Les témoins (cookies) nous aident à fournir nos services. En utilisant nos services, vous acceptez notre utilisation des témoins.

Modifications

Aller à : navigation, rechercher

Citronnier (Cazin 1868)

65 octets ajoutés, 1 décembre 2016 à 17:23
aucun résumé de modification
}}
 
__TOC__
[320]
== Citronnier == Voir la page ''[[Citrus medica]]''. <font color=#901040>Cette espèce est appelée aujourd'hui '''cédratier'''.</font>
On emploie le citron entier pour la préparation de la limonade commune. Quand on enlève l'écorce, quand on coupe sa partie succulente et qu'on la laisse en contact avec l'eau froide ou chaude, on obtient une simple dissolution dans l'eau. La manière la plus simple de faire cette boisson consiste à exprimer dans l'eau, jusqu'à acidité convenable un citron coupé par le milieu. On y ajoute une suffisante quantité de sucre. Si l'on soumet à l'ébullition les tranches de citron, on obtient une limonade cuite qui est moins acide et d'une consistance plus mucilagineuse. En laissant tremper dans l'eau le citron coupé et muni de son écorce, on fait une limonade tonique par le principe amer, et excitante par l'huile volatile qu'elle contient. Ainsi préparée, elle convient mieux chez les personnes qui ont l'estomac faible, qui digèrent mal, ainsi que dans les fièvres muqueuses, putrides ou typhoïdes, etc.
 
La limonade est rafraîchissante, délayante, diurétique. Elle convient dans les embarras gastriques de caractère bilieux, les nausées, les dégoûts, les vomissements, l'ictère, les calculs biliaires, les irritations hépatiques, les inflammations des organes de la tête et de l'abdomen, les fièvres inflammatoires, bilieuses, putrides, la fièvre jaune, le typhus, la peste du Levant. Mais comme les acides excitent ordinairement la toux, on doit s'en abstenir dans les inflammations des organes respiratoires.
Pendant tout le cours de la maladie, on faisait usage de bouillon de bœuf, de gruau, d'eau vineuse sucrée, quelquefois de vin pur, et dans certains cas où il y avait assoupissement non fébrile, de quelques tasses de café ; on tenait le ventre libre au moyen de petites doses journalières d'huile de ricin, de lavements laxatifs, du calomel à dose purgative.
Dans les cas très-graves et à marche rapide, je touchais en outre les parties malades, une, deux ou même trois fois par jour avec la teinture d'iode. Des frictions mercurielles étaient pratiquées au cou, de quatre heures en quatre heures, lorsqu'il y avait gonflement extérieur considérable<ref>Mais, dira-t-on, ce traitement complexe laisse le praticien dans l'incertitude sur la part que chaque agent médicamenteux a pu prendre à la guérison. Je répondrai à cela que, la plupart du temps, je n'ai employé à l'extérieur comme à l'intérieur que l'ail et le suc de citron, et que j'ai pu par conséquent, apprécier les effets exclusifs de cette médication. Dans douze cas, où j'aurais indubitablement perdu tous ou presque tous mes malades, je n'ai eu à déplorer que la mort d'une petite fille de six ans, chez laquelle on n'avait pu suivre que très-irrégulièrement le traitement indiqué.<br>La maladie, envisagée comme locale, et traitée exclusivement par les caustiques (la solution concentrée de nitrate d'argent, l'acide chlorhydrique mêlé au miel rosat ou même employé pur), les sangsues, etc., s'est presque toujours terminée par la mort ! Une sorte d'intoxication se manifestait par les symptômes qui caractérisent l'atteinte profonde du principe de la vie, tels que la petitesse du pouls avec fréquence ou ralentissement, l'absence de réaction et souvent même de chaleur fébrile, la pâleur de la face, l'anxiété ou l'anéantissement, la prostration extrême précédant une mort souvent exempte de souffrance locale.<br>
Dans un tel état de choses, le traitement stimulant antiseptique que j'ai mis en usage, en provoquant une réaction fébrile salutaire, en arrêtant par une ligne de démarcation franchement inflammatoire les progrès du mal, amenait en peu de jours une terminaison heureuse.</ref>.
141 988
modifications

Menu de navigation