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== Valériane officinale ==
Nom accepté : ''[[Valeriana officinalis]]''
<center>'''VALÉRIANE'''. ''Valeriana officinalis''. L.
''Valeriana sylvestris'' (et ''palustris'') ''major''. C. BAUHBauh., TOURNTourn., GERGer. — ''Valeriana sylvestris magna aquatica''. J. BAUHBauh. — ''Valeriana sylvestris''. DODDod. — ''Valeriana sylvestris prima''. CLUSClus. — ''Phu Germanicum''. FUCHSFuchs. — ''Phu parvum''. MATTHMatth.
Valériane officinale, — valériane sauvage, — herbe aux chats, — herbe à la meurtrie, herbe Saint-Georges.
'''Description'''. - Racines fibreuses, jaunâtres à l'extérieur, blanchâtres à l'intérieur, légèrement amères. — Tiges dressées, fistuleuses, cannelées, glabres ou légèrement pubescentes, hautes de 1 mètre à 1 mètre 50 centimètres. — Feuilles opposées, pétiolées, ailées, avec une impaire, à folioles sessiles, lancéolées, aiguës, lâchement dentées sur leurs bords. — Fleurs d'un blanc rougeâtre disposées en cymes corymbiformes, axillaires, formant un panicule très-étalé, composé de rameaux opposés, munis
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(1) ''Bulletin de thérapeutique'', t. LXIII, p. 413.
'''Parties usitées'''. — La racine.
'''Récolte'''. — On récolte par habitude cette racine en automne. Celle qui croît dans les lieux secs ou sur les montagnes doit être préférée, comme ayant une odeur, une saveur, et conséquemment des propriétés plus développées. Il faut la choisir grosse, bien nourrie. Après l'avoir bien mondée, on la porte à l'étuve. Elle acquiert une odeur plus prononcée par la dessiccation. (Il résulte des recherches de Pierlot (1) <ref>''Note sur la valériane et sur l'analyse de la racine'', etc. Paris, 1862.</ref> que 100 gr. de racines fraîches récoltées en automne donnent environ 37 gr. de racines sèches, tandis que la même quantité récoltée, dans les mêmes conditions, au printemps suivant, n'en fournit plus que 25 gr.)
['''Culture'''. — La valériane qui croît spontanément doit être préférée à celle qui serait cultivée, car la culture ne ferait qu'en diminuer les propriétés. Elle croît, d'ailleurs, dans tous les sols, et elle se propage facilement, soit par graines semées en place, soit par éclats de pied pratiqués au printemps ou à l'automne.]
'''Propriétés physiques et chimiques'''. — Cette racine est d'une odeur forte, nauséeuse, désagréable. Sa saveur est acre et amère. Elle contient : Huile essentielle, 20 centigr. ; acide valérianique, 1 gr. ; acide malique, 20 centigr. ; matière amylacée, 9 gr. ; matière extractive, 4 gr. 20 cenligr. ; albumine, 30 centigr. ; chaux, 10 centigr. ; cellulose, 21 gr. ; eau, 64 gr. — Total, 100 gr. (Pierlot.)
L'huile volatile contribue puissamment aux propriétés de la valériane. Simplement préparée par les procédés ordinaires, elle contient : 1° une huile volatile d'odeur camphrée, ayant la même composition que l'essence de térébenthine (c'est un hydrogène carboné nommé ''valérène'' = C<sup>20</sup>H<sup>16</sup>, isomérique avec le bornéène de Gerhardt); 2° un peu d'un stéraoptène (bornéol), d'odeur de camphre et de poivre qui se produit par la fixation de l'eau sur la première essence. C'est la même matière qui constitue le camphre de Bornéo, fourni par le ''pterygrium teres'' ; elle est transformée en camphre ordinaire par l'acide nitrique ; 3° une huile volatile oxygénée d'une odeur de foin, le ''valérol'' on aldéhyde valérique = C<sup>12</sup>H<sup>10</sup>O<sup>2</sup>. Elle s'oxyde à l'air et s'y transforme en acide valérique, et en même temps se résinifie toujours. — L'acide VALÉRIQUE ou VALÉRIANIQUE, découvert par Grole, existe toujours en petite quantité dans l'essence de valériane récente. D'après Gerhardt, l'essence récente n'en contient pas. Sa proportion augmente à mesure qu'elle a eu le contact de l'air. Cet acide est de la nature des acides gras volatils ; il est liquide, oléagineux, d'une odeur particulière repoussante, qui a beaucoup d'analogie avec celle de la valériane ; il se dissout dans 30 parties d'eau, et il est soluble en toutes proportions dans l'alcool et dans l'éther. — L'acide valérianique se combine aux bases, et l'oxygène de la base, dans les valérianates, est le tiers de l'oxygène de l'acide.
[L'acide valérianique, dit aussi ''valérique, amylique, viburnique'', phocénique = C<sup>10</sup>H<sup>10</sup>O<sup>4</sup>. Il dérive de l'alcool amylique, ou essence de pommes de terre. En effet
<center>C<sup>10</sup>H<sup>12</sup>O<sup>2</sup> (alcool amylique) + O<sup>4</sup> = C<sup>10</sup>H<sup>10</sup>O<sup>4</sup> (acide valérianique hydraté) + 2HO.</center>
On l'a encore trouvé dans la graisse de phoque et dans les fruits de la boule de neige (''viburnum opulus'' ou ''V. obier''), d'où lui viennent les noms d'acide phocénique et viburnique qu'il porte.
La résine de valériane est presque noire ; elle a une odeur de cuir bien caractérisée et une saveur âcre ; l'extractif aqueux conserve cette même odeur de cuir, qu'il doit sans doute à un peu de résine. Quant au principe particulier de Tromsdorff, il a besoin d'être plus attentivement examiné (Soubeiran).
VALÉRIANATE D'AMMONIAQUE. — Laboureur et Fontaine (2) <ref>''Bulletin général de thérapeutique'', 1857, t. LII, p. 312.</ref> ont obtenu ce produit à l'état solide et cristallisé, pur et à composition constante. Leur procédé consiste dans la préparation à l'état de pureté de l'aoide valérianique monohydraté et du gaz ammoniaque, puis dans la réunion de ces deux corps. A mesure que la combinaison s'opère,
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(1) ''Note sur la valériane et sur l'analyse de la racine'', etc. Paris, 1862. (2) ''Bulletin général de thérapeutique'', 1857, t. LII, p. 312.<references/>
On trouve dans les pharmacies, sous le nom de ''valérianate d'ammoniaque Pierlot'' le mélange suivant : eau distillée, 95 gr. ; acide valérianique, 3 gr. ; sous-carbonate d'ammoniaque, ''Q. S.'', jusqu'à saturation ; extrait alcoolique de valériane, 2 gr. Ce mélange se présente sous fa forme d'une liqueur limpide d'une coloration brune caractéristique et exhalant une odeur franche de valériane. 10 gr. de cette préparation équivalent à 30 gr. de racine fraîche. La même dose contient 30 centigr. d'acide valérianique et l'ammoniaque y figure pour 1 centième.)
VALÉRIANATE D'ATROPINE. — (Voyez BELLADONE.)
VALÉRIANATE D'ATROPINE. — (Voyez [[Belladone (Cazin 1868)|BELLADONE]].) (VALÉRIANATE DE BISMUTH. — Produit découvert par G. Righini, se présentant sous l'aspect d'une poudre blanche qui doit être conservée à l'abri de l'air et de la lumière) (1)<ref>''Journal de chimie médicale'', juin 1846.</ref>.
VALÉRIANATE DE QUININE. — Ce produit, découvert par Louis-Lucien Bonaparte, est blanc, cristallisé, soluble dans l'eau, les huiles et surtout l'alcool, l'eau bouillante ; les acides le décomposent.
VALÉRIANATE DE ZINC. — Le valérianate de zinc est sous forme de paillettes brillantes, légères, nacrées ; il est neutre, soluble dans 50 parties d'eau froide et dans 40 parties d'eau chaude. Il se dissout aussi bien dans l'alcool et moins bien dans 1'éther. Son odeur est caractéristique ; la chaleur le fait fondre et le décompose ; il brûle avec flamme. Sa dissolution aqueuse se décompose, à l'ébullition, en acide valérianique qui se volatilise, et en valérianate basique qui reste dans la liqueur.
(VALÉRIANATE DE FER. — Corps pulvérulent rouge brique tirant sur le brun, d'une odeur forte caractéristique, d'une saveur douceâtre, insoluble dans l'eau froide, soluble dans l'alcool.
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(Le nom d’''herbe aux chats'' a été acquis à la valériane par le goût effréné
(1) ''Journal de chimie médicale'', juin 1846.____________________ <references/>
ni purgation, quoique son amertume et son odeur désagréable lui aient fait attribuer ces effets.
A petite dose, la valériane augmente l'action des organes digestifs sans en troubler les fonctions, même à dose assez élevée, ainsi que l'ont constaté Tissot, Bergius, Vaidy, et récemment Trousseau et Pidoux, qui en ont pris eux-mêmes de hautes doses, tant en infusion qu'en substance, sans éprouver le moindre dérangement dans les fonctions de la vie organique. Elle leur a causé seulement un peu de céphalalgie, de l'incertitude et de la susceptibilité dans l'ouïe, la vue et la myotilité. C'est donc uniquement, disent-ils, sur le système cérébro-spinal qu'agit cette substance, qu'ils rangent parmi les antispasmodiques purs. Giacomini (1) <ref>''Traité de matière médicale, de thérapeutique et de pharmacologie'', p. 579.</ref> prétend que la valériane produit un état d'hyposthénie et non d'excitation. Tissot avait déjà fait remarquer, en effet, qu'à haute dose elle produisait un malaise général, de la faiblesse dans les membres, phénomènes qu'on pouvait prévenir en y associant du macis, qui est une substance hypersthénisante.
(J.-P. Franck à vu survenir des plaques ortiées après l'ingestion de la valériane.)
L'action de la valériane sur le cerveau et le système nerveux est constatée par l'observation ; aussi a-t-elle été de tous temps administrée dans les maladies nerveuses. Depuis l'heureux emploi que Fabio Colonna (2) <ref>Φυτοβασανος, ''sive plantarum aliquot historia'', etc., p. 97.</ref> en a fait sur lui-même contre l'épilepsie, un grand nombre d'observateurs, parmi lesquels je citerai Panaroli (3)<ref>''Iatrologismorum, seu medicinalium observ.'', etc. Rome, 1652, in-4°., t. I, obs. XXXIII.</ref>, Scopoli, Rivière, Tissot, Haller, Gilibert, Sauvages, Macartan (4)<ref>''Journal général de médecine'', t. XXV, p. 26.</ref>, Marchant (5)<ref>''Histoire de l'Académie des sciences'', 1766.</ref>, Bouteille (6)<ref>''Ancien Journal de médecine'', t. XLVIII.</ref>, etc., ont constaté son efficacité dans cette fâcheuse névrose, soit chez les enfants, soit chez les adultes, surtout quand l'affection était purement nerveuse et produite par lapeur, la colère, l'onanisme, etc. Citons les faits :
« La valériane, dit Esquirol (7)<ref>''Dictionnaire des sciences médicales'', t. XXII, p. 535.</ref>, est un des médicaments dont la vertu antiépileptique a été le plus généralement constatée. » Chauffard père d'Avignon (8) <ref>''Journal général de médecine'', juin 1823.</ref> a rapporté trois observations de guérison de cette maladie au moyen de la valériane administrée à grandes doses. Il n'y avait point eu de récidive dix ans après (9)<ref>''Ibid''., mars 1828. p. 299.</ref>. Gibert (10) <ref>''Revue médicale'', 1835.</ref> a employé avec succès, dans les mêmes cas, l'extrait de cette racine à haute dose. Gairdner (11) <ref>''The Edimb. med. and surg. Journ.'', 1828.</ref> a aussi préconisé cette plante comme antiépileptique. J. Franck dit qu'elle occupe comme telle la première place. Dhuc a présenté en 1838, à l'Académie de médecine de Paris, un mémoire où sont consignées sept observations d'épilepsie,
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(1) ''Traité de matière médicale, de thérapeutique et de pharmacologie'', p. 579. (2) Φυτοβασανος, ''sive plantarum aliquot historia'', etc., p. 97. (3) ''Iatrologismorum, seu medicinalium observ.'', etc. Rome, 1652, in-4°., t. I, obs. XXXIII. (4) ''Journal général de médecine'', t. XXV, p. 26. (5) ''Histoire de l'Académie des sciences'', 1766. (6) ''Ancien Journal de médecine'', t. XLVIII. (7) ''Dictionnaire des sciences médicales'', t. XXII, p. 535. (8) ''Journal général de médecine'', juin 1823. (9) ''Ibid''., mars 1828. p. 299. (10) ''Revue médicale'', 1835. (11) ''The Edimb. med. and surg. Journ.'', 1828.<references/>
Au printemps de 1837, les accès ne revenaient plus qu'à des intervalles d'un à deux mois ; mais leur intensité ne diminuait pas dans la même proportion. Cependant le malade, vivement impressionné par la crainte de l'incurabilité de son mal, ne se livrait plus à la mastupration. Afin de soustraire l'action de la valériane à l'empire de l'habitude, je crus devoir en suspendre l'usage. Le malade fut près d'un mois sans en prendre. Pendant cet intervalle je lui fis administrer, à deux reprises, le sirop de nerprun, qui provoqua chaque fois un vomissement et six à huit évacuations alvines.
Les accès ne furent ni plus violents ni plus fréquents. Je repris l'usage de la valériane en poudre, en commençant de suite à la dose de 10 gr. en deux fois, le matin à jeun, et augmentant de 1 gr. de huit jours en huit jours. Les accès étaient devenus beaucoup plus rares, et ne duraient que quelques secondes, sans perte totale de connaissance. Je fis continuer l'emploi du médicament, bien que le malade éprouvât quelque peu de pesanteur de tête etd'éblouissement, effets bien connus de la valériane administrée à haute dose.
Après dix-huit mois de ce traitement, le malade était complètement guéri. Il a toujours joui depuis de la meilleure santé.
La valériane a été recommandée dans l'asthme, la catalepsie, les convulsions, etc. L'extrait de cette racine (1 gr.) ou la poudre (2 à 8 gr. dans 100 gr. d'eau) en lavement, a réussi dans les convulsions essentielles des enfants. Les bains d'infusion de racine de valériane se sont montrés efficaces dans les convulsions des nouveaux-nés. Je les ai employés une fois avec succès chez un enfant né au terme de sept mois, et très-faible : deux bains de vingt-cinq minutes ont suffi pour faire cesser l'affection couvulsive. La chaleur, en pareil cas, est l'auxiliaire indispensable : l'enfant, enveloppé dans du coton, a vécu.
Guibert (1) <ref>''Revue médicale'', 1827, t. IV, p. 376.</ref> ajoute à la série des maladies dont nous venons de parler, beaucoup d'autres affections nerveuses traitées par lui avec efficacité par la valériane, telles que la contraction spasmodique des muscles, les douleurs thoraciques, la dyspnée nerveuse, l'affaiblissement des sens, le tremblement des membres, le hoquet opiniâtre, le vomissement nerveux, la gastralgie, les vésanies, etc.; quelques auteurs ajoutent l'amaurose, où Fordyce (2) <ref>''De hemicraniâ'', p. 417.</ref> et Strandberg la disent souveraine, et jusqu'à l'hydrophobie, dont Bouteille (3) <ref>''Ancien Journal de médecine'', t. XLIX, p. 165.</ref> cite un ou deux cas où il croit qu'elle a été utile.
(Dans toutes les affections qui réclament l'emploi des antispasmodiques, Beau, dans son service à la Charité, a obtenu des résultats très-satisfaisants de bains dans lesquels on ajoute un infusé de valériane (3 litres pour 500gr. de racines) (4)<ref>''Journal de médecine et de chirurgie pratiques'', 1862, p. 350.</ref>.
La vertu vermifuge de cette plante ne fait plus de doute. Marchant (5) <ref>''Journal général de médecine'', t. XXV, p. 26.</ref> l'a surtout employée avec succès. La racine de valériane fait la base d'un remède contre le tænia, acheté par le gouvernement prussien (6)<ref>''Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales'', t. XXXIII, p. 42.</ref>. J'administre la racine dans les cas d'affections nerveuses sympathiques produites par la présence des vers intestinaux. Elle satisfait ainsi à deux indications à la fois. Il m'est souvent arrivé de la donner dans la seule intention de traiter une névrose que je croyais idiopathique, et de découvrir, par l'expulsion de plusieurs vers lombricoïdes qui mettaient un terme à la maladie, la véritable cause de cette dernière. Ces résultats inattendus m'ont engagé, dans des circonstances embarrassantes et après avoir inutilement employé une médication rationnellement indiquée, à avoir recours aux anthelminthiques pour m'assurer, au point de vue de l'étiologie, de l'existence ou de la non-existence de vers intestinaux. C'est une pierre de touche qui m'a révélé, comme cause unique, l'irritation sympathique provoquée par ces derniers dans trois cas de chorée et dans deux cas d'épilepsie : ''A juvantibus et lædentibus indicatio''. L'incertitude de nos connaissances et la faiblesse de mes lumières m'ont plus d'une fois obligé, dans le cours d'une longue pratique, d'appliquer avec prudence ce principe regardé comme une source d'indications, et dont les anciens faisaient grand usage.
J'emploie fréquemment, à l'exemple de Pringle, de Junker, de Pinel, de Franck, de Vaidy, et de la plupart des médecins militaires du premier empire, la valériane dans les fièvres adynamiques ou putrides, dans les fièvres
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(1) ''Revue médicale'', 1827, t. IV, p. 376. (2) ''De hemicraniâ'', p. 417. (3) ''Ancien Journal de médecine'', t. XLIX, p. 165. (4) ''Journal de médecine et de chirurgie pratiques'', 1862, p. 350. (5) ''Journal général de médecine'', t. XXV, p. 26. (6) ''Journal complémentaire du Dictionnaire des sciences médicales'', t. XXXIII, p. 42.<references/>
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ataxiques : c'est ma serpentaire de Virginie. Dans certains cas, dont j'ai parlé (Voyez [[Angélique (Cazin 1868)|ANGÉLIQUE]]), je l'ai associée avec avantage à l'arnica et à la racine d'angélique.
C'est surtout dans les fièvres intermittentes que la valériane s'est montrée efficace. Grunwald (1) <ref>''Gazette salutaire'' de Bouillon ; Coste et Wilmet, ''Matière médicale indigène'', p. 74.</ref> en a le premier conseillé l'usage dans ces affections, qu'il regardait comme essentiellement nerveuses. Desparanches, de Blois (2)<ref>''Journal général de médecine'', t. XLIV, p. 289.</ref>, d'après une suite d'observations recueillies par lui-même en 1811 et 1812, considère la valériane comme un des meilleurs succédanés du quinquina. On doit à Vaidy (3)<ref>''Journal de médecine de Leroux, Corvisart et Boyer'', t. XVIII, p. 335.</ref>, médecin militaire dont j'ai été à même d'apprécier le mérite, seize observations sur l'emploi de la valériane à forte dose contre les fièvres intermittentes de tous les types. Il résulte de ces observations que des sujet affaiblis, cachectiques et même infiltrés, ont été guéris à la fois de la fièvre et de ses complications.
(En Espagne, la poudre de valériane en épithème à la plante des pieds est d'un usage vulgaire dans les fièvres paludéennes. Ce moyen a été reconnu efficace par Poujadas) (4)<ref>Stanislas Martin ''in Bulletin de thérapeutique'', t. LX, p. 266.</ref>.
Ces faits et beaucoup d'autres ne laissent aucun doute sur la possibilité, dans certains cas, de substituer la valériane au quinquina. Je l'ai associée avec avantage, dans ce but, à la gentiane ou à l'écorce de saule. Ce mélange m'a réussi dans trois cas, dont deux de fièvres tierces, ayant deux mois de durée, et qui ont cédé à la troisième prise (25 gr. chaque dans une forte décoction d'écorce de saule), et un de fièvre quotidienne automnale, deux fois coupée par le sulfate de quinine non-suffisamment continué, et que quatre doses du mélange ci-dessus ont dissipée.
Rayer s'est bien trouvé de l'emploi de la valériane dans la polydipsie avec polyurie. Un jeune garçon, dévoré par une soif inextinguible, urinait en proportion de l'énorme quantité de boissons qu'il prenait. Ses urines étaient très-légères, presque comme de l'eau, inodores, incolores, insipides et excessivement abondantes. Ce petit malade ne maigrissait pas, du reste, mangeait beaucoup et jouissait, à part cela, d'une parfaite santé. Cette affection, probablement, produite par un état morbide particulier du système nerveux, n'avait, avec le diabète, d'autre point de ressemblance que l'abondance de la sécrétion urinaire. Plusieurs médications, et celle par l'opium en particulier, avaient complètement échoué. La poudre de valériane, employée déjà avec succès par Rayer dans des cas analogues, a fait diminuer tout à la fois la polydipsie et la polyurie dans l'espace dé trois semaines à un mois. Trousseau et Pidoux (5) <ref>''Journal de médecine'', mai 1844.</ref> ont obtenu un succès analogue chez une femme hystérique. L'hystérie, comme on le sait, offre souvent pendant les accès la polyurie, avec urines limpides, incolores, semblables à l'eau distillée.
Trousseau a traité en 1854, dans le service de la clinique de l'Hôtel-Dieu, un malade âgé de trente ans, qui déjà depuis longtemps était atteint do polydipsie avec polyurie. Il buvait chaque jour jusqu'à 32 litres de tisane et urinait en conséquence. L'urine, analysée par Bouchardat, n'offrit jamais la moindre trace de glucose. La peau du visage, chose remarquable, était souvent le siège d'un érythème extrêmement intense, sans mouvement fébrile, qui coïncidait avec l'augmentation de la soif et de la sécrétion urinaire, et qui disparaissait au bout de deux ou trois jours, pour reparaître peu après. La santé était d'ailleurs assez bonne. L'extrait de valériane, porté graduellement jusqu'à l'énorme dose de 30 gr. par jour, fit diminuer en même temps et enfin cesser, après quatre mois de traitement, la soif, la sécrétion urinaire et l'érythème. La guérison fut complète.
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(1) ''Gazette salutaire'' de Bouillon ; Coste et Wilmet, ''Matière médicale indigène'', p. 74.<references/>
(2) ''Journal général de médecine'', t. XLIV, p. 289.
(3) ''Journal de médecine de Leroux, Corvisart et Boyer'', t. XVIII, p. 335.[1088]
(4) Stanislas Martin Un homme âgé de cinquante ans, sujet à de fréquentes rétentions d'urine, m'in Bulletin a assuré s'en être toujours promptement débarrassé au moyen d'une forte décoction, à vase clos, de racine de valériane sauvage, ou de la poudre de la même racine à la dose de 10 à 20 gr. Ce remède agit-il ici en faisant cesser le spasme vésical, cause présumée de thérapeutiquel'affection ?... Mes recherches sur cette propriété de la valériane m'ont fait trouver le passage suivant dans Grégor. Horstius<ref>''Opera omnia'', t. LXIII, p. 266299.</ref> : ''Pulvis valerianæ contra stranguriam utiliter bibitur. Decoctum valerianæ in vino epotum idem facit''.
(5) On a préconisé la poudre de racine de valériane, prise comme du tabac, contre l'affaiblissement amaurotique de la vue. Je l'Journal ai employée avec avantage dans ce cas : elle agit comme sternutatoire. Je me suis bien trouvé chez une religieuse âgée de médecinesoixante-cinq ans, atteinte d'ambliopie, de l'usage du mélange de parties égales de valériane et de fleurs d'arnica pulvérisées, mai 1844pris de la même manière. Je crois que tout autre errhin aurait également réussi. Les feuilles de valériane sont détersives. Dodoens<ref>''Stirp. hist.'', p. 350.</ref> en employait la décoction en gargarisme dans les ulcérations enflammées de la bouche. Dubois, de Tournai, rapporte qu'un praticien très-répandu lui a raconté qu'il avait vu guérir, par le seul usage des feuilles de cette plante écrasées, un ulcère à la jambe qui durait depuis plusieurs années, et avait résisté à beaucoup de remèdes locaux. Une pommade composée de racines de valériane finement pulvérisées et d'axonge lui a réussi au delà de tout espoir, chez deux individus affectés depuis longtemps d'ulcères atoniques aux jambes.
[1088On peut citer encore les valérianes grande ou des jardins (''V. phu'', L.], dioïque ou aquatique (''V. dioïca'', L.), celtique (''V. celtica'', L.), indienne (''V. indica'') ou nard indien (''nardata jatamansi''), couchée (''V. supina'', L.). Quant à la valériane rouge ou grecque des jardins, autrefois appelée ''valeriana græca'', elle est attribuée au ''centranthus ruber'', D.C. La ''V. locusta'', mâche, valérianelle, doucette, est classée dans le genre ''Fedia olitoria''.]
Un homme âgé de cinquante ans, sujet à de fréquentes rétentions d'urine, m'a assuré s'en être toujours promptement débarrassé au moyen d'une forte décoction, à vase clos, de racine de valériane sauvage, ou de la poudre de la même racine à la dose de 10 à 20 gr. Ce remède agit-il ici en faisant cesser le spasme vésical, cause présumée de l'affection ?... Mes recherches sur cette propriété de la valériane m'ont fait trouver le passage suivant dans Grégor. Horstius (1) : ''Pulvis valerianæ contra stranguriam utiliter bibitur. Decoctum valerianæ in vino epotum idem facit''.
On a préconisé la poudre (L'HUILE ESSENTIELLE DE VALÉRIANE, étudiée au point de racine vue de valérianeses effets physiologiques par Pierlot et ensuite Barallier, prise comme du tabac, contre l'affaiblissement amaurotique donne lieu aux phénomènes suivants : abaissement des pulsations artérielles dans les premiers temps de la vue. Je l'ai employée avec avantage action, et plus tard élévation dans ce le plus grand nombre de cas : elle agit comme sternutatoire. Je me suis bien trouvé chez une religieuse âgée , augmentation de soixante-cinq ansla chaleur cutanée, atteinte d'ambliopieavec exsudation à odeur de valériane ; céphalalgie frontale plus ou moins intense, accompagnée ou non de l'usage du mélange de parties égales de valériane pression au niveau des tempes ; paresse intellectuelle et de fleurs d'arnica pulvériséesmusculaire ; tendance au sommeil et quelquefois sommeil profond ; urines abondantes, pris de la même manière. Je crois que tout autre errhin aurait également réussi. Les feuilles colorées, à odeur de valériane sont détersives. Dodoens (2) en employait Outre ces symptômes, on observe parfois des nausées, de la décoction en gargarisme dans salivation et du dégoût pour les ulcérations enflammées de aliments, si la bouchedose dépasse 30 à 50 centigr. Dubois, <ref>''Bulletin général de Tournai, rapporte quthérapeutique'un praticien très-répandu lui a raconté qu'il avait vu guérir, par le seul usage des feuilles de cette plante écrasées1860, un ulcère à la jambe qui durait depuis plusieurs annéest. LIX, et avait résisté à beaucoup de remèdes locauxp. Une pommade composée de racines de valériane finement pulvérisées et d'axonge lui a réussi au delà de tout espoir, chez deux individus affectés depuis longtemps d'ulcères atoniques aux jambes241.</ref>.
[On peut citer encore les valérianes grande ou des jardins (Hufeland<ref>''V. phuManuel de médecine pratique'', L.]traduction française, dioïque ou aquatique (''Vp. dioïca'', L247.), celtique (</ref> s'est très-bien trouvé dans l'V. celticaépilepsie d'ajouter à l', L.), indienne (action de la valériane celle de l''V. indica'') ou nard indien (''nardata jatamansi'')huile essentielle, couchée (''Và la dose de 2 gouttes pour 2 gr. supina'', Ltrois fois par jour.). Quant à Weicot la valériane rouge ou grecque des jardins, autrefois appelée recommandait comme anthelminthique<ref>''valeriana græcaBulletin des sciences médicales de Férussac'', elle est attribuée au ''centranthus ruber''t. IV, Dp.C82. La ''V. locusta'', mâche, valérianelle, doucette, est classée dans le genre ''Fedia olitoria''</ref>.]
(L'HUILE ESSENTIELLE DE VALÉRIANE, étudiée au point usage méthodique de vue de ses effets physiologiques par Pierlot et ensuite Barallier, donne lieu aux phénomènes suivants : abaissement des pulsations artérielles dans les premiers temps de lcette essence en thérapeutique ne remonte guère qu'action, et plus tard élévation dans le plus grand nombre de cas, augmentation de la chaleur cutanée, avec exsudation à odeur de valériane ; céphalalgie frontale plus ou moins intense, accompagnée ou non de pression au niveau des tempes ; paresse intellectuelle et musculaire ; tendance au sommeil et quelquefois sommeil profond ; urines abondantes, colorées, à odeur de valérianequelques années. Outre ces symptômes, on observe parfois des nausées, Leausure<ref>''Annales médicales de la salivation et du dégoût pour les aliments, si la dose dépasse 30 à 50 centigr. (3). Hufeland (4) sFlandre occidentale'est très-bien trouvé dans l'épilepsie d, 1857, et 'ajouter à l'action Journal de médecine de la valériane celle Société des sciences médicales de lBruxelles''huile essentielle, à la dose de 2 gouttes pour 2 grvol.XXIV, trois fois par jourp. Weicot la recommandait comme anthelminthique (5)162. L'usage méthodique de cette essence en thérapeutique ne remonte guère qu'à quelques années. Leausure (6) </ref> a eu beaucoup à se louer de l'emploi de l'huile essentielle de valériane clans la fièvre typhoïde. Il présente cette huile comme jouissant d'une propriété éminemment régularisatrice. Suivant lui, elle ranime les forces, elle relève la chaleur animale et l'appétit ; elle calme
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(1) ''Opera omnia'', t. III, p. 299. (2) ''Stirp. hist.'', p. 350. (3) ''Bulletin général de thérapeutique'', 1860, t. LIX, p. 241. (4) ''Manuel de médecine pratique'', traduction française, p. 247. (5) ''Bulletin des sciences médicales de Férussac'', t. IV, p. 82. (6) ''Annales médicales de la Flandre occidentale'', 1857, et ''Journal de médecine de la Société des sciences médicales de Bruxelles'', vol. XXIV, p. 162.<references/>
Barallier, qui ne paraît pas avoir eu connaissance de ces tentatives, a modifié, par l'administration de ce médicament, d'une manière prompte, les éléments, stupeur, somnolence, coma de cause adynamique, qui compliquent les fièvres graves. Certains états nerveux, tels que vertiges, hystericisme, asthme essentiel, sont aussi améliorés par le même moyen.)
Le VALÉRIANATE D'AMMONIAQUE s'est montré efficace dans tous les cas où la valériane est employée, tels que les troubles nerveux, les accidents protéiformes de l'hystérie, les vertiges, les spasmes divers. Des névralgies rebelles, même symptomatiques (1), ont cédé à son usage. Moreau (de Tours), Lelut, Foville, Baillarger, Delasiauve, etc. (2), ont obtenu quelques avantages de ce valérianate dans l'épilepsie. (C'est spécialement du valérianate d'ammoniaque Pierlot que se sont servis ces observateurs. Ce médicament n'est pas un produit chimique isolé, mais une forme médicamenteuse plus stable
que le valérianate pur (si tant est que les officines le fournissent tel), permettant d'administrer les principes actifs de la valériane à haute dose et dans des proportions constantes et déterminées) (3).
Le VALÉRIANATE D'ATROPINEAMMONIAQUE s'est montré efficace dans tous les cas où la valériane est employée, tels que les troubles nerveux, les accidents protéiformes de l'hystérie, les vertiges, les spasmes divers. Des névralgies rebelles, même symptomatiques<ref>''Bulletin de thérapeutique'', t. LI, p. 364.</ref>, ont cédé à son usage. Moreau (Voyez BELLADONEde Tours), page 183Lelut, Foville, Baillarger, Delasiauve, etc.<ref>''Bulletin de thérapeutique'', t. LI, p. 378.</ref>, ont obtenu quelques avantages de ce valérianate dans l'épilepsie. (C'est spécialement du valérianate d'ammoniaque Pierlot que se sont servis ces observateurs. Ce médicament n'est pas un produit chimique isolé, mais une forme médicamenteuse plus stable que le valérianate pur (si tant est que les officines le fournissent tel), permettant d'administrer les principes actifs de la valériane à haute dose et dans des proportions constantes et déterminées<ref>Consultez Pierlot, ''Note sur la valériane, sur l'analyse de sa racine'', etc. Paris, 1862.</ref>.
LE VALÉRIANATE DE QUININE jouit des mêmes propriétés que le sulfate de quinine et se donne à la dose de 1 décigr. par jour. On l'a plus particulièrement employé dans les névralgies et les accidents nerveux périodiques. « La chose est bien trouvée, disent Trousseau et Pidoux. Pourquoi, d'ailleurs, le valérianate de quinine ne guérirait-il pas aussi bien une névralgie périodique que le sulfate de quinine ?.... »
VALÉRIANATE D'ATROPINE. (Devay le recommande spécialement dans les fièvres de mauvais caractère Voyez [[Belladone (atoniques, malignesCazin 1868). Castiglione l'a mis en usage dans le traitement de l'épilepsie|BELLADONE]], du rhumatisme et surtout de l'hémicrâniepage 183.)
Le VALÉRIANATE DE ZINC. L'oxyde de zinc jouit d'une réputation qu'Herpin, (de Genève) (4), a sanctionnée par l'expérimentation. La valériane est, à juste titre, considérée comme un des meilleurs antispasmodiques. Le valérianate de zinc ne pouvait donc manquer d'être favorablement accueilli. Aussi fut-il annoncé comme le meilleur remède à opposer aux névralgies, aux névroses, et surtout à l'épilepsie. On l'administre à la dose de 1 décigr. par jour en poudre, en potion et surtout en pilules. Devay (5) prescrit contre les névralgies la formule suivante : valérianate de zinc, 60 centigr. ; sucre blanc pulvérisé, 5 gr. ; divisez en vingt-quatre doses ; une à quatre par jour.
(Delioux de Savignac classe LE VALÉRIANATE DE QUININE jouit des mêmes propriétés que le valérianate sulfate de zinc au premier rang parmi les moyens thérapeutiques que quinine et se donne à la dose de 1 décigr. par jour. On l'on peut diriger contre le vertige a plus particulièrement employé dans les névralgies et les accidents nerveux ou essentiel (6)périodiques. Dans un cas de hoquet accompagné « La chose est bien trouvée, disent Trousseau et Pidoux. Pourquoi, d'étouffementsailleurs, le valérianate de spasmes, de syncopes, de plaintes, puis de cris et de hurlements, avec pouls petit, puis plus tard intermittent, réduit à la fin à trentequinine ne guérirait-quatre pulsations, phénomènes qui duraient depuis douze jours, l'amélioration a été instantanée par l'administration il pas aussi bien une névralgie périodique que le sulfate de 5 centigrquinine ?... de valérianate de zinc. Une deuxième»
____________________ (Devay le recommande spécialement dans les fièvres de mauvais caractère (atoniques, malignes). Castiglione l'a mis en usage dans le traitement de l'épilepsie, du rhumatisme et surtout de l'hémicrânie.)
(1) ''Bulletin de thérapeutique'', t. LI, p. 364.
Le VALÉRIANATE DE ZINC. L'oxyde de zinc jouit d'une réputation qu'Herpin, (2de Genève) <ref>''Du pronostic et du traitement de l'épilepsie''. Paris, 1852.</ref>, a sanctionnée par l'expérimentation. La valériane est, à juste titre, considérée comme un des meilleurs antispasmodiques. Le valérianate de zinc ne pouvait donc manquer d'être favorablement accueilli. Aussi fut-il annoncé comme le meilleur remède à opposer aux névralgies, aux névroses, et surtout à l'épilepsie. On l'administre à la dose de 1 décigr. par jour en poudre, en potion et surtout en pilules. Devay<ref>''Bulletin de thérapeutique'', septembre 1852, t. LIXLIII, p. 378285.</ref> prescrit contre les névralgies la formule suivante : valérianate de zinc, 60 centigr. ; sucre blanc pulvérisé, 5 gr. ; divisez en vingt-quatre doses ; une à quatre par jour.
(3) consultez Pierlot, Delioux de Savignac classe le valérianate de zinc au premier rang parmi les moyens thérapeutiques que l'on peut diriger contre le vertige nerveux ou essentiel<ref>'Note sur la valériane, sur l'analyse Bulletin de sa racinethérapeutique'', etc1802, t. ParisLX1II, 1862p. 5 et 39.</ref>. Dans un cas de hoquet accompagné d'étouffements, de spasmes, de syncopes, de plaintes, puis de cris et de hurlements, avec pouls petit, puis plus tard intermittent, réduit à la fin à trente-quatre pulsations, phénomènes qui duraient depuis douze jours, l'amélioration a été instantanée par l'administration de 5 centigr. de valérianate de zinc.Une deuxième
(4) ''Du pronostic et du traitement de l'épilepsie''. Paris, 1852.____________________
(5) ''Bulletin de thérapeutique'', septembre 1852, t. XLIII, p. 285. (6) ''Bulletin de thérapeutique'', 1802, t. LX1II, p. 5 et 39.<references/>
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et une troisième pilule achevèrent la guérison, qui ne s'est pas démentie (1)<ref>''Bulletin de thérapeutique'', t. LXIII, p. 413.</ref>.
« Les praticiens, qui, par des raisons d'économie (le valérianate de zinc est d'un prix excessif), ne croiront pas devoir administrer le nouveau sel antispasmodique, pourront continuer à leurs malades la poudre de valériane associée à l'oxyde de zinc. » (Trousseau et Pidoux.)
(Du reste, les pilules de Méglin, si répandues, rappellent par leur composition les éléments qui, combinés, forment le corps qui nous occupe.)
(Le VALÉRIANATE DE FER a été proposé, comme réunissant l'action d'un reconstituant et d'un antispasmodique, à la dose de 10 à 60 centigr. par jour en pilules, dans la chlorose compliquée d'accidents nerveux hystériformes ; mais, comme action, le fer domine dans ce composé.
Le VALÉRIANATE DE BISMUTH a été préconisé par Rhigini comme antinévralgique. Depuis, on l'a employé, mais rarement, dans les affections nerveuses de l'estomac comme succédané du sous-azotate et du sous-carbonate ; il trouverait son indication dans les gastrodynies, les gastralgies chroniques ; on l'a aussi mis en usage contre les palpitations chroniques du cœur.)
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(1) ''Bulletin de thérapeutique'', t. LXIII, p. 413.<references/>
[[Catégorie:Cazin 1868]]