Symphonia globulifera (PROTA)

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Ornemental Fairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svgGood article star.svg


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fruit ; 4, graine. Redessiné et adapté par Achmad Satiri Nurhaman
tronc à pneumatophores
écorce
houppier
branche en fleurs
branche en fleurs
fleurs s'ouvrant
branche en fleurs
bois (face radiale)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois
face transversale du bois

Symphonia globulifera L.f.


Protologue: Suppl. pl. : 302 (1782).
Famille: Clusiaceae (Guttiferae)

Synonymes

  • Symphonia gabonensis (Vesque) Pierre (1896).

Noms vernaculaires

  • Manil marécage, mani (Fr).
  • Boarwood, hog gum, chew stick (En).
  • Mundela, óleo barão (Po).
  • Mziwaziwa (Sw).

Origine et répartition géographique

Symphonia globulifera a une aire de répartition remarquable, puisqu’il pousse à l’état spontané tant dans la forêt ombrophile d’Amérique tropicale que dans celle d’Afrique tropicale. En Amérique tropicale, on le trouve depuis le Mexique jusqu’au Brésil et au Pérou, et en Afrique tropicale depuis la Guinée-Bissau jusqu’en Tanzanie, à l’ouest de la Zambie et en Angola, peut-être aussi à Madagascar. On a supposé comme cause possible de sa répartition actuelle la dispersion de troncs entiers par flottage marin. Cette hypothèse s’appuie sur le fait que l’arbre est commun le long des cours d’eau et qu’il se multiplie végétativement dans des milieux ouverts. La dissémination par dispersion de semences par la mer est peu plausible étant donné que les graines ne survivent ni à la dessiccation ni à une immersion prolongée dans l’eau de mer. D’autre part, les graines passent trop rapidement dans l’appareil digestif des animaux pour leur permettre de traverser ainsi l’océan Atlantique.

Usages

Le bois de Symphonia globulifera, appelé “manil”, “manni”, “ossol” (Gabon) ou “boarwood” dans le commerce international, est un bois d’usage courant employé dans la construction, la parqueterie et la charpente, ainsi que pour les traverses de chemin de fer, les caisses, les cageots, la tonnellerie et les articles de sport, et en emploi traditionnel pour faire des manches d’outils et des pirogues. Il convient pour la fabrication de contreplaqué.

La gomme exsudée par l’écorce, appelée en anglais “hog gum”, “mani wax” ou “karamani wax”, est insoluble dans l’eau et est employée comme colle, par exemple en menuiserie, pour fixer les manches d’outils, et pour calfater les embarcations et étanchéifier les calebasses. On l’utilise aussi pour faire des torches et des chandelles. En Guyana, on l’utilise pour préparer une teinture soluble dans l’ammoniaque, qui sert à donner au cuir une riche couleur brune. Au Ghana, on prépare à partir de l’écorce un tonique que l’on absorbe comme apéritif et médicament stomachique, et on emploie un extrait de l’écorce pour soigner l’onchocercose. L’écorce et les racines bouillies sont employées en lotion pour traiter la démangeaison, et la résine sert à soigner les blessures et prévenir les infections de la peau. L’écorce et le bois de cœur sont employés au Cameroun comme laxatif pour les femmes enceintes et comme tonique général. Au Gabon, on emploie l’écorce comme émétique pour traiter les maladies des voies respiratoires, et des applications de gomme servent à traiter la gale. En Ouganda, on utilise l’écorce pour traiter la toux chez les enfants. Au Nigeria, on utilise la gomme en traitement interne pour traiter la blennorragie et comme diurétique. En R.D. du Congo, on prise le jus des feuilles pour arrêter les saignements de nez. En raison de ses belles fleurs rouges, Symphonia globulifera peut être cultivé comme arbre ornemental.

Production et commerce international

La plus grande partie des bois de Symphonia globulifera vendus sur le marché international provient d’Amérique tropicale ; les quantités exportées d’Afrique sont bien moindres. On ne dispose d’aucune statistique d’import/export. Parfois ce bois est commercialisé en mélange avec celui d’Afzelia spp.

Propriétés

Le bois de cœur est de couleur chamois avec des nuances de jaune, de rose ou d’orangé, et bien distinct de l’aubier qui est gris-jaune et de 2–5 cm d’épaisseur. Le fil est généralement droit, parfois contrefil, le grain moyen à grossier. Le bois a un lustre moyen et un aspect farineux, avec des lignes et des arcs bien visibles sur la section radiale, et des marbrures sur la section tangentielle.

Le bois de manil est classé comme bois de poids moyen à mi-lourd. Sa densité est de 530–720(–750) kg/m³ à 12% de teneur en humidité. Les taux de retrait sont élevés, de l’état vert à anhydre 4,8–6,6% dans le sens radial, 9,7–10,7% dans le sens tangentiel. Le bois sèche moyennement vite, avec un risque élevé de déformation et de gerces. Un séchage à l’air sous abri et avec un enduit à la découpe est recommandé. Une fois sec, le bois est peu stable en service.

A 12% de teneur en humidité, le module de rupture est de 82–181 N/mm², le module d’élasticité de 12 500–18 400 N/mm², la compression axiale de 42–67 N/mm², le cisaillement de 7–10 N/mm², le fendage de 15–17 N/mm, la dureté Janka de flanc de 4400–5040 N, et la dureté en bout Janka de 5640 N.

Le bois se travaille bien tant avec des outils à main qu’à la machine ; on peut utiliser des dents de scie et des outils tranchants ordinaires. La tenue des clous et des vis est bonne, mais des avant-trous sont nécessaires. Le bois se colle bien avec la plupart des colles. Il peut être déroulé pour le placage, et convient pour les couches extérieures et intérieures de contreplaqué. Le bois est modérément durable, mais ne doit pas être employé en contact avec le sol dans des conditions d’humidité prolongées. Il est sensible aux attaques de termites. Le traitement avec des produits d’imprégnation est difficile.

Le bois contient 47–52% de cellulose, 24% de lignine et 17–20% de pentosane. La valeur énergétique du bois sec est de 18 450 kJ/kg.

On a isolé des racines des dérivés poly-isoprénylés de benzophénone (guttiférones A–D). Ces composés ont montré une action inhibitrice du VIH dans des cultures de cellules. L’écorce des racines contient des xanthones prénylées (globulixanthones A–E), qui ont montré une cytotoxicité sur des lignées de cellules cancéreuses.

Description

  • Arbre sempervirent de taille moyenne, atteignant 25(–40) m de hauteur, à latex jaunâtre visqueux, glabre ; fût droit, cylindrique, sans branches jusqu’à 21 m, atteignant 80 (–100) cm de diamètre, dépourvu de contreforts mais présentant des racines échasses ou des pneumatophores dans les stations marécageuses ; écorce de couleur chamois à jaune grisâtre ou brun-gris, lisse ou fissurée verticalement, ou encore avec des lenticelles en lignes verticales, de 5–8(–15) mm d’épaisseur ; cime arrondie, avec de nombreuses branches horizontales, opposées.
  • Feuilles opposées, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–2 cm de long, sillonné sur la face supérieure, finement ridé transversalement ; limbe elliptique à lancéolé, de 5–12,5 cm × 1–5 cm, base cunéiforme, apex obtusément acuminé, coriace, le plus souvent vert foncé brillant, avec des nervures secondaires parallèles serrées.
  • Inflorescence : cyme sessile ombelliforme, à nombreuses fleurs, terminale sur de courts rameaux latéraux.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 0,5–2,5 cm de long, plus long sur le fruit ; sépales circulaires, réniformes ou ovales, de 2–5 mm × 2,5–7 mm ; pétales circulaires, de 0,5–1,5 cm × 1,5–2 cm, pourpres ou écarlates, cireux ; disque cupuliforme, pentagonal, de 1,5–4 mm d’épaisseur, bord entier ou ondulé, persistant ; étamines en 5 groupes de 3–4, fusionnées à la base en un tube de 3,5–10 mm de long, avec un verticille extérieur de staminodes ; ovaire supère, ovoïde, 5-loculaire, styles 5, fusionnés à la base, étalés ou recourbés.
  • Fruit : baie largement ellipsoïde ou globuleuse, de 1,5–4,5 cm × 2–3,5 cm, finement verruqueuse, sécrétant un copieux liquide jaune virant au brun par exposition à l’air, renfermant 1–3 graines.
  • Graines ovoïdes comprimées, de 1,5–2 cm × 1–1,5 cm, tégument mince, marbré.
  • Plantule à germination hypogée et à hypocotyle épaissi.

Autres données botaniques

Le genre Symphonia comprend une vingtaine d’espèces, qui sont toutes confinées à Madagascar à l’exception de Symphonia globulifera.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; (26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm)) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 43 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; (47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré) ; 56 : thylles fréquents ; (58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur).
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 80 : parenchyme axial circumvasculaire étiré ; 82 : parenchyme axial aliforme ; 83 : parenchyme axial anastomosé ; (85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules) ; (86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 141 : cristaux prismatiques dans les cellules non cloisonnées du parenchyme axial ; (142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial).
(E. Ebanyenle, A.A. Oteng-Amoako & P. Baas)

Croissance et développement

La multiplication de Symphonia globulifera se fait par drageons dans les stations ouvertes, et par graines en forêt. Les semis sont tolérants à l’ombre, mais aux stades suivants il leur faut davantage de lumière. La croissance se fait selon le modèle architectural de Massart, avec un tronc orthotrope à croissance et ramification rythmiques ; les branches plagiotropes poussent également de manière rythmique. La croissance initiale est lente, environ 15 cm/an. La ramification commence lorsque la tige a 30–40 cm de long. La floraison des arbres individuels peut durer près de 2 mois. Les arbres en fleurs sont très voyants. La pollinisation se fait par les oiseaux (en Afrique les soui-mangas) et par divers insectes tels que les guêpes, les abeilles et les papillons. La fructification est la plus abondante durant la saison sèche. Les graines sont dispersées par les petits mammifères tels que les singes, qui sont friands des fruits. Dans les localités régulièrement inondées, Symphonia globulifera développe souvent des racines échasses et des pneumatophores.

Ecologie

Symphonia globulifera est une espèce de la forêt humide sempervirente mixte ou de la forêt de marais d’eau douce, avec une pluviométrie annuelle moyenne de 650–2100 mm et une température moyenne annuelle de 23–27°C. On le rencontre depuis le niveau de la mer jusqu’à 2600 m d’altitude en Afrique de l’Est. On le trouve aussi sur la frange intérieure des mangroves qui n’est qu’occasionnellement inondée par l’eau de mer.

Multiplication et plantation

La germination de graines fraîches est optimale à 25–30°C, en conditions naturelles en un mois, mais les graines meurent rapidement en cas de déshydratation. Toutes les graines meurent au-dessous de 12°C. Les graines germées peuvent être entreposées en conditions humides à 15°C durant une année environ ; les semis maintenus à cette température se développent lentement, mais reprennent une croissance normale lorsqu’on les transfère à 25°C. Les semences ont besoin d’ombre pour germer, et en forêt fermée la reproduction se fait uniquement par semences, tandis qu’en stations ouvertes elle se fait exclusivement par drageons. Au Gabon, on a constaté que la régénération naturelle en forêt non perturbée était bonne, mais que la régénération en forêt exploitée se faisait beaucoup moins bien. Toutefois, Symphonia globulifera montre une régénération satisfaisante sous le couvert des essences pionnières qui apparaissent après l’exploitation.

Gestion

Le taux de survie en plantation peut excéder 80%, mais la croissance initiale est lente. Dans un essai d’amélioration de la forêt à 2000 m d’altitude au Rwanda, les sujets survivants de Symphonia globulifera accusaient, 32 ans après la plantation, une croissance en diamètre de 0,8 cm/an, et une croissance en hauteur de 0,7 m/an, avec une bonne forme de fût.

Maladies et ravageurs

Les grumes fraîchement coupées sont très sensibles aux attaques de scolytes de l’écorce (Platypodinae et Scolytinae), et doivent être converties rapidement.

Récolte

Les arbres sont abattus lorsqu’ils ont 50–80 cm de diamètre. On récolte habituellement les perles de gomme exsudées sur la souche.

Rendement

On dispose de peu d’information sur les rendements en Afrique. Dans l’ouest du Gabon, on n’a inventorié que 0,5 m³/ha de bois de Symphonia globulifera, tandis qu’en Guyana la forêt renferme en moyenne 2–3 m³/ha de bois exploitable (au-dessus de 40 cm de diamètre de grume).

Traitement après récolte

Les grumes fraîchement abattues peuvent couler dans l’eau, et elles ne peuvent alors être transportées par flottage fluvial. Cependant, on indique au Gabon une densité des grumes fraîchement abattues de 800–950 kg/m³, ce qui signifie qu’elles flottent dans l’eau.

Ressources génétiques

Symphonia globulifera est très répandu et localement commun avec une bonne régénération, et ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Symphonia globulifera est mal connu comme bois d’oeuvre en Afrique tropicale. Il pourrait prendre plus d’importance du fait qu’il existe déjà un marché. Il pourrait être utile en plantation pour la protection de bassins versants, de marais et de berges de cours d’eau.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Bamps, P., Robson, N. & Verdcourt, B., 1978. Guttiferae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 34 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A., 2005. Symphonia globulifera L.f. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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