Turraeanthus africanus (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition en Afrique Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Répartition mondiale Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Médicinal Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois d'œuvre Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
Bois de feu Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Statut de conservation Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau avec feuille ; 3, branche avec inflorescences ; 4, branche avec infrutescence. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
base du fût
fût
tranche
tranche
feuille et fruits
meubles de salon
bureau et chaises
bois (face radiale)
bois (face tangentielle)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Turraeanthus africanus (Welw. ex C.DC.) Pellegr.


Protologue: Notul. Syst. (Paris) 2: 16, 68 (1911).
Famille: Meliaceae
Nombre de chromosomes: 2n = c. 280

Synonymes

  • Turraeanthus vignei Hutch. & Dalziel (1928).

Noms vernaculaires

  • Avodiré (Fr).
  • Avodire (En).

Origine et répartition géographique

Turraeanthus africanus est répandu depuis la Sierra Leone jusqu’à l’ouest de l’Ouganda, et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo et au nord de l’Angola.

Usages

Le bois (noms commerciaux : avodire, avodiré) est apprécié pour le mobilier haut de gamme, l’ébénisterie, la menuiserie décorative, les moulures et les lambris, les instruments de musique, ainsi que pour le placage tranché. Il convient à la construction légère, à la parqueterie, à la construction navale, à la charronnerie, aux jouets et articles de fantaisie, à la caisserie, aux cuves, au tournage, aux panneaux de fibres, aux panneaux de particules et pour la production de papier. Il est également utilisé comme bois de feu et pour la production de charbon de bois.

L’écorce est employée en médecine traditionnelle. On prend des extraits d’écorce ou on les ajoute à l’eau du bain pour traiter la toux, la fièvre, les maux de tête, l’épilepsie, la filariose, et comme abortif. En cas de hernie, on frictionne des scarifications avec un mélange d’écorce séchée et pulvérisée et de sel. L’écorce sert également de poison de pêche, les feuilles ayant parfois le même usage. L’huile des graines est employée comme abortif.

Production et commerce international

Le bois de Turraeanthus africanus est commercialisé sur le marché international où il atteint des prix élevés pour des meubles haut de gamme et des menuiseries décoratives. Cependant, depuis les années 1960, les volumes exportés sont dérisoires. En effet, la Côte d’Ivoire a exporté quelque 5000 m³ de grumes par an entre 1960 et 1974. Le Ghana, quant à lui, en a exporté 3000 m³ en 1998, contre seulement 150 m³ en 2001.

Propriétés

Le bois de cœur est blanc crème à jaune pâle, fonçant au jaune d’or une fois exposé à la lumière ; il n’est pas nettement distinct de l’aubier qui atteint 5–6 cm de large. Le bois présente un fil droit ou contrefil, le grain est fin et régulier. Le bois est nettement lustré, avec un reflet soyeux. Les surfaces sciées sur quartier ont une belle figure souvent moirée.

Le bois est moyennement lourd, avec une densité de 480–660 kg/m³ à 12% d’humidité. Si l’on prend des précautions, il sèche à l’air assez facilement et rapidement, malgré un risque important de déformation et un léger risque de gerces. Les taux de retrait sont moyens, de l’état vert à anhydre ils sont de 3,4–4,8% dans le sens radial et de 5,3–7,9% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est très stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de (69–)83–166 N/mm², le module d’élasticité de 8300–12 100 N/mm², la compression axiale de 36–61 N/mm², le cisaillement de 9–16 N/mm², le fendage de 13–20 N/mm, la dureté Janka de flanc de 4800 N et la dureté Janka en bout de 6400 N.

Le bois se scie et se travaille bien avec des outils ordinaires en ayant uniquement un léger effet d’émoussage sur les lames de scies et les lames de coupe. Des déchirures peuvent se produire lors du rabotage en raison de la présence du contrefil ; un angle de coupe de 15–20° est donc recommandé. Le bois peut être poli afin d’obtenir un beau fini. Les fentes sont monnaie courante lors du clouage et du vissage, et l’on préconise de faire des avant-trous. Les caractéristiques de collage, de peinture et de vernissage sont toutes bonnes, contrairement à celles de cintrage qui sont médiocres. On peut produire un placage tranché d’excellente qualité, mais bien souvent les grumes sont trop irrégulières pour que l’on obtienne de bons résultats au déroulage.

Le bois n’est pas durable, car il est sujet aux attaques des champignons, des foreurs du bois sec, des termites et des térébrants marins. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation avec des produits de préservation, l’aubier est plus perméable. La sciure est très irritante, pouvant même provoquer des hémorragies internes chez les professionnels du bois ; une bonne ventilation est absolument nécessaire.

Plusieurs diterpénoïdes et triterpénoïdes ont été isolés de l’écorce et des graines. Des extraits d’écorce de la tige ainsi que certains diterpénoïdes isolés ont montré une importante activité antimicrobienne contre le champignon pathogène Cryptococcus neoformans et la bactérie Staphylococcus aureus. De même, des alcaloïdes ont été isolés de l’écorce de la tige. Des extraits d’écorce ont mis en évidence une certaine activité contre les ravageurs des greniers Callosobruchus maculatus et Sitophilus zeamais. Un diterpénoïde de type labdane (le méthyl 14,15-époxylabda-8(17),12E-dièn-16-oate) isolé de l’écorce a révélé in vitro une activité antiplasmodium contre une souche de Plasmodium falciparum résistante à la chloroquine. L’ent-labdane (+)-12,15-époxylabda-8(17),12,14-trièn-16-yl acétate isolé des graines a montré in vitro des effets cytotoxiques sur des lignées de cellules cancéreuses.

Falsifications et succédanés

Le bois de Turraeanthus africanus présente une certaine ressemblance avec les bois d’Alstonia boonei De Wild., d’Antiaris toxicaria Lesch., de Canarium schweinfurthii Engl., de Parkia bicolor A.Chev., de Pterygota macrocarpa K.Schum. et de Terminalia ivorensis A.Chev., et au Ghana il les remplace tous. En Europe, il est employé comme substitut du hêtre européen (Fagus), du chêne européen (Quercus) et de l’érable sycomore (Acer).

Description

  • Arbre sempervirent, de taille moyenne à assez grande, atteignant 35(–45) m de haut ; fût dépourvu de branches sur une hauteur de 15(–30) m, jusqu’à 100(–120) cm de diamètre, cannelé ou pourvu de courts contreforts à la base, s’étalant quelquefois en grandes racines superficielles ; surface de l’écorce lisse à écaillée, parfois superficiellement fissurée et avec des rangs verticaux de lenticelles, grise à brun pâle, écorce interne jaune pâle à brun pâle, mouchetée d’orange et dégageant une odeur de cèdre ; cime irrégulière, étalée, vert foncé, aux branches ascendantes ; rameaux à pubescence dense, courte et rousse, glabrescents.
  • Feuilles alternes, disposées en groupes lâches aux extrémités des branches, composées paripennées ou imparipennées à (5–)8–36 folioles ; stipules absentes ; pétiole de 5–17 cm de long, épaissi et légèrement ailé à la base, rachis jusqu’à 60 cm de long ; pétiolules de 5–10 mm de long ; folioles alternes à opposées, oblongues-elliptiques à oblongues-lancéolées, de 6–29 cm × 2–6(–8) cm, cunéiformes à arrondies à la base, courtement acuminées à l’apex, extrémité à bords repliés, coriaces, d’abord à pubescence courte au-dessous puis rapidement glabrescentes, à minuscules écailles, pennatinervées à 10–30 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule axillaire atteignant 70 cm de long, souvent située sur les branches âgées, couverte d’une pubescence rousse dense.
  • Fleurs fonctionnellement unisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle d’environ 2 mm de long, articulé à la base ; calice en forme de soucoupe, de 1–2 mm de long, à pilosité dense ; tube de la corolle de 1,5–2 cm de long, lobes de 0,5–1 cm de long, poilus à l’extérieur, blanc crème à jaune brunâtre ; fleurs mâles à étamines réunies en un tube en coupe soudé à la corolle, à 10 anthères incluses, ovaire non fonctionnel ; fleurs femelles à ovaire supère, conique, 4–5-loculaire, se rétrécissant graduellement en style, stigmate discoïde, étamines non fonctionnelles.
  • Fruit : capsule piriforme à presque globuleuse de 2–3,5 cm de long, 2–5-lobée, orange-brun à maturité, s’ouvrant à proximité de l’apex, contenant 2–5 graines.
  • Graines arrondies à légèrement triangulaires, de 1,5–2,5 cm de long, enveloppées par un arille blanc ou jaune.
  • Plantule à germination hypogée ; épicotyle de 4–6 cm de long ; premières feuilles alternes, simples, à apex longuement acuminé.

Autres données botaniques

Le genre Turraeanthus comprend 2–3 espèces confinées à l’Afrique tropicale. Il semble étroitement apparenté au genre Guarea, qui diffère par un tube staminal généralement libre par rapport à la corolle et par des caractéristiques de l’anatomie du bois.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23? : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 24 : ponctuations intervasculaires minuscules (très fines) ( 4μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; (65 : présence de fibres cloisonnées) ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 68 : fibres à parois très fines ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale. Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons ; (142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial).
(E. Uetimane, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Si les semis ont besoin d’ombre, les gaules en revanche nécessitent davantage de lumière pour se développer correctement, avec une préférence pour les petites clairières. Toutefois, une lumière excessive entraîne souvent une ramification à faible hauteur. Lors d’essais menés en Guinée, tous les semis plantés en plein soleil étaient morts au bout de 2 ans, alors que plus de 80% de ceux plantés dans le sous-étage de la forêt avaient survécu au bout de 3 ans. La croissance avait été lente pourtant, avec une hauteur moyenne de 150 cm au bout de 6 ans.

Le fût a souvent une forme irrégulière, médiocre, avec une ramification à faible hauteur. En Ouganda, Turraeanthus africanus est une essence de sous-étage présentant un fût irrégulier, bas branchu, tandis qu’en Afrique occidentale et centrale elle peut atteindre l’étage supérieur et donner un long fût rectiligne. En Côte d’Ivoire, on peut trouver des arbres en fleurs toute l’année, même si la floraison est plus abondante de mars à avril, les fruits mûrissant environ 5 mois plus tard. Les fruits sont mangés par les animaux qui sont susceptibles de disperser les graines. Néanmoins, c’est généralement à proximité des arbres-mères que l’on trouve les semis.

Ecologie

Turraeanthus africanus est présent en forêt sempervirente de basses terres et en forêt humide semi-décidue, souvent dans les milieux humides en bordure de cours d’eau, de prairies mal drainées et de marécages. En Ouganda, il pousse jusqu’à 1500 m d’altitude. Au Liberia, il est connu pour préférer les sols sablonneux.

Multiplication et plantation

La régénération naturelle peut être abondante à proximité des arbres-mères. Le poids de 1000 graines est d’environ 1 kg. La viabilité des graines est très courte : elles doivent être semées immédiatement après la récolte. Lorsqu’il s’agit de graines fraîches, le taux de germination peut atteindre 80% en l’espace de 5–7 semaines. Les semis ont besoin d’un sol humide et d’une ombre relativement épaisse. Il leur faut 10 mois pour atteindre 10 cm de haut, et ils doivent passer au moins un an en pépinière, jusqu’à l’apparition des premières feuilles composées. Parfois, des semis naturels sont prélevés en forêt pour être repiqués, mais ils sont très sensibles à la sécheresse.

Gestion

Turraeanthus africanus se rencontre généralement disséminé et en faibles densités dans la forêt. Dans le sud-ouest du Cameroun, le volume moyen de fûts de plus de 60 cm de diamètre est de 0,12 m³/ha. Toutefois, en Afrique de l’Ouest il est localement commun, comme au Ghana, ou encore en Côte d’Ivoire, où dans certaines forêts côtières on a enregistré jusqu’à 5 arbres/ha ayant un diamètre de fût supérieur à 40 cm. Les arbres peuvent être traités par recépage ou étêtage.

Maladies et ravageurs

En Côte d’Ivoire, les racines des jeunes plants seraient contaminées par le nématode Hylonema ivorense, responsable de la nécrose des tissus qui peut nuire gravement à la croissance.

Récolte

Pour les arbres en forêt naturelle, le diamètre minimal d’abattage à hauteur d’homme est de 60 cm en Côte d’Ivoire, de 70 cm au Ghana et de 80 cm au Liberia. Le cœur des grumes pouvant être cassant, il y a lieu de prendre certaines précautions lors de l’abattage.

Rendement

Avec une limite minimale d’abattage de 70 cm à hauteur d’homme, le volume annuel de coupe autorisé de Turraeanthus africanus au Ghana a été estimé à 23 000 m³ en 1997.

Traitement après récolte

Après la coupe, les grumes doivent être immédiatement débardées et converties sans tarder ou bien traitées avec des produits d’imprégnation, car le bois est très sensible au bleuissement. Les grumes flottant dans l’eau, elles peuvent être transportées par flottage.

Ressources génétiques

Turraeanthus africanus est répandu en Afrique de l’Ouest et centrale, mais il est peu commun dans nombre de régions à l’intérieur de son aire de répartition. Il est classé comme vulnérable dans la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN parce qu’il est moyennement exploité pour son bois et qu’il commence à devenir rare dans plusieurs régions où il était autrefois commun. Cependant, sur place au Ghana et en Côte d’Ivoire, il est encore commun. Au Ghana, il a été classé comme “espèce à étoile rose”, car la cadence de son exploitation était inférieure à 50% du niveau de durabilité des coupes, soit un rythme loin d’être préoccupant.

Perspectives

Le bois de Turraeanthus africanus connaît une forte demande, notamment pour le mobilier et les placages décoratifs. Pourtant, la forme et la taille de son fût, souvent médiocres, constituent un handicap majeur, ainsi que sa présence très dispersée dans de nombreuses régions. Il faudrait disposer de plus amples informations sur ses taux de croissance et sur ses exigences écologiques afin d’élaborer des modes de conduite qui conviennent à son exploitation durable en forêt naturelle.

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Sources de l'illustration

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Auteur(s)

  • F.W. Owusu, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Owusu, F.W., 2008. Turraeanthus africanus (Welw. ex C.DC.) Pellegr. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 5 février 2019.


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