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Coquelicot (Lebel)

59 octets supprimés, 6 décembre 2022 à 09:27
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Révocation des modifications de COGNEAUX Christian (discussion) vers la dernière version de Michel Chauvet
Lebel, Paul, 1942. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3842063r/f51.item Les noms enfantins du coquelicot]. ''Français moderne'', '''10''' : 40-45.
* ''[[Papaver rhoeas]]''
Ces comparaisons montrent que les mots ''frère'' et ''sœur'' doivent être pris avec leur sens religieux, au même titre que d'autres noms dialectaux qui représentent seulement le début de la formulette (en France ''chapelain, moine'', en Italie ''frère, prêtre, religieuse'') et évoquent avec plus ou moins d'exactitude la couleur habituelle des vêtements monastiques.
De la même manière, I'interrogation « ''coq ou poule'' ? », (encore bien vivante en Provence sous des formes comme ''gaou-poulo, gaou-galin'' et dans les Pyrénées-Orientales ''galh-galharett'') s'est réduite à « coq » (norm. ''coq, coquet'', picard ''coquelet'', Vosges ''couchot'' [''chantant''], Yonne ''poula'', auv. ''dzo'' < ''gallu'', Vaucluse ''gaou'', B. Alpes ''djyalass'') ou à « poule » (Allier ''jaline'', ''cloutsa'' « poule couveuse », Nice ''galle''). Le même môme jeu a dû exister dans d'autres pays d'Europe, à en juger par les termes danois ''kokkeurt'' « fleur du coq », ou serbo-croate ''crljeni kukurik'', dans lesquels on retrouve l'onomatopée du chant de l'oiseau. Celle-ci s'explique tout naturellement : c'est le nom du « coq » dans le
Cet examen, un peu rapide, des noms locaux d'une fleur bien caractérisée montre combien il serait désirable que les enquêteurs du ''Nouvel Attas linguistique de la France'' écrivissent en marge du questionnaire proprement dit toutes les remarques propres à éclairer la signitcation ou la spécialisation des mots qu'ils recueilleront. Edmont avait fait abstraction des rapprochements étymologiques au cours de ses interrogatoires. Cette méthode avait l'avantage d'écarter les fausses perceptions auditives et d'assurer une transcription brutale, dégagée de toute complaisance étymologique. Mais elle nous a privé, bien souvent, d'explications locales, encore saisies sur le vif par le paysan à qui ces expressions sont familières et expriment un sens.
Il y aurait donc grand avantage à questionner les sujets sur des formations du genre ''coq-poule'', ''fleur de tonnerre'', etc., qui sont habituellement obscures pour nous. Je ne songe pas seulement aux noms de plantes, mais aux noms d'animaux et aux locutions métonymiques sortant du français courant. Quelques questions subsidiaires éclaireront l'enquêteur d'abord, le lecteur de l'Atlas ensuite ; elles accroîtront par là même l'homogénéité et la sincérité des futures cartes qui doivent répondre à des faits linguistiques réels, bien compris du dialectologue itinérant. La valeur de l'Atlas et des recherches futures en dépendront dans une large iarge mesure.
Paul Lebel.
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