Tectona grandis (PROTA)

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Ornemental Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg
Auxiliaire Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (cultivé)
1, port de l'arbre ; 2, fleur ; 3, rameau en fruits ; 4, fruits enfermés dans le calice ; 5, fruit à calice ouvert. Source: PROSEA
plantation au Togo
jeunes arbres
inflorescence
branches en fruits
branches en fruits
infrutescence
fruit
bois (face tangentielle)
bois (face radiale)
coupe transversale du bois
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
coupe radiale du bois
face transversale du bois

Tectona grandis L.f.


Protologue: Suppl. pl. : 151 (1782).
Famille: Verbenaceae (APG: Lamiaceae)
Nombre de chromosomes: 2n = 36

Noms vernaculaires

  • Teck (Fr).
  • Teak, Indian oak (En).
  • Teca (Po).
  • Msaji (Sw).

Origine et répartition géographique

Le teck est originaire des forêts tropicales du Sud et du Sud-Est asiatique, entre 9–26°N et 70–100°E, où il forme parfois des peuplements presque purs. On le trouve à l’état naturel au Myanmar, en Inde, en Thaïlande et au Laos ; et aussi en Chine et au Cambodge mais sur de très faibles superficies. Le teck est une des espèces les plus plantées sous les tropiques, entre 30°N et 23°S. Ce sont principalement les Allemands qui l’ont introduit en Afrique tropicale, au Nigeria (1889), en Tanzanie (1898), au Ghana (1905), au Cameroun et au Togo (1907–1912). Depuis les plantations du Togo, des semences ont été envoyées dans les pays voisins comme la Côte d’Ivoire (où les premières grandes plantations ont été réalisées dès 1929 en zone de savanes près de Bouaké), ainsi que le Bénin et le Sénégal en 1933.

Usages

Le teck est un bois d’œuvre très apprécié depuis des siècles dans sa zone d’origine. Après plus de 1000 ans, on trouve encore des ouvrages en bois sculpté, des portes et des caveaux intacts dans des temples indiens et perses. Sous abri, il est considéré comme virtuellement impérissable. Le teck est le bois préféré pour la construction navale, les éléments de coque et de pont des bateaux, à cause de l’extraordinaire insensibilité du bois au pourrissement et à l’action corrosive de l’eau. C’est un bois qui convient pour des utilisations variées : menuiserie de luxe, huisseries (portes et fenêtres), meubles et ébénisterie en bois massif, parquets, escaliers, charpentes, mobilier de jardin, traverses de chemins de fer, ponts et autres constructions en contact avec l’eau ou avec le sol, poteaux électriques et téléphoniques, piquets de clôture, wagons de chemin de fer, tonneaux et cuves pour liquides même corrosifs, ustensiles divers (sauf les manches d’outils car il est cassant), tournage et sculpture. Le teck donne, par tranchage, de beaux placages madrés. Il est également utilisé comme bois de feu. Le teck est souvent planté par des agriculteurs autours de leurs champs pour servir de piquets de clôture vivants et pour supporter les fils de fer barbelés. C’est aussi un arbre ornemental planté dans les villes et le long des routes.

Les feuilles sont utilisées pour l’emballage des produits alimentaires sur les marchés. L’écorce de racine et les jeunes feuilles produisent une teinture brun jaunâtre, rouge ou jaune, qui sert à teindre le papier et les textiles (soie, coton ou laine), mais qui nécessite un mordant. La teinture de feuilles empêche le noircissement des ignames après la cuisson. Les feuilles sont réputées diurétiques, dépuratives, stimulantes, antidysentériques et vermifuges, et servent en médecine traditionnelle à soigner l’anémie, l’asthénie, les fièvres et le paludisme, les amibiases, la bilharziose et la tuberculose. Une huile extraite des jeunes pousses servirait à soigner la gale. Les fleurs soignent les affections bilieuses, la bronchite et les maladies urinaires ; elles sont diurétiques tout comme les graines. L’huile des graines est appliquée comme tonifiant pour les cheveux. L’écorce est astringente et soigne la bronchite. La sciure sert à fabriquer du charbon actif.

Production et commerce international

Malgré un manque certain de statistiques, on estime que les teckeraies couvrent 5,7 millions d’ha sur le plan mondial. En Afrique tropicale, elles font près de 250 000 ha, surtout dans les pays suivants : Nigeria (70 000 ha), Côte d’Ivoire (60 000 ha), Bénin (21 000 ha), Ghana (17 000 ha), Togo (16 000 ha), Soudan (14 000 ha), Tanzanie (10 000 ha) et Sénégal (2500 ha).

La production mondiale de teck (environ 2 millions de m³ par an) couvre actuellement 1% des besoins mondiaux en bois d’œuvre, et c’est l’essence la plus recherchée. En Afrique, le plus gros exportateur est la Côte d’Ivoire avec plus de 100 000 m³ de grumes par an (127 000 m³ en 1998), suivi de loin par le Ghana, le Nigeria, le Togo (1700 m³ au cours des 4 premiers mois de 2004) et le Cameroun (40 m³ de sciages en 2003). Les grumes de gros diamètre provenant des forêts naturelles de l’aire d’origine peuvent atteindre des prix très élevés (en 1998 : grumes de tranchage US$ 1700–2000/m³ et sciages US$ 600–1300/m³), ce qui fait du teck le bois de luxe par excellence. Les bois issus des plantations sont moins bien rémunérés, mais entre 1996 et 1999, les prix FOB en Côte d’Ivoire ont atteint US$ 250/m³, pour baisser ensuite. Une petite part de la production africaine est exportée vers l’Europe, mais la majorité l’est vers l’Inde qui dispose d’unités de transformation adaptées aux grumes de faibles dimensions et d’une main d’œuvre abondante. L’Inde est le plus gros importateur de teck mais aussi le plus gros exportateur de bois de teck transformé.

Propriétés

Le bois de cœur est brun-jaune et il fonce et prend des reflets dorés avec le temps. Il est parfois beige et veiné de sombre. Il peut même être totalement brun-noir, probablement à cause du passage répété des feux de brousse. Ces teintes sombres ne sont guère appréciées par l’industrie de transformation. Le bois de cœur se distingue nettement de l’aubier blanchâtre qui a (1–)2–6 cm d’épaisseur. Le fil est généralement droit, le grain assez grossier. Cernes distincts. Le bois est gras au toucher et présente une odeur caractéristique de vieux cuir lorsque vert.

Le teck est un bois de densité moyenne. A 12% d’humidité, sa densité est de (480–)610–730(–850) kg/m³. Le retrait est faible ; de l’état vert à 12% d’humidité, le retrait radial est de 0,7–1,5% et le retrait tangentiel de 1,1–2,5% ; de l’état vert à l’état anhydre, le retrait radial est de 1,8–3,7% et le retrait tangentiel de 3,2–6,2%. Le retrait ne paraît pas influencé par la vitesse de croissance de l’arbre. Le teck sèche très bien mais assez lentement. Des planches de 1 cm d’épaisseur demandent 15 jours de séchage à l’air pour passer de 40% à 15% d’humidité, 30 jours pour celles de 2,5 cm d’épaisseur et 50 jours pour des planches de 4 cm. En séchage artificiel, l’humidité de planches de 2,5 cm d’épaisseur peut être ramenée de 40% à 10% en 5–6 jours à une température de 60–80°C, et une humidité relative correspondante de 80% à 40%. En particulier, il faut veiller à bien déterminer l’humidité initiale et finale car de fortes variations de la vitesse de séchage s’observent parfois. Le bois est fortement sujet aux changements de couleur, et de hautes températures en début de séchage doivent être évitées. Durant le séchage artificiel, il y a condensation d’acide butyrique qui peut corroder le métal du séchoir (sauf ceux en aluminium ou en acier inoxydable). Le teck est un bois qui joue peu et présente une bonne stabilité.

A un taux d’humidité de 12%, le module de rupture est de 81–196 N/mm², le module d’élasticité de 7600–17 500 N/mm², la compression axiale de 34–70 N/mm², la compression transversale de 6–8 N/mm², le cisaillement de 5–16 N/mm², le fendage de 14–30 N/mm, la dureté Janka de flanc de 3700–4890 N, et la dureté Janka en bout de 4065–4760 N.

Le teck se travaille sans difficultés, mais requiert une certaine énergie principalement à cause de sa teneur en silice (jusque 1,5%). Des dents de scie stellitées et des outils à mise rapportée de carbure de tungstène sont indispensables pour le sciage et le rabotage. Le bois est difficile à creuser avec une mortaiseuse à mèche carrée, mais se tourne bien. La tenue des clous et des vis est bonne, mais il est recommandé de faire des avant-trous pour éviter les fentes. Le collage ne réussit bien que sur des surfaces fraîchement travaillées ou nouvellement poncées. Le bois ne se cintre pas très bien ; il a tendance à se voiler et ne supporte qu’un cintrage de courbure modérée. La peinture, la teinture et le polissage nécessitent des surfaces fraîchement travaillées ou un prétraitement avec un diluant. Néanmoins, le teck peut être joliment verni et poli. Il est aisé de le trancher en belles feuilles de placage lisses et serrées, d’épaisseur uniforme à une température de 90–95°C. Les placages sèchent sans se déformer ni se fendre et avec peu de retrait. Parce qu’il est joliment madré, le teck est fort demandé comme face de placage. Le bois peut être déroulé mais le tranchage donne des placages plus beaux et avec des dessins plus variés.

Le bois de cœur du teck est classé comme durable à très durable. Des essais sur poteaux ont montré que la durée moyenne de vie en service au contact du sol va jusque 10 ans et plus en conditions tropicales, et à plus de 25 ans en climat tempéré. Néanmoins, selon certains indices, la durabilité du bois semble significativement influencée par l’âge de l’arbre. Le teck est très durable sous abri. Le bois de cœur est résistant aux termites et aux attaques fongiques, ainsi qu’aux tarets marins, mais pas totalement. L’aubier est considéré comme sensible aux attaques de Lyctus sp. Le bois de cœur est difficilement imprégnable avec des produits de préservation, traitement qui n’est généralement nécessaire que pour l’aubier.

Le bois contient 38–47,5% de cellulose, 30–33% de lignine, 12,5–14,5% de pentosane, 1,1–1,4% de cendres et 0,2–1,5% de silice ; la solubilité est de 4,6–10,7% dans l’alcool-benzène, 1,2% dans l’eau froide, 11,1% dans l’eau chaude et 15,6–19,8% dans une solution à 1% de NaOH. Les fines poussières produites par l’usinage du bois peuvent provoquer des irritations de la peau ou, après inhalation, de l’asthme et des rhinites ; un bon système d’aspiration des poussières est recommandé. La substance responsable de la réaction allergique est probablement une naphtoquinone, le désoxylapachol. Une autre naphtoquinone isolée des racines, le lapachol, a montré une activité anti-ulcéreuse sur des ulcères gastriques et duodénaux induits de façon expérimentale chez le rat et le cochon d’inde. Des extraits du bois montrent une forte activité leishmanicide. La résistance du bois de teck aux termites et aux champignons est due à la présence de tectoquinone et autres anthraquinones. La valeur énergétique du bois est de 21 350 kJ/kg. L’amande de la graine contient environ 40% d’huile.

Falsifications et succédanés

Les bois de plusieurs espèces d’arbres indigènes de l’Afrique sont vendus comme “teck africain” : Baikiaea plurijuga Harms (également appelé “teck du Zambèze” ou “teck rhodésien”), Milicia excelsa (Welw.) C.C.Berg (iroko), Oldfieldia africana Benth. & Hook.f. (aussi appelé “chêne africain”) et Pericopsis elata (Harms) Meeuwen (afrormosia).

Description

  • Arbre caducifolié de taille moyenne atteignant 40(–50) m de haut ; fût généralement droit et sans branches jusqu’à 20 m, atteignant 150(–200) cm de diamètre, cannelé à la base ou à contreforts bas ; écorce fissurée longitudinalement et finement écailleuse, grise à brune ; cime arrondie et ouverte ; jeunes rameaux carrés, à poils brun rouille.
  • Feuilles opposées décussées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 2,5–5 cm de long, poilu ; limbe largement ovale à elliptique-ovale ou obovale, de 20–60(–100) cm × 15–35(–50) cm, cunéiforme à la base, acuminé à l’apex, finement coriace, glabrescent au-dessus, poilu et scabre au-dessous, à nervures pennées.
  • Inflorescence : cymes disposées en grandes panicules terminales atteignant 70 cm de long.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5–7-mères, petites, de 3–6 mm de long ; calice courtement lobé, persistant ; corolle à tube court et à lobes plus longs, étalés ou réfléchis, blanche avec du rose sur les lobes ; étamines insérées à la base du tube de la corolle ; ovaire supère, ovoïde, 4-loculaire, style mince, stigmate 2-lobé.
  • Fruit : drupe globuleuse, de 1–1,5 cm de diamètre, densément poilue, contenant généralement 1–2 graines, enfermée dans le calice accrescent.
  • Graines ovoïdes, d’environ 6 mm × 4 mm, sans albumen.
  • Plantule à germination épigée ; cotylédons à apex échancré.

Autres données botaniques

Le genre Tectona comprend 4 espèces, toutes originaires de l’Asie tropicale ; la position du genre au sein de la famille semble plutôt isolée.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 1 : limites de cernes distinctes.
  • Vaisseaux : (3 : bois à zones poreuses) ; (4 : bois à zones semi-poreuses) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; (43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm) ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; (65 : présence de fibres cloisonnées) ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (98 : rayons couramment 4–10-sériés) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
(N.P. Mollel & P. Baas)

Croissance et développement

Le teck est une espèce de pleine lumière, pionnière à longue durée de vie, qui peut être envahissante. Il serait à la fois sensible à la concurrence au niveau de la couronne et des racines mais peut être associée à des espèces ayant un système racinaire profond. Sur sols profonds, le teck développe un pivot qui le rend résistant aux vents. Sur des sols plus superficiels, avec l’âge, le teck développe plusieurs racines superficielles puissantes qui se concentrent dans les 50 premiers cm de sol et s’étendent jusqu’à une vingtaine de m du tronc assurant ainsi sa stabilité. Son écorce fibreuse lui permet de résister aux feux que sa litière épaisse et facilement combustible favorise. Certains auteurs considèrent que ces feux courants sont favorables à la croissance du teck. Les feux pourraient lever la dormance des graines et favoriser la germination. Dès le plus jeune âge, le teck rejette abondamment de souche après le passage du feu ou lorsqu’il est exploité, et les rejets forment un sous-bois dans les peuplements éclaircis. Il est possible de régénérer une forêt à partir des souches, qui rejettent après l’exploitation finale par coupe à blanc. L’abondance des rejets peut poser des problèmes lorsque l’on souhaite replanter avec du matériel végétal amélioré.

Le teck est une espèce caducifoliée. Sa phénologie dépend de la zone climatique où il est installé. Le débourrement des bourgeons aux premières pluies précède une phase de croissance apicale rapide (un mois). La floraison intervient après la phase de croissance en hauteur, suivie deux mois plus tard du maximum de croissance en diamètre du fût. En plantation, les premières floraisons se produisent dès la seconde ou la troisième année. Comme les inflorescences sont terminales, elles provoquent fréquemment la formation de fourches dont certaines se résorbent quand l’arbre grandit. La hauteur sous la fourche, qui est celle du fût exploitable, est donc généralement dépendante de la précocité de la première floraison. Une inflorescence peut compter jusqu’à 1000 boutons qui ne fleuriront pas tous. La floraison d’une même inflorescence s’étale sur 4–6 semaines, chaque fleur ne durant qu’une seule journée. La quantité de pollen émis est maximale quand le stigmate est réceptif soit vers le milieu de la journée. La pollinisation est assurée par les insectes, notamment les abeilles. Le taux d’autofécondation est très faible. En Côte d’Ivoire, la pleine floraison a lieu pendant la grande saison des pluies (mai–août(–septembre)). Quelques pourcents des fleurs seulement donnent des fruits. Les fruits atteignent leur taille maximale environ 50 jours après la pollinisation et sont mûrs à 115–195 jours après la pollinisation. La période de fructification dure 3–4 mois (septembre–décembre).

Dans de bonnes conditions, avec de bonnes provenances, la croissance initiale est très rapide et l’élagage naturel est bon. Néanmoins, comme le teck est sensible à la concurrence, sa croissance se ralentit assez rapidement dans les peuplements non éclaircis, raison pour laquelle les premières éclaircies doivent être précoces. Avec une bonne sylviculture, en Côte d’Ivoire, dans la meilleure classe de fertilité, une plantation bien gérée produit un volume d’environ 560 m³/ha de bois à 35 ans. Sur des sols pauvres ou dans de mauvaises conditions de pluviométrie, la croissance est lente, le tronc court et les branches grosses, et la production peut être inférieure à 200 m³/ha à plus de 60 ans. En conditions limites, le teck peut survivre de nombreuses années sous forme buissonnante.

L’arbre présente assez souvent un certain nombre de défauts dont des cannelures marquées qui peuvent monter assez haut sur le fût et des bosselures parfois très abondantes qui réduisent fortement le rendement au sciage. Les fourches basses (souvent liées à une fructification précoce) limitent le volume de bois d’œuvre. L’éclairement brutal des troncs à l’occasion des éclaircies peut provoquer l’apparition d’un nombre important de gourmands qui nuisent à la qualité du bois.

Ecologie

Les climats tropicaux sont favorables au teck tant que les températures minimales moyennes ne descendent pas sous 18°C, qu’il y a une saison sèche marquée d’au moins deux mois et que la pluviométrie annuelle dépasse 1000 mm sans excéder 2500 mm ; plus la saison sèche est longue, mieux le teck supporte des pluviométries élevées. Le teck peut supporter une aridité très marquée dans des plaines alluviales avec nappe phréatique accessible aux racines. C’est néanmoins une espèce très plastique qui peut survivre avec des pluviométries aussi basses que 500–600 mm/an ou aussi élevées que 5000 mm/an. Le régime pluviométrique peut être à une seule ou à deux saisons des pluies par an. Le teck peut également vivre dans des zones sans saison sèche marquée mais il est alors plus sensible aux maladies dont le pourridié, ce qui expliquerait les mauvais résultats obtenus au Gabon. Il craint le gel mais pourrait supporter de très légères gelées. Il supporte le passage répété des feux.

Le teck peut croître sur de nombreux types de sols sauf ceux à engorgement temporaire (de longue durée) ou permanent. Mais le teck est une espèce très exigeante qui, pour une bonne croissance, demande un sol profond, bien drainé et à forte teneur en bases, surtout Ca, Mg et P. Il préfère les sols avec un pH neutre ou légèrement acide. Le teck se développe mal sur les argiles, les sols latéritiques peu drainants et surtout en zone hydromorphe. Les meilleures productions sont obtenues sur les sols alluviaux limono-sableux ou argilo-limono-sableux, profonds et bien drainés. On trouve le teck du niveau de la mer jusqu’à une altitude de 1200 m.

Multiplication et plantation

En raison de l’étalement de la floraison et de la maturation des fruits, il est recommandé de ramasser les fruits au sol pour éviter de récolter des graines immatures. Les graines sont orthodoxes et peuvent être conservées à la température ambiante pendant 2–5 ans. Au-delà, il est conseillé de les stocker en chambre froide (4°C). La “graine” de teck est en réalité un fruit qui peut contenir jusqu’à quatre vraies graines. Il y a 800–2000(–3500) fruits par kg. Généralement, il y a une à deux graines viables par fruit, mais parfois les fruits sont stériles. La germination d’un même lot de graines peut débuter après une dizaine de jours pour se terminer après plusieurs années ; l’optimum de la germination est vers 35–45 jours. La dormance est difficile à lever et aucune technique vraiment fiable n’a été mise au point, la technique la plus courante étant de tremper les graines dans l’eau pendant deux jours puis de les faire sécher au soleil une journée entière et de répéter l’opération pendant 2–3 semaines. Il a été montré que les grosses graines germaient mieux et plus vite que les petites et que des graines stockées pendant plus d’un an présentaient un meilleur taux de germination. Pour favoriser la germination, les graines ne doivent pas être totalement enfouies et ne doivent pas recevoir d’ombrage. Les taux de germination sont d’environ 20–35%. En Côte d’Ivoire, un kg de graines donne 600 plants en moyenne.

Le greffage du teck, principalement en écusson et accessoirement en fente, est aisé, et la réussite est voisine de 100%. Cette technique a surtout été utilisée pour la création de vergers à graines de clones mais le porte-greffe rejette fréquemment et il faut éliminer les pousses “illégitimes”. Le marcottage est possible mais peu intéressant pour une production de grandes quantités de plants. Le teck se bouture bien et plusieurs dizaines de milliers de plants sont ainsi produits chaque année en Côte d’Ivoire par la Sodefor (Société de développement des forêts). Le teck peut se multiplier par culture in vitro mais actuellement la technique n’est, semble-t-il, pas utilisée en Afrique.

Les plants issus de graines peuvent être élevés en planche (compter 50 m² de planches et 6000 graines pour réaliser un hectare de plantation). Le teck se plante très bien en stumps avec un taux de reprise qui dépasse 90% même avec 10–15 jours sans pluies après la plantation. On peut stocker les stumps pendant quelques semaines avant la plantation en les mettant en jauge dans un endroit ombragé ou dans des sacs en toile de jute que l’on maintient humides. Le pralinage des racines n’est pas indispensable. En Asie, des techniques particulières permettent de conserver les stumps pendant plusieurs mois avant la plantation, ce qui permet de les préparer avant la saison sèche et de les planter dès les premières pluies. La plantation de stumps favorise les fourches. On préférera les plants en pots pour les boutures ou pour les plants issus de culture in vitro. L’élevage en pots augmente le risque de malformations du système racinaire sans accroître sensiblement le taux de reprise à la plantation. On doit planter les arbres très serrés : environ 1500/ha soit un écartement de 2,5 m × 2,5 m, pour que les arbres poussent droit en cherchant la lumière. Pour les plantations clonales, un espacement de 4 m × 4 m (625/ha) peut être conseillé.

Les jeunes plants ne supportent pas la concurrence herbacée, ni le fait d’être dominés trop longtemps par un couvert même peu dense. Une fertilisation à la plantation permet aux arbres de dominer rapidement la végétation adventice. On conseille 3 désherbages en première année, 2 l’année suivante et un dernier en troisième année. Il faut éviter de blesser les racines au cours des désherbages en raison de la sensibilité du teck au pourridié dont les dégâts n’apparaissent que plusieurs années après. Le teck se prête très bien à la méthode du taungya et aux cultures intercalaires qui réduisent les coûts d’installation des plantations. On utilise alors des densités de plantation plus faibles pour permettre les cultures associées, et on pratique l’élagage des branches basses dès la seconde ou la troisième année.

Gestion

Pour certains, la vitesse de croissance influe peu sur les caractéristiques physiques du bois de teck ; pour d’autres, l’accroissement de 1,2 cm/an en diamètre permet d’obtenir l’optimum technologique du bois alors qu’un accroissement inférieur à 0,5 cm par an conduit à un bois de qualité moindre. La tendance actuelle est de réduire la durée de la révolution, si possible en dessous de 25 ans, alors que traditionnellement le teck est exploité entre 35–80 ans. Les éclaircies doivent être précoces, fortes et rapprochées. En Côte d’Ivoire, on conseille de faire une première éclaircie lorsque la surface terrière atteint 13–14 m²/ha et une seconde lorsque la surface terrière est de 15–16 m²/ha. Les règles de sylviculture, à titre indicatif, sont de 3–6 éclaircies espacées de 3–12 ans et un âge d’exploitation de 35–80 ans en fonction de la fertilité du sol et du diamètre final d’exploitation souhaité. 80% des recettes proviennent de l’exploitation finale du peuplement, les bois des premières éclaircies étant de faible valeur. En Côte d’Ivoire, on estime que le taux de rentabilité interne d’une plantation dépasse 10% pour la meilleure classe de fertilité avec une exploitation à 35 ans et peut atteindre 15% dans le cas de plantations clonales. D’autres pays présentent des taux de rentabilité interne plus optimistes.

Bien qu le teck soit tolérant au feu, il faut éviter les feux de litière pour conserver aux plantations de teck une productivité à long terme, parce qu’ils laissent le sol à nu et favorisent l’érosion.

Maladies et ravageurs

Diverses attaques fongiques, dont certaines entraînent la mort des plants, ont été recensées. En Afrique, les plantations de teck ne semblent pas avoir de maladies graves à l’exception des pourridiés qui peuvent causer des dégâts importants, notamment dans les plantations du sud de la Côte d’Ivoire et du Bénin, mais aussi au Nigeria et en Tanzanie. Les champignons parasites sont Armillaria sp., Phellinus noxius, Phaeolus manihotis, Ganoderma spp. et Rigidoporus lignosus. Ce dernier est potentiellement le plus dangereux. Les attaques du système racinaire entraînent des chablis. Au Bénin, les taux d’infestation varient de 1% à près de 60% des arbres. Au Bénin, des attaques de Botryodiplodia theobromae ont provoqué des dépérissements par taches comme celles de Poria sp., et des attaques de Corticium sp. ont tué des jeunes rameaux. En pépinière, on peut avoir des attaques de champignons de fonte de semis bien que le teck y soit moins sensible que beaucoup d’autres espèces. Dans les zones à forte pluviométrie et à nappe phréatique superficielle, le teck a de la gommose (“water blister”), ce qui affecte la qualité du bois.

Dans son aire d’origine, plus de 180 espèces d’insectes ont été trouvées sur le teck mais seules quelques unes (défoliateurs et foreurs) provoquent de sérieux dégâts. Des bostryches du genre Apate, foreurs de tronc, ont été signalés sur des tecks sains. Des Loranthaceae parasites ont été signalées sur le teck dans divers pays, pouvant fortement réduire la croissance des arbres. En pépinière, les attaques d’insectes sont rares ; chenilles défoliatrices ou mangeuses de feuilles, et termites sur les racines. Les rongeurs peuvent présenter un certain danger pendant la germination des graines ; des appâts ou des pièges seront utilisés pour limiter les risques.

Récolte

Généralement, le peuplement fait l’objet de plusieurs éclaircies successives et la récolte finale se fait par coupe à blanc. Quelle que soit la vitesse de croissance, c’est la durée de la révolution qui détermine la proportion de bois de cœur : à 13 ans 35–55% du bois est en bois de cœur, à 21 ans 55–65%, et au-delà de 50 ans plus de 80% en bois de cœur ; corrélativement, la valeur du m³ de grume augmente. Malgré la tendance actuelle à exploiter les plantations vers 20–25 ans, il semble que l’on a tout intérêt technologiquement à conserver une révolution de durée moyenne (une quarantaine d’années).

Les graines sont ramassées sur le sol qui a été parfaitement nettoyé de la litière et de la végétation adventice. On peut secouer les branches pour faire tomber les fruits mûrs mais on ne cueille pas les fruits sur l’arbre pour éviter de récolter des graines immatures.

Rendement

Au Nigéria, dans de très bonnes conditions, on rapporte un accroissement exceptionnel de 24 m³/ha/an. En Côte d’Ivoire, des productions de 10–16 m³/ha/an sont enregistrées en zone forestière, de 7–10 m³/ha/an en zone de transition et de 5–7 m³/ha/an en zone de savane. En Tanzanie, les meilleures plantations produiraient jusqu’à 14–17 m³/ha/an et dans un essai comparatif de provenances on a obtenu entre 12,2–19,6 m³/ha/an à l’âge de 17 ans.

Dans les vergers à graines, la production de graines est, selon les années, de 2–4(–10) kg par arbre.

Traitement après récolte

Le teck est un bois lourd quand il est vert, et il n’est pas flottable ; on le transporte donc par camions, par barges ou par chemin de fer. Avant de stocker les graines, les restes du calice papyracé sont enlevés par pilage et vannage puis les graines sont séchées à l’air au soleil. Les graines sont urticantes et allergisantes.

Ressources génétiques

En Asie, la régression des forêts naturelles de teck a été très forte et rapide, ainsi, la Thaïlande, un des pays d’origine du teck, a commencé à importer du bois de teck dès le début des années 1980 malgré l’installation des premières plantations en 1910. Néanmoins, grâce aux nombreuses plantations dans le monde et surtout grâce aux essais mis en place sous l’égide de la FAO et de Danida à partir de 1969 comparant 75 provenances de 16 pays (aire d’origine et introductions), la diversité génétique de l’espèce n’est pas menacée. Les analyses de génétique moléculaire montrent qu’il existe au moins deux grands groupes dont le groupe Indien, très divers, qui se divise en populations de zones humides, semi-sèches et sèches, et le groupe Thaïlandais, plus homogène, auquel se rattachent certaines populations plantées en Indonésie et en Afrique.

Sélection

Le choix de bonnes provenances (origine des graines) est essentiel pour la réussite d’un programme de plantation dans un environnement donné. Grâce aux grandes variations dans le matériel végétal, plusieurs pays ont entrepris des programmes d’amélioration génétique dans les années 1960 qui ont notamment conduit à la création de vergers à graines à La Sangoué en Côte d’Ivoire (clones d’arbres “+” sélectionnés au sein de plusieurs provenances), à Gambari au Nigeria et à Kiroka en Tanzanie. Ces pays ont aussi des peuplements semenciers obtenus par sélection massale dans les plus belles plantations.

L’héritabilité génétique de la croissance en diamètre est faible (h²=0,41), celle de l’absence de fourche est moyenne (h²=0,63), celle de la rectitude du fût est forte (h²=0,88) et celle de la finesse des branches très faible. L’héritabilité de la précocité de la floraison et de l’abondance de la fructification est très élevée. En Côte d’Ivoire, des arbres “+” sont multipliés par bouturage horticole ; ils sont sélectionnés sur des critères d’apparition tardive des fourches, de finesse des branches, d’élagage naturel et de cylindricité du tronc. A ce jour, la qualité du bois ne semble pas avoir été suffisamment prise en compte dans les programmes de sélection.

Perspectives

Le teck est un des meilleurs bois d’œuvre et les plantations existantes ne répondent pas à la demande. Ses nombreux usages, sa multiplication aisée et sa résistance aux feux de brousse en font un arbre de plus en plus apprécié des populations rurales. Bien que sa sylviculture soit maîtrisée, elle n’est pas suffisamment vulgarisée pour optimiser les productions en quantité et en qualité. Néanmoins des travaux de recherches doivent être poursuivis pour la sylviculture clonale car le raccourcissement de la révolution risque de se faire au détriment de la qualité et de nuire à l’image de marque de ce bois. Le teck a un grand avenir devant lui mais il est nécessaire d’avoir une bonne adéquation entre le matériel végétal et le site de plantation.

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Sources de l'illustration

  • Phengklai, C., Smitinand, T., Kartasubrata, J., Laming, P.B., Lim, S.C. & Sosef, M.S.M., 1993. Tectona L.f. In: Soerianegara, I. & Lemmens, R.H.M.J. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 5(1). Timber trees: Major commercial timbers. Pudoc Scientific Publishers, Wageningen, Netherlands. pp. 448–454.

Auteur(s)

  • D. Louppe, CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C-DIR / B (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cedex 5, France

Citation correcte de cet article

Louppe, D., 2005. Tectona grandis L.f. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 6 février 2019.


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