Uapaca guineensis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Uapaca guineensis Müll.Arg.


Protologue: Flora 47: 517 (1864).
Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 26

Noms vernaculaires

  • Palétuvier de rivière, palétuvier d’eau douce (Fr).
  • Sugar plum, red cedar, false mahogany, rikio (En).
  • Sambi, cor de mogno (Po).

Origine et répartition géographique

Uapaca guineensis se rencontre du Sénégal jusqu’en Centrafrique et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et en Tanzanie. Il est probablement également présent en Ouganda.

Usages

Ce sont surtout les racines de Uapaca guineensis qui sont couramment utilisées en médecine ; l’écorce de tige, les feuilles et les fruits sont utilisés dans une moindre mesure. Des préparations de racine se prennent couramment pour leurs vertus aphrodisiaques et pour traiter l’impuissance masculine. En Sierra Leone, un bain de vapeur préparé avec les racines est utilisé pour traiter les maux de tête. En Côte d’Ivoire, une préparation d’écorce de racine est appliquée sur les plaies lépreuses et se prend comme tonique par les femmes qui viennent d’accoucher. En Côte d’Ivoire et au Congo, la décoction d’écorce de racine se prend par voie orale ou en lavement pour traiter les œdèmes et les problèmes gastro-intestinaux. Au Gabon, la décoction d’écorce de racine s’applique sous forme de lavement comme émétique ; l’extrait d’écorce de tige se boit aux mêmes fins. La poudre de l’écorce de racine se prise pour traiter le cancer du nez. Au Congo et en R.D. du Congo, la décoction d’écorce de racine se prend pour traiter la stérilité féminine, les maux de dents, les rhumatismes et les hémorroïdes. Au Congo, l’infusion de racine se prend pour traiter les maux de tête d’origine fébrile. Les régions douloureuses du corps se massent avec des racines écrasées pour soulager la douleur. L’infusion de racine se prend avec du jus de canne à sucre pour dégager le nez et traiter les affections pulmonaires. Au Gabon, les copeaux d’écorce de tige mélangées à du sel se frictionnent sur la peau pour traiter les affections dermatologiques. En R.D. du Congo, la décoction de feuilles, d’écorce de tige ou d’écorce de racine se prend pour traiter la dysenterie, la diarrhée, les maux d’estomac et les maladies vénériennes. Une pâte de feuilles à l’huile de palme s’applique sur les furoncles pour les faire mûrir et aussi pour soulager la migraine et les rhumatismes. On masse aussi les jambes des enfants rachitiques avec cette pâte pour les fortifier. En Tanzanie, la décoction d’écorce de tige se prend pour traiter le paludisme. Au Liberia, les fruits immatures se prennent comme remède antitussif. Au nord du Nigeria, les fleurs et l’écorce sont des ingrédients des préparations de poison de flèche.

Les fruits ont une pulpe comestible douceâtre qui peut se consommer crue. Son goût ressemble à celui du pruneau ou de l’avocat. Au Nigeria, la pulpe sert à confectionner une boisson rafraîchissante. Le bois est utilisé localement en menuiserie et pour fabriquer des planches, des traverses de chemin de fer, des poutres, des meubles, des lits et des ustensiles de cuisine. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, le tronc évidé sert à fabriquer des pirogues. Les racines échasses et les branches se prêtent à la confection de membrures de bateau. Le bois donne un bois de feu et du charbon de bois de bonne qualité. Les jeunes rameaux sécrètent un jus rouge poisseux qui sèche comme une gomme et qui fait office de colorant, par ex. pour les lignes de pêche. Au Nigeria, les grandes feuilles servent à emballer les noix de kola. L’arbre est utilisé pour donner de l’ombre et pourrait être planté dans les plantations de café et de cacao. Il peut également être planté pour stabiliser les berges de rivières.

Production et commerce international

Au Liberia, au Cameroun et en R.D. du Congo, Uapaca guineensis se négocie sous le nom commercial “rikio”, mais de nos jours, les échanges sont limités au niveau local. Au Liberia, le bois s’exportait jadis sous l’appellation “faux acajou”.

Propriétés

L’extrait à l’éthanol du bois fait ressortir une activité antiplasmodium modérée in vitro. Des extraits à l’éthanol d’écorce de racine et d’écorce de tige n’ont pas eu d’activités antibactérienne et antifongique significatives contre des agents pathogènes humains in vitro. Le bois et l’écorce contiennent beaucoup de tanins. L’aubier est blanchâtre teinté de rouge, et le bois de cœur rouge à brun rougeâtre. Le bois est dur, durable et moyennement lourd, et lorsqu’il est scié sur quartier il présente un beau fil argenté. Il est facile à travailler.

Description

Arbre dioïque sempervirent, de taille petite à moyenne, fortement ramifié, atteignant 18(–30) m de haut ; fût cannelé, atteignant 100 cm de diamètre, souvent sur des racines échasses arrondies atteignant 3 m de haut ; écorce brun foncé à noirâtre, craquelée ou écailleuse ; cime dense à ramification basse ; branches longues, minces, presque glabres, creuses lorsque sèches, cicatrices foliaires apparentes ; bourgeon terminal poisseux. Feuilles alternes, groupées vers l’extrémité des rameaux, simples ; stipules linéaires, d’environ 0,5 mm de long, tombant rapidement ; pétiole de 1,5–4(–7) cm de long, articulé au sommet ; limbe largement obovale, de (5–)9–24 cm × (2–)4–10(–17) cm, base cunéiforme, apex arrondi, bords généralement ondulés, papyracé, à nombreux points glandulaires surélevés et minuscules, pennatinervé à 5–13 paires de nervures latérales. Inflorescence mâle : capitule axillaire, globuleux à ovoïde, de 4–7 mm de diamètre ; fleurs femelles solitaires ; pédoncule de l’inflorescence mâle de 1–1,5 cm de long, avec 2–4 petites bractées disséminées ; bractées involucrales 8–10, elliptiques à arrondies, de 1–1,5 cm de long, jaune vif, enfermant les fleurs dans le bouton. Fleurs unisexuées, pétales absents ; fleurs mâles sessiles, à environ 9 lobes de calice inégaux, environ 5 lobes oblongs, d’environ 1 mm de long, les autres linéaires, petits, étamines 5, filet atteignant 1,5 mm de long, ovaire rudimentaire d’environ 1 mm de long, à poils courts ; fleurs femelles à pédicelle de 8–15 mm de long, 6 lobes de calice inégaux, triangulaires à arrondis, de 1–1,5 mm de long, à poils courts, ovaire supère, globuleux, de 2,5–3 mm de diamètre, 3-loculaire, lisse, styles 3, de 4–5 mm de long, réfléchis, deux fois bifides vers l’apex. Fruit : drupe presque globuleuse de 2–2,5 cm de diamètre, verruqueuse, glabre, verdâtre, à 3 noyaux, généralement à 1 graine par noyau.

Autres données botaniques

Le genre Uapaca comprend 50–60 espèces originaires d’Afrique tropicale et de Madagascar, et a besoin d’une révision complète. De nombreux Uapaca spp. sont utilisés de la même façon comme plantes médicinales. L’aire de répartition de Uapaca guineensis n’est pas facile à déterminer car plusieurs espèces de Uapaca se ressemblent beaucoup. La présence de Uapaca guineensis dans les régions sèches d’Afrique de l’Ouest est douteuse et il est possible que les spécimens locaux appartiennent à Uapaca togoensis Pax. Dans des flores plus anciennes, l’aire de répartition de Uapaca guineensis allait jusqu’en Afrique australe, mais de nos jours, on estime que les plantes d’Afrique australe appartiennent à une espèce distincte, Uapaca lissopyrena Radcl.-Sm.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; (14 : perforations scalariformes) ; (15 : perforations scalariformes avec 10 barreaux) ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres) ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; (46 : 5 vaisseaux par millimètre carré) ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; (56 : thylles fréquents).
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; (69 : fibres à parois fines à épaisses) ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; 94 : plus de huit cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; (103 : rayons de deux tailles différentes) ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 159 : présence de corpuscules siliceux ; 160 : corpuscules siliceux dans les cellules des rayons.
(D. Louppe, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Dans le sud du Cameroun, on a observé que la croissance des semis de Uapaca guineensis était rapide, même à l’ombre ou en plein soleil, et même dans des milieux relativement secs. Ils peuvent atteindre 4–5 m de haut en 6 ans. Les fruits de Uapaca guineensis sont consommés par les chauves-souris frugivores, les singes, les chimpanzés et les gorilles, qui peuvent disséminer les graines. L’arbre pousse en symbiose avec plusieurs champignons ectomycorhiziens.

Ecologie

Uapaca guineensis est présent dans les endroits humides des forêts pluviales et il est commun sur les berges des rivières, où il forme parfois des peuplements purs. Il est également présent dans les forêts sempervirentes mixtes et en lisière de forêt, dans les savanes arbustives et sur les pentes escarpées, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1100 m d’altitude.

Multiplication et plantation

La multiplication de Uapaca guineensis se fait par graines ou par sauvageons. En Tanzanie, les fruits se récoltent toute l’année, avec un pic en novembre–décembre. Les graines doivent être semées lorsqu’elles sont encore fraîches car elles ne se conservent pas bien. Le taux de germination atteint 80%. En R.D. du Congo, la formation des graines et la germination sont souvent médiocres.

Gestion

Uapaca guineensis peut être conduit en taillis et étêté. Il a été planté comme arbre de régénération forestière en Guinée pour offrir une coulée verte aux grands animaux forestiers. Au Burundi, on l’a planté en arboretum à titre expérimental pour stabiliser les berges de rivière.

Maladies et ravageurs

Il n’y a pas de maladies connues chez Uapaca guineensis, mais plusieurs insectes se nourrissent des feuilles et des bourgeons, en particulier des coléoptères (Anthribidae, Chrysomelidae et Scolytidae), alors que d’autres coléoptères tels que Xylosandrus crassiusculus se nourrissent du bois.

Récolte

Toutes les parties de la plante peuvent se récolter au fil des besoins. L’écorce de racine est facile à récolter sur les racines échasses.

Ressources génétiques

Malgré l’exploitation intensive dont Uapaca guineensis fait l’objet pour son bois, il reste répandu et commun par endroits, et rien n’indique qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Uapaca guineensis est couramment utilisé comme plante médicinale contre toutes sortes de maladies. Aucune analyse phytochimique n’a été effectuée et seulement quelques essais pharmacologiques ont été menés. Il est recommandé de procéder à des recherches supplémentaires pour pouvoir identifier les composés actifs et en évaluer le potentiel. Il est également recommandé de planter Uapaca guineensis le long des rivières de débit très variable pour stabiliser les berges.

Références principales

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Autres références

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  • Gassita, J.N., Nze Ekekang, L., De Vecchy, H., Louis, A.M., Koudogbo, B. & Ekomié, R. (Editors), 1982. Les plantes médicinales du Gabon. CENAREST, IPHAMETRA, mission ethnobotanique de l’ACCT au Gabon, 10–31 juillet 1982. 26 pp.
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  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1996. Fruitiers sauvages d’Afrique. Espèces du Cameroun. Ministère Français de la Coopération, Paris, France & CTA, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Sources de l'illustration

  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.
  • Voorhoeve, A.G., 1979. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Agricultural Research Reports 652, 2nd Impression. Centre for Agricultural Publishing and Documentation, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • M.M. Kitambala, Département de Chimie de la Faculté des Sciences, Université de Lubumbashi, Lubumbashi, DR Congo

Citation correcte de cet article

Kitambala, M.M., 2008. Uapaca guineensis Müll.Arg. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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