Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Modifications

Phoenix dactylifera

2 792 octets ajoutés, 26 décembre 2019 à 18:05
aucun résumé de modification
|titre=Résumé des usages
|texte=*fruit comestible : date
*jus de palme comestible
*jeunes feuilles blanches utilisées pour fabriquer des objets ornementaux
*feuille développée mise au balcon pour la fête des Rameaux en Espagne
== Usages ==
{| class="wikitable" style="width:100%;"
|De nombreux emplois alimentaires ont été rapportés ; ils concer­nent surtout le bourgeon terminal et le jus de palme.
 
Au Fezzan (TROTTER, 1915) en faisant fermenter, du­rant une nuit, dans l'eau, des dattes et de la farine de "gassab" (''Pennisetum glaucum'') on obtient une ''liqueur'' trouble au goût de mauvaise bière dite "buza". Dans cette même région on attribue à cette liqueur, au vin de palme, ainsi qu'au spathe qui entoure les fleurs mâles et femelles des vertus thérapeutiques.
 
BOUQUET (1921) rapporte de nombreux usages des noyaux de dattes qui sont :
 
* concassés pour servir à l'alimentation des Camélins ;
* pilés et employés en cataplasme oontre les ulcères des organes génitaux ;
* calcinés et réduits en cendres mélangées à du vin de palme, employés en collyre contre la blépharite.
 
Les ''affections pulmonaires'' sont combattues par usage d'un liquide sirupeux "rob" obtenu en faisant bouillir des dattes de variétés spéciales "Kentichi degla" et "Robbaba" (BOUQUET, 1921).
 
Le bourgeon terminal est, encore selon BOUQUET, utilisé contre les ''hémorragies intestinales'', la ''diarrhée'' et l'''ictère''. Ce bourgeon ter­minal (ar. : djoummar) est par ailleurs consommé et sa saveur rap­pelle celle de l'amande fraîche de noix de coco (BOUQUET, 1938).
 
Pour le Fezzan (Libye), LETHIELLEUX (1948) note l'usage de diverses parties de cette espèce dans l'''alimentation'' (les dattes, les noyaux, le cœur "fenkour", la moëlle "jemmour") et la fabrication du vin de palme "lagmi" qui, bouilli et mêlé à du beurre de brebis, donne un sirop "robb". Il signale que, très apprécié, le cœur de pal­mier est aussi ''purgatif''.
 
En Ahaggar, (GAST, 1968), la pratique d'extraction du jus de palme (tam. : ilagbi ; ar. = lagmi) a disparu, probablement pour des raisons religieuses ; la racine de l'arbre constitue un aliment de disette, de même que le cœur de palmier (tam. : oubnas ouan tazzaït ; ar. = breba, joummar) dont les fibres tendres sont consommées fraîches ou pilées, réduites en farine et apprétées en bouillie ou en galette. Cette nourriture est réputée amaigrir l'individu.
 
R. - Les fleurs mâles sont tenues pour aphrodisiaques (TROTTER).
 
D. - Les spathes (= les grandes bractées florales selon TROTTER) servent éventuellement de récipient.
 
LETHIELLEUX signale aussi l'emploi, du tronc, de la hampe des palmes, des folioles, des épines, de la base des palmes "kernaf" et de la bourre "lif", dans un artisanat très diversifié. GINESTOUS (1949) indique le détail de l'usage de cette bourre ("lif") dans l'ar­tisanat traditionnel.
 
{{droite|[[Palmiers (Le Floc'h, 1983)|Le Floc'h, 1983, ''Ethnobotanique tunisienne'', 56-58]]}}
|}
== Références ==
146 870
modifications