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Coquelicot (Cazin 1868)

248 octets ajoutés, 1 décembre 2016 à 18:04
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|nomcourtsuivant=Coriandre
}}
 
[348]
Nom accepté : ''[[Papaver rhoeas]]''
<center>'''COQUELICOT'''. ''Papaver rheas''. L.</center>
<center>''Papaver erraticum majus''. Bauh., T. — ''Papaver erraticum vel rheas''. Black.''Papaver rubrum''. Brunf. — ''Papaver rubrum erraticum''. Pharm.</center>
<center>Pavot coquelicot, — pavot des champs, — pavot rouge, — ponceau, — mahon.</center>
<center>PAPAVÉRACÉES. Fam. nat. — POLYANDRIE MONOGYNIE. L.</center>
Le coquelicot croît spontanément, et se trouve surtout dans les champsde blé, où il est nuisible.
'''Description'''. — Racines grêles, pivotantes, presque simples, blanchâtres, un peufibreuses. — Tiges droites, rameuses, hautes de 40 à 70 centimètres, légèrement pi-leusespileuses, rudes au toucher.—Feuilles — Feuilles alternes, presque ailées, découpées en lanièresassez longues, velues, aiguës, dentées ou pinnatifides. — Fleurs grandes, terni»terminales, solitaires, d'un rouge vif avec une tache noire à la base, longuement pédonculées (M;mai-juillet). — Calice pubescent à deux folioles ovales, concaves et caduques. — Corolle aà quatre pétales d'un rouge éclatant, souvent marqués à leur base d'une tache noire. -Etamines nombreuses, filiformes. — Anlhères Anthères biloculaires, noirâtres. — Ovaire supère,simple. — Style nul. — Stigmate sessile, noirâtre, à dix rayons persistants. —fr*— Fruit : capsule glabre, ovale, globuleuse, renfermant de petites semences brunâtres réniforr*réniformes, très-nombreuses.
'''Parties usitées'''. — Les pétales et les capsules.
['''Culture'''. — On a obtenu par la culture un nombre considérable de variétés hde coquelicots, de couleurs variables, à fleurs sessiles ou doubles ; pour la médecine on n'emploie que le coquelicot à fleur rouge, qui est si commun dans les champs, qu'il est parfaitement inutile de le cultiver ; on pourrait l'obtenir par semis faits au printemps en terre légère ; comme les pétales sont très-caducs, il faut les récolter avant le complet épanouissement de la fleur.]
coquelicots, de couleurs variables, à fleurs sessiles ou doubles; pour la médecine»
n'emploie que le coquelicot à fleur rouge, qui est si commun dans les champs, qu »6
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COQUELICOT 349'''Récolte'''. — La récolte des pétales se fait pendant tout le temps que dure la floraison. On les fait sécher immédiatement après en les étendant, sans les froisser, sur du papier et on les porte à l'étuve. Quand on les a fait sécher avec soin, leur couleur vive se change en rouge terne ; dans le cas contraire, ils noircissent. On doit les conserver dans des vases clos et à l'abri de l'humidité, qui les ferait moisir.
Récolte'''Propriétés physiques et chimiques'''. —La récolte des pétales se fait pendant tout le temps que dure la flo— Les fleurs fraîches exhalent une odeur vireuse analogue à celle de l'opium ; leur saveur est mucilagineuse et un peu amère. « Lorsqu'on incise cette plante, dit Chaumeton, il en découle un suc laiteux, gomino-raison On les fait sécher immédiatement après résineux, soluble en les étendantpartie dans l'eau, sans les froisseren partie dans l'alcool, sur dunapier et on les porte qui, par son odeur et sa saveur, à la plus grande analogie avec l'étuveopium. Quand on Ce suc est beaucoup plus abondant dans le fruit que dans les a autres parties de la plante. Quatre onces (120 gr.) de capsules de coquelicot ont fourni, au rapport de Murray, par la décoction et l'ait sécher avec soinévaporation, leur couleur vivese change en rouge terne; dans le cas contrairecinq dragmes (20 gr.) d'un extrait opiacé. Samuel Crumpe, ils noircissentmédecin anglais, a extrait du coquelicot un opium semblable à celui d'Egypte. On doit les conserverdans des vases clos et Gatereau le préfère à l'abri opium exotique. Loiseleur-Deslongchamps a préparé en 1810, par contusion et expression de l'humiditétoute la plante, un extrait qui les ferait moisir, d'après une seule expérience, lui a paru agir à peu près comme celui préparé par la décoction des têtes, et aux mêmes doses.
propriétés physiques et.chimiques. —Les fleurs fraîches exhalentune odeur vireuse analogue à celle Les pétales de coquelicot ont fourni à l'opium ; leur saveur est mucilagineuse et un peuamère. « Lorsquanalyse, d'on incise cette planteaprès Beetz et Ludwic, dit Chaumeton, il en découle un suc laiteuxprincipe colorant rouge,gomino-résineuxune matière astringente, soluble en partie dans de l'eauoxyde de fer et de manganèse, une résine molle, en partie dans de l'alcool, acide gallique et quimalique, par sonodeur de l'acide sulfurique et sa saveurhydrochlorique, à de la plus grande analogie avec l'opium. Ce suc est beaucoup plusabondant dans le fruit que dans les autres parties cire, de la plante. Quatre onces (120 gr.)décapsules gomme, de.coquelicot ont fournila potasse, au rapport de Murrayla chaux, par de la décoction et lfibrine. Reffort<ref>''Journal de pharmacie''évapo-ration, cinq dràgmes (20 grt.) d'un extrait opiacé. Samuel CrumpeXVI, médecin anglais, aextrait du coquelicot un opium semblable à celui d'Egyptep. Gatereau le préfère à l'opiumexotique547. Loiseleur-Deslongchamps a préparé en 1810</ref> et Chevallier croient, par contusion et expression detoute la planteplus, un extrait qui, d'après une seule expérience, lui a paru agir à peu prèscomme celui préparé par la décoction y avoir découvert des têtesindices de morphine, et aux mêmes dosesfait encore douteux.
Les pétales de coquelicot ont fourni à l'analyse, d[D'après Beetz et LudwicL. Meier, un principecolorant rouge, une matière astringente, de lle coquelicot contient deux acides qu'il a nommés ''rhéadique'oxyde de fer et de manganèse, une résinemolle, de l'acide gallique et malique, de l'acide sulfurique et hydrochlorique'papavérique'' ; ils sont tous les deux rouges, de lacire, de la gomme, de la potasse, de la chaux, de la fibrine. Reflbrt (1) amorphes et Chevalliercroient, de plus, y avoir découvert des indices de morphine, fait encore douteuxmal déterminés.]
[D'après L. Meier, le coquelicot contient deux acides qu'il a nommés rhéadique et pa-
pvérique; ils sont tous les deux rouges, amorphes et mal déterminés.]
<center>PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.</center>
A L'INTÉRIEUR. — En infusion, 3 à 4 pincées
{|align="center"| style="padding:0.5em; width:300px; text-align:left; border-right: solid 1px black;" | A L'INTÉRIEUR. — En infusion, 3 à 4 pincées par kilogramme d'eau.<br \>Teinture, 1 à 2 gr., en potion.<br \>Extrait des capsules, 10 à 40 centigr.<br \>
Eau distillée, 30 à 100 gr., en potion.
| style="padding:0.5em; width:300px; text-align:left;" |
Sirop, 10 à 30 gr. (très-usité).<br \>
Suc, 20 centigr. à 3 gr.<br \>
Les fleurs de coquelicot entrent dans les espèces béchiques ou pectorales pour un quart.
|}
 
SiropCalmant, 10 à 30 gr. (très-usité).Suclégèrement narcotique et sudorifique, 20 centigr. à 3 grle coquelicot convient dans le catarrhe pulmonaire, les fièvres éruptives, les tranchées des enfants, la coqueluche, etc.
Les fleurs Chez les malades qui ne supportent point les effets de l'opium sans éprouver des accidents graves, j'emploie le coquelicot entrent dans lesespèces béchiques ou pectorales avec avantage. Il produit alors le même effet que l'opium, eu égard à l'extrême susceptibilité des organes et à une sorte d'idiosyncrasie qui ne permet pas l'administration de ce dernier médicament, même à la dose la plus légère. Il convient aussi aux enfants pour unquartla même raison.
CalmantD'après Boulduc<ref>''Histoire de l'Académie des sciences'', légèrement narcotique et sudorifique1712, le p. 66.</ref>, l'extrait des capsules de coquelicot convientaurait les avantages de l'opium sans en avoir les inconvénients. I1 le prescrivait à la dose de 10 à 20 centigr. Chomel employait comme très-utile dans les affections de poitrine, une décoction faite avec douze têtes de coquelicot, une poignée d'orge et suffisante quantité de réglisse dans 3 pintes d'eau (1 kilogr. 1/2). L'infusion des fleurs de coquelicot, suivant cet auteur, administrée le troisième et le catarrhe pulmonairequatrième jour d'une pleurésie, les fièvres éruptivesrend la sueur plus abondante lorsqu'elle se présente. I1 dit que lorsqu'on a saigné brusquement deux ou trois fois dans cette maladie, les tranchées la sueur survient ordinairement, et que, pour peu que cette crise soit aidée, la maladie se termine avec succès. Celse faisait préparer des enfantspilules d'extrait de coquelicot préparées avec la plante entière cuite dans du vin de raisin sec. Ces pilules, dit cet auteur, procurent le sommeil, apaisent les douleurs d'oreilles,arrêtent la coqueluchedysenterie, étant prises dans du vin, etc. Ces effets sont évidemment analogues à ceux de l'opium.
Chez les malades qui ne supportent point les effets de l'opium sans éprouverdes accidents graves, j'emploie le coquelicot avec avantage. Il produit alorsFouquet administrait le même effet que l'opium, eu égard suc à l'extrême susceptibilité des organeset' à une sorte d'idiosyncrasie qui ne permet pas l'administration la dose de ce der-nier médrcàmënt, même 20 centigr. à1 gr.dans la dose la plus légère. Il convient aussi aux encoque-fançpÀUr la. même.raison.'
' D'après Bouîduc (2), l'extrait des capsules de coquelicot aurait les avan-tages de l'opium sans en avoir ]es inconvénients. 11 le prescrivait à la dosede 10 à 20 centigr. Chomel employait comme très-utile dans les affectionsde poitrine, une décoction faite avec douze têtes de coquelicot, une poignéed'orge et suffisante quantité de réglisse dans 3 pintes d'eau (1 kilogr. 1/2).Wnfusion des fleurs de coquelicot, suivant cet auteur, administrée le troi-sième et le quatrième jour d'une pleurésie, rend la sueur plus abondante.lorsqu'elle se présente. 11 dit que lorsqu'on a saigné brusquement deux outrois fois dans celte maladie, la sueur survient ordinairement, et que, pourpeu que cette crise soit aidée, la maladie se termine avec succès. Gelse fai-sait préparer des pilules d'extrait de coquelicot préparées avec la planteentière cuite dans du vin de raisin sec. Ces pilules, dit cet auteur, procurent1?.sommeil, apaisent les douleurs d'oreilles, arrêtent la dysenterie, étantprises dans du vin, etc. Ces effets sont évidemment analogues à ceux dej opium.____________________
fbuquet administrait le suc à la dose de 20 centigr. à 1 gr. dans la coque-<references/>
(1) Journal de pharmacie, t. XVI, p. 547.
1 ' "ts'<we de l'Académie des sciences, 1712, p. 66.downloadModeText.vue.download 379 sur 1308[350]
luche et les maladies convulsives. Baglivi associait l'infusion des fleurs à celle des semences de lin dans la pleurésie.
350On a prétendu, d'après l'analyse chimique<ref>Dorvault, ''l'Officine'', 5e édition, p. 238.</ref>, que le coquelicot ne contient pas de morphine, et qu'il n'a aucune propriété médicale. Je répondrai à cette assertion par un fait irrécusable : un de mes enfants, âgé de trois ans, atteint de coqueluche, ayant pris le soir 16 gr. de sirop de coquelicot, eut pendant toute la nuit des hallucinations continuelles. La même dose, répétée quatre jours après, produisit le même effet. La répugnance traditionnelle des paysans pour cette plante est sans doute originairement fondée sur l'observation de faits analogues.
CORIANDRE.____________________
luche et les maladies convulsives. Baglivi associait l'infusion des fleurs acelle dés semences de lin dans la pleurésie.<references/>
On a prétendu, d'après l'analyse chimique (1). que le coquelicot ne contient
pas de morphine, et qu'il n'a aucune propriété médicale. Je répondrai}
cette assertion par "un fait irrécusable : un de mes enfants, âgé de trois ans
atteint de coqueluche, ayant- pris le soir 16 gr. de sirop de coquelicot, eni
pendant toute la nuit des hallucinations continuelles. La même dose, répé-
tée quatre jours après, produisit le même effet. La répugnance tradition-
nelle dés paysans pour cette plante est sans doute originairement fondée
sur l'observation de faits analogues. ;
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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