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Gentiane (Cazin 1868)

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|nomcourtsuivant=Géranium
}}
 
 
__TOC__
[474]
== Gentiane jaune ==Nom accepté : ''[[Gentiana lutea]]''
Voir la page ''[[]]''
<center>GENTIANE. Gentiana lutea. L.</center>
<center>''Gentiana major lutea''. BAUHBauh.</center>
<center>Gentiane jaune, — grande gentiane, — jansonna.GENTIANACÉES.— CHIRONIÉES. Fam. nat.— PENTANDRIE DIGYKIE. L.</center>
- Cette belle plante (PI<center>GENTIANACÉES. XIX), que Haller a célébrée, et qui doit son nomà Gentius, roi d'Illyrie, lequel, d'après Dioscoride, l'employa le premier,croît dans les départements du milieu et du midi de la France, aux envi-rons-de Lyon, dans les Alpes, l'Auvergne, les Pyrénées, la Suisse, les Ci-venues, etc— CHIRONIÉES.Fam. nat.— PENTANDRIE DIGYNIE. L.</center>
Description. — Racine épaisse,'[grosse, charnue, spongieuse, ridée, ru-
gueuse, rameuse et pivotante,] jaunâtre en dedans. — Tiges de 1 mèlre à 1 mètre
50 centimètres, cylindriques, non rameuses, dressées. — Feuilles larges, ovales, lisses,
aiguës, opposées, amplexicaules, les caulinaires connées, à cinq-sept nervures longilo-
dinales, saillantes ; les inférieures rétrécies en pétiole à leur base, plus grandes. -
Fleurs nombreuses, jaunes, fasciculées, et presque verlicillées dans les aisselles te
feuilles supérieures (juin-juillet). — Calice membraneux, déjeté d'un seul côté, fend»
longitudihalement, à cinq dents courtes, subulëes et inégales.—Corolle îiionopélale.ei
roue, à cinq divisions profondes, quelquefois huit.— Cinq élamines insinuées sur létal»
de la corolle, à anthères oblongues. — Ovaire surmonté de deux stigmates presque ses-
siles et divergents à la base de l'ovaire; cinq nectaires glanduleux arrondis. -1«
capsule uniloculaire, plurisperme; [graines nombreuses attachées sur deux placent*
pariétaux, aplaties et membraneuses sur les bords.]
Parties usitéesCette belle plante (Pl. — La racineXIX), que Haller a célébrée, et qui doit son nom à Gentius, roi d'Illyrie, lequel, d'après Dioscoride, l'employa le premier, croît dans les départements du milieu et du midi de la France, aux environs de Lyon, dans les Alpes, l'Auvergne, les Pyrénées, la Suisse, les Cévennes, etc.
[Culture'''Description'''. — La gentiane vient bien Racine épaisse, [grosse, charnue, spongieuse, ridée, rugueuse, rameuse et pivotante,] jaunâtre en terre fraîchededans. — Tiges de 1 mètre à 1 mètre 50 centimètres, cylindriques, non rameuses, dressées. — Feuilles larges, ovales, lisses, aiguës, opposées, amplexicaules, les caulinaires connées, à micinq-ombre sept nervures longitudinales, saillantes ; on les inférieures rétrécies en pétiole à leur base, plus grandes. - Fleurs nombreuses, jaunes, fasciculées, et presque verticillées dans les aisselles des feuilles supérieures (juin-juillet). — Calice membraneux, déjeté d'un seul côté, fendu longitudihalement, à cinq dents courtes, subulëes et inégales— Corolle monopétale, en roue, à cinq divisions profondes, quelquefois huit. — Cinq étamines insinuées sur le tube de la ninllir*corolle, à anthères oblongues. — Ovaire surmonté de graines semées au printemps deux stigmates presque sessiles et ddivergents à la base de l'oeilletonsovaire ; cinq nectaires glanduleux arrondis. Unecapsule uniloculaire, plurisperme ; [graines nombreuses attachées sur deux placentas pariétaux, aplaties et membraneuses sur les bords.]
Récolte. — Cette racine ne doit être récoltée qu'à la deuxième année au plus Haprès la chute-des feuilles. Après l'avoir mondée (et non lavée, afin qu'elle ne se PC-nètre pas dParties usitées'humidité) on la coupe par rouelle et on la fait sécher à l'étuve. On FempKWrarement fraîche, parce qu'on la trouve toujours sèche dans le. commerce— La racine.
On mélange à cette racine ou on lui substitue celle de gentiana purpurea, ]»*""['pannonea et amarella, L., qui croissent dans les mêmes localités que la gentiane jaune;ces fraudes sont peu importantes. Mais un mélange dangereux et qui provient de »négligence, c'est la présence des racines d'aconit, de belladone, dCulture'''ellébore blanc. — La gentiane vient bien en terre fraîche, f<dità mi-ombre ; on, a été constatée. Ces racines sont très-reconnaissables à simple vue, puis à»jveur, qui n'est pas la multiplie de graines semées au printemps et d'une amertume franche comme dans la gentianeœilletons. L'ellébore M»'une saveur aroére, mais elle est en outre acre et nauséeuse. (Dorvault.)]
La '''Récolte'''. — Cette racine de gentiane ne doit être bien conservéerécoltée qu'à la deuxième année au plus tôt, de moyenne grosseur, spongaprès la chute des feuilles. Après l'^jjaune en dedans, très-amèreavoir mondée (et non lavée, nafin qu'ayant elle ne se pénètre pas beaucoup de petites racinesd'humidité) on la coupe par rouelle et on la fait sécher à l'étuve. On doiljejcomme mauvaises les racines qui sont ridées, cariéesl'emploie rarement fraîche, noirâtres et moisies à 1 mtew ^parce qu'on la trouve toujours sèche dans le commerce.
Le commerce On mélange à cette racine ou on lui substitue celle de ''gentiana purpurea, punctata, pannonea'' et ''amarella'', L., qui croissent dans les mêmes localités que la pharmacie tire celte racine gentiane jaune ;ces fraudes sont peu importantes. Mais un mélange dangereux et qui provient de la Bourgognenégligence, de c'est la Lorraine elprésence des racines d'Auvergneaconit, [des Alpesde belladone, des Vosgesd'ellébore blanc, de la Franchequi, dit-Comté; sa grosseur varie depuis»du pouce jusqu'on, a été constatée. Ces racines sont très-reconnaissables à celle du poignetsimple vue, elle puis à la saveur, qui n'est longue et rameuse; pas d'une amertume franche comme dans la gentiane. L'ellébore blanc a une saveur amère, mais elle est rugueuse adownloadModeTexten outre âcre et nauséeuse.vue(Dorvault.download 504 sur 1308)
La racine de gentiane doit être bien conservée, de moyenne grosseur, spongieuse, jaune en dedans, très-amère, n'ayant pas beaucoup de petites racines. On doit rejeter comme mauvaises les racines qui sont ridées, cariées, noirâtres et moisies à l'intérieur.
GENTIANE. 475Le commerce de la pharmacie tire cette racine de la Bourgogne, de la Lorraine et de l'Auvergne, [des Alpes, des Vosges, de la Franche-Comté ; sa grosseur varie depuis celle du pouce jusqu'à celle du poignet, elle est longue et rameuse; elle est rugueuse à l'ex-
tériaur, spongieuse et élastique à l'intérieur. Son odeur rapproche un peu celle des
miels communs, sa saveur est très-amère. Il faut la choisir saine et médiocrement
; .propriétés physiques et chimiques. — La racine de gentiane a unesaveur très-amère. Les recherches de Planche, Henry, Caventou et Leconte, oh,fait re-connaître'dans cette racine un principe odorant fugace, du gentianin, de la glu, unematière huileuse verdâtré, du sucre incristallisable, de la gomme, de l'acide pectique,0 matière .colorante fauve, de l'acide organique. — Planche y a reconnu l'existenced'ûii principe, nauséabond volatil, qui donne à l'eau distillée de cette racine, fraîche-ment récoltée, la propriété de causer des nausées et une sorte d'ivresse. Si l'on nes'aperçoit pas de l'action de ce principe dans l'emploi de la plupart des préparations degentiane, c'est qu'il s'y trouve en trop faibles proportions dans la racine sèche.> {Jenryet Caventou considéraient sous le nom de gentianin, gentianine, substancejaune, très-amère, cristallisant en aigrettes, comme le principe amer de la gentiane, lamatière cristalline qu'ils n'avaient obtenue qu'à l'état impur. Mais Leconte et Tromms-doff ont fait voir, depuis, que la matière cristalline est une simple substance colorante,dépourvue d'amertume, qu'ils ont nommée genlmn, et qui est mélangée dans la gentia-ne avec des proportions variables de principe amer et de matière grasse.[475]
La matière amère de la gentiane n'est pas encore bien connue. Elle s'est présentée àLeconte sous là forme d'une matière extractivetériaur, d'un brun jaunâtre, incristallisable,tiès-soluble dans l'eau spongieuse et dans élastique à l'alcoolintérieur. — DulkSon odeur rapproche un peu celle des miels communs, qui s'sa saveur est depuis occupé de cette matrès-tière, ne paraît pas nonamère.plus l'avoir obtenue à l'état de puretéIl faut la choisir saine et médiocrement grosse.]
Substances incompatibles'''Propriétés physiques et chimiques'''. — LLa racine de gentiane a une saveur très-amère. Les recherches de Planche, Henry, Caventou et Leconte, on fait reconnaître dans cette racine un principe odorant fugace, du gentianin, de la glu, une matière huileuse verdâtre, du sucre incristallisable, de la gomme, de l'acétate acide pectique, une matière colorante fauve, de plombl'acide organique. — Planche y a reconnu l'existence d'un principe nauséabond volatil, le sulfate qui donne à l'eau distillée de fercette racine, etcfraîchement récoltée, la propriété de causer des nausées et une sorte d'ivresse. Si l'on ne s'aperçoit pas de l'action de ce principe dans l'emploi de la plupart des préparations de gentiane, c'est qu'il s'y trouve en trop faibles proportions dans la racine sèche.
! Henry et Caventou considéraient sous le nom de ' ; ' PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSESgentianin, gentianine'', substance jaune, très-amère, cristallisant en aigrettes, comme le principe amer de la gentiane, la matière cristalline qu'ils n'avaient obtenue qu'à l'état impur. Mais Leconte et Trommsdoff ont fait voir, depuis, que la matière cristalline est une simple substance colorante, dépourvue d'amertume, qu'ils ont nommée ''gentisin'', et qui est mélangée dans la gentiane avec des proportions variables de principe amer et de matière grasse.
iLLa matière amère de la gentiane n'irowEDKest pas encore bien connue.Elle s'est présentée à Leconte sous la forme d'une matière extractive, d'un brun jaunâtre, incristallisable, très-soluble dans l'eau et dans l'alcool.— Macération et décoctionDulk, qui s'est depuis occupé decette matière, ne paraît pas non plus l'avoir obtenue à l'état de pureté.
" 10 à 20 gr''Substances incompatibles''. par kilogramme d— L'eauacétate de plomb, le sulfate de fer, etc.
Sirop (i-snr-10 d'eau et 10 de sucre), de 30 à
rlOOigr/ en: potion<center>PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.</center>
{|align="center"| style="padding:0.5em; width:300px; text-align:left; border-right: solid 1px black;" | A L'INTÉRIEUR. — Macération et décoction, de 10 à 20 gr. par kilogramme d'eau.<br \>Sirop (1 sur 10 d'eau et 10 de sucre), de 30 à l00 gr. en potion.<br \>Extrait (par infusion, 1 sur 8 d'eau), de 3 à, /10 gr., en pilules, potions, bols.<br \>Poudre, de 50 centigr. à 1 gr., comme tonique, et de 10 à 20 gr., comme fébrifuge.<br \>Vin (1 sur 16 de vin), de 30 à 100 gr.<br \>Teinture, de 2 à 8 gr., en potion ou dans du vin.<br \><br \>A L'EXTÉRIEUR. — Poudre, décoction, vin en| style="padding:0.5em; width:300px; text-align:left;" | nature, pour dilater les trajets fistuleux ou pour en faire des pois à cautère.<br \>''Gentianin'' ou ''gentianine'', 10 à 20 centigr., en pilules ou dans un liquide approprié.<br \>Teinture (1 sur 100 d'alcool à 24 degrés), 2 à 8 gr., en potion.<br \>Sirop [1 sur 500 de sirop de sucre), de 30 à 60 gr., seul ou en potion.<br \>La gentiane entre dans l'eau générale, le diascordium, l'opiat de Salomon, la thériaque, le mithridate, l'orviétan, la teinture de Wytte, l'élixir de Stoughton, l'élixir de longue vie, etc.|}
Poudre, de'50 centigr. à 1 gr., comme toni-
que, et de 10 à 20 gr., comme fébrifuge.
ïto.(t sur 16 La racine de vin)gentiane est amère, tonique, fébrifuge, antiseptique, vermifuge. On l'administre dans les dyspepsies, les flatuosités, les diarrhées et dans tous les écoulements entretenus par la débilité de 30 à 100 grl'appareil digestif ; dans les scrofules, le rachitis, l'ictère avec absence d'irritation des voies biliaires, le scorbut, la chlorose, certaines hydropisies atoniques sans inflammatipn viscérale, l'œdème qui suit ou accompagne les maladies chroniques,les fièvres intermittentes, etc.
Teintiire, Les effets de 2 la racine de cette plante, dans toutes ces maladies, sont évidemment dus à 8 grl'action sur nos organes du principe amer qu'elle contient, et non à des propriétés spéciales.C'est ainsi, par exemple, qu'en potion ranimant les fonctions digestives, plus ou moins lésées dans dum :la goutte atonique, elle a pu, suivant la remarque judicieuse de Trousseau et Pidoux, être très-utile dans cette maladie, sans constituer, comme l'a prétendu Haller, le meilleur des antigoutteux.
iiLa vertu fébrifuge de la racine de gentiane était connue des anciens. Matthiole en vante l'kiÉMEtRinfusion contre les fièvres tierces et quartes.— PoudreC'était, décoctionavant la découverte du quinquina, vin enle remède le plus usité contre les fièvres intermittentes : ''Cortice peruviano nundum invento, sola gentiana febres quartanas expugnatas esse'' (Boerhaave). On l'associe quelquefois à l'écorce du Pérou quand ces fièvres sont rebelles, avec engorgement de la rate, état cachectique ; plus amère qu'astringente, elle modifie avantageusement, dans ces cas, l'action du quinquina. Riolan donnait le suc de racine de gentiane dans
nature, pour dilater les trajets fistuleux ou
pour en faire des pois à cautère.Gentianin ou gentianine, 10 à 20 centigr., en[476]
pilules ou du vin tiède une heure avant l'accès : à l'état frais, ainsi que nous l'avons vu plus haut, cette racine possède tous ses principes. Boerhaave dit que sa décoction convient dans un liquide appropriétoutes les fièvres intermittentes.En Pologne, on l'administre en poudre dans du vin avant l'invasion de l'accès. Vicat assure que ce remède réussit dès la première prise, et que, bien qu'il n'ait étéTeinture (1 sur 100 précédé d'alcool aucun médicament préparatoire, la maladie n'a eu jamais de mauvaises suites. Willis, Eller, Alibert, l'ont vanté. Julia de Fontenelle, étant médecin en chef de l'hôpital de convalescence italien de l'armée de Catalogne, lorsque le quinquina était à 24 degrés)un prix exorbitant,; 2 traita tous les fiévreux, avec beaucoup de succès, par la racine de gentiane en poudre. Il adressa àce sujet un mémoire à la Société royale de médecine de Marseille, qui, reconnaissant déjà les avantages de l'emploi des plantes indigènes, lu! décerna une médaille d'encouragement.
8 gr.D'un autre côté, Trousseau et Pidoux se prononcent ainsi sur la gentiane : « Quant à ses propriétés fébrifuges, elles sont nulles très-certainement, quoi qu'en potion.Sirop [1 aient pu dire les nombreux auteurs qui ont expérimenté sur 500 des fièvres intermittentes vernales, ou sur des fièvres rémittentes qui, ordinairement, cèdent sans le secours de sirop la médecine. » Je ne partage pas l'opinion de sucre)ces auteurs. Il est vrai que la gentiane ne jouit pas, comme le quinquina, d'une propriété antipériodique spéciale ; mais son action, comme celle de 30 àtous les toniques amers, n'en est pas moins efficace dans certains cas de fièvres intermittentes prolongées : c'est un fébrifuge relatif, et qui trouve son application comme l'absinthe, la centaurée chausse-trape, etc.
00 gr.La racine de gentiane, seul mêlée à celle de bistorte, à l'écorce de chêne ou à celle d'aulne, à parties égales, soit en potiondécoction, soit en poudre, agit plus efficacement comme fébrifuge que lorsqu'on l'administre seule : c'est une remarque faite par Cullen, et que j'ai été à même de vérifier. Je l'associe quelquefois à celle de saule dans les fièvre intermittentes accompagnéesd'un état cachectique.
La On a obtenu des avantages incontestables de la racine de gentiane dans le traitement des affections scrofuleuses. Plenck et beaucoup d'autres auteurs l'ont vue produire de bons résultats. Cette racine entre dans l'eau généraleélixir amer de Peyrilhe, pendant longtemps vanté comme antiscrofuleux. « Ainsi, dit A. Richard, chez les enfants pâles, dont la figure est bouffie, les lèvres et lediascordiumnez gonflés, en un mot, qui offrent les caractères d'une constitution scrofuleuse, l'opiàt emploi de Salomonla teinture de gentiane, aidée de l'usage de bons aliments, de vêtements chauds, de l'exercice, et de l'habitation dans les lieux bien aérés et exposés aux rayons du soleil, en agissant lentement sur toute l'économie, préviendra le développement de la théria-maladie. Il est vraique, dans cette circonstance, le mithridaterégime aura eu une très-grande part au résultat obtenu ; mais la gentiane y aura aussi puissamment contribué. Son usage est également avantageux, lsuivant un grand nombre d'orviétanauteurs, quand la teinture demaladie est déclarée, lorsqu'il y a gonflement et même suppuration desWytteglandes lymphatiques du cou et de quelque autre partie. Néanmoins, il faut en suspendre l'élixir usage quand il y a irritation des voies digestives, ou que les glandes du mésentère sont enflammées et très-douloureuses. On a observé que les enfants qui font usage de Stoughtonla gentiane sont, lpar le même moyen, débarrassés des vers intestinaux : ce médicament peut donc être regardé comme vermifuge<ref>'élixir 'Dictionnaire de longueviemédecine'', 2e édit., t. XIV, p. 144.</ref>. » La racine de gentiane a été administrée avec succès, en lavement (10 à 20 gr.), etccontre les oxyures vermiculaires.
!,Prise à trop haute dose,la racine de gentiane est amèreproduit du malaise, tonique, fébrifuge, antiseptique, vermi-fuge. On un sentiment de pesanteur à l'administre épigastre et même le vomissement. I1 est donc de toute évidence qu'elle ne convient point dans les dyspepsiesfièvres qui ont le plus léger caractère inflammatoire, les flatuosités, les diarrhées etou qui sont accompagnées d'une irritation gastrique
. : dans-tous les écoulements entretenus par la débilité de l'appareil digestif; ; tos les scrofules, le rachitis, l'ictère avec absence d'irritation des voies ; tiliaires,: le scorbut, la chlorose, certaines hydropisies atoniques sans in-%minatipn viscérale, l'oedème qui suit ou accompagne les maladies chro- ;, Biques,lesi fièvres intermittentes, etc. ■ ii;Le.Sîeffets,dela racine de cette plante, dans toutes ces maladies, sont évi- ■ «emment dus à.I'action sur nos organes du principe amer qu'elle contient,i pfiqtià,des propriétés spéciales. C'est ainsi, par exemple, qu'en ranimant[ I?? fonctions digestives, plus ou moins lésées dans la goutte atonique, elle a[ Plly suivant la remarque judicieuse de Trousseau et Pidoux, être très-utile; "psicette maladie, sans constituer, comme l'a prétendu Haller, le meilleur, ffl5s.aiitfgoptteux. !|te.yertu,fébrifuge de la racine de gentiane était connue des anciens. Mat-;■ |™e en vante l'infusion contre les fièvres tierces et quartes. C'était, avantV :MéçouTCFte du. quinquina, le remède le plus usité contre les fièvres inter-;: S™^te•Gprtice peruviano nundum invcnto, sola gentiana febres quartanas'::^Wn^*\éMe;(Boerhaave)! On l'associe quelquefois à l'écorce du Pérou■||p-c9s lèvressont rebelles, avec engorgement de la rate, état cachec-41s f* ^US amère qu'astringente, elle modifie avantageusement, dans ces:i,5fs,iaction du quinquina. Riolan donnait le suc de racine de gentiane dansdownloadModeText.vue.download 505 sur 1308  476 GENTIANE. du vin tiède une heure avant l'accès : à l'état frais, ainsi que nous l'avonsvu plus haut, cette racine possède tous ses principes. Boerhaave dit que S1décoction convient dans toutes les fièvres intermittentes. En Pologne onl'administre en poudre dans du vin avant l'invasion de l'accès. Vicat assureque ce remède réussit dès la première prise, et que, bien qu'il n'ait étéprécédé d'aucun médicament préparatoire, la maladie n'a eu jamais demauvaises suites. Willis. Eller, Alibert, l'ont vanté. Julia de Fontenelleétant médecin en chef de l'hôpital de convalescence italien de l'armée de'Catalogne, lorsque le quinquina était à un prix exorbitant, traita tous lesfiévreux, avec beaucoup de succès, par la racine de gentiane en poudre.iladressa à ce sujet un mémoire à la Société royale de médecine de Marseillequi, reconnaissant déjà les avantages de l'emploi des plantes indigènes,lu!décerna une médaille d'encouragement. D'un autre côté, Trousseau et Pidoux se prononcent ainsi sur la gentiane:« Quant à ses propriétés fébrifuges, elles sont nulles très-certainement,quoi qu'en aient pu dire les nombreux auteurs qui ont expérimenté sur desfièvres intermittentes vernales, ou sur des fièvres rémittentes qui, ordinaire-ment, cèdent sans le secours de la médecine. » Je ne partage pas l'opinionde ces auteurs. Il est vrai que la gentiane ne jouit pas, comme le quinquina,d'une propriété antipériodique spéciale; mais son action, comme celle detous les toniques amers, n'en est pas moins efficace dans certains cas defièvres intermittentes prolongées : c'est un fébrifuge relatif, et qui trouveson application comme l'absinthe, la centaurée chausse-trape, etc. La racine de gentiane, mêlée à celle de bistorte, à l'écorce de chêne ouicelle d'aulne, à parties égales, soit en décoction, soit en poudre, agitplosefficacement comme fébrifuge que lorsqu'on l'administre seule: c'est uneremarque faite par Cullen, et que j'ai été à même de vérifier. Je l'associequelquefois à celle de saule dans les fièvre intermittentes accompagnéesd'un état cachectique.____________________
On a obtenu des avantages incontestables de la racine de gentiane dansle traitement des affections scrofuleuses. Plenck et beaucoup d'autres au-teurs l'ont vue produire de bons résultats. Cette racine entre clans l'élixiramer de Peyrilhe, pendant longtemps vanté comme antiscrofuleux. «Ainsi,dit A. Richard, chez les enfants pâles, dont la figure est bouffie, les lèvreset le nez gonflés, en un mot, qui offrent les caractères d'une constitutionscrofuleuse, l'emploi de la teinture de gentiane, aidée de l'usage de bonsaliments, de vêtements chauds, de l'exercice, et de l'habitation dans telieux bien aérés et exposés aux rayons du soleil, en agissant lentement surtoute l'économie, préviendra le développement de la maladie. Il est vraique, dans cette circonstance, le régime aura eu une très-grande part au ré-sultat obtenu ; mais la gentiane y aura aussi puissamment contribué. Sonusage est également avantageux, suivant un grand nombre d'auteurs, quandla maladie est déclarée, lorsqu'il y a gonflement et même suppuration desglandes lymphatiques du cou et de quelque autre partie. Néanmoins, il»en suspendre l'usage quand il y a irritation des voies digestives, ou que»glandes du mésentère sont enflammées et très-douloureuses. On a obscneque les enfants qui font usage de la gentiane sont, par le môme moyen, o<references/>barrasses des vers intestinaux : ce médicament peut donc être regardecomme vermifuge (1). » La racine de gentiane a été administrée avec succès,en lavement (10 à 20 gr.), contre les oxyures vermiculaires. , ,
Prise à trop haute dose, la gentiane produit du malaise, un sentimentn-
pesanteur à l'épigastre et même le vomissement. 11 est donc de toute évi-
dence qu'elle ne convient point dans les fièvres qui ont le plus léger cara-
tère inflammatoire, ou qui sont accompagnées d'une irritation gasWI
(1) Dictionnaire de médecine, 2e édit., t. XIV, p. 144.downloadModeText.vue.download 506 sur 1308[477]
plus ou moins vive. Il est nécessaire, dans les longues maladies, d'en suspendre l'usage de temps en temps ; car, par une influence que Cullen attribue à un principe vireux existant dans tous les amers, son emploi, longtemps continué, finit par produire une gastrite chronique qui détruit la
faculté digestive, et exige un traitement antiphlogistique.
GÉRANIONLa racine de gentiane sert en chirurgie, comme l'éponge préparée, pour agrandir les orifices fistuleux et dilater certaines ouvertures, particulièrement le canal de l'urèthre des femmes affectées de la pierre. On l'applique aussi en poudre ou en décoction, sur les plaies gangreneuses, atoniques, scorbutiques, etc. ; on en fait même des pois à cautère, qu'on emploie depréférence quand il s'agit de rendre au fonticule l'étendue que le temps lui a fait perdre. 477
nlus ou moins viveLe '''GENTIANIN''' convient dans les mêmes cas que la gentiane. Il est nécessaireJ'ai souvent administré, dans les longues maladiesma pratique urbaine, d'en sus-nerïdre le sirop de gentianin contre l'usage de temps en temps ; carhelmintiase chez les enfants, par une influence que Cullen at-tribue à un principe vireux existant dans tous et comme tonique chez les amerssujets lymphatiques, son emploi, long-temps continué, iinit par produire une gastrite chronique qui détruit pour combattre lafaculté digestive^ et exige un traitement antiphlogistiquetendance scrofuleuse.
La racine de Kuchenmeister présente la gentiane sert en chirurgieimpure, comme lc'éponge préparéeest-à-dire non cristallisée, pour^agrandir les orifices fistuleux et dilater certaines ouvertures, particulière-'ment le canal de l'urèthre des femmes affectées comme pouvant être substituée au sulfate de quinine ; ses conclusions sont : 1° la pierre. On l'appliquegentianine agit au moins aussi en poudre ou en décoction, efficacement sur les plaies gangreneuses, atoniques,scorbutiques, etc.la rate que le sulfate de quinine ; on en fait même des pois à cautère, qu2° son action n'on emploie depréférence quand est pas moins rapide ; 3° il s'agit suffit de rendre au fonticule l'étendue que le temps luiadministrer à la dose de 1 à 2 gr., deux fois par jour ; la gentianine constitueâfait perdreprobablement le succédané le plus précieux du quinquina (1)<ref></ref>.
Le GENTIANIN convient dans les mêmes cas que L'addition du tannin à la gentiane. J'ai souventadministrégentianine, dans ma pratique urbaine, le sirop la proportion de gentianin contre l'hel-mintiase chez les enfants, et comme tonique chez-les sujets lymphatiques,1 partie pour combattre la tendance scrofuleuse.luçhenmeister présente la gentiane impure2 parties de cette dernière, cconstitue un mélange plus actif et qui m'est-à-dire non cristalliséea réussi tout récemment dans un cas de fièvre intermittente quotidienne,comme pouvant être substituée au sulfate datant de deux mois, avec engorgement de quinine; ses conclusions sont :1" la gentianine agit au moins aussi efficacement sur la rate que , chez un sujet qui, précédemment, avait été atteint de fièvre tierce coupée avec le sulfatede quinine; 2° son action n, dont on avait trop tôt cessé l'est pas moins rapide; 3° il suffît usage. Le mélange de 1 gr. de gentianin et de 50 centigr. de tannin, donné deux fois dans l'admi-nistrer intervalle des accès, a suffi pour les faire disparaître dans l'espace de quatre jours. L'usage de ce fébrifuge a été continué à la même dose de 1 à 2 gr., deux fois par jour; semaine, pendant un mois, pour prévenir la gentianine constitueprobablement le succédané le plus précieux du quinquina (1)rechute.
L(Les petites espèces alpines offrent une plus grande abondance du principe actif ; de sorte qu'addition du tannin en recourant à la gentianine, dans la proportion de 1 partie pour2 parties dé cette dernièreplus faibles doses, constitue un mélange plus actif et qui mon pourrait arriver aux mêmes résultats qu'aréussi tout récemment dans un cas de fièvre intermittente quotidienne,datant de deux mois, avec engorgement de la rate, chez un sujet qui, pré-cédemment, avait été atteint de fièvre tierce coupée avec le sulfate de qui-; inné, dont on avait trop tôt cessé l'usagegentiane jaune. Le mélange de 1 gr. de gentianinet de 50 centigr. de tannin, donné deux fois dans lNous citerons la 'intervalle des accès, a: suffi pour les faire disparaître dans l'espace de quatre joursG. Lacaulis''usage de ce• fébrifuge a été continué à la même dose, deux fois par semaine, pendant unt mois, pour prévenir dont la rechuteracine contient plus de gentianin et beaucoup moins de matière mucilagineuse.
.(Les petites espèces alpines offrent une plus grande abondance du prin-cipe actifLa gentiane, vu son prix modique, est le tonique par excellence de la médecine vétérinaire ; de sorte quon l'emploie en recourant poudre décoctée ou mêlée au son, à de plus faibles dosesl'avoine, on pourrait'etc..''arriver-aux mêmes résultats qu'avec la gentiane jaune. Nous citerons laG.acaulis, dont à la racine contient plus dose de gentianin 30, 64 et beaucoup moins dejjatière mucilagineuse130 gr. par jour.)
,,;La gentiane, vu son prix modique, est le tonique par excellence de la
.Médecine vétérinaire; on l'emploie en poudre décoctée ou mêlée au son, à
«avoine, etc., à la dose de 30, 64 et 130 gr. par jour.)
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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