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Tabac (Cazin 1868)

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des expérience de Mondet qu'il se forme dans cette circonstance, sur la couche de talmétal, du sous-acétate de plomb, qui se mêle à la poudre de tabac.
Pendant l'acte de fumer, une partie de la nicotine est brûlée ; l'autre est entraînéeavec la fumée. Ce fait a été constaté de la façon la plus précise par Melsens, qui auraitobtenu environ 30 gr. de nicotine, en livrant à la combustion k 4 kilogr. 5oo 500 de tabacpréparé.
Pendant la combustion du tabac, surtout lorsqu'il est humide, il se dépose une huile
empyreumatique ; c'est cette huile qui constitue en grande partie ce que l'on nomme
vulgairement le jus de culot de la pipe. Le cigare imbibé de salive, lorsqu'il est tenudirectement entre les dents, en produit aussi souvent. D'après Richard, cette huile empyreumatique serait produite par la décomposition de quelques principes de la plante.
En résumé, la fumée de tabac telle qu'elle sort de la pipe est un mélange d'air, d'acide carbonique, d'oxyde de carbone et de particules de matières carbonisées, dans lequel on retrouve une quantité notable de nicotine (environ 7 pour 100), avec des tracesd'huile empyreumatique et d'ammoniaque, lorsque le tabac est humide.)
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Poudre (2 gr. pour 30 gr. d'axonge), en frictions.<br \>
Fumée de tabac, en injections dans le rectum<ref>On a inventé un grand nombre d'appareils fumigatoires pour introduire la fumée de tabac dans le rectum. Le plus simple de tous et le meilleur est celui de Gaubius. Il consiste dans un soufflet de cuisine dont le tuyau est garni de cuir pour ne pas blesser l'intestin, et à l'âme duquel on adapte un entonnoir. La fumée, reçue dans ce dernier et introduite dans le soufflet, est pressée ensuite doucement dans le rectum.</ref> ou dirigée sur des parties affectées de névralgie, de rhumatisme, de goutte.<br \><br \>
(NICOTINE. — A L'INTÉRIEUR. - De 1 13 gouttes dans un véhicule approprié, par jour, à doses fractionnées et graduellement. Rarement employée et demandant une grande circonspection. Voyez page 1061.)<br \>
A L'EXTÉRIEUR. — De 10 à 30 gouttes, en injection dans la vessie.<br \>
(Les exemples d'empoisonnement par le tabac et ses préparations fourmillent dans les ouvrages classiques et les recueils périodiques.
 
Les émanations du tabac peuvent suffire pour produire des douleurs de tête intenses, des vertiges, des tremblements, des vomissements opiniâtres. Ramazzini cite le fait d'une jeune fille qui eut tous les symptômes initiaux de cet empoisonnement pour s'être reposée sur des paquets de tabac en carde. Fourcroy, dans la traduction de l'ouvrage de ce dernier auteur, rapporte le cas de la petite fille d'un marchand de tabac qui mourut dans des convulsions affreuses pour avoir couché dans un endroit où on en avait râpé une grande quantité.
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On a aussi attaqué la colique de plomb par le tabac. Gravelle (1) <ref>''Journal de chimie médicale'', 1828, t. IV, p. 140.</ref> s'en estservi en topique dans cette maladie. Il appliquait sur le ventre des fomenta-tions fomentations faites avec une décoction de tabac, qu'on laissait jusqu'à productiond'évacuations alvines, et il donnait alors des purgatifs drastiques. O'Biernede Dublin (2)<ref>''Gazette de santé'', août 1826.</ref>, dit avoir retiré de bons effets de ces mêmes fomentations dansla dysenterie. Il est à remarquer, à cette occasion, que le tabac appliqué surl'épigastre produit ordinairement le vomissement, tandis que sur l'abdomenil provoque des selles. La constipation peut être combattue par la fumée detabac. Il est des personnes qui, en fumant une pipe et en buvant quelquesverres de bière, dissipent facilement cette indisposition. Le tabac a pu êtreemployé avec avantage dans les constipations opiniâtres causées par la pa-ralysie"paralysie. « J'ai connu, dit Mérat (3)<ref>''Dictionnaire des sciences médicales'', t. LIV, p. 201.</ref>, un médecin de la Faculté de Paris, para-lytique paralytique dans les sept ou huit dernières années de sa vie, qui, tous les dix oudouze jours, n'allait à la garde-robe qu'au moyen d'un lavement de décoc-tion décoction de tabac; tout autre moyen était insuffisant pour le faire évacuer. » Le tabac a été employé comme vermifuge en lavement, en potion ou enapplication sur le ventre. Je ferai remarquer à ce sujet que Fouquet (4) a vule tabac mouillé, appliqué sur le ventre, causer non-seulement des vomisse-ments, mais une sorte de choléra-morbus. Introduit en fumigation dans lerectum en petite quantité à la fois, il m'a réussi chez un cultivateur âgé detrente-cinq ans, qui n'avait pu, par aucun autre moyen, se débarrasserde nombreux ascarides vermiculaires dont il était atteint depuis plus decinq ans. (Il arrive souvent en Afrique que des soldats ou des indigènes avalent, enmême temps que l'eau, des sangsues qui s'implantent dans le pharynx etpeuvent déterminer des accidents plus ou moins sérieux. Dans un cas sem-blable, Villars (5), médecin de l'hôpital de Saint-Denis-du-Seg, a parfaite-ment réussi à faire rejeter la sangsue, en ordonnant au malade de fumer uncigare, en ayant soin d'avaler la fumée. Dans un cas analogue, il fallut avoirrecours à l'insufflation de fumée de tabac) (6). On a mis en usage le tabac en cataplasme (30 gr.) sur l'épigastre pour pro-voquer le vomissement, ou en frictions (pommade) sur l'abdomen pour pro-voquer des évacuations alvines. Lieutaud (7) employait comme purgatif60 à 80 gr. de feuilles de tabac pilées avec de l'eau-de-vie et du vinaigre, encataplasme sur le nombril. Il vaut mieux, pour produire le même effet, em-ployer comme exempts des inconvénients du principe narcotique du tabac,la pommade ou la teinture de coloquinte en frictions. Barton a appliqué lesfeuilles de tabac fraîches pour faire vomir, surtout dans le cas d'empoison-nement par l'opium. Le tabac, fumé comme la stramoine, s'est montré aussi utile que cettedernière contre l'asthme, chez les personnes qui n'y sont point accoutuméespar l'usage habituel. P. Hanin dit avoir vu employer fréquemment contrecette affection, par un médecin de sa connaissance, quatre à cinq cuilleréespar jour d'une infusion vineuse préparée avec 32 gr. de tabac pour 1 bw-de vin liquoreux. Gesner, Hufeland, Stoll, ont employé le tabac avec succèsdans la coqueluche. Pitshaft (8) en faisait prendre l'infusion (1 gr. 20 cen-tigr. pour 180 gr. d'eau bouillante) à la dose d'une cuillerée à café, aux en-fants d'un à deux ans toutes les heures; il en donnait une cuillerée a nouwaux enfants plus âgés. Cette dose est trop forte. On rapporte dans leJoum (1) Journal de chimie médicale, 1828, t. IV, p. 140. (2) Gazette de santé, août 1826. (3) Dictionnaire des sciences médicales, t. LIV, p. 201.
(4) Le tabac a été employé comme vermifuge en lavement, en potion ou en application sur le ventre. Je ferai remarquer à ce sujet que Fouquet<ref>''Mémoires de la Société royale Je de médecine'', 1777, p. 209.</ref> a vu le tabac mouillé, appliqué sur le ventre, causer non-seulement des vomissements, mais une sorte de choléra-morbus. Introduit en fumigation dans le rectum en petite quantité à la fois, il m'a réussi chez un cultivateur âgé de trente-cinq ans, qui n'avait pu, par aucun autre moyen, se débarrasser de nombreux ascarides vermiculaires dont il était atteint depuis plus de cinq ans.
(5) Il arrive souvent en Afrique que des soldats ou des indigènes avalent, en même temps que l'eau, des sangsues qui s'implantent dans le pharynx et peuvent déterminer des accidents plus ou moins sérieux. Dans un cas semblable, Villars<ref>''Journal de médecine et de chirurgie pratiques'', 1862, p. 27.</ref>, médecin de l'hôpital de Saint-Denis-du-Seg, a parfaitement réussi à faire rejeter la sangsue, en ordonnant au malade de fumer un cigare, en ayant soin d'avaler la fumée. Dans un cas analogue, il fallut avoir recours à l'insufflation de fumée de tabac)<ref>''Idem'', p. 70.</ref>.
On a mis en usage le tabac en cataplasme (630 gr.) Idemsur l'épigastre pour provoquer le vomissement, ou en frictions (pommade) sur l'abdomen pour provoquer des évacuations alvines. Lieutaud<ref>''Matière médicale'', t. II, p. 70284.</ref> employait comme purgatif 60 à 80 gr. de feuilles de tabac pilées avec de l'eau-de-vie et du vinaigre, en cataplasme sur le nombril. Il vaut mieux, pour produire le même effet, employer comme exempts des inconvénients du principe narcotique du tabac, la pommade ou la teinture de coloquinte en frictions. Barton a appliqué les feuilles de tabac fraîches pour faire vomir, surtout dans le cas d'empoisonnement par l'opium.
(7) Matière médicaleLe tabac, tfumé comme la stramoine, s'est montré aussi utile que cette dernière contre l'asthme, chez les personnes qui n'y sont point accoutumées par l'usage habituel. IIP. Hanin dit avoir vu employer fréquemment contre cette affection, par un médecin de sa connaissance, quatre à cinq cuillerées par jour d'une infusion vineuse préparée avec 32 gr. de tabac pour 1 kilogr. de vin liquoreux. Gesner, Hufeland, Stoll, ont employé le tabac avec succès dans la coqueluche. Pitshaft<ref>''Journal de Hufeland'', 1832.</ref> en faisait prendre l'infusion (1 gr. 20 centigr. pour 180 gr. d'eau bouillante) à la dose d'une cuillerée à café, paux enfants d'un à deux ans toutes les heures ; il en donnait une cuillerée à bouche aux enfants plus âgés. 284Cette dose est trop forte.On rapporte dans le ''Journal''
(8) Journal de Hufeland, 1832.
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amlvtiquè (décembre 1828, p. 436) un cas de croup spasmodique (pseudo-croup) guéri par la fumée de tabac. La belladone, dont l'efficacité dans lapériode spasmodique de cette maladie est mieux connue, peut, je crois, dis-penser dispenser d'avoir recours au tabac.
(Lès Les Italiens considèrent le tabac comme un antiphlogistique puissant.Berruti, que nous avons déjà cité, avance que dans les fabriques où l'onprépare cette plante, les maladies inflammatoires sont moins graves etmoins fréquentes que dans les manufactures d'un autre genre, placées pour-tant pourtant dans des conditions hygiéniques et climatériques identiques.)
Robert Page (1) <ref>''Journal de médecine d'Edimbourg'', t. XVIII, p. 351.</ref> rapporte plusieurs observations de pneumonies guériespar l'emploi du tabac dans des circonstances graves où le traitement anti-phlogistique antiphlogistique avait été insuffisant. 11 Il s'est servi, dans ces cas, du lavementsuivant, qu'il n'a pas eu besoin, dit-il, d'administrer plus d'une fois : feuillesde tabac, 1 gr. 75 centigr. ; eau bouillante, 360 gr. ; faites infuser pendantune demi-heure et administrez. Szerlecki s'est bien trouvé de ce moyendans les mêmes circonstances. Dans ces cas, le tabac à dose un peu élevéeparait avoir agi à la manière du tartre stibié. Comme ce dernier, à cause del'inflammation des organes respiratoires, il a produit des effets caractérisésparrhyposthénie, au lieu de déterminer des vomissements comme dans l'étatdésantéde santé. Szerlecki et Bauer ont observé les plus heureux effets du tabac, etsurtout.de la teinture de ce végétal, contre l'hémoptysie active. Dans lescatarrhes pulmonaires chroniques et dans certaines affections asthéniquesdes voies respiratoires, le tabac soulage les malades en favorisant l'expecto-rationexpectoration. Le sirop. de tabac, de Quercetan, autrefois en grande réputation,était souvent mis en usage dans ces affections pour calmer la toux et débar-rasser débarrasser les bronches des mucosités qui les obstruent.
(Benavente (2) <ref>''Siglo medico'', 1859, n° 320.</ref> a obtenu des lavements de tabac des effets remarquablesdans un cas de pleurésie grave et de péricardite intense.)
On.a conseillé le tabac dans la paralysie de la vessie, l'ischurie, la dysurie,la rétention d'urine. On employait anciennement, contre ces maladies, lesapplications de cette plante sur le bas-ventre. Fowler en a vanté la teintureàîintérieur à l'intérieur contre la dysurie calculeuse. Henri Larle et Shaw ont guéri larétention d'urine et le spasme de l'urètre par les lavements de fumée ou dedécoction de nicotiane. Larle employait aussi, dans ce cas, des suppositoiresdans la composition desquels entrait pour une grande partie l'extrait de lamême plante. La belladone et le datura stramonium sont aujourd'hui re-connus comm,e-reconnus comme beaucoup plus efficaces en pareil cas.
Zacutus Luzitanus, Rivière et Hannesner disent avoir employé le tabacavec succès dans l'épilepsie. On doit s'assurer par de nouvelles expériencessi, en effet, cette plante, par son action à la fois perturbatrice et stupéfiante,peut s'opposer à la concentration nerveuse, subite, convulsive qui caracté-rise caractérise les accès de cette terrible maladie. Les résultats obtenus de l'usage deh la belladone et du stramonium portent à croire, par analogie, à l'efficacitédu tabac. On l'a aussi recommandé à l'intérieur dans l'hystérie et la manie._ Aux Antilles, on administre les bains d'infusion de tabac contre le té-tanos. Thomas et Anderson (3) employaient cette plante avec succès danscette maladie. Le premier faisait administrer des lavements de fumée deu i ^ secon<^ appliquait cette plante fraîche aux parties antérieures et la-térales du cou, et en même temps, en décoction ou en cataplasme sur laP™e dans le tétanos traumatique.
(UBeirn(4) a obtenu Aux Antilles, on administre les bains d'infusion de grands avantages du tabac intus contre le tétanos. Thomas et extra dans« dernières circonstancesAnderson<ref>''Journal d'Edimbourg'', t.) (Voyez [[#Nicotine|NICOTINE]]VII, p. 1060198.</ref> employaient cette plante avec succès dans cette maladie. Le premier faisait administrer des lavements de fumée de tabac ; le second appliquait cette plante fraîche aux parties antérieures et latérales du cou, et en même temps, en décoction ou en cataplasme sur la plaie dans le tétanos traumatique.)
W humai de médecine d(O'Beirn<ref>''Dublin Quarterly Journal'' et ''Gazette des hôpitaux''Edimbourg, t28 février 1863, p. 99.</ref> a obtenu de grands avantages du tabac ''intus et extra'' dans ces dernières circonstances. XVIII) (Voyez [[#Nicotine|NICOTINE]], p. 3511060.)
Stjio medico, 1859, n° 320.
L {ZPttliïEdim°ourg, t. VII, p. i98.
' m Uuarlerly Journal et Gazette des hôpitaux, 28 février 1863, p. 99.
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