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Citronnier (Cazin 1868)

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== Citronnier == Voir la page ''[[Citrus limonmedica]]''. <font color=#901040>Cette espèce est appelée aujourd'hui '''cédratier'''.</font>
<center>'''CITRONNIER'''. ''Citrus medica''. L.</center>
<center>''Malus medica''. Bauh. — ''Citreum vulgare''. Tourn. - ''Malus medica''. Plin.</center>
<center>Aurantiacées, Juss. — Citracées, Rich. — Polyadelphie icosandrie. L.</center>
 
Cet arbre, qui paraît être originaire de la Médie et de l'Assyrie, est cultivé en Europe, et surtout en Espagne, en Portugal, en Italie, dans le midi de la France, etc. Il ne parvient dans nos jardins qu'à une hauteur médiocre : dans l'état sauvage son tronc s'élève quelquefois jusqu'à soixante pieds, et ses branches sont hérissées d'épines.
'''Description'''. — Racines fortes, ramifiées, blanches en dedans, couvertes extérieurement d'une écorce jaunâtre. — Tronc droit, revêtu d'une écorce d'un vert pâle, divisé en rameaux nombreux, étalés, avec ou sans épines: bois blanc et dur. - Feuilles ovales-lancéolées, aiguës, entières, d'un vert luisant, alternes, simplement et courtement pétiolées. — Fleurs blanches ou rouges violacées en dehors, d'une odeur suave, réunies en bouquets terminaux. — Étamines nombreuses, souvent libres. - Ovaire globuleux. — Fruit allongé, rempli d'une pulpe fortement acide, terminé au sommet par un petit mamelon conique, recouvert d'une écorce épaisse, ridée, raboteuse, d'un jaune pâle, connue sous le nom de ''zeste'' de citron.
'''Parties usitées'''. — Le fruit, la graine, l'écorce, les feuilles.
['''Culture'''. — Le citronnier se reproduit par semis, non pas pour multiplier l'espèce, mais dans l'espoir d'en obtenir de nouvelles variétés ; les semis se font d'une minière manière particulière dans du marc de citron que l'on se procure chez les confiseurs, auquel on ajoute des graines et que l'on sème dans des pots ; on les élève sous bâche pendant la première année, à la seconde on les change de pot ; on peut les greffer depuis trois mois jusqu'à dix ans ; enfin, on peut aussi multiplier le citronnier par bouture et par marcotte.]
'''Récolte'''. — La récolte des différentes parties du citronnier n'exige rien de particulier. On peut, dit-on, conserver le fruit pendant plusieurs années dans la saumure. Comme moyen de conservation, Garoste (<ref>Dorvault, ''l) 'Officine'', 5<sup>e</sup> édition, p. 226.</ref> indique de mettre les citrons sur des planches de peuplier et de les couvrir d'une cloche en verre ou d'un bocal.
'''Propriétés physiques et chimiques'''. — Le citron a une odeur suave et fragrante ; son suc est d'une acidité très-piquante et très-agréable ; son écorce est chaude, aromatique, très-amère. Ses semences sont âcres, et d'une amertume qui se rapproche un peu de celle de l'acide cyanhydrique. Le suc de citron contient, suivant Proust, acide citrique, 1.77 ; principe amer, gomme et acide malique, 0.72 ; eau, 97.51. C'est à l'acide citrique, découvert par Scheele, en 1784, que les citrons, les oranges, les cédrats, les bigarades, les fruits rouges, etc., doivent leur agréable acidité. C'est
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(1) Dorvault, ''l'Officine'', 5<sup>e<references/sup> édition, p. 226.
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particulièrement du citron qu'on le retire. Cet acide est solide, en cristaux prismatiques, transparents, d'une saveur excessivement acide, mais agréable ; il est inodore. Il se dissout dans trois quarts de son poids d'eau froide, et dans beaucoup moins d'eau bouillante. Il est soluble dans l'alcool. Chauffé, il se fond d'abord, puis, par une élévation de température, il se décompose eu en donnant naissance à trois acides pyrogénés qui sont les acides citraconique, itaconique et aconitique. 
[L'acide citrique qui est tribasique peut être représenté par C<sup>12</sup> H<sup>5</sup> O<sup>11</sup> 3 HO, les trois équivalents d'eau peuvent être remplacés par trois équivalents d'une même base ou de trois bases différentes ; le citrate de magnésie neutre employé comme purgatif est représenté par C<sup>12</sup> H<sup>5</sup> O<sup>11</sup> 3 MgO, il cristallise en prismes rhomboïdaux.]
 
L'huile volatile de citron, que l'on fait avec les zestes, où des glandes spéciales la sécrètent, est, d'après l'analyse de Dumas et celles de Blanchet et Sell, composée de 88.5 de carbone, et de 11.5 d'hydrogène. [Elle est représentée par C<sup>10</sup> H<sup>8</sup> pour le volume ; elle dévie le plan de polarisation de la lumière de 80 degrés vers la droite.] Elle se combine avec l'acide chlorhydrique, en formant deux combinaisons différentes, l'une solide, l'autre liquide.
 
(On obtient, par la distillation de 6 parties en poids d'alcool à 80° centésimaux sur 1 partie d'écorce fraîche, l'esprit ou alcoolat de citron.
 
Lebreton a trouvé dans l'enveloppe blanche et spongieuse du citron un principe amer, l’''hesperidine''. Les pépins contiennent aussi un principe amer que Bernays a dénommé ''limonine''.)
 
Associé au sucre, au vin, à l'eau-de-vie, le citron sert à préparer des limonades, du punch, des sorbets, des glaces. Les confiseurs en font des sirops, des conserves, divers genres de confitures, des espèces de candis secs ou des tablettes acidulés pour calmer la soif, etc.
 
'''Substances incompatibles'''. — Les acides sulfurique, nitrique, tartrique, oxalique ; les acétates de plomb, de cuivre ; les carbonates terreux et alcalins, l'eau de chaux, le chlorure de baryum, le mercure.
Les préparations les plus employées sont la limonade, le suc, le sirop de suc, l'oleosucre, etc., et l'alcoolat.
 On emploie le citron entier pour la préparation de, la limonade commune. Quand on enlève l'écorce, quand on coupe sa partie succulente et qu'on la laisse en contact avec l'eau froide ou chaude, on obtient une simple dissolution dans l'eau. La manière la plus simple de faire cette boisson consiste à exprimer dans l'eau, jusqu'à acidité convenable un citron coupé par le milieu. On y ajoute une suffisante quantité de sucre. Si l'on soumet à l'ébullition les tranches de citron, on obtient une limonade cuite qui est moins acide et d'une consistance plus mucilagineuse. En laissant tremper dans l'eau le citron coupé et muni de son écorce, on fait une limonade tonique par le principe amer, et excitante par l'huile volatile qu'elle contient. Ainsi préparée, elle convient mieux chez les personnes qui ont l'estomac faible, qui digèrent mal, ainsi que dans les fièvres muqueuses, putrides ou typhoïdes, etc.
La limonade est rafraîchissante, délayante, diurétique. Elle convient dans les embarras gastriques de caractère bilieux, les nausées, les dégoûts, les vomissements, l'ictère, les calculs biliaires, les irritations hépatiques, les inflammations des organes de la tête et de l'abdomen, les fièvres inflammatoires, bilieuses, putrides, la fièvre jaune, le typhus, la peste du Levant. Mais comme les acides excitent ordinairement la toux, on doit s'en abstenir dans les inflammations des organes respiratoires.
Le suc de citron est rafraîchissant, vermifuge, antiseptique, diurétique, antiscorbutique, astringent, etc. On le prescrit contre le vomissement, la putridité, le scorbut, etc. Mêlé avec la solution aqueuse de bicarbonate de potasse, il forme la potion anti-émétique de Rivière. Whytt<ref>''Flore médicale'', vol. III.</ref> a vu les palpitations nerveuses, rebelles à tous les moyens, céder comme par enchantement à quelques cuillerées de suc de citron, ce qui suppose une action hyposthénisante. Mêlé au sel commun, Wright<ref>Coxe, ''Americ. dispensat''., p. 200.</ref> le vante comme
Le suc de citron est rafraîchissant, vermifuge, antiseptique, diurétique, antiscorbutique, astringent, etc. On le prescrit contre le vomissement, laputridité, le scorbut, etc. Mêlé avec la solution aqueuse de bicarbonate de potasse, il forme la potion anti-émétique de Rivière. Whytt (1) a vu les palpitations nerveuses, rebelles à tous les moyens, céder comme par encnantement à quelques cuillerées de suc de citron, ce qui suppose une action hyposthénisante. Mêlé au sel commun, Wright (2) le vante comme____________________
____________ <references/>
(1) ''Flore médicale'', vol. III.
 
(2) Coxe, ''Americ. dispensât''., p. 200.
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un moyen très-efficace dans la dysenterie, les fièvres rémittentes, les anginesgangreneusesgangréneuses, et presque comme un spécifique dans le diabète et la Ken.térielientérie. Le suc de citron, administré à la dose de 60 à 100 gr. dans Tinter-valle l'intervalle apyrétique, a quelquefois guéri des fièvres intermittentes rebelles, ft. J'ai vu plusieurs fois employer avec succès contre ces fièvres le suc d'un citronmêlé avec une tasse de café très-chaud. Ce moyen populaire, administréavant de se mettre au lit, provoque une abondante transpiration. — Le nié-lange mélange de suc de citron et de poudre de café est un fébrifuge populairespopulaire en Grèce. Broussonnet (1) <ref>Bories, ''Pharmacopée de Montpellier''.</ref> employait avec succès contre les fièvres intermii-tentesintermittentes, la mixture suivante : suc de citron, ''ad libitum'', sel de cuisine, QJ,''Q.S.'' pour saturer le suc; filtrez; dose : une cuillerée d'heure en heure. Cerné-lange Ce mélange convient aussi dans les fièvres putrides. — Foldi (%) <ref>''Annales de la Société de médecine d'Anvers'', 1847.</ref> regarde commeun excellent fébrifuge le remède suivant : on coupe un limon en morceainmorceau que l'on introduit dans une bouteille de vin blanc, et, suivant la saison,»on expose le tout au soleil ou à l'action d'une chaleur artificielle jusqu'à cequ'il y ail ait eu fermentation. On filtre en exprimant avec soin le résidu. Dose:un verre ordinaire chaque matin, à jeun. Suivant Hufeland, le moyen curatif qui agit avec le plus d'efficacité contele scorbut, est le suc de citron, à la dose de 190 à 570 gr. par jour; ileslemployé aussi à l'extérieur pour le pansement des. ulcères scorbutiques, (Dans la marine anglaise, depuis 1757, on distribue quotidiennement^repas de midi, à tous les hommes, au bout de quatorze jours de mer, tintration de jus de citron. Ce n'est qu'après la guerre de Crimée, qu'on a em-ployé en France, officiellement du moins, le suc de citron épaissi au bain-marie et conservé dans des bouteilles hermétiquement bouchées. La rationjournalière est de 15 gr. « Cette ration suffit dans les cas d'imminence àscorbut et dans les cas légers; il faut la doubler, la tripler même pour lescorbut confirmé. Le plus grand nombre des médecins de la marine a re-connu que le jus de citron était un excellent prophylactique de celte mala-die, mais qu'il était souvent impuissant à arrêter ses progrès. Son actioncurative paraît se développer avec plus de facilité chez les scorbutiques ai-teints à terre) (3). » On a vanté le suc de citron et l'acide citrique contre le rhumatisme arti-culaire aigu; mais il résulte des essais faits à l'hôpital Necker par Aranqiitce remède est non-seulement nul, mais quelquefois même nuisible. Amatus Lusitanus a employé le suc de limon à la dose de 3 ou i onces(90 à 120 gr.) comme un excellent moyen contre l'ischurie et la gonorrhée.Il dit l'avoir expérimenté mille fois. Cependant, ajoute-t-il, il faut l'employeravec précaution, car il peut produire l'impuissance, ainsi qu'il arriva à unprince italien : « Cum impotentem smpe hominem reddat, et ad procreaié*sobolem inhabilem, ut cuidam ex prinçipibus Italioe, superioribus annis, t«H»germanico evenit. » Le suc de citron serait-il réellement anaphrodisiao*De nouveaux faits bien observés pourront seuls répondre à cette question. La Gazette des Hôpitaux a reproduit, d'après un journal allemand, déniobservations desquelles il résulte que le suc de citron, fraîchement expri*possède la propriété remarquable de guérir les hydropisies aiguës. Ce trai-tement, connu anciennement, et peut-être négligé de nos jours, est sur»efficace dans l'hydropisie aiguë qui succède à l'éruption scarlatineuse.mun fait qu'il importe de noter, c'est que Buettner, auteur de ces observât»a remarqué que, dans les mêmes circonstances, le suc de citron, préparel'avance dans les officines, reste complètement sans action (4). (1) Bories, Pharmacopée de Montpellier. (2) Annales de la Société de médecine d'Anvers, 1847. . » (3) A. Barrallier, in Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, 18GV' 'p. 605, art. ANTisconnuTiQUES.
(.Suivant Hufeland, le moyen curatif qui agit avec le plus d'0 Journal efficacité contre le scorbut, est le suc de médecine et citron, à la dose de chirurgie pratiques, t190 à 570 gr. XIII, p. Ii59.downloadModeText.vuepar jour ; il est employé aussi à l'extérieur pour le pansement des ulcères scorbutiques.download 352 sur 1308
(Dans la marine anglaise, depuis 1757, on distribue quotidiennement, au repas de midi, à tous les hommes, au bout de quatorze jours de mer, une ration de jus de citron. Ce n'est qu'après la guerre de Crimée, qu'on a employé en France, officiellement du moins, le suc de citron épaissi au bain-marie et conservé dans des bouteilles hermétiquement bouchées. La ration journalière est de 15 gr. « Cette ration suffit dans les cas d'imminence de scorbut et dans les cas légers ; il faut la doubler, la tripler même pour le scorbut confirmé. Le plus grand nombre des médecins de la marine a reconnu que le jus de citron était un excellent prophylactique de cette maladie, mais qu'il était souvent impuissant à arrêter ses progrès. Son action curative paraît se développer avec plus de facilité chez les scorbutiques atteints à terre)<ref>A. Barrallier, in ''Nouveau Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques'', 1865, t.II, p. 605, art. Antiscorbutiques.</ref>. »
CITRONNIEROn a vanté le suc de citron et l'acide citrique contre le rhumatisme articulaire aigu ; mais il résulte des essais faits à l'hôpital Necker par Aran que ce remède est non-seulement nul, mais quelquefois même nuisible. 323
Amatus Lusitanus a employé le suc de limon à la dose de 3 ou 4 onces (90 à 120 gr.) comme un excellent moyen contre l'ischurie et la gonorrhée. Il dit l'avoir expérimenté mille fois. Cependant, ajoute-• (Lt-il, il faut l'emploi des citronsemployer avec précaution, car il peut produire l'impuissance, ainsi qu'il arriva à titre de diurétiqueun prince italien : « ''Cum impotentem sæpe hominem reddat, est depuis longtemps en vogue.enAllemagneet ad procreandem sobolem inhabilem, particulièrement contre les hydropisies résultant delà mala-die ut cuidam ex principibus Italiæ, superioribus annis, in bello germanico evenit''. » Le suc de Brightcitron serait-il réellement anaphrodisiaque ? De nouveaux faits bien observés pourront seuls répondre à cette question.)
Neucburt (1) dit avoir vu employer avec succès le jus de citron à lLa 'exté-rieur dans la névralgie faciale; pour cela on coupe un citron et on frotteavec une 'Gazette des moitiés la partie malade. — Dans le muguetHôpitaux'' a reproduit, Guersant etA.Dugès conseillent l'usage d'une décoction mucilagineuse à laquelle onajoute après un quart de jus journal allemand, deux observations desquelles il résulte que le suc de citron, fraîchement exprimé, possède la propriété remarquable de guérir les hydropisies aiguës. On Ce traitement, connu anciennement, et peut-être négligé de nos jours, est surtout efficace dans l'emploie hydropisie aiguë qui succède à l'aide déruption scarlatineuse. Mais un fait qu'un pinceau il importe de char-pie que lnoter, c'on porte dans la bouche des enfants. (Ce moyen doit être énergi-quement repoussé. Il résulte, en effetest que Buettner, auteur de la plupart des travaux modernesces observations, a remarqué que , dans les mêmes circonstances, le suc de citron, préparé à l'oïdium albicans prospère avance dans un milieu acideles officines, reste complètement sans action<ref>''Journal de médecine et de chirurgie pratiques'', t. XIII, p. 459.</ref>.)
• Dans l'angine couenneuse épidémique qui a régné à Boulogne-sur-Mer en1855 et 1856, j'ai employé avec succès le mélange de parties égales de sucde citron et de suc d'ail. J'en imbibais un pinceau de charpie que je portaisd'heure en heure ou de deux heures en deux heures sur les parties affectées,suivant l'intensité des symptômes, l'épaisseur et l'étendue de la productiondiphthéritique, etc. Je donnais en même temps à l'intérieur une cuillerée àbouche, de deux heures en deux heures, de la mixture suivante :____________________
Suc de citron 30 grammes.<references/>
Bulbe d'ail '...-■ 20 —
Eau distillée d'hyssope. 150 —[323]
Sirop (L'emploi des citrons, à titre de gomme 30 —diurétique, est depuis longtemps en vogue en Allemagne, particulièrement contre les hydropisies résultant de la maladie de Bright.)
Triturez lNeucourt<ref>'ail 'Bulletin général de thérapeutique'', t. XLVII, p. 137.</ref> dit avoir vu employer avec succès le suc jus de citron, en ajoutant peu à peu l'eau d'hyssopeextérieur dans la névralgie faciale ; passez pour cela on coupe un citron etajoutez on frotte avec une des moitiés la partie malade. — Dans le muguet, Guersant et A.sirop Dugès conseillent l'usage d'une décoction mucilagineuse à laquelle on ajoute un quart de gommejus de citron. On l'emploie à l'aide d'un pinceau de charpie que l'on porte dans la bouche des enfants. (Ce moyen doit être énergiquement repoussé. Il résulte, en effet, de la plupart des travaux modernes que l’''oïdium albicans'' prospère dans un milieu acide.)
Ces moyens suffisaient le plus ordinairement pour limiter promptementDans l'affection locale. Langine couenneuse épidémique qui a régné à Boulogne-sur-Mer en 1855 et 1856, j'action fébrigène ai employé avec succès le mélange de parties égales de suc de citron et antiseptique de la mixture citro-alliacée était évidentesuc d'ail. Le pouls, J'en imbibais un pinceau de faiblecharpie que je portais d'heure en heure ou de deux heures en deux heures sur les parties affectées, petit et fréquent qusuivant l'il étaitintensité des symptômes, dèsle début l'épaisseur et l'étendue de la maladieproduction diphthéritique, ou après etc. Je donnais en même temps à l'intérieur une réaction initiale insidieusecuillerée à bouche, devenaitample, grand, souplede deux heures en deux heures, développé ; les forces se relevaient ; une transpira-tion douce s'établissait, et de la guérison avait lieu du cinquième au quator-zième jour.mixture suivante :
Pendant tout le cours de la maladie, on faisait usage de bouillon <div align="center">{| cellspacing="0" cellpadding="2" border="0"| Suc de boeuf,citron.....................................................| align="right" | 30| align="center" | grammes.|-dé gruau, | Bulbe d'eau vineuse sucrée, quelquefois de vin pur, et dans certains casail.........................................................où if y avait assoupissement non fébrile, de quelques tasses de café; on te| align="right" | 20| align="center" | —|-nait le ventre libre au moyen de petites doses journalières | Eau distillée d'huile de ricin,hyssope.......................................| align="right" | 150| align="center" | —|-| Sirop de lavements laxatifs, du calomel à dose purgativegomme................................................| align="right" | 30| align="center" | —|}</div>
Triturez l'ail avec le suc de citron, Dans les cas très-graves et en ajoutant peu à marche rapide, je touchais en outre les par-ties malades, une, deux ou même trois fois par jour avec la teinture peu l'eau d'iode.Dés .frictions mercurielles étaient pratiquées au cou, hyssope ; passez et ajoutez le sirop de quatre heures en.quatre heures, lorsqu'il y avait gonflement extérieur considérable (2)gomme.
M S*Ces moyens suffisaient le plus ordinairement pour limiter promptement l'affection locale. L'action fébrigène et antiseptique de la mixture citro-alliacée était évidente. Le pouls, de faible, petit et fréquent qu'?''"il était, général dès le début de thérapeutiquela maladie, t. XLVIIou après une réaction initiale insidieuse, p. 137devenait ample, grand, souple, développé ; les forces se relevaient ; une transpiration douce s'établissait, et la guérison avait lieu du cinquième au quatorzième jour.
;(2) Mais, dira-t-on, ce traitement complexe laisse Pendant tout le praticien dans l'incertitude sur cours de la partque chaquemaladie, agent médicamenteux a pu prendre à la guérison. Je répondrai à cela queon faisait usage de bouillon de bœuf, la plu-part du tempsde gruau, je nd'ai employé à l'extérieur comme à l'intérieur que l'ail et le suc eau vineuse sucrée, quelquefois de citronvin pur,et 1nBdans certains cas où il y avait assoupissement non fébrile,Jde quelques tasses de café ;aion tenait le ventre libre au moyen de petites doses journalières d'pUj par conséquenthuile de ricin, apprécier les effets exclusifs de cette médication. Dans douze'jjaslavements laxatifs,ott] aurais indubitablement perdu tous ou presque tous mes malades, je n'ai eu du calomel à déplo-rer que. la mort d'une pet te fille de six ans, chez laquelle on n'avait pu suivre que très-irré-guheremenUe traitement indiquédose purgative.
Dans les cas très-graves et à marche rapide, je touchais en outre les parties malades, une, deux ou même trois fois par jour avec la teinture d'iode. Des frictions mercurielles étaient pratiquées au cou, de quatre heures en quatre heures, lorsqu'il y avait gonflement extérieur considérable<ref>Mais, dira-t-on, ce traitement complexe laisse le praticien dans l'incertitude sur la part que chaque agent médicamenteux a pu prendre à la guérison. Je répondrai à cela que, la plupart du temps, je n'ai employé à l'extérieur comme à l'intérieur que l'ail et le suc de citron, et que j'ai pu par conséquent, apprécier les effets exclusifs de cette médication. Dans douze cas, où j'aurais indubitablement perdu tous ou presque tous mes malades, je n'ai eu à déplorer que la mort d'une petite fille de six ans, chez laquelle on n'avait pu suivre que très-irrégulièrement le traitement indiqué.<br>La maladie, envisagée comme locale, et traitée exclusivement par les caustiques (la solutionconcentrée de nitrate d'argent, l'acide rblorhydrique chlorhydrique mêlé au miel rosat ou même employé pur),lessangsuesles sangsues, etc., s'est presque toujours terminée par la mort! Une sorte d'intoxication se.mà-ta-nrt Parles manifestait par les symptômes qui caractérisent l'atteinte profonde du principe de la vie, tels que^la petitesse du pouls avec fréquence ou ralentissement, l'absence de réaction et souvent mêmede chaleur fébrile, la pâleur de la face, l'anxiété ou l'anéantissement, la prostration extrême précédant une mort souvent exempte de souffrance locale.<br>Dans un tel état de choses, le traitement stimulant antiseptique que j'ai mis en usage, en provoquant une réaction fébrile salutaire, en arrêtant par une ligne de démarcation franchement inflammatoire les progrès du mal, amenait en peu de jours une terminaison heureuse.</ref>.
ftcaaleur fébrile, la pâleur de la face, l'anxiété ou l'anéantissement, la prostration extrême____________________
Ban Une mort souvent exempte de souffrance locale. -<references/>
Wmmn Ve 1 état de clloses> le traitement stimulant antiseptique que j'ai mis en usage^ en
nient fl Un 6 ^act'on fébrile salutaire, en arrêtant par une ligne de démarcation franche-
i» inflammatoire les progrès du mal, amenait en peu de jours une terminaison heureuse. [324]
324 CITRONNIERLe suc de citron, à la dose de 15 à 60 gr., mêlé avec autant d'huile de ricin, d'huile douce de moutarde, ou de celle de noix, d'olives, de lin ou d’œillette, avec addition d'un peu d'eau-de-vie, forme une mixture vermifuge efficace. On regarde aussi comme un vermifuge puissant l'émulsion faite avec dix ou douze pépins de citron et quelques cuillerées d'eau aromatisée avec l'eau de fleur d'oranger ou de menthe. Cette émulsion convient en outre, dans tous les cas où les toniques amers et excitants sont indiqués. Je l'ai employée avec avantage dans la leucorrhée atonique, dans l'anorexie par débilité gastrique, dans les fièvres intermittentes, et vers la fin des fièvres muqueuses.
Le suc de citron, à la dose de 15 à 60 gr., mêlé avec autant d(J'huile Jericin, d'huile douce ai fréquemment employé les pépins de moutarde, ou de celle de noix, d'olives, de linond'oeillettecitrons frais, concassés avec addition d'un peu d'eau-suffisante quantité de-vie, forme une mixture vermi-fuge efficace. On regarde aussi sucre comme un vermifuge puissant l'émulsion faiteavec dix ou douze pépins de citron et quelques cuillerées d'eau aromatiséeavec l'eau de fleur d'oranger ou de menthevermifuges. Cette emulsion convient enoutre, dans tous les cas où les toniques amers et excitants sont indiqués,Je l'ai employée avec avantage dans la leucorrhée atonique, dans l'anoreae'par débilité gastrique, dans les fièvres intermittentes, et vers la fin des fiè-vres muqueusesLes enfants prennent facilement ce mélange si facile à se procurer.)
(J'ai fréquemment employé les pépins On se sert du suc de citrons frais, concassés avecsuffisante quantité citron pour obtenir le sirop de sucre comme vermifugeslimon. Les enfants prennent facile-ment Étendu d'eau, ce mélange si facile sirop donne une limonade extemporanée. Ajouté en quantité suffisante à se procurerl'eau saturée d'acide carbonique, il forme la limonade gazeuse.)
On se sert du Reveil a vu le suc de citron pour obtenir le sirop de limonédulcoré (100 gr. Etendu d'caa,ce sirop donne pris en une limonade extemporanée. Ajouté en quantité suffisante!l'eau saturée d'acide carbonique, il forme la limonade gazeusefois) réussir dans les cas de migraine.
Réveil a vu A l'extérieur, le suc de citron édulcoré (100 gr. pris en une fois) réussirdans convient sur les cas de migraineulcères sanieux, putrides, gangréneux, vermineux, la pourriture d'hôpital, le lupus, la vulvite diphthéritique.
A l'extérieur, (On injecte le suc jus de citron convient sur dans les ulcères sanieuxtrajets fistuleux, putrides,gangreneux, vermineux, la pourriture et notamment dans ceux qui résultent d'hôpital, le lupus, abcès de la glande mammaire dont on a abandonné l'ouverture à la vulvite diphlhé-ritiquenature.
(On injecte le jus A l'hôpital des enfants malades, on fait d'heureuses applications de branches de citron dans sur les trajets fistuleux, plaies scrofuleuses et notamment dansgangreneuses : le premier contact est douloureux ; mais les malades ne tardent pas à s' ceux qui résultent dy habituer)<ref>Reveil, 'abcès de la glande mammaire dont on a abandonnél'ouverture à la natureFormulaire des médicaments nouveaux'', p. 121.</ref>.
A l'hôpital des enfants malades, on fait d'heureuses applications débran-ches On a aussi employé avec avantage le suc de citron en frictions sur les plaies scrofuleuses et gangreneuses : le premier coidartres furfuracées. (Duchesne-tact est douloureux; mais les malades ne tardent pas à sDuparc<ref>'y habituer) (1)'Abeille médicale'', 1863, p.59.</ref> en frotte le cuir chevelu des sujets atteints de pityriasis ; il a obtenu, lorsque la maladie est récente, des succès constants.)
On Evrat a aussi employé avec avantage proposé de répandre le suc d'un citron dans l'intérieur de citron en frictions la matrice chez les nouvelles accouchées atteintes d'hémorrhagie utérine, ce qui stimule cet organe, augmente ses contractions, fait revenir ce viscère sur lesdartres furfuracées. (Duchesnelui-Duparc même et cesser l'écoulement sanguin (2Mérat et Delens) en frotte le cuir chevelu des sujetsatteints de pityriasis; il a obtenu, lorsque la maladie est récente, des succèsconstants.)
Evrat a proposé Le gargarisme avec le jus de répandre le suc citron est d'un citron dans l'intérieur de la ma-trice chez usage vulgaire contre toutes les nouvelles accouchées atteintes variétés d'hémorrhagie utérine, ce quistimule cet organe, augmente ses contractions, fait revenir ce viscère sutlui-même et cesser l'écoulement sanguin (Mérat et Delens)angine.
Le gargarisme avec le jus L'écorce de citron , dépouillée de la partie blanche qui se trouve au-dessous, est chargée de glandes remplies d'un usage vulgaire contre to*huile volatile. A l'état frais, il suffit de presser cette écorce entre les variétés ddoigts pour en faire jaillir ce liquide inflammable. Cette écorce a une saveur chaude et piquante. Appliquée sur la peau par sa partie extérieure, elle y produit la rubéfaction. Elle est tonique, excitante, et un peu diaphorétique. On la prescrit en poudre lorsqu'angineelle est desséchée, et en fusion théiforme lorsqu'elle est fraîche. On en prépare un sirop, une teinture et un alcoolat.
L'écorce de citron[Le bois du citronnier, dépouillée de la partie blanche qui se trouve auest très-dur et aromatique, peut servir à faire des-sous, est chargée de glandes remplies pois à cautère pour remplacer les pois d'huile volatile. A l'état frais, ilsulSIoranges ; les petits citrons de presser cette écorce entre les doigts pour en faire jaillir ce liquide inflam-mable. Cette écorce a une saveur chaude et piquante. Appliquée sur la peaupar sa partie extérieure, elle y produit la rubéfaction. Elle est tonique, es-citante, et un peu diaphorétique. On la prescrit en poudre lorsqugrosseur d'elle fildesséchée, et en fusion théiforme lorsqu'elle est fraîche. On en prépare»sirop, une teinture et un alcoolatpois ont été quelquefois aussi employés aux mêmes usages.]
[Le bois L'écorce de racine du citronnier, qui n'est très-dur et aromatiquepas usitée en Europe ; mais, peut servir à fat"des pois à cautère pour remplacer les pois la Guadeloupe, d'oranges; les petits citrons Mla grosseur après Lherminier<ref>''Journal de pharmacie'', t. III, p. 465.</ref>, on l'emploie sous forme de poudre ou sous celle d'un pois ont été quelquefois aussi employés aux mêmes usages-]extrait pour combattre les fièvres qui sont si communes dans cette île.
L'écorce Les feuilles de racine du citronnier n'est pas usitée en Europe; mais, à la Gui-deloupe, ont les mêmes propriétés que celles d'après Lherminier (3)oranger, on l'emploie sous forme de poudre ou s»celle d'extrait pour combattre les fièvres qui sont si communes dans cette*.
Les feuilles de citronnier ont les mêmes propriétés que celles d'orange____________________
' (1) Réveil, Formulaire des médicaments nouveaux, p. 121.<references/>
(2) Abeille médicale, 1803, p. 59.
(3) Journal de pharmacie, t. III, p. 465.downloadModeText.vue.download 354 sur 1308[325]
elles sont antispasmodiques. On recommande leur infusion aqueuse, le matin à jeun, lorsque la digestion de la veille a été laborieuse.
CITRONNIERL'acide citrique, d'une saveur excessivement aigre, est employé aux mêmes usages que le suc de citron ; mais son acidité est moins agréable et sujette à pincer l'estomac. On l'associe au sucre. Suivant Hallé, il tend à diminuer la sueur fébrile, tandis que l'acide acétique l'augmente. Broussais a remarqué<ref>''Phlegmasies chroniques'', t. III, p. 254.</ref> que cet acide était celui que l'estomac supportait le mieux dans la gastrite. Quelque concentré qu'il soit, même à l'état solide, il ne paraît pas susceptible de produire l'inflammation. Les pastilles connues sous le nom de pastilles de citron, qui conviennent pour calmer la soif dans les grandes chaleurs, se font ordinairement avec l'acide tartrique. L'acide citrique s'administre à l'état liquide en en faisant fondre 1 gr. 20 centigr. dans 500 gr. d'eau qu'on édulcore avec 30 gr. de sucre. On administre aussi cet acide sous forme de sirop. Comme le suc de citron, il a été préconisé contre le rhumatisme aigu. 325
elles sont antispasmodiques[Les solutions étendues d'acide citrique ont été employées très-souvent pour le pansement des ulcères sanieux et gangreneux. On recommande leur infusion aqueuseSuivant Brandini, le ma-tin à jeunelles auraient, lorsque 1» digestion de la veille a été laborieusedans ces cas, un véritable effet sédatif<ref>''Lo sperimentale'', mai l865.</ref>.
L'ACIDE CITRIQUE, d'une saveur excessivement aigre, Les citrates alcalins et terreux sont tous purgatifs ; celui de magnésie est le plus souvent employé auxmêmes usages que le suc de citron; mais son acidité est moins agréable etsujette à piiicer l'estomac. On l'associe au sucre. Suivant Halle, il tend àdiminuer la sueur fébrile, tandis que l'acide acétique l'augmente. Broussaisa remarqué (1) que cet acide était celui que l'estomac supportait le mieuxdans la gastrite. Quelque concentré qu'il soit, même à l'état solide, il neparaît pas susceptible dose de produire l'inflammation. Les pastilles connuessous le nom de pastilles de citron, qui conviennent pour calmer la soif dansles grandes chaleurs, se font ordinairement avec l'acide tartrique. L'acide.citrique s'administre 30 à l'état liquide en en faisant fondre 1 60 gr. 20 centigr.dans 500 gr. d'eau qu'on édulcore avec 30 gr. de sucre. On administre aussicet acide sous forme de sirop. Comme le suc de citronlimonade sucrée], il a été préconisécontre le rhumatisme aigu.
[Les.solutions étendues L’''huile essentielle de citron'' se donne à l'intérieur comme stimulante dans une potion ou sous forme d'acide citrique ont été employées trèsoléo-souventpour saccharum. Cette essence a encore été prescrite contre le pansement des ulcères sanieux et gangreneuxtænia, à la dose de 4 à 8 gr. Suivant Brandini(Cette propriété parisiticide repose sur des données expérimentales sérieuses ; cette essence tue les lombrics,elles auraientles sangsues, dans ces cas, un véritable effet sédatif (2les batraciens. Bouchardat a prouvé qu'elle tuait les poissons)<ref>''Annuaire de thérapeutique'', 1860, p. 89.</ref>.
Les citrates alcalins Werlitz a proposé<ref>''Observ. de olei citri rec. exp. usu in quibusdam acut. morb''.</ref> l'application de l'huile essentielle de citron dans différentes affections des yeux. D'après les expériences de ce médecin, elle peut spécialement être employée avec avantage dans les ophthalmies qui tendent à passer à l'état chronique et terreux sont tous purgatifs; celui qui ont leur siège dans les membranes extérieures de magnésie estl’œil, surtout dans les cas où les petits vaisseaux présentent des dilatations variqueuses, dans les ophthalmies rhumatismales, blennorrhéiques et scrofuleuses dans le plus souvent employé à pannus et le ptérygion, dans plusieurs cas de taies de la dose cornée, enfin lorsque le tissu de 30 à 60 grcette membrane est ramolli et prend un aspect spongieux. On applique cette essence de la manière suivante : on coupe une tranche d'écorce de citron d'environ 3 centimètres (1 pouce) de long sur 12 milligrammes (6 lignes) de large, et, par une légère pression, on fait jaillir dans l’œil affecté les petites gouttelettes d'huile volatile qui remplissent les glandules dont est parsemée cette écorce ; ces gouttelettes s'en échappent sous forme de limonadesucrée]d'un petit nuage,et l'impression qu'elles produisent dans l’œil est quelquefois très-vive. Dans le cas où la douleur produite serait trop forte, on pourrait recourir à des fomentations froides pour la calmer. Cette instillation d'essence peut être réitérée de cinq à dix fois dans les vingt-quatre heures.
i'huik essentielle de Le citron se donne à l'intérieur comme stimulante dansune potion ou sous forme d'oléotrois sous-saccharum. Cette essence a encore étéprescrite contre espèces : le toenia, à la dose ''citrus medica'' dont nous venons de k à 8 gr. parler ; le cédrat (Cette propriété parisiticiderepose sur ''citrus cedra'') ou cédratier, citronnier des données expérimentales sérieusesJuifs ; la bergamotte (''citrus bergamia''), qui fournit l'essence portant son nom : cette essence tue les lomest d'une odeur très-brics, les sangsuessuave, les batraciensplus dense (0. Bouchardat a prouvé qu880) que celle du ''citrus medica'' ; étant hydratée, elle tuait lespoissons) (3). ■■contient de l'•.oxygène ; à la longue,elle dépose un stéaroptène cristallisé, le bergaptène.
Werlitz a propose (A) l'application de l'huile essentielle de citron dansdifférentes affections des yeux. D'après les expériences de ce médecin, ellepeut spécialement être employée avec avantage dans les ophthalmies quitendent à passer à l'état chronique et qui ont leur siège dans les membranesextérieures de l'oeil, surtout dans les cas où les petits vaisseaux présententdes dilatations variqueuses, dans les ophthalmies rhumatismales, blennor-rhéiques et scrofuleuses dans le pannus et le ptérygion, dans plusieurs casde taies de la cornée, enfin lorsque le tissu de cette membrane est ramolliet prend un aspect spongieux. On applique cette essence de la manière sui-vante : on coupe une tranche d'écorce de citron d'environ 3 centimètres(1 pouce) de long sur 12 milligrammes (6 lignes) de large, et, par une légèrepression, on fait jaillir dans l'oeil affecté les petites gouttelettes d'huile vola-tile qui remplissent les glandules dont est parsemée cette écorce; ces goutte-lettes s'en échappent sous forme d'un petit nuage, et l'impression qu'ellesproduisent dans l'oeil est quelquefois très-vive. Dans le cas où la douleurproduite serait trop forte, on pourrait recourir à des fomentations froidespour la calmer. Cette instillation d'essence peut être réitérée de cinq à dixfois dans les vingt-quatre heures.____________________
Le citron forme trois sous-espèces : le citrus medica dont nous venons deparler; le cédrat (citrus cedra) ou cédratier, citronnier des Juifs; la berga-mtàte (citrus bergamia), qui fournit l'essence portant son nom : cette essenceest d'une'odeur très-suave, plus dense (0.880) que celle du ciirus medica;étant hydratée, elle contient de l'oxygène; à la longue, elle dépose un stéa-•roptène cristallisé, le bergaptène.<references/>
roiPrhleJ!msies chroniques, t. III, p. 254.
"'MTiPe"meB'«'e.-mail865.
(M m "mrj de l¥mVeulique, 1860, p. 89.
W wserv. de olei Htrirec. ewp. i su in quibusdam acut. morb.
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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