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Asaret (Cazin 1868)

57 octets ajoutés, 30 janvier 2013 à 17:18
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odeur forte, pénétrante, analogue à celle du nard celtique, de là l’origine du nom de ''nard sauvage''. Sa saveur, de même que celle de ses feuilles, est acre, amère, nauséeuse. D’après l’analyse de Lasaigne et Feneulle, la racine d'asaret contient une huile volatile concrète et camphrée, une huile grasse très-âcre, une substance jaune nauséeuse, soluble dans l’eau, analogue à la cytisine, dans laquelle paraît résider le principe actif ; de l’albumine, de la fécule, du muqueux, de l'acide citrique, du surcitrate de chaux, et quelques autres sels. On n'a pu y découvrir l'émétine.
Cette racine donne à la distillation une huile volatile liquide, une matière cristalline nommée ‘’asarite’''asarite'', et une matière blanche, transparente et aussi cristallisable, à laquelle Blanchet et Sell ont donné le nom d' ''asarone'' (1), et que l’on désigne maintenant sous le nom de ''camphre d’asarum''. [D’après ces auteurs, l’huile essentielle d’asaret a pour formule = C<small><sup>20</sup></small> H<small><sup>15</sup></small> O<small><sup>5</sup></small> ; elle a été étudiée par Smith, elle fond à 120 degrés, elle se dissout dans l’acide azotique qui forme avec elle une matière résinoïde rouge incrislallisable.]
'''PRÉPARATIONS PHARMACEUTIQUES ET DOSES.'''
Vin (4 à 16 gr. de racine pour 500 gr. de vin blanc), — se donnait autrefois comme vomitif, et à petites doses, comme excitant, diurétique, fondant, etc.
A L'EXTÉRIEUR. — En poudre, comme stornutatoiresternutatoire. Elle entre dans la composition de la poudre sternutatoire de Saint-Ange et de la poudre céphalique de la pharmacopée d’Edimbourg.
La racine et les feuilles d'asaret sont excitantes, émétiques et anthelmintiques. Elles sont aussi sternutatoires. Mises en contact avec la peau privée de son épiderme ou avec une membrane muqueuse, elles produisent une inflammation locale très-vive, de même que l’ipécacuana. (A petite dose, en vertu de son principe aromatique, l’asaret est stomachique ; à dose plus forte, il régularise les évacuations intestinales, en produisant le vomissement et la purgation.)
[103]
L’asarum dont les anciens faisaient grand-cas, a été négligé depuis la découverte de Pipécacuanha l’ipécacuana ; mais les gens de la campagne, plus attachés aux traditions populaires que les citadins, ont conservé l’usage de ce remède. Ils recourent à l'infusion des feuilles pour provoquer le vomissement et la purgation. Je dois dire que je l’ai toujours vu employer avec avantage, et qu'il n’a produit, dans certains cas, d'autres accidents que ceux que tous les éméto-cathartiques excitent quand ils sont pris à dose trop élevée ou intempestivement administrés ; 60 à 80 centig. de poudre de racine d’asaret font aussi bien vomir que la même dose d'ipécacuanha, et ne fatiguent pas davantage. J’ai employé cette poudre à la dose de 10,15 ou 20 centig., comme altérante, dans la bronchite chronique, la coqueluche, et surtout dans la diarrhée. Elle m'a m’a réussi aussi bien que Pipécacuanhal'ipécacuanha. Je la mêle quelque-fois à la belladone pour combattre la coqueluche.
Des auteurs, et notamment Gilibert, ont avancé que l’énergie des feuilles est moins puissante que celle des racines. Je n'ai pas cette opinion ; les feuilles m'ont paru jouir d'une action tout au moins aussi prononcée. Loiseleur-Deslongchamps a même constaté, par une série d’expériences, que la force émétique était plus développée dans les feuilles que dans les racines ; ces feuilles, dit le zélé défenseur de la matière médicale indigène, offrent un émétique qui l’emporte sur tous les autres.
Longtemps gardée, cette racine n’est plus vomitive; après six mois, elle n’est que purgative ; après deux ans elle ne purge presque plus, même à la dose de 1 gr. §0 50 cent. Elle acquiert alors la vertu diurétique, et peut être employée comme telle dans les tisanes. 11 Il faut donc avoir égard à son plus ou moins de vétusté pour en régler les doses ou remplir telle ou telle indication.
Il est bon de remarquer que l’administration de l'asarum sous forme aqueuse excite beaucoup moins les vomissements et les évacuations alvines : mais elle a plus d’activité sur la peau et sur les voies urinaires.
(Le nom de ''Cabaret '' provient, dit-on, de ce que les ivrognes employaient cette plante comme vomitive, afin de recommencer à boire. En Russie, elle a la réputation d’être un excellent remède contre les effets des liqueurs alcooliques. Y a-t-il simplement dyspepsie à crapule''crapula'', Smirnoff (1) lui attribue la propriété de relever l'appétit défaillant et de neutraliser le besoin factice, mais irrésistible de l'alcool. Quand Peaul’eau-de-vie ne peut être abandonnée par les buveurs invétérés, c’est ce liquide lui-même qu'il qu’il prend pour véhicule ; l'asaret l’asaret soutient alors la résistance du malade et on voit augmenter l'intervalle l’intervalle qui sépare les attaques de ''delirium tremens '' habituelles; pendent l'ivresse elle-même, traitement en tout identique, par la décoction nd'asarum.)
Rondelet dit’avoir dit avoir employé avec beaucoup de succès la décoction aqueuse d'asaret d’asaret contre la sciadque''sciatique''.
Quelques auteurs rapportent que l’asarum a été souvent employé dans le but coupable de provoquer l'avortement.
Les maréchaux qui, dans nos campagnes, exercent la médecine vétérinaire d’une manière toute traditionnelle et routinière, regardent le cabaret comme un bon purgatif, propre au traitement du farcin et à l’expulsion des vers chez les poulains : ils donnent la racine en poudre à la dose de 15 à 30 gr. mêlée avec du son mouillé.
La poudre des feuilles sèches d'asaret est un sterhutatoire sternutatoire énergique. Employée seule ou mélangée avec la poudre de muguet, de béotienbéotoine, etc., elle est regardée comme efficace dans les céphalées opiniâtres, dans la suppression d’un flux nasal habituel, et autres maladies indiquant l'emploi des errhins. Les feuilles de cette plante, fraîches ou sèches, mâchées, pro-
(1) Médical Times and Ganette, 1860.
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[104](1) ''Médical Times and Gazette'', 1860.
[104] voquent une salivation abondante, et peuvent être employées comme sialagpguessialagogues. Introduites dans le conduit auditif externe, comme irritantes, elles ont pu être utiles dans la surdité.
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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