Le genre ''Aloe'' comprend environ 450 espèces en Afrique et en Arabie, dont environ 315 sur le continent africain, une centaine endémiques de Madagascar ou des îles de l’océan Indien (dont l’ancien genre ''Lomatophyllum'') et une cinquantaine en Arabie. La taxinomie est compliquée par l’existence d’hybrides interspécifiques aussi bien à l’état sauvage que cultivé. Deux variétés d’''Aloe lateritia'' sont reconnues : var. ''lateritia'' et var. ''graminicola'' (Reynolds) S.Carter. Var. ''graminicola'' diffère de var. ''lateritia'', peu rejettante et strictement acaule, par sa tige souvent retombante, qui atteint 50 cm de long et qui rejette généralement pour former des touffes denses. Var. ''graminicola'' possède aussi des dents plus pointues et ses grappes ont toujours une apparence de capitules. On ne perçoit aucune différence de composition chimique dans la cire cuticulaire de ces deux taxons, et il est fait référence à des formes intermédiaires. C’est var. ''graminicola'' qui est la plus abondante au Kenya.
Il existe plusieurs autres espèces qui, comme ''Aloe lateritia'', forment des touffes par rejets, qui possèdent des inflorescences à pédoncule ramifié, et qui ont des usages médicinaux. === ''Aloe asperifolia'' ===Les Topnaars de Namibie boivent des infusions de feuilles d’''[[Aloe asperifolia]]'' A.Berger pour traiter l’artériosclérose, les affections rénales, l’asthme, les rhumes et l’épilepsie. Bétail et femmes le prennent en décoction, pour expulser le placenta ; et on le donne aux ânes qui ont brouté des plantes toxiques. Les feuilles se mâchent ou se prennent en décoction pour traiter les maux d’estomac et les douleurs à la poitrine. L’exsudat de feuilles se met dans l’eau servant à abreuver les volailles pour traiter différentes maladies. === ''Aloe chabaudii'' ===Les feuilles d’''[[Aloe chabaudii]]'' Schönland, originaire de la R.D. du Congo, de la Tanzanie et d’Afrique australe, se prennent en infusion comme abortif. Des décès ont été signalés, bien que l’action abortive de cette infusion n’ait pu être démontrée lors d’expérimentations sur des rats. Les feuilles se prennent en décoction par voie orale comme purgatif. Les racines se prennent en infusion pour combattre la nausée. Toujours en décoction, elles s’ingèrent pour traiter l’hématurie. On scarifie les chevilles avant de les masser avec du jus de feuilles pour faire diminuer l’enflure. On trempe les volailles dans une infusion de feuilles pour détruire leurs parasites externes, et celles qui ont du sang dans leur déjections sont soignées avec du jus de feuilles mélangé à l’eau qu’on leur donne à boire. On asperge le bétail avec cette infusion pour soigner leur diarrhée. === ''Aloe duckeri'' ===''[[Aloe duckeri]]'' Christian, originaire du sud de la Tanzanie, du Malawi et de Zambie, a été confondu avec ''Aloe lateritia'' mais ses feuilles n’ont pas de points, ou très peu, et ses fleurs sont d’un rouge orangé terne. Le jus de feuilles est utilisé dans le sud de la Tanzanie pour faciliter l’accouchement. === ''Aloe esculenta'' ===''[[Aloe esculenta]]'' L.C.Leach est originaire de l’ouest de l’Afrique australe. Le jus de feuilles s’applique sur les brûlures et les coupures. Sa racine séchée, réduite en poudre et additionnée d’eau sert à confectionner une pâte qu’on emploie pour masser les parties du corps douloureuses et gonflées. === ''Aloe globuligemma'' ===''[[Aloe globuligemma]]'' Pole-Evans, qui vient du Botswana, du Zimbabwe et d’Afrique du Sud, est connu pour avoir provoqué des empoisonnements mortels. La toxicité diffère d’une plante à l’autre. Les plantes toxiques ont une odeur de rat, qui signale la présence de l’alcaloïde de la ciguë, la γ-conicéine. En médecine traditionnelle au Zimbabwe, l’infusion de feuilles se prend pour soulager les maux d’estomac, pour soigner les maladies vénériennes, et aussi comme remède à vertus abortives, bien que l’activité de cette infusion n’ait pu être démontrée lors d’expérimentations chez les rats. === ''Aloe hendrickxii'' ===''[[Aloe hendrickxii]]'' Reynolds, espèce endémique de la R.D. du Congo, s’emploie chez le bétail en usage externe pour cicatriser les plaies et on fait prendre aux veaux du jus de feuilles dilué par voie orale pour guérir leurs problèmes d’oreille.
== Croissance et développement ==