| Cette ''Cistanche'' parasite en général des Salsolacées mais parfois aussi les plantes des genres ''Zygophyllum'' et ''Limoniastrum''.
A. - Une fraction de cette espèce parasite, est consommée assez fréquemment par les populations nomades mais ce n'est pas là son seul usage, la pharmacopée traditionnelle lui reconnaîssant des propriétés ''antidiarrhéïques'' et ''diurétiques''. BOUQUET (1938) souligne que l'on recueille ''Phelipaea violacea'' correspondant, dans les populations rurales, aux nombreuses dénominations.
Les recettes de préparation de cette cistanche pour l'alimentation humaine sont variables selon la portion consommée de la plante.
C'est sans conteste au Sahara que cette espèce (tam. = ahliou ; ar. = danoun) est encore la plus utilisée, et il suffit pour s'en convaincre d'examiner les nombreuses notes de GAST (1968) à son sujet. Il indique ainsi :
* qu'on ne consomme que rarement la partie la plus vieille de la racine,
* que donc seule la partie souterraine de la tige (tam. = akounef, ikounefen) cueillie avant le flétrissement est mangée et qu'elle est préparée comme un légume, soit bouillie à l'eau, soit rôtie à la braise mais que toutefois un rouissage de plusieurs jours est toujours nécessaire pour atténuer la forte amertume de la pulpe. Cette portion « consommable » séchée, broyée, recouverte de feuilles de ''Pulicaria crispa'' Forrsk. (tam. = tametfert), pressée et que l'on laisse macérer et sécher perd son amertume. Cette préparation réduite ensuite en farine peut, en mélange ou non avec d'autres farines ou avec des dattes, servir à la fabrication de bouillies ou de galettes. Ce même produit peut, après rouissage, être conservé sans dommage durant 1 à 6 ans,
* que les pousses aériennes encore blanches sont cueillies, épluchées, trempées dans l'eau puis cuites à l'eau salée et agrémentées de piment. A cette soupe, et pour l'épaissir, on ajoute des graines de mil ou du blé concassé et si possible un peu de beurre fondu,
* qu'en cas de disette, la partie « consommable » étant déjà consommée, on mange aussi sous forme de bouillie et malgré son mauvais goût, la vieille racine dite « doriten ».
- qu'on ne consomme que rarement la partie la plus vieille de la racine, - que donc seule la partie souterraine de la tige (tam. = akounef, ikounefen) cueillie avant le flétrissement est mangée et qu'elle est préparée comme un légume, soit bouillie à l'eau, soit rôtie à la braise mais que toutefois un rouissage de plusieurs jours est toujours nécessaire pour atténuer la forte amertume de la pulpe. Cette portion « consommable » séchée, broyée, recouverte de feuilles de ''Pulicaria crispa'' Forrsk. (tam. = tametfert), pressée et que l'on laisse macérer et sécher perd son amertume. Cette préparation réduite ensuite en farine peut, en mélange ou non avec d'autres farines ou avec des dattes, servir à la fabrication de bouillies ou de galettes. Ce même produit peut, après rouissage, être conservé sans dommage durant 1 à 6 ans, - que les pousses aériennes encore blanches sont cueillies, épluchées, trempées dans l'eau puis cuites à l'eau salée et agrémentées de piment. A cette soupe, et pour l'épaissir, on ajoute des graines de mil ou du blé concassé et si possible un peu de beurre fondu, - qu'en cas de disette, la partie « consommable » étant déjà consommée, on mange aussi sous forme de bouillie et malgré son mauvais goût, la vieille racine dite « doriten ». M. - Selon BOUQUET, la farine obtenue à partir de la portion de tige située entre la base des fleurs et le « rhizome » passe pour avoir des propriétés ''antidiarrhéïques'', on l'emploie, délayée de lait de chamelle, en cataplasmes ''contre les contusions''. La plante consommée crue (par les Chambâa et les Touaregs) est considérée ''diurétique''.
Au Fezzan, LETHIELLEUX (1948) mentionne que les populations consomment sous forme de farine, qu'ils préconisent contre la diarrhée, la partie renflée de la tige contenant, au moment où elle sort de terre, beaucoup d'amidon.
D. - ''Phelypaea lutea'' (Desf.) commune en Erythrée (Ethiopie) (TROTTER, 1915) est utilisée en teinture et donne une couleur jaune. {{droite|[[Orobanchacées (Le Floc'h, 1983)#391. Cistanche phelipaea (L.) P. Cout.|Le Floc'h, 1983, ''Ethnobotanique tunisienne'', 228-231]].}}
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