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Thalictron (Cazin 1868)

Révision de 14 décembre 2016 à 22:57 par Michel Chauvet (discussion | contributions)

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Térébinthe
Cazin, Traité des plantes médicinales, 1868
Thuya


[1065]

Nom accepté : Descurainia sophia


THALICTRON. Sisymbrium sophia. L.

Sophia chirurgorum. Lob. — Sisymbrium annuum absinthii minoris folio. Tourn.

Sagesse ou science des chirurgiens, — sisymbrion, — sagesse.

CRUCIFÈRES. — SISYMBRIÉES. Fam. nat. — TÉTRADYNAMIE SILIQUEUSE. L.


On trouve cette plante dans les lieux stériles, sur les murs, dans les décombres, au bord des chemins.

Description. — Tige dressée, rameuse à sa partie supérieure, cylindrique, pubescente. — Feuilles blanchâtres, finement découpées, un peu velues, à segments linéaires, entiers ou incisés. — Fleurs jaunes, très-petites, naissant au sommet de la tige, présentant tous les caractères génériques des crucifères (avril-octobre). — Pétales très-courts, souvent avortés. Six étamines, dont deux plus petites. — Un ovaire à deux loges pluriovulées, surmonté d'un style simple. — Fruits : siliques grêles, ascendantes, soutenues par des pédoncules filiformes.

Parties usitées. — L'herbe et les graines.

Récolte. — On emploie les feuilles fraîches. Comme celles de toutes les crucifères, elles perdent leurs vertus par la dessiccation ou par leur décoction. La graine, que l'on récolte quand elle est mûre, peut se conserver comme celle de moutarde.

[Culture. - Cette plante n'est cultivée que dans les jardins botaniques. On la propage de graines semées en place au printemps.]

Propriétés physiques et chimiques. — Les feuilles ont une saveur analogue à celles des autres crucifères. Les semences ont une saveur chaude, âcre, analogue à celle de la graine de moutarde.

La réputation de cette plante, comme vulnéraire, l'a fait appeler sagesse des chirurgiens. On appliquait ses feuilles confuses sur les plaies simples, qui guérissent d'elles-mêmes beaucoup plus facilement quand on a la précaution d'en rapprocher les bords au moyen de bandelettes agglutinatives et d'un bandage convenable. Le suc ou la pulpe de ces feuilles ont pu être utiles sur les ulcères atoniques. On donnait la décoction dans la diarrhée, le crachement de sang, la leucorrhée, etc. On employait aussi les graines comme vermifuges, antinéphrétiques et fébrifuges. Cette plante, aujourd'hui inusitée en médecine, est encore employée par tradition dans nos campagnes. Ses propriétés sont analogues à celles de la bourse à pasteur ; sa graine, partie la plus active, rubéfie légèrement la peau.