; corolle jaune vif, étendard de 1,5–2 cm de diamètre ; ailes grandes et larges, enfermant la carène ; carène à bec arqué et à poche conique sur l’un des côtés ; étamines 10, dont 9 connées en un tube, étamine supérieure libre ; ovaire supère, 1-loculaire, style élargi et courbé.
  • Fruit : gousse linéaire-cylindrique, de 6–13 cm × 0, 3–0,6 cm, tournée vers le bas, glabre, verte à l’état jeune, noir-brun à maturité, à 6–8(–16) graines.
  • Graines oblongues, de 5–10 mm × 2–5 mm × 3–4 mm, lisses, jaunes, vertes, rouge foncé, brunes, noires, mouchetées ou marbrées ; hile excentré, allongé, dissimulé par un bourrelet de couleur crème.
  • Plantule à germination hypogée.

Autres données botaniques

Le genre Vigna, qui comprend environ 80 espèces, se rencontre partout dans les régions tropicales. Mais les espèces tropicales américaines vont probablement bientôt être classées dans un genre distinct, ce qui réduirait ce genre à 50–60 espèces. Vigna umbellata fait partie du sous-genre Ceratotropis, qui inclut également Vigna radiata (L.) R.Wilczek (haricot mungo), Vigna mungo (L.) Hepper (haricot urd), Vigna angularis (Willd.) Ohwi & H.Ohashi (haricot adzuki) et Vigna aconitifolia (Jacq.) Maréchal (haricot mat). Vigna umbellata s’apparente étroitement à Vigna angularis, avec lequel il peut être croisé par sauvetage d’embryon et en prenant le haricot riz comme parent femelle. Vigna minima (Roxb.) Ohwi & H.Ohashi, une espèce sauvage d’Asie tropicale, est encore plus étroitement apparentée à Vigna umbellata.

Au sein de Vigna umbellata, 2 types ont été distingués, que l’on désigne couramment comme des variétés :

  • var. gracilis (Prain) Maréchal, Mascherpa & Stainier, le type sauvage, aux rameaux minces, aux folioles étroites et aux pédoncules longs, qui se rencontre depuis l’Inde jusqu’à la Malaisie, les Philippines et la Chine centrale. Ce taxon ressemble beaucoup à Vigna minima, avec qui il est peut-être à réunir.
  • var. umbellata, pour les types cultivés.

L’identification des cultivars s’est faite principalement sur la base de la période de maturité et la couleur des graines. A Madagascar, on distingue 2 types : le haricot riz jaune (“tsiasisa mavo”) et le haricot riz rouge (“tsiasisa mena”).

Croissance et développement

Les jeunes plantes de haricot riz ont une croissance vigoureuse et s’établissent rapidement. A Madagascar, la floraison intervient à 70–75 jours après le semis et les graines mettent 100–135 jours pour parvenir à maturité. En Angola, la période comprise entre le semis et la maturité n’est que de 60 jours dans certains cas. Aux Philippines, il faut en moyenne 64 jours pour arriver à la floraison, et 92 jours à la maturité ; en Inde, les types précoces ont un comportement similaire, tandis que les types tardifs mûrissent en 130–150 jours. Les fleurs sont auto-compatibles, mais il y a aussi des fécondations croisées.

Ecologie

Le haricot riz est typiquement adapté aux basses terres tropicales humides, mais il existe des cultivars qui sont adaptés aux climats subtropicaux ou tempérés. On le trouve dans des régions où les températures moyennes sont de 18–30°C. Il est sensible au gel. Sous les tropiques, la plante peut être cultivée jusqu’à 2000 m d’altitude. A Madagascar, on la cultive jusqu’à 1000 m d’altitude. Le haricot riz se plait mieux avec des précipitations de 1000–1500 mm/an ; il tolère une sécheresse modérée. C’est une plante de jours courts à réaction quantitative. La culture du haricot riz est possible sur de nombreux types de sols, mais il pousse mieux sur des limons fertiles. Le pH optimal se situe à 6,8–7,5. Les types de haricot riz sauvage se trouvent dans les milieux ouverts et aux bords des routes.

Multiplication et plantation

Le haricot riz se multiplie par graines. Le poids de 1000 graines varie beaucoup, entre 30–120(–230) g. Le haricot riz se sème habituellement à la volée, après 2–3 labours, à une densité de semis de 70–90 kg/ha. Il se sème également en lignes espacées de 30–90 cm, à une densité de semis de 20–70 kg/ha. La norme en Inde est une densité de 40–50 kg/ha s’il s’agit d’une culture pour la graine, ou de 60–70 kg/ha s’il s’agit d’une culture dérobée destinée au fourrage. En Inde, le haricot riz est habituellement une culture de la saison “kharif”, c’est-à-dire qu’elle se sème en juin–juillet et se récolte en octobre–novembre. En Asie, elle se cultive essentiellement en association, surtout avec du maïs.

Gestion

D’habitude, le haricot riz ne reçoit que peu de soins. Grâce à leur croissance vigoureuse, les jeunes plantes sont capables d’étouffer les mauvaises herbes. On emploie rarement des engrais, bien qu’en Inde, le superphosphate soit recommandé à la dose de 17–26 kg P par ha. En Asie, il était très courant autrefois de semer du haricot riz après la récolte de la traditionnelle culture de riz de saison longue (d’où son nom de “haricot riz”), mais l’utilisation de cultivars de riz à cycle court permettant des cultures multiples a conduit à un déclin de cette pratique.

Maladies et ravageurs

Le haricot riz est rarement la proie de maladies et de ravageurs graves, mais il est sensible aux nématodes à galles (Meloidogyne spp.). On estime que les graines de haricot riz résistent aux ravageurs des greniers tels que les bruches Callosobruchus analis, Callosobruchus chinensis et Callosobruchus maculatus, en raison de la présence dans les cotylédons de substances inhibitrices de leur croissance.

Récolte

Le port grimpant du haricot riz et l’égrenage de ses gousses rendent sa récolte difficile. La récolte des graines mûres, des gousses vertes et des feuilles se fait d’habitude à la main. Dans le cas d’une culture fourragère, le haricot riz doit être récolté lorsque ses gousses sont immatures, car les feuilles tombent facilement lorsque la plante arrive à maturité. S’il s’agit de produire de l’engrais vert, le haricot riz peut se labourer dès 30 jours environ après le semis.

Rendement

La moyenne de rendement en graines n’est que de 200–300 kg/ha, mais ce faible chiffre est lié au cycle cultural, souvent très court. Des rendements expérimentaux jusqu’à 2500 kg/ha ont été obtenus en Inde. Pour le fourrage frais, on a obtenu des rendements de 35 t/ha.

Traitement après récolte

Les graines de haricot riz sont habituellement séchées au soleil et leur battage se fait à la main. Elles se conservent bien.

Ressources génétiques

De vastes collections de ressources génétiques de haricot riz sont conservées en Chine (Institute of Crop Germplasm Resources (CAAS), Pékin ; 1363 entrées) et en Inde (National Bureau of Plant Genetic Resources (NBPGR), New Delhi ; 902 entrées). On ne connaît aucune collection de ressources génétiques de haricot riz en Afrique. Le haricot riz n’est pas menacé d’érosion génétique, mais il faudrait continuer la prospection et la caractérisation des ressources génétiques.

Sélection

Des programmes d’amélioration de haricot riz ont été mis en place, principalement en Inde, où plusieurs cultivars améliorés ont été obtenus et commercialisés. Mais on ne connaît aucun programme de sélection du haricot riz en Afrique tropicale.

Perspectives

Le haricot riz est une espèce de valeur, qui mérite de faire l’objet de davantage d’essais dans toutes les régions tropicales, en raison de sa tolérance à des températures et une humidité élevées, de la brièveté de son cycle cultural, de sa résistance aux maladies et ravageurs, de la qualité nutritionnelle de ses graines et de la multiplicité de ses usages. Les limitations à la production de haricot riz sont la faiblesse des rendements et la facilité d’égrenage des gousses, qui rendent la récolte difficile. En outre, la difficulté à se procurer des ressources génétiques et le manque de données techniques sur sa culture constituent des freins importants. On connaît mal les possibilités de transformer industriellement les graines en produits dérivés, comme de la farine par exemple. En matière de recherche, la priorité est de mettre au point des cultivars érigés, à cycle court, indifférents à la longueur du jour, à fort rendement, qui ne s’égrènent pas et qui soient résistants aux nématodes. De plus, il est nécessaire d’approfondir certains aspects agronomiques (tels que date de semis, densité de plantation et besoins en engrais) et de technologies après récolte.

Références principales

  • Arora, R.K., Chandel, K.P.S., Joshi, B.S. & Pant, K.C., 1980. Rice bean: tribal pulse of eastern India. Economic Botany 34(3): 260–263.
  • Burkill, H.M., 1995. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 3, Families J–L. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 857 pp.
  • du Puy, D.J., Labat, J.N., Rabevohitra, R., Villiers, J.-F., Bosser, J. & Moat, J., 2002. The Leguminosae of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 750 pp.
  • Goel, S., Raina, S.N. & Ogihara, Y., 2002. Molecular evolution and phylogenetic implications of internal transcribed spacer sequences of nuclear ribosomal DNA in the Phaseolus-Vigna complex. Molecular Phylogenetics and Evolution 22(1): 1–19.
  • Kashiwaba, K., Tomooka, N., Kaga, A., Han, O.-K. & Vaughan, D.A., 2003. Characterization of resistance to three bruchid species (Callosobruchus spp., Coleoptera, Bruchidae) in cultivated rice bean (Vigna umbellata). Journal of Economic Entomology 96(1): 201–213.
  • Kay, D.E., 1979. Food legumes. Crops and Product Digest No 3. Tropical Products Institute, London, United Kingdom. 435 pp.
  • Lawn, R.J., 1995. The Asiatic Vigna species. In: Smartt, J. & Simmonds, N.W. (Editors). Evolution of crop plants. 2nd Edition. Longman, London, United Kingdom. pp. 321–326.
  • Maréchal, R., Mascherpa, J.-M. & Stainier, F., 1978. Etude taxonomique d’un groupe complexe d’espèces des genres Phaseolus et Vigna (Papilionaceae) sur la base de données morphologiques et polliniques, traitées par l’analyse informatique. Boissiera 28: 1–273.
  • National Academy of Sciences, 1979. Tropical legumes: resources for the future. National Academy of Sciences, Washington, D.C., United States. 331 pp.
  • van Oers, C.C.C.M., 1989. Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi & Ohashi. In: van der Maesen, L.J.G. & Somaatmadja, S. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 1. Pulses. Pudoc, Wageningen, Netherlands. pp. 75–77.

Autres références

  • Chau, C.-F., Cheung, P.C.K. & Wong, Y.-S., 1998. Hypocholesterolemic effects of protein concentrates from three indigenous legume seeds. Journal of Agricultural and Food Chemistry 46(9): 3698–3701.
  • CSIR, 1976. The wealth of India. A dictionary of Indian raw materials & industrial products. Raw materials. Volume 10: Sp–W. Publications and Information Directorate, Council of Scientific and Industrial Research, New Delhi, India. 591 pp.
  • Das, N.D. & Dana, S., 1987. Natural outcrossing in rice bean. Plant Breeding 98: 68–71.
  • Ellis, R.H., Lawn, R.J., Summerfield, R.J., Qi, A., Roberts, E.H., Chay, P.M., Brouwer, J.B., Rose, J.L., Yeates, S.J. & Sandover, S., 1994. Towards the reliable prediction of time to flowering in six annual crops. IV. Cultivated and wild mung bean. Experimental Agriculture 30(1): 31–43.
  • FAO, 1989. Utilization of tropical foods: tropical beans. Compendium on technological and nutritional aspects of processing and utilization of tropical foods, both animal and plant, for purposes of training and field reference. FAO Food and Nutrition paper 47/4. FAO, Rome, Italy. 74 pp.
  • FAO, 1998. The state of the world’s plant genetic resources for food and agriculture. FAO, Rome, Italy. 510 pp.
  • Gopinathan, M.C., Babu, C.R. & Shivanna, K.R., 1986. Interspecific hybridization between rice bean (Vigna umbellata) and its wild relative (Vigna minima): fertility–sterility relationships. Euphytica 35(3): 1017–1022.
  • Hanelt, P. & Institute of Plant Genetics and Crop Plant Research (Editors), 2001. Mansfeld’s encyclopedia of agricultural and horticultural crops (except ornamentals). 1st English edition. Springer Verlag, Berlin, Germany. 3645 pp.
  • ILDIS, 2002. World database of Legumes, Version 6,05. International Legume Database & Information Service. [Internet] http://www.ildis.org/. November 2004.
  • Kaga, A., Tomooka, N., Egawa, Y., Hosaka, K. & Kamijima, O., 1996. Species relationships in the subgenus Ceratotropis (genus Vigna) as revealed by RAPD analysis. Euphytica 88: 17–24.
  • Khanda, C.M., Mohapatra, A.K. & Misra, P.K., 2001. Response of rice bean (Vigna umbellata) to row spacing and phosphorus under rainfed condition. Annals of Agricultural Research 22(4): 481–484.
  • Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968. Food composition table for use in Africa. FAO, Rome, Italy. 306 pp.
  • Polhill, R.M., 1990. Légumineuses. In: Bosser, J., Cadet, T., Guého, J. & Marais, W. (Editors). Flore des Mascareignes. Famille 80. The Sugar Industry Research Institute, Mauritius, l’Office de la Recherche Scientifique Outre-Mer, Paris, France & Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 235 pp.
  • Rabenarivo, C., 1992. Production et marché du haricot sec. United States Agency for International Development (USAID) / Madagascar Agricultural Export Liberalization Support Project (MAELSP), Antananarivo, Madagascar. 47 pp.
  • Ralison, C., Ahimana, C., Arnaud, L. & Trèche, S., 2004. Amélioration de l’alimentation infantile en zone rurale: l’expérience du programme Nutrimad à Madagascar. In: Brouwer, I.D., Traoré, A.S. & Trèche, S. (Editors). Food-based approaches for a healthy nutrition in West Africa: the role of food technologists and nutrionists. Proceedings of the 2nd international workshop, Ouagadougou, Burkina Faso, 23–28 November 2003. Université de Ouagadougou, Burkina Faso / IRD, Montpellier, France / WUR, Wageningen, Netherlands / FAO, Rome, Italy. pp. 503–515.
  • Saharan, K., Khetarpaul, N. & Bishnoi, S., 2002. Antinutrients and protein digestibility of fababean and ricebean as affected by soaking, dehulling and germination. Journal of Food Science and Technology 39(4): 418–422.
  • Saikia, P., Sarkar, C.R. & Borua, I., 1999. Chemical composition, antinutritional factors and effect of cooking on nutritional quality of rice bean (Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi and Ohashi). Food Chemistry 67(4): 347–352.
  • Schuster, W.H., Alkämper, J., Marquard, R., Stählin, A. & Stählin, L., 1998. Leguminosen zur Kornnutzung (Kornleguminosen der Welt). Giessener Beiträge zur Enwicklungsforschung. Reihe 2 (Monographien), Band 11. Förderverein Tropeninstitut Giessen, Giessen, Germany. CD-ROM.
  • Tindall, H.D., 1983. Vegetables in the tropics. Macmillan Press, London, United Kingdom. 533 pp.
  • Ye, X.Y. & Ng, T.B., 2002. A new antifungal peptide from rice beans. Journal of Peptide Research 60(2): 81–87.

Sources de l'illustration

  • van Oers, C.C.C.M., 1989. Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi & Ohashi. In: van der Maesen, L.J.G. & Somaatmadja, S. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 1. Pulses. Pudoc, Wageningen, Netherlands. pp. 75–77.

Auteur(s)

  • R. Rajerison, CNRE, B.P. 1739, Fiadanana, Antananarivo (101), Madagascar

Citation correcte de cet article

Rajerison, R., 2006. Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi & H.Ohashi. In: Brink, M. & Belay, G. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 19 avril 2019.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.