Vitex fischeri (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
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Fruit Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, port de l’arbre ; 2, partie d’un rameau en fleurs ; 3, fleur ; 4, infrutescence. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Vitex fischeri Gürke


Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 18: 171 (1893).
Famille: Verbenaceae (APG: Lamiaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 96

Synonymes

  • Vitex keniensis Turrill (1915).

Noms vernaculaires

  • Meru oak, Kenya oak (En).
  • Mfuu, mfudu (Sw).

Origine et répartition géographique

Vitex fischeri se trouve à l’état sauvage depuis la R.D. du Congo et le sud du Soudan jusqu’au Kenya, en Angola et en Zambie. Il a été planté en altitude au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, ainsi qu’au Cameroun.

Usages

Le bois est utilisé pour le mobilier, les planches de cercueils, les lambris et les placages. Au Kenya, il est très recherché pour la fabrication de meubles, et apprécié pour la fabrication de manches d’outils et de jougs de bœufs. C’est un bois qui convient à la construction légère, à la parqueterie, à la menuiserie, aux boiseries intérieures, à la construction navale, à la charronnerie, aux jouets, aux articles de fantaisie, à la caisserie, à la sculpture, au tournage, aux égouttoirs, aux panneaux durs, aux panneaux de particules et à la pâte à papier. On l’emploie comme bois de feu de même que pour la production de charbon de bois.

La pulpe des fruits, noirâtre, est comestible crue. On a constaté que le miel produit par les abeilles qui visitent les fleurs de Vitex fischeri est de qualité supérieure et atteint des prix élevés sur le marché. Vitex fischeri est planté comme essence d’ombrage pour des cultures telles le caféier et l’igname, et peut être maintenu dans les champs de maïs ou de manioc. Il est cultivé comme arbre ornemental et brise-vent. Il fournit une bonne litière et améliore le sol.

Production et commerce international

Il semble que le bois de Vitex fischeri soit commercialisé uniquement sur les marchés locaux et en petites quantités. Au Kenya, où le bois est prisé et très demandé, le volume annuel commercialisé a été estimé à environ 400 m³. Les fruits sont vendus sur les marchés locaux à petite échelle.

Propriétés

Le bois de cœur est gris-brun pâle et indistinctement délimité de l’aubier, celui des individus âgés étant souvent coloré de noir et décoratif. Le fil est droit ou ondé, le grain grossier. Le bois ressemble au teck, et jaunit souvent au bout de quelque temps de service. Les grumes ont souvent un cœur pourri. Le bois est moyennement lourd, sa densité étant de 430–570 kg/m³ à 12% d’humidité. Il sèche facilement à l’air, avec peu de déformations ; les taux de retrait sont modérés. Il se scie et se travaille facilement à la machine ou avec des outils à main. Il se rabote en donnant une surface lisse, mais un enduit bouche-pores est nécessaire pour le polissage et le vernissage. Il tient bien les clous. Les propriétés de collage sont bonnes, et on peut obtenir d’excellents placages. Les évaluations de la durabilité du bois oscillent entre non durable et durable. Le bois de cœur est moyennement rebelle à l’imprégnation par des produits de conservation, l’aubier est perméable.

Description

  • Arbre caducifolié de petite à assez grande taille, atteignant 35 m de haut ; fût dépourvu de branches jusqu’à 18 m, atteignant 180(–230) cm de diamètre ; écorce très fine, surface de l’écorce grise à brun foncé, lisse à rugueuse et légèrement fissurée, écorce interne jaune crème à brun pâle ; cime arrondie ; jeunes branches densément couvertes de poils veloutés.
  • Feuilles opposées, composées digitées à 5 folioles ; stipules absentes ; pétiole de 6,5–17 cm de long ; pétiolules jusqu’à 4 cm de long ; folioles obovales à elliptiques, de 5–19 cm × 3–10 cm, arrondies à acuminées à l’apex, entières, coriaces, densément couvertes de poils et de glandes au-dessous.
  • Inflorescence : cyme axillaire atteignant 12 cm de long et 24 cm de large, densément poilue ; pédoncule de 6–14 de long ; bractées jusqu’à 2 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5-mères ; pédicelle de 1–4(–12) mm de long ; calice campanulé, de 2,5–4 mm de long, à dents minuscules, s’élargissant chez le fruit ; corolle blanche, souvent bleuâtre, tube de 3–6 mm de long, limbe à 2 lèvres, de 3–5 mm de long, lèvre supérieure 2-fide, lèvre inférieure 3-fide ; étamines 4, insérées dans le tube de la corolle, 2 longues et 2 courtes ; ovaire supère, globuleux, 4-loculaire, style d’environ 6 mm de long.
  • Fruit : drupe obovoïde à oblongue-globuleuse de 1–2,5 cm de long, noirâtre tachetée de points blanchâtres ou verdâtres, charnue, à noyau ligneux, 4-loculaire, contenant jusqu’à 4 graines.
  • Graines sans albumen.

Autres données botaniques

Le genre Vitex comprend environ 150 espèces ; il est pantropical, avec quelques espèces présentes dans les régions tempérées. En Afrique tropicale, on en compte une soixantaine.

Vitex keniensis Turrill, souvent considérée comme une espèce à part, se distingue de Vitex fischeri par une plus grande taille de l’arbre, un indument plus rude, des inflorescences plus lâches, un calice plus nettement denté et un fruit de plus grande taille. On le rencontre essentiellement en forêt pluviale de montagne, alors que Vitex fischeri est présent dans les savanes boisées et les fourrés. Néanmoins, une étude biosystématique des peuplements de Vitex keniensis et de Vitex fischeri a montré que rien ne motivait une séparation taxinomique. Cette étude a également démontré que des peuplements différents ne sont pas génétiquement isolés.

Vitex congolensis

Vitex congolensis De Wild. & T.Durand est un arbre de taille petite à moyenne atteignant 30 m de haut, connu en Centrafrique et en R.D. du Congo. C’est un bois qui convient pour les mêmes usages que celui de Vitex fischeri ; sa densité est légèrement supérieure (environ 600 kg/m³ à 12% d’humidité) et il est un peu plus durable.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : (4 : bois à zones semi-poreuses) ; (5 : bois à pores disséminés) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; (33 : ponctuations radiovasculaires de deux tailles distinctes ou de deux types différents dans la même cellule du rayon) ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; (80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré) ; (81 : parenchyme axial en losange) ; 91 : deux cellules par file verticale ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; (110 : présence de cellules bordantes) ; 114 : 4 rayons par mm ; 115 : 4–12 rayons par mm.
(M. Thiam, P. Baas & P. Détienne)

Croissance et développement

Les semis ont des feuilles simples au départ puis commencent à former des feuilles composées au bout d’environ 3 mois. Les arbres de Vitex fischeri poussent moyennement vite. Dans une plantation du Kenya, des arbres ont atteint en moyenne 35 m de haut 56 ans après avoir été plantés. L’accroissement annuel moyen maximal du volume a été atteint au bout de 25–30 ans après la plantation, une chute sensible de l’augmentation de volume ayant été signalée lorsque les sujets avaient dépassé 35 ans. Des arbres de 50 ans peuvent atteindre un diamètre de fût de 60 cm.

Au Kenya, les arbres fleurissent de décembre à mars, avant le début de la longue saison des pluies en avril. Les fleurs sont pollinisées par des insectes comme les abeilles. Toutefois, les fruits peuvent être issus aussi bien d’autofécondation que d’allofécondation. Au Kenya, on peut trouver des fruits mûrs de juin à novembre, la maturité des fruits coïncidant avec la chute des feuilles. En Tanzanie, on peut trouver des fruits mûrs d’avril à août. Les graines sont dispersées par des animaux tels que les singes et les calaos qui mangent les fruits.

Ecologie

On trouve Vitex fischeri dans les forêts sempervirentes, les forêts claires, les savanes boisées et les fourrés, jusqu’à 2100 m d’altitude. Au Kenya, la température annuelle moyenne dans l’aire de répartition de Vitex fischeri est de 15–23°C, la pluviométrie annuelle moyenne de 1200–2000 mm. Sur les pentes du mont Kenya, il préfère les sols de limon sableux bien profonds, mais ailleurs il est localement commun dans les fourrés sur des roches granitiques ainsi que dans les savanes boisées sur des termitières.

Multiplication et plantation

Dans la forêt pluviale de montagne du centre du Kenya, la régénération naturelle de Vitex fischeri apparaît en particulier dans les trouées forestières, mais demeure médiocre en forêt fermée. Le meilleur moment pour récolter les graines destinées à la multiplication est celui où la plupart des fruits sont encore verts alors qu’environ 20% ont viré au brun. Tous les fruits ramassés doivent avoir atteint leur taille définitive. Après la récolte, les fruits sont emballés dans des sacs en jute. La pulpe doit être retirée en l’espace de quelques jours, puis les noyaux sont mis à sécher à l’ombre jusqu’à ce que leur teneur minimale en eau soit de 8,5%, après quoi ils sont stockés. Le taux de germination des graines fraîches est de 40–50% au bout de 9 semaines. Ce sont les noyaux qui servent habituellement à la multiplication, un kg contenant 2500–3000 noyaux. Plusieurs plantules peuvent germer à partir d’un seul noyau car celui-ci peut renfermer 1–4 graines. L’immersion dans l’eau froide pendant 24 heures améliore la germination. Une fois que la pulpe du fruit a été retirée et que les noyaux ont séché à l’ombre, on peut les garder longtemps (au moins un an) s’ils sont conservés dans un endroit sec et à l’abri de la chaleur. Bien que les semis soient exigeants en lumière, ils tolèrent l’ombre. En pépinière, ils ont pourtant montré une bonne croissance à un niveau d’éclairement de 19% du plein soleil, mais des taux supérieurs de lumière accélèrent la croissance. On récolte aussi quelquefois les sauvageons pour les planter.

Gestion

La première plantation de bois d’œuvre a été mise en place au début des années 1950 sur les pentes du mont Kenya. En 1973, près de 620 ha de plantations étaient enregistrés. Dans les cultures, la rotation des arbres destinés à la production de bois d’œuvre serait de 35 ans, mais dans les plantations commerciales ayant une densité de peuplement de 200 arbres à l’hectare, un cycle de 45–60 ans semble plus raisonnable. Un élagage est préconisé si l’on souhaite obtenir un fût droit et net. Les arbres tolèrent la conduite en taillis. Ils peuvent également être ébranchés et étêtés, ce qui a l’avantage de fournir du bois de feu aux agriculteurs en permettant au fût d’atteindre une taille marchande.

Maladies et ravageurs

En pépinière, les semis sont sensibles à la fonte des semis provoquée par des attaques fongiques. Les plantes parasites du genre Cuscuta peuvent entraîner de graves pertes dans les plants de pépinières. Le champignon Armillaria mellea attaque souvent les arbres des plantations, provoquant l’apparition d’une résine noire sur les tiges et un dépérissement accéléré par Trichoderma sp., mais cette maladie ne constitue normalement pas une menace grave puisqu’elle peut être contenue en arrachant les sujets touchés lors du premier éclaircissage.

Ressources génétiques

En général, Vitex fischeri est répandu et n’est pas rare dans de nombreuses régions de son aire de répartition. Cependant, les peuplements de la forêt pluviale de montagne du centre du Kenya, dont les fûts sont souvent droits et de dimensions imposantes, ce qui leur donne énormément de valeur pour le commerce des bois, ont été surexploités. Ces peuplements, référencés comme Vitex keniensis, sont inscrits sur la Liste rouge de l’UICN pour l’année 2006 comme vulnérables. Dans divers autres milieux et régions, Vitex fischeri est également menacé à cause du défrichement de la forêt en vue de l’implantation de l’homme et de l’agriculture, par ex. près du lac Victoria et au pied du mont Elgon.

Le KEFRI et le Programme de conservation des plantes du Kenya conservent une collection vivante de Vitex fischeri, ainsi qu’un lot de semences. La recherche a mis en évidence que l’essentiel de la variation génétique des peuplements naturels du Kenya est intrapopulation (96,5%), et que par conséquent si l’on procède à un échantillonnage d’un de ces peuplements, on peut rassembler un pool génétique suffisamment large de l’espèce aux fins de sélection et de conservation.

Perspectives

Vitex fischeri apparaît déjà dans les plantations agroforestières, mais il s’avère très prometteur pour des plantations à plus grande échelle, non seulement pour la production de bois d’œuvre, mais aussi comme source de bois de feu, de fruits comestibles et de miel, et comme arbre auxiliaire utile. Les efforts qui tendent à favoriser la plantation et la conservation de Vitex fischeri sont entravés par le manque d’informations sur ses caractéristiques biologiques et écologiques. Il est nécessaire d’approfondir les recherches sur la variation des propriétés du bois entre les différents peuplements et sur l’impact des conditions écologiques sur les propriétés du bois ; les résultats pourraient alors être utilisés par les programmes de sélection.

Références principales

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Autres références

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  • Wimbush, S.H., 1957. Catalogue of Kenya timbers. 2nd reprint. Government Printer, Nairobi, Kenya. 74 pp.

Sources de l'illustration

  • Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.

Auteur(s)

  • H.J.C. Thijssen, Mirabelweg 16, 5632 PC Eindhoven, Netherlands

Citation correcte de cet article

Thijssen, H.J.C., 2008. Vitex fischeri Gürke. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 juin 2019.


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