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Meia'a (Ibn al-Baytar)

328 octets ajoutés, 19 août 2020 à 20:42
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Ibn el-Beïthâr a réuni, sous le nom de ''Styrax liquide'', le ''Styrax'' avec la ''Stactè'', qui est cependant autre chose que le styrax, et que Dioscorides mentionne dans un chapitre à part. I1 est souvent question dans la Bible de la myrrhe, à titre de parfum. S’y trouve-t-elle sous la forme de ''Stactè'' ? Les ''Septante'' et la ''Vulgate'' l’ont cru, ainsi que d’autres versions, notamment la version arabe de la ''Propagande protestante''. Deux mots hébreux sont visés concurremment, ''Loth'' et ''Nathef''. 11 est intéressant de noter ici que dans les cas où certains traducteurs ont rendu ces mois par ''Stactè'', la version arabe les a rendus par ''Maya'' (''Gen.'', XXXVII, 25, et XLIII, 11 ; ''Exode'', XXX, 24 ; Ezéchiel, XXVII, 19). Bochart et O. Celsius voient le ''Styrax'' dans le ''Necoth'' de la Bible [''Hieroz''., II, 532. — ''Hierobot.'', I, 548). Pour O. Celsius le ''Loth'' est le ''Ladanum'' [''Hierobot.'', I, 280). Quant au styrax, l’histoire en a été confusément traitée par les Arabes. On peut lire une longue et diffuse dissertation de Saumaise, dans les ''Homonymies'' et les ''Exercitationes Plinianæ''. Galien parle du ''Styrax calamites'' apporté dans des ''roseaux'', que Saumaise considère plutôt comme des rameaux rongés et creusés. Avicenne traite du styrax en trois chapitres, sous les noms d'''Istirac'', de ''Labna'' et de ''Meïa''. Il s’éloigne des Grecs quant aux provenances des styrax liquide et solide. La traduction de Sérapion contient une grave erreur attribuée à Ishak ibn Amrân : elle lui fait dire que le styrax provient d’un arbre dont les feuilles ressemblent à celles de l’ivraie, ''xeilen id est lolii''. Toutes les citations que nous avons rencontrées de cet auteur dans les divers manuscrits d’Ibn el-Beïthâr donnent le ''pommier''. Dans Sérapion le passage d’Ishak ibn Amrân contient certains détails curieux sur l’emploi fait du styrax par les chrétiens ; nous regrettons de ne pas les rencontrer chez Ibn el-Beïthâr. Il serait curieux de savoir ce qu’il faut entendre par ces mots ''limuta latha'' et ''barthamiat'', préparations, peut-être huiles saintes, dans lesquelles on faisait entrer le styrax. Quant à l’arbre qui fournit le styrax, on pense généralement que c’est l’Aliboufier, ''Styrax officinalis'', qui croît en Orient et dans le midi de l’Europe, et dont le produit porte le nom de ''Storax''. On en prépare un styrax liquide, mais aujourd’hui le styrax liquide s’obtient plutôt du ''Liquidambar''.
 
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*στακτὴ - staktê ([[Staktê (Dioscoride|Dioscoride 1.60]]) serait un ''Commiphora''.
*στύραξ - sturax ([[Sturax (Dioscoride)|Dioscoride 1.66]]) serait ''[[Styrax officinalis]]'' (le jaune et celui qui a l’aspect de la gomme) et ''[[Liquidambar orientalis]]'' (le noir) (d'après Amigues)
[[Category:Ibn al-Baytar|Meiaa]]
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