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Cresson (Cazin 1868)

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|nomcourtsuivant=Crithme maritime
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__TOC__
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== Cresson ==
Nom accepté : ''[[Nasturtium officinale]]''
''Lait de cresson'', lait de vaches nourries avec du cresson.)
Le cresson d'eau est stimulant, antiscorbutique, diurétique, expectorantet diaphorétique. Il augmente les forces digestives et convient dans la débi-lité débilité de l'estomac, le scorbut, les cachexies, les engorgements de la rate parsuite de fièvres intermittentes, l'anasarque, les scrofules, la phthisie, l'em-pyèmeempyème, les calculs. Son action est analogue à celle du cochlearia, du raifortà et des autres plantes antiscorbutiques.
Le cresson est d'un usage tout à fait populaire; on le mange en salade etlepaysan le paysan le prend avec son pain. Toutefois cette plante ne peut être utileque lorsque les malades qui en font usage sont exempts de fièvres, d'inflam-mationinflammation, d'irritation locale quelconque ou d'irritabilité nerveuse. J'ai em-ployé employé le cresson dans une foule de maladies chroniques. Je ne parlerai pasdu scorbut, contre lequel on l'administre sous toutes les formes. J'en ai tiréde grands avantages dans les catarrhes pulmonaires chez les sujets lympha-tiques lymphatiques et qui expectoraient abondamment. Dans ces cas, je donne le suc àladose.la dose de 120 gr., mêlé avec autant de lait.
Un jeune homme de vingt-trois ans, fils d'un cultivateur du village deCrémarest, était atteint de toux avec sueurs nocturnes, amaigrissement,grande débilité, inappétence, etc. ; il était regardé généralement commepoitrinaire depuis trois mois environ. Sa maladie datait du mois de févrierÏ8341834, et nous étions en juin de la même année. Lorsque je le vis, ses traits■étaient étaient altérés, sa débilité prononcée au point qu'il ne pouvait plus sortir;sa toux était fréquente, surtout pendant la nuit, et il expectorait abondam-ment abondamment des crachats mucoso-purulents, mais il avait peu de fièvre. Il rappor-tait rapportait un état de gêne parfois très-pénible à la région sternale, sans signe devive irritation. L'exploration de la poitrine me fit concevoir l'espérance deguérir ce malade ; les poumons me paraissaient sains. Je le mis à l'usage'du suc exprimé de cresson mêlé avec autant de lait chaud. Dès les premiersjours def de l'emploi de ce moyen, l'amélioration fut sensible; la toux et l'ex-pectoration expectoration diminuèrent, l'appétit revint, les sueurs nocturnes cessèrent ;les forces se rétablirent si promp tement promptement qu'au bout de quarante à cinquantejours de traitement le malade fut complètement guéri.
Je pense quelles que les prétendues cures de phthisie pulmonaire par l'emploi du•cresson" cresson et-de's';des autres antiscorbutiques, souvent donnés sous forme de sirop?ans ^dans la pratique urbaine," ne se rapportent qu'à des affections catarrhales«r6neûKtQes^U;bronchiques ou à la phthisie commençante qu'elle peut réellement combattre®eceîucacité*avec efficacité ;ilétait il était souvent difficile de distinguer le catarrhe pulmonairechronique de la phthisie avant la découverte de l'auscultation médiate.
Ion}1ue:de,ïâ; phthisie avant la découverte de lOn trouve dans les Éphémérides d'auscultation médiateAllemagne<ref>Décade 2e, ann. 8e, observ. 142, p. 301.</ref> le remède suivant contre
wn trouvé dans les Éphémérides d'Allemagne (I) le remède suivant contre M Décade 2% ann. 8°, observ. 142, p. 301. ____________________
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la phthisie : il faut manger tous les jours à jeun du'cresson de fontaine, et seservir du lait de beurre pour boisson ordinaire. Swinger (1) <ref>''In'' Bodart.</ref> a vu une touxrebelle céder au suc de cresson mêlé dans du bouillon. Ce médecin préco-nisait préconisait surtout ce même suc dans la néphrite calculeuse, où bien certaine-ment certainement il ne pouvait être utile qu'autant que l'irritation ou l'inflammationétait peu intense. Selon Haller, l'usage prolongé de ce suc a fondu desobstructions abdominales. On l'a conseillé auxhypochondriaques.aux mélan-coliqueshypochondriaques, aux mélancoliques, et même aux hystériques, lorsque des désordres nerveux ont leursource dans l'atonie générale des organes. Vitet recommande le suc ex-primé exprimé de cresson mêlé avec une forte infusion de baies de genévrier, dansl'ascite par cachexie. J'ai employé ce mélange avec succès dans l'anasarque,qu'il a dissipée en peu de jours, en agissant puissamment comme diuré-tiquediurétique.
(Suivant Chatin, la purée de cresson est le meilleur légume pour les dia-bétiquesdiabétiques ; il contient très-peu de sucre et de substances amylacées.)
A l'extérieur, j'ai employé le cresson comme résolutif et détersif, en cata-plasme cataplasme froid ou seulement pilé. Il convient sur les ulcères scorbutiques,scrofuleux, sordides, etc. Le cresson pilé, réduit en magma, auquel onmêle du sel commun (30 gr. pour 500 gr. de pulpe) pour en former un cata-plasme cataplasme qu'on renouvelle de douze en douze heures, est un excellent réso-lutif résolutif que j'ai plusieurs fois mis en usage avec succès sur les tumeursglandulaires ou scrofuleuses, les engorgements lymphatiques ou oedéma-teuxœdémateux, l'hygroma, etc. Dans deux cas d'hygroma assez volumineux, j'ai obtenula résolution dans l'espace de quinze à vingt jours, au moyen de ce topique.Le badigeonnage de teinture d'iode n'agit guère plus promptement et estd'ailleurs trop dispendieux pour l'ouvrier et l'indigent. J'ai vu des paysansdébarrasser leurs enfants de la teigne (favus) en leur faisant manger abon-damment abondamment du cresson, et en appliquant sur la tête cette herbe pilée avec dusaindoux, après avoir fait tomber les productions crustacées au moyen d'uncataplasme émollient, et couper les cheveux le plus près possible delà de la peau,.L'application du cataplasme de cresson était répétée matin et soir, et onlavait chaque fois la tête pendant six à huit minutes, en frictionnant assezfortement avec de l'eau de chaux, de la lessive de sarment de vigne, ou avecde l'urine. La guérison avait lieu au bout de quinze à vingt-cinq jours. Cetraitement, que j'ai vu souvent réussir, n'est pas plus infaillible que tonstous ceux qu'on emploie contre la teigne. Le mélange de 60 gr. de suc de cressonet de 30 gr. de miel, passé à travers un linge, et dont on se frotte bien levisage, enlève, dit-on, les éphélides, les taches de rousseur, lentilles, etc, .  ____________________  <references/>
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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