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Antidesma laciniatum (PROTA)

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{{DISPLAYTITLE:''Antidesma laciniatum'' (PROTA)}}

:Protologue: Flora 47: 520 (1864).

:Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)

:Nombre de chromosomes: 2''n'' = 26

== Synonymes ==



== Noms vernaculaires ==



== Origine et répartition géographique ==

''Antidesma laciniatum'' est présent de la Sierra Leone au sud du Soudan, et jusqu’en R.D. du Congo et en Ouganda.

== Usages ==

Au Liberia, la décoction de feuilles se prend en bain pour prévenir les fausses couches. En Côte d’Ivoire, la poudre d’écorce se prend dans de l’eau ou du vin de palme comme aphrodisiaque. Au Congo, la décoction d’écorce en prise orale ou en lavement est un traitement des troubles intestinaux. En Afrique centrale, on sert de la viande sur les feuilles aromatiques.

Le bois, blanc jaunâtre à rosé, est dur et ne se travaille pas bien. Il sert à confectionner des perches pour la construction des maisons et des manches d’outils, et c’est un bois de feu dont on tire aussi du charbon de bois. Contrairement à ceux de plusieurs autres ''Antidesma'' spp., ses fruits ne sont pas bons à manger.

== Propriétés ==

Les feuilles originaires du Cameroun produisent une huile essentielle (1,8% sur la base du poids sec), qui contient principalement des terpénoïdes (72%) avec une quantité relativement élevée d’esters (41%). Les deux principaux composés sont des esters, le benzoate de benzyle (19%) à l’origine de la douce odeur balsamique de l’huile, et l’acétate de géranyle (15%). On a isolé d’autres composants à partir de l’huile essentielle, le squalène, terpénoïde utilisé dans les produits cosmétiques comme hydratant non gras, et l’amentoflavone, biflavonoïde qui a montré une activité antivirale et anticancéreuse et qui est un puissant antioxydant. L’huile essentielle a manifesté une importante activité contre ''Plasmodium falciparum'' in vitro, mais aucune activité appréciable de piégeage de radicaux libres.

== Botanique ==

Petit arbre dioïque, atteignant 8(–15) m de haut ; rameaux étalés, parties jeunes couvertes de poils denses et courts. Feuilles alternes, simples et entières ; stipules à 3–9 segments lancéolés, linéaires ou ramifiés, de 1–1,5 cm de long, relativement persistantes ; pétiole atteignant 5(–8) mm de long ; limbe elliptique-oblancéolé à elliptique-oblong, de 7,5–20 cm × 3–7 cm, base arrondie à faiblement cordée, apex acuminé, à pilosité variable sur les nervures. Inflorescence : épi axillaire ou terminal, parfois avec 1–2 épis latéraux à la base, atteignant 10 cm de long, jusqu’à 20 cm de long en fruit. Fleurs unisexuées, régulières, sessiles ou presque, pétales absents, disque annulaire ; fleurs mâles à calice en coupe atteignant 1 mm de long, 3-denté, cilié, rose rougeâtre à violet rougeâtre, étamines 3, de 1,5–2 mm de long ; fleurs femelles à calice en coupe atteignant 1,5 mm de long, 3-denté, brunâtre, ovaire supère, ellipsoïde, d’environ 3 mm de long, glabre ou poilu, 1(–2)-loculaire, styles 3 et bifides, ou 2 et trifides. Fruit : drupe comprimée ellipsoïde à ovoïde atteignant 1 cm de long, glabre ou poilue, brunâtre ou jaunâtre à rouge orangé, contenant 1 graine. Graines ellipsoïdes.

Le genre ''Antidesma'' comprend environ 155 espèces et est présent dans les tropiques de l’Ancien Monde depuis l’Afrique tropicale et les îles de l’océan Indien en passant par l’Asie jusqu’en Australie et aux îles du Pacifique. En Afrique continentale, on en trouve 7 espèces, et 1 dans les îles de l’océan Indien. ''Antidesma laciniatum'' est relativement variable et on en distingue 2 variétés ou sous-espèces.

== Ecologie ==

''Antidesma laciniatum'' se rencontre dans le sous-étage des forêts denses y compris les forêts secondaires, ainsi qu’en lisière de forêt, depuis le niveau de la mer jusqu’à 1200 m d’altitude.

== Ressources génétiques ==

''Antidesma laciniatum'' est répandu et n’est probablement pas menacé d’érosion génétique.

== Perspectives ==

L’huile essentielle des feuilles contient plusieurs composés ayant une activité intéressante. L’écorce est également utilisée en médecine, mais on ne sait rien de sa chimie ou de sa pharmacologie. Un approfondissement des recherches est donc nécessaire pour évaluer le potentiel d’''Antidesma laciniatum'' comme plante médicinale.

== Références principales ==

* Boyom, F.F., Assembe, E.Z., Zollo, P.H.A., Agnaniet, H., Menut, C. & Bessiere, J.M., 2003. Aromatic plants of tropical central Africa. Part 17. Volatile components from Antidesma laciniatum Muell. Arg. var. laciniatum growing in Cameroon. Flavour and Fragrance Journal 18(5): 451–453.

* Boyom, F.F., Ngouana, V., Zollo, P.H., Menut, C., Bessiere, J.M., Gut, J. & Rosenthal, P.J., 2003. Composition and anti-plasmodial activities of essential oils from some Cameroonian medicinal plants. Phytochemistry 64(7): 1269–1275.

* Burkill, H.M., 1994. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 2, Families E–I. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 636 pp.

* Léonard, J., 1988. Révision du genre Antidesma L. (Euphorbiaceae) en Afrique centrale. Bulletin du Jardin Botanique National de Belgique 58: 3–46.

* Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.

== Autres références ==

* Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.

* Carter, S. & Radcliffe-Smith, A., 1988. Euphorbiaceae (part 2). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. pp. 409–597.

* Tchinda, A.T., Ayele Teshome, Ermias Dagne, Arnold, N. & Wessjohan, L.A., 2006. Squalene and amentoflavone from Antidesma laciniatum. Bulletin of the Chemical Society of Ethiopia 2(2): 325–328.

* Wurdack, K.J., Hoffmann, P., Samuel, R., de Bruijn, A., van der Bank, M. & Chase, M.W., 2004. Molecular phylogenetic analysis of Phyllanthaceae (Phyllanthoideae pro parte, Euphorbiaceae sensu lato) using plastid rbcL DNA sequences. American Journal of Botany 91(11): 1882–1900.

* Yamada, T., 1999. A report of the ethnobotany of the Nyindu in the eastern part of the former Zaire. African Study Monographs 20(1): 1–72.

== Auteur(s) ==

* G.H. Schmelzer

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

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