Thespesia populnea (PROTA)

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répartition en Afrique (sauvage et cultivé)
1, rameau en fleurs; 2, fruit. Source: PROSEA
port de l'arbre (University of Hawaii)
feuilles et fleurs (University of Hawaii)
feuilles et fleur
fleur
feuilles et fruits (University of Hawaii)
branche en fruits (University of Hawaii)
bois (University of Hawaii)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
face transversale du bois

Thespesia populnea (L.) Sol. ex Corr.


Protologue: Ann. Mus. Natl. Hist. Nat. 9: 290 (1807).
Famille: Malvaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24, 26, 28

Noms vernaculaires

  • Motel debou, feuilles d’Haiti, porché, kalfata, milo, arbre ombrelle, bois de rose d’Océanie (Fr).
  • Portia tree, Pacific rosewood, umbrella tree, Indian tulip tree (En).
  • Pau rosa, bela sombra, tespesia (Po).
  • Mtakawa (Sw).

Origine et répartition géographique

Thespesia populnea est probablement originaire d’Asie tropicale ou des côtes du Pacifique et de l’océan Indien. On le trouve maintenant dans les régions littorales de toute la zone tropicale ; il est planté dans les villes côtières et occasionnellement à l’intérieur des terres.

Usages

Le bois (noms commerciaux : milo, bois de rose des Seychelles, bois de rose d’Océanie) est employé pour une large gamme d’usages où la qualité est plus importante que les dimensions. Au Ghana, il sert à faire des sièges d’embarcations légères, des pagaies, des éléments de voiture, des brouettes et des ustensiles domestiques. En Afrique de l’Est, le bois scié en petits bordages est employé pour réparer les bateaux de pêche. Dans la région Indo-Pacifique, il est considéré comme un excellent bois pour la sculpture, et il est largement utilisé pour faire des coupes et des plats, des massues, des pagaies, des instruments agricoles, des instruments de musique, des crosses de fusil, des charrettes, des roues, des embarcations, des manches d’outils, des meubles, de l’ébénisterie, des ustensiles, des bijoux et des objets tournés. On le considère également comme approprié pour la construction légère, les parquets, les panneaux muraux, les moulures d’intérieur, les équipements de précision, les jouets et articles de fantaisie et le modelage. Il peut être employé comme bois de feu.

L’écorce fournit une fibre grossière qui est employée pour faire des cordages, des lignes de pêche, de la vannerie, des sacs à café, et de l’étoupe de calfatage. En Afrique de l’Ouest et en Inde, les feuilles sont utilisées pour emballer la nourriture. Les jeunes pousses sont employées comme fourrage et comme engrais vert. Dans le Sud-Est asiatique et en Inde, les jeunes feuilles, les fleurs et les fruits non mûrs sont mangés crus, bouillis ou frits comme légumes. Les fleurs et les fruits fournissent une teinture jaunâtre soluble dans l’eau, tandis que le bois trempé dans l’eau fournit une solution qui est employée en Asie pour teindre la laine en brun foncé. Aux îles Tuvalu, les feuilles servent à faire une teinture noire. L’écorce a été utilisée pour tanner les cuirs, et elle fournit une gomme épaisse qui n’est pas soluble dans l’eau. L’huile extraite des graines peut être employée pour l’éclairage.

L’arbre est souvent planté dans les zones côtières comme arbre d’ornement, d’ombrage ou d’alignement. A Madagascar, on le plante comme support pour les plants de vanilliers. En Inde et dans les îles du Pacifique, l’arbre est planté en haies vives et le long des côtes pour la protection contre l’érosion. En Asie, dans les mangroves, on le plante dans les fermes d’élevage de crevettes en systèmes aqua-sylvicoles pour consolider les digues. Thespesia populnea est un arbre sacré dans de nombreuses régions d’Océanie, où on le plante souvent près des temples et où on l’utilise dans des cérémonies traditionnelles.

En médecine traditionnelle, l’écorce, les racines, les feuilles, les fleurs et les fruits sont employés pour traiter toute une série d’affections, telles que problèmes de peau, dysenterie, choléra, hémorroïdes, problèmes de foie et de vésicule biliaire, urétrite, blennorragie, rhumatismes et hypertension sanguine. Au Nigeria, l’écorce et une lotion d’écorce bouillie sont appliquées sur les blessures, et l’huile des graines sur les infections de la peau. A Maurice, le jus des fruits est appliqué sur les verrues. Le bois de cœur est employé pour traiter la pleurésie, le choléra, les coliques et les fièvres, et est considéré comme carminatif. Les fruits bouillis broyés dans de l’huile de coprah fournissent un onguent que l’on applique sur les cheveux pour tuer les poux.

Propriétés

Le bois de cœur est brun rougeâtre à brun foncé, souvent avec un veinage violet ; il est nettement distinct de l’aubier, de 1–2 cm de large, qui est blanc à jaune pâle ou rose pâle, fonçant à la lumière. Le fil est ondé à superficiellement contrefil, le grain est moyen à fin. Le bois montre une figure légèrement rubanée sur les faces sciées sur quartier. Le bois fraîchement coupé a une odeur de rose.

La densité du bois est d’environ 770 kg/m³ à 12% d’humidité. Il se sèche bien sans gauchissement ni fentes. Les taux de retrait sont de 3,8% dans le sens radial et 6,9% dans le sens tangentiel de l’état vert à anhydre. Les mouvements en service sont très faibles.

Le bois est dur et résistant. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 118 N/mm², le module d’élasticité de 11 690 N/mm², et la compression axiale de 56 N/mm². Le bois se scie et se travaille aisément avec des outils manuels et à la machine. Il se tourne bien tant à l’état vert qu’à l’état sec, peut se finir en donnant un beau poli et se peint bien. Il contient une huile qui ralentit le séchage du vernis. Il a des propriétés de collage moyennes à médiocres.

Le bois de cœur est très durable, même s’il est en contact avec de l’eau ou avec le sol. Il est résistant aux termites, mis non aux térébrants marins. L’aubier n’est pas sensible aux attaques de Lyctus.

Le bois de cœur contient diverses quinones sesquiterpénoïdes dont la mansonone D et H, la thespone et la thespésone, qui sont connues pour causer une dermatite de contact, inhiber la formation de tumeurs et avoir des propriétés antifongiques. Le bois de cœur et d’autres parties de la plante contiennent du gossypol.

Les cellules fibreuses élémentaires du liber ont 1,0–3,5 mm de long, avec un diamètre de 9–20 μm. Les fruits fournissent 0,4% d’une matière colorante flavonoïde. La thespésine, un sesquiterpène dimère, est le composé colorant jaune et est obtenu principalement à partir du fruit. Les graines contiennent 18–34% d’huile, avec 43–49% d’acide linoléique, 21–34% d’acide palmitique, 14–33% d’acide oléique et 2–3% d’acide stéarique. On a isolé de la thespésine, de l’alcool cérylique et du β -sitostérol à partir de la fraction non saponifiable de l’huile des graines.

L’écorce contient jusqu’à 7% de tanin. Des extraits aqueux et méthanoliques de l’écorce ont montré une action anti-oxydante in vivo sur des rats. Les fruits et les feuilles contiennent des composés qui ont une action antibactérienne, tandis que des extraits méthanoliques des boutons floraux ont montré une action antifongique. Des extraits éthanoliques de la fleur ont fait ressortir une action antihépatotoxique. Des extraits aqueux du fruit ont montré une action de guérison des blessures sur des rats après administration locale ou orale. Les graines ont des propriétés purgatives. L’huile des graines a une action anti-amibienne. La racine est toxique.

Description

  • Arbuste ou petit arbre sempervirent atteignant 10(–20) m de haut ; fût dépourvu de branches jusqu’à 3 m, souvent tors ou courbe, devenant creux avec l’âge, jusqu’à 60(–120) cm de diamètre, sans contreforts ; écorce externe devenant rugueuse et fissurée sur les vieux arbres, grisâtre, écorce interne très fibreuse, rose ; cime large et dense ; rameaux densément couverts de très petites écailles brunes à argentées, glabrescents.
  • Feuilles disposées en spirale, simples et entières ; stipules lancéolées à subulées, de 3–10 mm de long ; pétiole de 2–11(–16) cm de long, écailleux ; limbe orbiculaire, deltoïde, ovale ou oblong, de 6–23 cm × 5–16 cm, base cordée, apex acuminé, plutôt charnu et luisant, les deux faces couvertes de petites écailles, palmatinervé à 7 nervures, nervures principales jaunes, le plus souvent à nectaires sacciformes à l’aisselle des nervures basales sur la face inférieure.
  • Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles, bisexuées ; pédicelle de 1,5–10 cm de long, érigé ou ascendant ; hypanthium discoïde, de 6–8 mm de diamètre ; segments de l’épicalice 3, oblongs à lancéolés, de 2–17 mm × 2 mm, précocement caducs, aigus ; calice campanulé, de 7–15 mm de long, tronqué ou légèrement denté au sommet, à pubescence apprimée dense à l’intérieur, glabrescent à l’extérieur ; pétales 5, obliquement obovales, de 4–8,5 cm × 3,5–6 cm, sommet arrondi, jaune pâle avec base pourpre foncé, écailleux à l’extérieur, glabres à l’intérieur ; étamines nombreuses, fusionnées en une colonne staminale, à filets libres de 3–5 mm de long, anthères d’environ 1,5 mm de long ; ovaire supère, globuleux à ovoïde, de 8–10 mm de diamètre, écailleux, 10-loculaire, style d’environ 4 cm de long, stigmates en forme de massue, jaune pâle.
  • Fruit : capsule globuleuse aplatie de 2–4,5 cm de diamètre, légèrement pentagonale, sommet obtus ou légèrement aplati, vert jaunâtre à brunâtre à maturité, écailleuse, généralement indéhiscente, exsudant une gomme jaune vif lorsqu’on la coupe, renfermant de nombreuses graines.
  • Graines obovoïdes, de 8–15 mm × 6–9 mm, légèrement anguleuses, couvertes de poils soyeux étroitement entremêlés.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle allongé ; cotylédons foliacés ; toutes les feuilles disposées en spirale.

Autres données botaniques

Le genre Thespesia comprend une quinzaine d’espèces, et est réparti dans toute la zone tropicale. A l’intérieur de Thespesia populnea, certains auteurs reconnaissent les spécimens provenant des zones côtières de l’océan Indien comme une espèce distincte : Thespesia populneoides (Roxb.) Kostel., qui a des feuilles plus ou moins bronzées ou cuivrées, à base légèrement cordée, des pédicelles de 5–12 cm de long et des fruits ayant une couche externe déhiscente. Cependant, on trouve de nombreux spécimens intermédiaires (appelés “hybrides” par certains) là où les deux types se rencontrent. Au Sri Lanka, certains de ces “hybrides” ont été largement multipliés par voie végétative comme arbres d’ornement et pour les haies vives.

Thespesia acutiloba

Thespesia acutiloba (Baker f.) Exell & Mendonça (“tulipier sauvage” ou “tulipier à petites feuilles”) est un arbuste ou un petit arbre jusqu’à 5(–6) m de haut, que l’on rencontre au Mozambique et au Natal (Afrique du Sud) dans les forêts claires et les fourrés sur des sables récents près de la côte. Son bois de cœur, qui est foncé et devient dur et durable après séchage, a été utilisé pour la sculpture et pour faire des sagaies, des cannes et des instruments de musique. Une décoction de l’écorce est administrée contre la dysenterie chronique. Il est facile à cultiver.

Thespesia danis

Thespesia danis Oliv. est un arbuste ou un petit arbre jusqu’à 6(–10) m de haut, que l’on trouve en Ethiopie, en Somalie, au Kenya et en Tanzanie en forêt, en brousse et en savane herbeuse jusqu’à 500 m d’altitude. On fait avec les tiges des massues de jet, des arcs et des flèches, ainsi que des baguettes pour allumer le feu. L’écorce est employée pour faire des liens. Le fruit est réputé comestible. On obtient une teinture à partir des fleurs et des fruits. Des décoctions de racines sont administrées contre la blennorragie, les maux d’estomac, les douleurs de la région spinale, l’hématurie et le gonflement de l’abdomen.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : (1 : limites de cernes distinctes) ; (2 : limites de cernes indistinctes ou absentes).
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; (26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm)) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; (77 : parenchyme axial en chaînettes) ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 90 : cellules de parenchyme fusiformes ; 91 : deux cellules par file verticale ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale).
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 110 : présence de cellules bordantes ; (111 : présence de cellules palissadiques) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Structure étagée : 119 : petits rayons étagés, grands rayons non étagés ; 120 : parenchyme axial et/ou éléments de vaisseaux étagés.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; (141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial).
(P. Mugabi, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

La germination débute dans les 8 jours après le semis, et peut se prolonger jusqu’à 10 semaines. La croissance en hauteur est rapide au cours des premières années (0,5–1,5 m par an), mais elle se ralentit à partir de 7–10 ans. La croissance en diamètre de la tige est de 1–3 cm/an. La floraison peut déjà commencer lorsque l’arbre a seulement 1–2 ans. En Afrique australe, la floraison a lieu en février–mars, et la fructification en mars–juin ; dans les climats équatoriaux plus uniformes, la floraison se produit toute l’année. Les fleurs jaune pâle s’ouvrent vers 10 h du matin, virent à l’orange rougeâtre dans l’après-midi, se fanent ensuite en virant au rose et ne tombent pas avant plusieurs jours. La pollinisation est probablement effectuée par les oiseaux. Les graines flottent et restent viables dans l’eau de mer pendant plus d’un an, ce qui rend possible la dissémination naturelle de l’espèce par les courants marins. Thespesia populnea se naturalise aisément, et est devenu une adventice indésirable dans certaines régions.

Ecologie

Thespesia populnea est un arbre des climats tropicaux et subtropicaux chauds, et on le trouve en général jusqu’à 150 m d’altitude. La température annuelle moyenne est de 20–26°C, la pluviométrie annuelle moyenne de 500–5000 mm. Il tolère des gels occasionnels très légers. Il pousse au mieux en pleine lumière, et ne supporte pas bien l’ombre d’autres arbres. Il tolère le vent et des embruns légers. Il est adapté aux stations sèches du fait que dans les sols poreux il développe une longue racine pivotante ; il peut tolérer jusqu’à 8 mois de saison sèche. Thespesia populnea prospère sur les sols côtiers sableux ainsi que sur les sols volcaniques, calcaires et rocheux avec un pH de 6,0–7,4. Il tolère des sols plus lourds, ainsi que des sols salés et occasionnellement inondés, mais ne pousse pas sur un sol constamment inondé. On trouve des peuplements naturels à la limite amont des mangroves, et le long des courants de marée.

Multiplication et plantation

Thespesia populnea est généralement multiplié par graines, mais la multiplication par boutures de tige ou de racine ou par marcottes aériennes est également possible. Le poids de 1000 graines est de 140–285 g. Le comportement des graines lors du stockage est orthodoxe : elles gardent leur viabilité lorsqu’elles sont séchées et stockées. La germination peut être difficile en raison du tégument dur des graines, et on l’améliore par scarification à l’aide d’un couteau, de papier de verre ou par un trempage dans l’acide sulfurique concentré pendant 20–60 minutes. On pratique généralement le semis direct. Pour les plants de pépinière, les pots doivent être assez grands pour contenir la racine pivotante. Les graines doivent être prégermées avant d’être plantées en pots. Les plants sont normalement prêts à être transplantés en 12–16 semaines, mais on a aussi planté avec succès des plants jusqu’à 3,5 m de haut élevés dans des bacs. La plantation en stumps consiste à recéper la tige à environ 1 cm au-dessus du collet avant de transplanter, de façon à permettre aux racines de reprendre avant que de nouvelles feuilles se développent. On collecte et transplante aussi des semis naturels. Pour la multiplication végétative, de petites boutures doivent être enracinées en pépinière avant de les transplanter, mais on a aussi planté avec succès des boutures de 2 m de long directement au champ.

Gestion

Le désherbage est important jusqu’à ce que les arbres soient bien installés. Thespesia populnea tolère un élagage sévère, mais il met longtemps à repartir. Néanmoins, les arbres doivent être élagués si l’on veut obtenir un fût net de branches pour la production de bois d’œuvre. Cela peut prendre 25–40 ans avant que l’arbre soit assez gros pour produire du bois utilisable, mais on peut utiliser des branches de seulement 5 cm d’épaisseur pour la sculpture.

Maladies et ravageurs

Thespesia populnea est sujet à la pourriture des racines et des tiges causée par le champignon Phellinus noxius. Les symptômes sont des taches malades qui s’agrandissent lentement, et un manchon mycélien épais, brun foncé autour de la base des arbres infectés. On a également signalé qu’il était sensible aux taches fongiques des feuilles (Lophodermium sp.), à la pourriture du cœur (Fomes pachyphloeus) et au chancre des rameaux du théier (Phomopsis theae).

L’arbre est un hôte de nombre de parasites dangereux du cotonnier, tels que la punaise rouge (Dysdercus spp.), les chenilles épineuses (Earias spp.) et le charançon du cotonnier (Anthonomus grandis). C’est pourquoi sa plantation est déconseillée ou même interdite dans certaines zones de culture du cotonnier.

Ressources génétiques

Thespesia populnea a une vaste aire de répartition et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Sélection

Bien que l’espèce soit largement cultivée comme arbre ornemental, il n’en a pas été créé de cultivars.

Perspectives

Thespesia populnea est une essence à fins multiples qui s’adapte à des conditions de sécheresse et de salinité, et dont le bois est utilisé surtout localement, par ex. pour la sculpture. Il est improbable que son importance pour le sciage s’accroisse, mais ses usages locaux demeureront. Il pourrait acquérir de l’importance comme arbre ornemental, et il est éminemment adapté pour lutter contre l’érosion littorale. Il ne doit pas être recommandé pour les zones de culture cotonnière, du fait qu’il héberge plusieurs parasites du cotonnier.

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Sources de l'illustration

  • Latiff, A. & Faridah Hanum, I., 1997. Thespesia populnea (L.) Soland. ex Correa. In: Faridah Hanum, I. & van der Maesen, L.J.G. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 11. Auxiliary plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 251–252.

Auteur(s)

  • P. Oudhia, SOPAM, 28-A, Geeta Nagar, Raipur, 492001, C.G., India

Citation correcte de cet article

Oudhia, P., 2007. Thespesia populnea (L.) Sol. ex Corrêa. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 18 avril 2019.


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