Citrullus lanatus (PROTA)

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Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svg
Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Oléagineux Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Glucides / amidon Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fourrage Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage et cultivé)
1, partie de tige avec une fleur femelle ; 2, partie de tige avec une fleur mâle ; 3, fruit de pastèque égousi ; 4, graines de pastèque égousi ; 5, fruit de pastèque (écorce et chair partiellement enlevées). Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
plante en fleurs et en fruits, ssp. mucosospermus
fruit et fruit coupé de la pastèque à cuire
jeunes feuilles consommées comme légume
fruits sur le marché
ssp. mucosospermus cv. Groupe pastèque égousi ; diversité de formes des fruits
différentes formes de graines de pastèque égousi
Graines utilisées comme égousi. Cucumeropsis mannii en haut, à droite. Citrullus lanatus en bas et à droite et en haut et à gauche. En bas et à gauche les graines d’une variété de Lagenaria siceraria de la Côte d’Ivoire.

Citrullus lanatus (Thunb.) Matsum. & Nakai


Protologue: Cat. Sem. Spor. Hort. Bot. Univ. Imp. Tokyo 30 : No 854 (1916).
Famille: Cucurbitaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 22

Synonymes

  • Momordica lanata Thunb. (1794),
  • Citrullus vulgaris Schrad. ex Eckl. & Zeyh. (1836),
  • Colocynthis citrullus (L.) Kuntze (1891).

Noms vernaculaires

– Pastèque égousi, melon à pistache (Fr). Egusi melon, egusi watermelon, West African watermelon (En).

– Pastèque (Fr). Watermelon, dessert watermelon (En). Melancia (Po). Mtikiti, mtikiti maji (Sw).

– Pastèque à cuire, pastèque fourragère, citre, méréville (Fr). Cooking melon, fodder melon, preserving melon, citron (En).

Origine et répartition géographique

Citrullus lanatus est originaire de la région occidentale du Kalahari, en Namibie et au Botswana, où il se trouve encore à l’état sauvage, sous une grande variété de formes, associé à d’autres espèces de Citrullus. Dans cette région, il en existe deux types principaux : le premier, appelé “melon tsama”, donne de petits fruits généralement amers, et surtout utilisés pour leurs graines ; c’est probablement l’ancêtre de la pastèque égousi. Le second possède des fruits utilisés surtout comme source d’eau en période de sécheresse ou comme pastèques à cuire, et il pourrait bien s’agir de la forme ancestrale de la pastèque, de la pastèque fourragère et de la pastèque à cuire. Après sa première domestication en Afrique australe à la période préhistorique, la culture de Citrullus lanatus s’est étendue il y a plus de 3000 ans à l’Afrique méditerranéenne, au Moyen-Orient et à l’Asie occidentale. Son introduction en Inde doit certainement aussi être ancienne, et un important centre secondaire de diversité génétique s’y est constitué. Citrullus lanatus a atteint la Chine vers le Xe siècle et le Japon au XVIe. C’est au début de l’époque post-colombienne qu’elle a été introduite aux Amériques.

La pastèque égousi cultivée pour ses graines a probablement été domestiquée dans la zone méridionale du Sahel ou dans les régions entourant le désert du Kalahari. Elle joue un rôle particulièrement important en Afrique de l’Ouest. Les populations de Namibie et du Botswana récoltent encore la plupart de leurs graines sur des plantes sauvages, mais quelques variétés locales ont été spécialement sélectionnées pour la richesse en huile de leurs graines. Les cultivars du Soudan occidental sont probablement du même type que la pastèque égousi d’Afrique de l’Ouest. Les pastèques à graines jouent aussi un rôle important en Chine.

De nos jours, la pastèque est répandue dans toutes les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes (à été chaud) du monde entier, y compris l’Afrique. On trouve surtout des pastèques à cuire dans les parties septentrionales et orientales du désert du Kalahari. Quant à la pastèque fourragère, elle est cultivée essentiellement aux Etats-Unis et en Afrique du Sud.

Usages

Citrullus lanatus comprend des groupes de cultivars qui se chevauchent, et qui produisent des graines ou des fruits comestibles. Les fruits de plantes sauvages ou semi-sauvages sont utilisés dans la région du Kalahari comme source d’eau potable. Le même usage est signalé au Soudan. D’autres formes primitives servent de fourrage.

En Afrique, les cultivars les plus importants sont ceux dont seules les graines sont comestibles. La chair du fruit de ces cultivars est trop amère pour être consommée par l’homme. En Afrique de l’Ouest, ils sont appelés “égousi”, nom emprunté au yoruba, et “beref” en wolof (Sénégal). Dans la région du Kalahari, les graines sont considérées comme un mets de choix. Une fois grillées, elles sont ensuite moulues en une pâte grossière, blanchâtre, nourrissante et au goût agréable de noisette. En Afrique de l’Ouest, les graines sont transformées en une pulpe qui sert d’épaississant aux soupes. Une fois fermentées, elles donnent aussi un édulcorant appelé localement “ogiri”. Un autre édulcorant dénommé “igbãlo” est produit avec les graines grillées, pilées, enveloppées dans des feuilles et enfin bouillies. La pulpe des graines grillées et salées se consomme au Soudan et en Egypte, où elle est appelée “tasali”. Dans l’extrême nord du Soudan, les graines de certains types sont grillées puis consommées entières avec leur tégument ; elles sont alors désignées sous le nom de “gorom”. Une huile végétale très appréciée est extraite des graines. Cette huile est utilisée en cuisine, en cosmétologie et l’industrie pharmaceutique y porte attention. Après extraction de l’huile, le résidu peut être transformé en boulettes qui, frites, donnent un petit amuse-gueule local appelé “robo” au Nigeria, ou sert d’aliment du bétail. L’huile sert également à préparer des soupes, et en Namibie, elle était employée traditionnellement pour fabriquer du savon. Enfin, les graines peuvent être grillées comme succédané au café.

De nombreux cultivars sont plantés en tant que plante maraîchère destinés à la consommation immédiate de la chair juteuse, rafraîchissante et sucrée de leur fruit mûr. Dans la plupart des pays du monde, la pastèque est le type le plus important de Citrullus lanatus.

Dans plusieurs pays africains, comme le Kenya, la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe, des cultivars locaux ni doux ni amers sont employés comme pastèque à cuire. Au Soudan, de tels types sont parfois connus sous le nom de “citron” ou “citronnel”. Les jeunes fruits dont on a retiré les graines sont cuits jusqu’à leur ramollissement. Au Zimbabwe, les pastèques cuites sont mélangées à des haricots ou à des niébés cuits, auxquels on ajoute des graines de gourde réduites en poudre. Pour conserver la chair du fruit, la pastèque est dépouillée de ses graines et de son écorce et des tranches sont mises à sécher au soleil. Une bouillie épaisse est préparée à partir de fruits mûrs mélangés à de la farine de maïs ou de mil. Les feuilles sont parfois cuisinées comme légume. Aux Etats-Unis, l’écorce de certains cultivars est transformée en conserves sucrées ou confites au vinaigre. Dans le sud de la France, la citre ou méréville est appréciée pour les confitures. Dans les systèmes de culture extensive des régions semi-arides, les feuilles et les fruits des pastèques fourragères sont une source d’eau et de fourrage pour le bétail. Au Sénégal, les fruits servent de purgatif puissant ; au Nigeria, ils sont diurétiques et servent à traiter la diarrhée et la gonorrhée. Un goudron extrait des graines est utilisé contre la gale et pour tanner le cuir.

Production et commerce international

L’Afrique de l’Ouest et centrale est le plus grand producteur de graines d’égousi, mais les statistiques sont rares. Celles de la FAO distinguent les graines de melon, mais cette rubrique inclut les graines de Cucumeropsis mannii Naudin et de plusieurs espèces de Cucurbita. En 2002, la production mondiale de graines de melon aurait été de 576 000 t pour une surface de 608 000 ha. Rien qu’au Nigeria, la production s’élevait à 347 000 t sur 361 000 ha ; le Cameroun a produit 57 000 t, le Soudan 46 000 t, la R.D. du Congo 40 000 t, la République centrafricaine 23 000 t et le Tchad 20 000 t. En dehors de l’Afrique, la Chine est un producteur important avec 25 000 t. On estime les exportations du Nigeria vers d’autres pays d’Afrique de l’Ouest à 5000–7000 t. Le Soudan, où la production de graines est importante, surtout au Kordofan, exporte environ 27 000 t, en particulier vers les pays arabes ; toutefois, ces quantités varient fortement d’une année à l’autre. Hors statistiques, il existe un commerce de pulpe et d’huile extraite des graines à destination des communautés africaines en Amérique du Nord et en Europe. La région du Kalahari s’est lancée récemment dans le commerce international, mais encore à petite échelle.

La production annuelle mondiale de pastèque est passée de 30 millions de t sur une superficie de 2,1 millions d’ha en 1992 à 81 millions de t pour 3,2 millions d’ha en 2002. La Chine à elle seule a produit 57 millions de t sur 1,8 million d’ha en 2002. Parmi les autres principaux producteurs de pastèque se trouvent la Turquie avec 3,9 millions de t, l’Afrique du Nord (Algérie, Egypte, Libye, Maroc et Tunisie) avec 2,9 millions de t, le Communauté des Etats indépendants avec 2,8 millions de t, l’Iran avec 1,9 millions de t, les Etats-Unis avec 1,8 millions de t, l’Europe méditerranéenne (Grèce, Italie, Espagne) avec 1,8 millions de t, le Mexique avec 871 000 t et le Brésil avec 620 000 t. En Afrique tropicale, certains pays ont une production de pastèques appréciable, comme le Sénégal avec 224 000 t, le Soudan avec 143 000 t, le Cameroun et la Somalie avec 28 000 t chacun et la Mauritanie avec 11 000 t. La pastèque est produite essentiellement pour les marchés locaux et urbains, chaque pays ayant ses préférences de taille et de type. La production pour les marchés d’exportation s’est développée dans la région méditerranéenne, au Mexique, à Taïwan, en Malaisie et en Thaïlande ; il s’agit surtout de cultivars hybrides F1 à petits fruits, y compris des types sans graines.

Il n’existe aucune information disponible concernant la production et la commercialisation de la pastèque à cuire.

Propriétés

La composition par 100 g de graines d’égousi sèches décortiquées est la suivante : eau 5,1 g, énergie 2340 kJ (557 kcal), protéines 28,3 g, lipides 47,4 g, glucides 15,3 g, Ca 54 mg, P 755 mg, Fe 7,3 mg, thiamine 0,19 mg, riboflavine 0,15 mg, niacine 3,55 mg, folate 58 μg. Les graines sont une remarquable source d’énergie, dépourvues d’acide cyanhydrique, ce qui leur permet de servir d’aliment du bétail. L’huile des graines contient des hétérosides des acides linoléique, oléique, palmitique et stéarique. La chair du fruit renferme des cucurbitacines amères.

La composition de la pastèque par 100 g de partie comestible (50–70% du fruit mûr) s’établit ainsi : eau 91,5 g, énergie 134 kJ (32 kcal), protéines 0,6 g, lipides 0,4 g, glucides 7,2 g, Ca 8 mg, P 9 mg, Fe 0,17 mg, thiamine 0,08 mg, riboflavine 0,02 mg, niacine 0,2 mg, folate 2 mg, acide ascorbique 9,6 mg (USDA, 2002). Le contenu en solides solubles totaux (SST) de la chair du fruit, essentiellement du saccharose et du fructose, mesuré au réfractomètre (degré Brix, équivalent au % de SST) est un important facteur de qualité : 8% est médiocre, 10% acceptable et au-dessus de 12% excellent. La pastèque est naturellement riche en lycopène, un caroténoïde de grand intérêt pour ses propriétés anti-oxydantes et pour ses bienfaits éventuels sur la santé.

Falsifications et succédanés

Les graines de Citrullus lanatus peuvent être remplacées par celles de plusieurs autres Cucurbitacées, communément appelées graines d’égousi, la plus importante étant le véritable égousi, Cucumeropsis mannii.

Description

  • Plante herbacée monoïque, annuelle, rampante ou grimpante, atteignant 4(–10) m de long, qui s’accroche par des vrilles simples ou 2(–4)-fides ; racines superficielles avec une racine pivotante et de nombreuses racines latérales ; tige côtelée, pourvue de longs poils doux.
  • Feuilles simples, alternes ; stipules absentes ; pétiole de 2–14 cm de long, couvert de longs poils ; limbe à contour oblong-ovale, de 4–25 cm × 3–19 cm, profondément 3–5(–7)-palmatilobé, à lobes en général plus ou moins pennatilobés ou sinués, leur bord faiblement denté-sinué, aux nervures longuement poilues, devenant ponctué et scabre.
  • Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles, unisexuées, de 2–3,5 cm de diamètre, régulières, 5-mères, jaunes ; pédicelle de 1,5–4 cm de long ; calice campanulé ; pétales réunis à la base ; fleurs mâles à 3 étamines libres ; fleurs femelles à ovaire infère, poilu, 1-loculaire, stigmate 3-lobé.
  • Fruit : baie d’ordinaire globuleuse à oblongue ou ellipsoïde, parfois ovoïde, de 5–70 cm de long et d’un poids de 0,1–30 kg (0,1–2,5 kg pour la pastèque égousi, 1,5–30 kg pour la pastèque), blanche à verte, grise ou jaune, unie, tachetée ou striée, à chair de couleur blanche à vert pâle, jaune ou rouge, avec de nombreuses graines.
  • Graines obovales à elliptiques, aplaties, de 0,5–1,5 cm × 0,5–1 cm, lisses, jaunes à brunes ou noires, rarement blanches.
  • Plantule à germination épigée ; cotylédons foliacés, ronds à oblongs.

Autres données botaniques

Citrullus appartient à la tribu Benincaseae de la sous-famille Cucurbitoideae. Il comprend 4 espèces, dont 2 sont endémiques de Namibie. Toutes les espèces peuvent s’hybrider assez facilement, donnant des hybrides F1 fertiles, mais la descendance F2 de croisements avec Citrullus lanatus comme l’un des parents a montré un degré élevé de stérilité.

Citrullus lanatus est parfois divisé en 3 sous-espèces :

subsp. lanatus : comprend les plantes sauvages, la “melon tsama” et le Groupe Citroides, qui inclut la pastèque fourragère et la citre ;

subsp. mucosospermus Fursa : les types égousi d’Afrique de l’Ouest ;

subsp. vulgaris (Schrad.) Fursa : comprend les types de pastèques cultivées classées dans le Groupe Pastèques à dessert, ainsi que les cultivars rassemblés dans le Groupe Cordophanus, un groupe variable de cultivars du Sahara, du Sahel et de l’Afrique de l’Est.

Toutefois, les divers types de cette espèce hautement polymorphe se chevauchent complètement. En Afrique, les pastèques à graines sont de loin le groupe le plus important. Au Nigeria, il existe deux principaux types de graines, distingués par la présence ou l’absence d’un rebord autour de la graine. L’un porte le nom de “bara” (qui présente autour de la graine un épais rebord noir ou blanc) et l’autre, celui de “erewe” (sans rebord marqué autour de la graine). Les deux types de graines peuvent être considérés comme correspondant à des groupes de cultivars différents.

Des centaines de variétés-populations et d’hybrides F1 sont à la disposition des producteurs de pastèques à travers le monde. En Afrique tropicale, les cultivars les plus importants sont toujours ‘Charleston Gray’ à fruits oblongs à cylindriques de 6–15 kg, à écorce vert pâle légèrement veinée et à chair rose-rouge, et ‘Sugar Baby’ à fruits globuleux de 3–8 kg, écorce vert foncé et chair rouge. De nouveaux cultivars F1 qui allient de meilleures caractéristiques agronomiques à une plus grande résistance aux maladies, comme ‘Logone’, ‘Sugar Dragon’ et ‘Sunshine’ (sans graines), sont en cours d’introduction auprès des maraîchers africains.

Croissance et développement

La graine garde son pouvoir germinatif pendant 8 ans au moins lorsqu’elle est conservée au sec à des températures inférieures à 18°C. La levée des plantules demande 5–7 jours. Les cotylédons se déploient au bout de 10–12 jours et la première vraie feuille apparaît une semaine plus tard. Chez la pastèque égousi, les rameaux latéraux sont produits sur la tige principale au niveau des nœuds 4–6 tandis que la première fleur mâle se forme sur le nœud 8–11 environ 35–50 jours après le semis, les premières fleurs femelles sur le nœud 15–25 environ 45–60 jours après le semis. Chez la pastèque, les premières fleurs tant mâles que femelles se forment un peu plus tard. Les premières fleurs femelles ont souvent des ovaires peu développés et ne réussissent pas à former des fruits. Le pic de floraison intervient 50–80 jours après la germination. Les fleurs s’ouvrent peu après le lever du soleil et ne restent ouvertes qu’un seul jour. La pollinisation se produit le matin et est assurée par des insectes, surtout des abeilles. Un abondant dépôt de pollen sur chacun des trois stigmates est nécessaire pour obtenir un développement régulier du fruit. Dans les 24 heures suivant la pollinisation, le pédicelle commence à s’allonger et s’incline vers le bas tandis que gonfle l’ovaire. Les fruits de la pastèque mûrissent 30–50 jours après la pollinisation. A maturité, le pédoncule du fruit tourne du vert au brun.

Ecologie

A l’état sauvage, Citrullus lanatus préfère les sables profonds et se rencontre tout particulièrement dans le lit asséché des cours d’eau et sur les berges sableuses qui les bordent. On le trouve aussi à l’état sauvage dans les zones perturbées ou comme adventice dans les cultures. Il est indifférent à la longueur du jour. La pastèque égousi est cultivée sur les basses terres tropicales jusqu’à une altitude de 1000 m, tandis que la pastèque commune se trouve jusqu’à 2000 m. Toutes les deux se comportent mieux en zone de savane qu’en zone de forêt humide. Les types à graines d’Afrique de l’Ouest requièrent une pluviosité annuelle moyenne d’au moins 700–1000 mm et une température diurne de 28–35°C. Dans la région du Kalahari, les pastèques à graines ne reçoivent d’ordinaire que 400–650 mm de précipitations. Une pluviosité trop élevée et une forte humidité donnent un excès de croissance végétative et favorisent l’infection par des maladies, essentiellement la pourriture des feuilles et des fruits, ce qui entraîne une baisse de la production. Bien que les cultures irriguées de saison sèche donnent de meilleurs rendements, les paysans du cru préfèrent semer les pastèques à graines pendant la saison des pluies, en raison du manque d’installations pour l’irrigation. En savane sèche, la production de semences est 2–3 fois plus élevée qu’en zone de forêt humide.

Un sol limono-sableux de pH 6–7, bien drainé, convient bien ; avec un pH inférieur, des maladies du sol (Fusarium) peuvent causer de sérieux problèmes. Un sol gorgé d’eau favorise les attaques d’anthracnose et de pourriture du fruit. Un sol modérément riche est nécessaire pour obtenir une couverture rapide et dense, favorable au contrôle des adventices et de l’érosion.

Multiplication et plantation

Les graines ne sont pas dormantes, mais de fortes températures retardent leur germination. Celle-ci peut être accélérée par un pré-trempage dans l’eau pendant 24 heures après scarification de la graine à l’une de ses extrémités, spécialement pour les cultivars dont les graines ont un tégument dur. Les graines germent bien à des températures de 17°C la nuit et de 32°C le jour, ainsi qu’à une température constante de 22°C. Elles ne germent pas en dessous de 15°C. La lumière a un effet inhibiteur.

Après préparation du sol, la pastèque à graines est semée directement sur des billons ou sur des parcelles plates. On pratique aussi bien la culture pure que associée avec du maïs, du mil, du sorgho ou du niébé. Par poquet, on sème 3–4 graines à une profondeur de 3–4 cm ; 3–4 semaines après le semis, au stade 2–4 feuilles, les semis sont éclaircis à 1–2 par poquet. Un espacement de 2 m × 2 m ou de 1 m × 4 m avec une population d’environ 2500 plantes/ha convient en culture pure, mais un espacement de 2 m × 1 m se trouve aussi. Pour une culture pure, le minimum de semences nécessaire est de 0,8–1,5 kg/ha, alors qu’en culture associée les paysans utilisent de 1,0–2,0 kg/ha.

La pastèque se sème directement d’une manière semblable, ou bien elle est transplantée après élevage de plants en pots de 9 cm de diamètre. Les plants sont transplantés au champ quelque 5 semaines après le semis lorsqu’ils sont pourvus de 3–4 vraies feuilles. Les distances de plantation sont de 0,9–1,2 m × 1,2–1,8 m, ce qui donne une densité de 5000–9000 plantes/ha. Les taux de semence par hectare sont de 1–2 kg pour le semis direct et de 0,3–0,5 kg pour une culture transplantée. Les cultivars (triploïdes) sans graines sont pratiquement mâle-stériles et il leur faut un cultivar diploïde planté toutes les trois lignes pour obtenir une pollinisation et une nouaison convenables. Les fruits du cultivar diploïde pollinisateur doivent, pour être facilement séparés, se distinguer clairement des fruits sans graines plus intéressants.

Gestion

Une longue rotation des cultures (une Cucurbitacée une seule fois en 4–6 ans) est essentielle pour réduire les risques de maladies du sol et de ravageurs. En cas de sécheresse prolongée, une irrigation supplémentaire est nécessaire avant le labour. Deux ou trois désherbages sont requis avant que les tiges ne constituent une épaisse couverture végétale sur le sol, ce qui advient 6–8 semaines après le semis. Il faut alors réduire les déplacements au milieu de la culture pour éviter d’endommager les plantes. Citrullus lanatus répond bien aux engrais, spécialement à la matière organique. La quantité nécessaire dépend de l’état du sol en nutriments. En général, une application de 20–30 t/ha de fumier organique, de 50–60 kg N, de 10–15 kg P et de 20–30 kg K par ha permet d’obtenir de bons résultats. En production commerciale de pastèque, le paillage avec des feuilles de polyéthylène (noires, transparentes ou argentées) ou avec de la paille est pratiqué couramment pour conserver l’humidité, élever ou abaisser la température du sol, lutter contre les adventices et éviter le contact direct des fruits avec le sol. Les tiges sont taillées pour éviter une croissance végétative dense et excessive, et on ne laisse mûrir que 2 fruits par plante ou jusqu’à 6 chez les cultivars à petits fruits.

Maladies et ravageurs

Bien qu’il soit moins touché que le concombre ou le melon, Citrullus lanatus est sensible à une quantité de maladies importante. Le flétrissement dû à Fusarium oxysporum f.sp. niveum peut être évité par une rotation longue des cultures (de préférence une en 6 ans), par un bon drainage et par l’emploi de cultivars tolérants ou résistants. L’anthracnose (Glomerella cingulata var. orbiculare, synonyme : Colletotrichum lagenarium) peut se contrôler par des dithiocarbamates et des fongicides organiques, mais des cultivars résistant à plusieurs des cinq races connues existent. La pourriture noire (Didymella bryoniae, synonyme : Mycosphaerella citrullina) peut aussi être combattue par des fongicides, et des sources de résistance ont été identifiées chez diverses souches sauvages de Citrullus. L’oïdium (Sphaerotheca fuliginea) peut aussi se trouver, mais sous des climats chauds et humides le mildiou (Pseudoperonospora cubensis) a davantage d’importance. La nécrose bactérienne en anneaux (Erwinia carnegieana) peut être grave, mais il existe des différences de sensibilité entre les différentes entrées. La tache bactérienne des fruits (Acidovorax avenae subsp. citrulli) est une maladie relativement nouvelle, signalée en Chine et aux Etats-Unis depuis 1989, qui demande des graines et des plants indemnes de la maladie, une rotation des cultures et des aspersions préventives de cuivre pour éviter de graves attaques. Les principales maladies virales sont dues au virus de la mosaïque de la pastèque (WMV-2), au virus des taches en anneau de la papaye (PRSV-W) et au virus de la mosaïque jaune de la courgette (ZYMV), qui sont tous transmis par des pucerons et des chrysomèles du concombre. Quelques lignées de pastèque égousi sont résistantes à WMV-2. D’autres maladies incluent la fonte des semis et la pourriture des racines (Pythium spp.), l’alternariose (Alternaria cucumerina), la moucheture des feuilles (Cercospora citrullina), une pourriture des racines, du collet et des fruits (Phytophthora capsici), une pourriture (Sclerotium rolfsii), le virus de l’enroulement de la feuille de courge ( SqLCV) transmis par aleurodes (Bemisia argentifolia).

Les nématodes à galles (Meloidogyne spp.), particulièrement nocifs en sols sableux, peuvent être évités par la rotation des cultures, la destruction des adventices-hôtes sensibles, la stérilisation du sol par le soleil (plutôt que des fumigations coûteuses et dangereuses pour l’environnement) et le greffage sur des porte-greffe résistants.

Les insectes parasites communs sont les thrips (Thrips spp.), les acariens (Tetranychus spp.), les pucerons (Aphis gossypii), la mouche des fruits (Dacus ciliatus), les chrysomèles du concombre (Diabrotica spp.), la chrysomèle du potiron (Aulacophora spp.), les chenilles arpenteuses (par ex. Spodoptera exigua, Trichoplusia ni), les coccinelles Epilachna et les mineuses des feuilles (Liriomyza spp.). Il existe de nombreux types d’insecticides pour combattre les différents insectes prédateurs, mais des pulvérisations à tort et à travers aggravent d’ordinaire la situation en détruisant les parasites utiles. Un paillage de polyéthylène, en particulier lorsqu’il est recouvert d’une couche de peinture à l’aluminium réfléchissante, repousse les thrips et les pucerons. En Afrique australe, le parasite majeur est la punaise des courges (Coridius viduatus). Toutefois, dans bien des cas, les paysans ne s’en soucient guère étant donné que les larves de ce parasite font partie de la cuisine locale.

Récolte

Chez la pastèque égousi, la maturité du fruit s’évalue bien par le flétrissement de son pédoncule et de la vrille auxiliaire. Les fruits sont éclatés en frappant avec un pieu en bois, court et solide. Ensuite, ils sont mis en tas et recouverts d’herbe sèche pour fermenter. La fermentation dure environ 14 jours. Les graines sont alors extraites de la pulpe et lavées. Elles sont étendues en plein air pour sécher au soleil, et retournées plusieurs fois pour que le séchage soit homogène. Suivant la température et la couverture nuageuse, le séchage demande 5–7 jours.

En conditions tropicales, la plupart des cultivars de pastèque donnent leurs premiers fruits récoltables 65–90 jours après la transplantation au champ. La maturité se remarque à plusieurs indices : un son sourd lorsqu’on tapote le fruit, le jaunissement de la zone claire par laquelle le fruit touche le sol, l’écorce du fruit qui devient plus lustrée et perd ses poils, et enfin les vrilles directement opposées au pédoncule qui jaunissent et se ratatinent. Les fruits de la pastèque ont un comportement respiratoire non-climactérique et par conséquent ne continuent pas à mûrir après la récolte. Le fruit est coupé avec quelque 5 cm de pédoncule. Les fruits récoltés dans l’après-midi sont moins turgescents et moins enclins à éclater pendant les manutentions et les transports.

Rendement

En Afrique de l’Ouest, les rendements en graines de pastèque égousi varient de 225 kg/ha au Sénégal à 1100 kg/ha au Nigeria. En Namibie, le rendement en graines va de 550 kg/ha à plus de 3000 kg/ha, en fonction du cultivar employé. En Chine, un rendement moyen de 1500 kg/ha de semences a été signalé.

A l’échelle mondiale, le rendement de pastèque est en moyenne de 25 t/ha, variant de 5–60 t/ha, en fonction du cultivar et des pratiques culturales. Avec la plupart des cultivars, le rendement en graines des pastèques est de 150–400 kg/ha. En Namibie, des productions expérimentales de pastèque à cuire donnent de très hauts rendements qui ont dépassé les 100 t/ha.

Traitement après récolte

Au Nigeria, après récolte, les graines sont rassemblées et mises dans des sacs de 20–25 kg en jute ou du drap de bain, ce qui leur permet d’être bien aérées et de continuer à sécher. Les fragments de plante, le sable et les cailloux sont éliminés. Les graines sont commercialisées soit entières (avec leur tégument), soit sous forme d’amandes (sans tégument). Une partie des graines (10–20% au Nigeria) est transformée en pulpe pour être vendue sur les marchés. “Ogiri” est obtenu par fermentation alcaline avec des espèces de Bacillus et d’Alcaligenes. La température idéale pour la fermentation est 30–35°C.

Les fruits de la pastèque sont plutôt fragiles, ils se brisent et se meurtrissent facilement, aussi convient-il de les manipuler et de les expédier avec précaution. Ils peuvent être conservés pendant 2–3 semaines à une température de 10–15°C avec 85% d’humidité relative. En Afrique, les fruits sont souvent très endommagés en raison d’une manipulation et d’un transport peu soigneux.

Ressources génétiques

En Afrique, la plupart des paysans sèment et maintiennent soigneusement leurs propres cultivars locaux. Des collections de ressources génétiques de Citrullus lanatus (surtout pastèque) sont conservées dans des universités, des instituts d’horticulture et des banques de gènes dans les principaux pays producteurs. Il serait nécessaire de compléter ces collections par davantage de ressources génétiques de Citrullus lanatus, d’espèces voisines de Citrullus et d’Acanthosicyos naudinianus (Sond.) C. Jeffrey, provenant des centres de diversité génétique primaires (Afrique australe et centrale) et secondaires (Inde, Chine). Les ressources génétiques de la pastèque égousi ont été rassemblées et maintenues ex situ, par ex. par le Horticultural Research Institute (NHR) et des universités au Nigeria, et par l’Unité de ressources phytogénétiques de la Agricultural Research Corporation du Soudan. La diversité de la pastèque en Namibie est représentée par les collections de graines conservées au National Plant Genetic Resources Centre de Windhoek. Les cultivars améliorés ne se sont pas encore assez répandus chez les paysans pour représenter un sérieux danger pour les ressources génétiques locales.

Sélection

Citrullus lanatus est auto-compatible mais essentiellement allogame. La possibilité d’auto-féconder permet au sélectionneur de créer un cultivar uniforme dans un temps relativement court. Des programmes de sélection au Nigeria et au Soudan visent à créer des cultivars de pastèque égousi avec une ramification abondante, une couverture précoce du sol, un grand nombre de fruits par pied, des graines grosses et nombreuses par fruit, des graines blanches pour la qualité à l’exportation et une tolérance ou résistance aux maladies. En Namibie et au Botswana, on prête attention en outre au contenu en huile des graines et à la qualité de l’huile. Au National Horticultural Research Institute du Nigeria, trois cultivars standard de pastèque égousi sont disponibles, ainsi que neuf autres lignées prometteuses. Celles-ci se ressemblent beaucoup végétativement mais diffèrent par la couleur du fruit, le type de graine et le rendement.

Pour la sélection de la pastèque et la création de cultivars, l’attention s’est déplacée des variétés-populations vers les hybrides F1. L’effet de l’hétérosis sur la production n’est pas toujours très sensible, mais les autres avantages des hybrides F1 sont une plus grande uniformité des plantes et des fruits, un meilleur contrôle de la forme des fruits et de la taille des graines, une accumulation efficace de gènes dominants pour la résistance aux maladies dans le même génotype. Pour les cultivars sans graines qui sont de plus en plus en vogue, les hybrides F1 sont la seule option possible. La production d’hybrides F1 chez la pastèque nécessite une pollinisation manuelle et les hybrides sans graines sont encore plus difficiles et plus coûteux à produire (seulement 40–100 graines par fruit de la lignée femelle tétraploïde contre 200–800 pour les parents diploïdes). La production des semences hybrides de pastèque s’effectue par conséquent habituellement dans des pays où la main d’œuvre est à bas prix, et dans des régions arides pour faciliter la production de graines de grande qualité et dépourvues de toute maladie. La découverte récente en Chine d’une stérilité mâle cytoplasmique non reliée à des caractères négatifs pour la plante donne l’occasion de produire de vraies semences hybrides grâce à une pollinisation par les abeilles.

D’importants programmes de sélection de la pastèque sont actuellement mis en œuvre par des instituts publics et des firmes semencières privées au Japon, en Chine, à Taïwan, en Inde et aux Etats-Unis. Les cultivars hybrides F1 les plus couramment utilisés dans le monde sont originaires de Taïwan, mais récemment, des firmes semencières d’autres pays ont commencé à sélectionner spécifiquement pour des conditions de basses terres tropicales. Les principaux objectifs de sélection comprennent des ports compacts, la précocité, des fruits petits et ronds, avec une écorce mince mais résistante, un taux élevé en sucres, une chair fine avec de petites graines et sans cavité centrale, une résistance aux ravageurs et aux maladies (en particulier le flétrissement dû à Fusarium, l’anthracnose et les virus), la tolérance à la chaleur et une meilleure production de semences. Il existe des centaines de cultivars, aussi bien variétés-populations que hybrides F1.

Perspectives

Les graines de Citrullus lanatus sont de plus en plus utilisées pour leur huile dans les régions semi-arides, sans compter l’utilisation croissante qui en est faite par l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Par ailleurs, il existe aussi des perspectives d’utilisation des graines pour améliorer la nutrition des bébés grâce à leur contenu élevé en protéines et en lipides. L’introduction de nouveaux cultivars de pastèque égousi dans des systèmes de culture traditionnels, combinée à des pratiques culturales appropriées facilitera la suppression des adventices ainsi que la lutte contre l’érosion du sol et réduira les coûts de production. La grande diversité du matériel génétique permet d’espérer la mise au point de nouveaux cultivars. A l’avenir, la recherche devrait se concentrer prioritairement sur de forts rendements par la création de cultivars vigoureux qui couvrent précocement le sol et qui offrent une bonne résistance aux maladies et aux ravageurs. De nouvelles recherches s’imposent pour améliorer les pratiques agronomiques ainsi que l’équipement pour alléger le travail d’extraction et de décorticage des graines. Des procédés appropriés de stockage et d’extraction de l’huile doivent être mis au point, de façon à réduire son oxydation.

La demande en pastèques, en particulier de petite taille, ovoïdes ou rondes et sans graines, s’accroît vite dans de nombreux pays. Des sources de résistance aux maladies et aux ravageurs les plus importants ont été identifiées. La sélection assistée par marqueurs moléculaires et la transformation génétique accroîtront plus encore l’efficacité de la sélection chez la pastèque et permettraient d’obtenir une résistance efficace aux maladies et aux prédateurs, inaccessible par les méthodes conventionnelles de sélection. En conséquence, les perspectives à plus long terme de réduire la dépendance aux pesticides en production de pastèques sont bonnes. Les coûts des graines hybrides vont probablement baisser lorsque une stérilité mâle efficace aura pu être incorporée dans les lignées femelles des cultivars hybrides F1.

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Sources de l'illustration

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  • Vaughan, J.G. & Geissler, C.A., 1997. The new Oxford book of food plants. Oxford University Press, Oxford, United Kingdom. 239 pp.

Auteur(s)

  • H.A.M. van der Vossen, Steenuil 18, 1606 CA Venhuizen, Netherlands
  • O.A. Denton, National Horticultural Research Institute, P.M.B. 5432, Idi-Ishin, Ibadan, Nigeria
  • I.M. El Tahir, Plant Genetic Resources Unit, Agricultural Research Corporation, P.O. Box 126, Wad Medani, Sudan

Consulté le 9 février 2020.