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Urera trinervis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Légume Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Fibre Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Sécurité alimentaire Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg



Urera trinervis (Hochst. ex Krauss) Friis & Immelman




Protologue: Nord. Journ. Bot. 7 : 126 (1987).
Famille: Urticaceae

Synonymes

Elatostema trinervis Hochst. (1844), Urera cameroonensis Wedd. (1869).

Noms vernaculaires

Origine et répartition géographique

Urera trinervis est largement réparti dans les régions de forêts de basses terres d’Afrique tropicale, depuis le Ghana jusqu’au sud-ouest de l’Ethiopie et à l’Afrique du Sud (Natal).

Usages

Urera trinervis est parfois utilisé en R.D. du Congo comme légume cuit. La fibre de l’écorce est utilisée pour faire des cordes et est réputée en R.D. du Congo et au Nigeria pour la confection de lignes de pêche. Au Cameroun, les feuilles sont utilisées pour traiter la gale. En Tanzanie, les Shambaas mastiquent les feuilles et avalent le jus pour traiter les troubles biliaires. Au Nigeria, le jus de feuilles est ingéré pour traiter les troubles intestinaux. La tige fournit de l’eau potable lorsqu’on la coupe ; au Congo on boit cette eau pour soigner la tachycardie.

Propriétés

Des extraits aqueux de feuilles de l’espèce d’Amérique tropicale Urera baccifera (L.) Wedd. ont montré une activité anti-inflammatoire et analgésique, mais on ne sait rien de la phytochimie des espèces africaines d’Urera.

Botanique

Liane dioïque atteignant 60 m de long ; tige atteignant 7 cm de diamètre, cylindrique, s’attachant grâce à ses racines adventives ; poils urticants habituellement seulement sur les inflorescences. Feuilles alternes, simples ; stipules connées, bifides à l’apex, rapidement caduques ; pétiole jusqu’à 6 cm de long ; limbe elliptique, ovale ou obovale, atteignant 12 cm de long, base cunéiforme, tronquée ou arrondie, apex longuement acuminé, bord entier, à 3 nervures partant de la base. Inflorescence : panicule axillaire lâche ; inflorescence mâle d’environ 6,5 cm de long, la femelle d’environ 2 cm. Fleurs unisexuées, régulières, petites, d’environ 1,5 mm de long, 4-mères ; fleurs mâles avec un pédicelle d’environ 1 mm de long ; fleurs femelles sessiles, à périanthe indistinctement lobé. Fruit : akène atteignant 2 mm de long, entouré du périanthe charnu.

Urera comprend environ 35 espèces et est présent en Afrique tropicale y compris Madagascar, en Amérique tropicale et à Hawaii.

Description

Ecologie

Urera trinervis est présent dans les forêts pluviales, les ripisylves et les forêts côtières, en particulier en lisière de forêt et dans les clairières, parfois comme épiphyte. En Afrique tropicale, il est présent jusqu’à 1600 m d’altitude.

Gestion

En R.D. du Congo, Urera trinervis est parfois cultivé pour la fibre de son écorce, mais aucune information sur les pratiques culturales semblent n’avoir été publiée.

Ressources génétiques

Urera trinervis est répandu et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Urera trinervis restera probablement d’importance locale seulement, comme légume et comme plante à fibres.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Friis, I., 1986. The genus Urera (Urticaceae) in eastern tropical Africa. Nordic Journal of Botany 5: 547–553.
  • Friis, I., Immelman, K. & Wilmot-Dear, C.M., 1987. New taxa and combinations in Old World Urticaceae. Nordic Journal of Botany 7: 125–126.
  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.

Autres références

  • Badilla, B., Mora, G., Lapa, A.J., Silva, E. & Jose, A., 1999. Anti-inflammatory activity of Urera baccifera (Urticaceae) in Sprague-Dawley rats. Revista de Biologia Tropical 47(3): 365–371.
  • Friis, I., 1989. Urticaceae. In: Hedberg, I. & Edwards, S. (Editors). Flora of Ethiopia. Volume 3. Pittosporaceae to Araliaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 302–325.
  • Hauman, L., 1948. Urticaceae. In: Robyns, W., Staner, P., De Wildeman, E., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Lebrun, J., Louis, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 1. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 177–218.
  • Letouzey, R., 1968. Urticaceae. Flore du Cameroun. Volume 8. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 67–216.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 3 avril 2025.


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