Zomorred (Ibn al-Baytar)

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Ibn al-Bayṭār, Traité des simples
Zemâret er-ra'i


1123 - Zomorred, Émeraude.


Nom accepté : [[]]

[2-216]

  • Aristote. Le zomorred et le zeberdjed sont les noms de deux pierres congénères. C’est une substance terreuse que l’on retire de la terre dans les mines d’or, en Occident (var. en pays arabe). Elle est d’un vert très prononcé et translucide. La meilleure est la plus verte, et celle qui est brillante vaut mieux que celle qui est terne, soit comme médicament, soit comme prix. La malachite leur ressemble, mais elle n’a pas leur translucidité.
  • El-Basry. C’est une pierre d’un vert mélangé d’autres couleurs et qui vient du pays des Nègres.
  • Ibn el-Djezzâr, dans son livre des Merveilles des Contrées. La montagne des Emeraudes, du pays des Bedja, est contiguë au Mokattam, montagne d’Egypte.
  • Aristote. Sa nature est le froid et le sec. Elle a la propriété, prise à l’intérieur, d’être un antidote contre les poisons, les piqûres et les morsures d’animaux venimeux. Si l’on prend de sa limaille la valeur en poids de huit grains d’orge, elle préserve contre les poisons mortels, empêche la chute des cheveux et l’excoriation de la peau. L’habitude de la regarder dissipe les obscurcissements de la vue. Portée comme collier ou employée comme anneau, elle prévient les accès d’épilepsie. C’est pour cela que les rois la font porter à leurs enfants lors de leur naissance pour les assurer contre cette maladie.
  • Ibn Massouîh. Elle est utile contre les hémorragies et le flux de sang, prise à l’intérieur ou portée.
  • Anonyme. Sa poudre, administrée à l’intérieur, est utile contre la lèpre tuberculeuse.
  • Razès. Si la vipère la regarde, les yeux lui tombent.
  • Livre des Expériences. Pulvérisée et associée aux médicaments administrés contre la teigne rebelle, elle seconde leur action.

On considère le zomorred comme le smaragdus des anciens, l’émeraude des modernes, et le zeberdjed comme la chrysolithe ou la topaze. Rau, l’éditeur de Tifachi, donne le zeberdjed comme une émeraude d’un vert moins prononcé. Il en distingue plusieurs espèces. La meilleure est la debaby, jjvi». Viennent ensuite la rihany, ^-sj-j, la selky, JiA^y, la sabouny, ,j_jjU:>, ou arabique : les noms se tirent de leurs nuances. Pline mentionne déià l’Egypte comme fournissant des émeraudes. Il y avait même dans le golfe Arabique une île de ce nom. Les traducteurs de Sérapion ont pris le jaspe pour l’émeraude.