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Argentine (Cazin 1868)

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Cette plante vivace (Pl. IV), très- commune, croît partout sur les terrains
 
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humides, au bord des chemins et des ruisseaux. Elle gâte les prairies, et se multiplie considérablement dans les endroits où l'eau séjourne. Les porcs en sont très-friands ; ils fouillent avidement le sol où elle croît pour dévorer les racines. Les oies aiment également cette plante, ce qui lui a valu le nom d'''anserina.'' '''Description.''' — Racine noirâtre, fibreuse, longue, garnie de nombreux ramuscules. — Tige de 30 centimètres environ, mince, faible, rampante et stolonifère, un peu velue. — Feuilles naissant des stolons qui s’enracinent de distance en distance, grandes, pintées, composées de quinze à dix-sept folioles sessiles, ovales, oblongues, dentées en scie, couvertes d’un duvet blanc, soyeux, argentin. — Fleurs jaunes, solitaires, axillaires, portées sur de longs pédoncules (tout l’été). — Calice soyeux, à 10 folioles, dont cinq internes et cinq externes. — Corolle de cinq pétales ouverts, arrondis. — Etamines nombreuses, à anthères en croissant. — Ovaires supérieurs surmontés de stigmates obtus. — Fruit composé de graines nombreuses nues, acuminées, fixées à un réceptacle commun et contenu dans le calice persistant.
Description'''Parties usitées.— Racine noirâtre, fibreuse, longue, garnie de nombreux ramuscu)es._ Tige de 30 centimètres environ, mince, faible, rampante et stolonifère, un peu velUe.— Feuilles naissant des stolons qui s'enracinent de distance en distance, grandes, pinnées, composées de quinze à dix-sept folioles sessiles, ovales, oblongues, dentées en scie, couvertes d'un duvet blanc, soyeux, argentin, ' Fleurs jaunes, solitaires, axillaires, portées sur de longs pédoncules (tout lL'été). — Calice soyeux, à 10 folioles, dont cinq -internes et cinq externes. — Corolle de cinq pétales ouverts, arrondis. — Etamines nombreuses, à anthères en croissant. — Ovaires supérieurs surmontés de stigmates obtus. — Fruit composé de graines nombreuses nues, acuminées, fixées à un réceptacle commun herbe et contenu dans le calice persistantla racine.
Parties usitées['''Culture. — L'herbe et '' — Cette plante est assez abondante pour suffire à la racineconsommation médicale ; on ne la cultive que dans les jardins de botanique, on la multiplie par semis faits au printemps en terre légère, ou à l'automne sur couches ; on repique au printemps en place.]
[Culture'''Propriétés physiques et chimiques. ''' Cette plante est D'une odeur nulle, d'une saveur styptique assez abondante prononcée, l'argentine contient une assez grande proportion de tannin. Sa racine noircit la solution de sulfate de fer, et son suc rougit le papier bleu. Elle peut être utile pour suffire le tannage. Dans quelques pays on l'emploie à la consommation médicale ; on ne fabrication de la cultive que bière. La racine, qui est un peu farineuse, a, dit-on, été employée en Ecosse comme aliment. Erhard dit même qu'elle a servi à faire du pain dans les jardins temps de botanique, on la multiplie par semis faits au printemps grande disette. [Les feuilles d'argentine sont employées en terre légèreparfumerie, ou elles servent à faire avec l'automne sur couches ; on repique au printemps en placealcool une teinture qui rend l'eau opaline.]
Propriétés physiques et chimiques. -^ DL'une odeur nulle, argentine a joui longtemps d'une saveur styptique assez prononcée, l'argentine contient une assez grande proportion de tanninréputation comme astringente. Sa racine noircit la solution de sulfate de fer, et son suc rougit le papier bleu. Elle peut être utile pour le tannage. Dans quelques pays on On l'emploie à employait contre les hémorrhagies, la fabrication de dysenterie, la bière. La racinediarrhée, qui est un peu farineuseles flueurs blanches, aetc. Mathiole, dit-onDodoens, été employée la recommandent dans ces maladies. Tournefort en Ecosse comme alimenta obtenu des avantages dans la leucorrhée. Erhard Degner(1) dit même que dans une dysenterie qui régna en 1736, on employa avec succès la décoction d’argentine dans du lait. Il ajoute qu'elle a servi à faire du pain dans les temps un charlatan se vantait de grande disette. [Les feuilles guérir cette maladie en trois jours : son remède consistait en une décoction d'argentine sont employées en parfumeriedans du lait mélangé d'un peu d'eau, d'un peu de fleur de froment et de noix muscade, elles servent à faire avec laddition de jaunes d'alcool une teinture qui rend loeufs, d'eau opalinehuile d'olive et de sucre.]
L'argentine a joui longtemps d'une grande réputation comme astringente. On l'employait contre les hémorrhagiesDubois, la dysenteriede Tournai, la diarrhée, les flueurs blanches, etc. Malhiole, Dodoens, la recommandent dans ces maladies. Tournefort rapporte cinq observations en a obtenu faveur des avantages dans la leucorrhée. Degner(l) dit que dans une dysenterie qui régna en 1736, on employa avec succès la décoction d'argentine dans du lait. 11 ajoute qu'un charlatan se vantait propriétés antidiarrhéïques de guérir cette plante. La maladie a cédé en trois peu de jours : son remède consistait en à la décoction aqueuse (une décoction d'argentine poignée dans du lait mélangé d'un peu 1 litre d'eau, d'un ). Ce remède est vulgairement employé dans nos campagnes ; je l’ai vu souvent réussir. Il agita peu près comme la décoction de fleur de froment et de noix muscade, avec addition de jaunes d'oeufs, d'huile d'olive renouée et celle de sucrebourse-à-pasteur.
DuboisLes propriétés fébrifuges, de Tournaiantiphthisiques, rapporte cinq observations en faveur des propriétés antidiarrhéïques de' diurétiques, lithontriptiques, attribuées à cette plantepar Withering, Rosen et Bergius, sont illusoires ou très-exagérées. La maladie Elle n'a cédé en peu point justifié, comme fébrifuge, le titre de jours à la décoction aqueuse potentille (une poignée dans 1 litre dde 'eau'potentia'', puissance, vertu). Ce remède est vulgairement employé dans nos campagnes; je , bien que l'ai vu souvent réussir. Il agita peu près illustre Boerhaave l'ait considérée comme la décoction de renouée et celle de bourse-à-pasteur.l'égale du quinquina dans le traitement des fièvres intermittentes :
Les propriétés fébrifuges, antiphthisiques, diurétiques, lithontriptiques, attribuées à cette plante par Withering, Rosen et Bergius, sont illusoires ou très-exagérées<center>Quandoque bonus dormitat Homerus. Elle n'a point justifié, comme fébrifuge, le titre de potentille (de potentia, puissance, vertu), bien que l'illustre Boerhaave l'ait considérée comme l'égale du quinquina dans le traitement des fièvres intermittentes :</center>
Quandoque bonus dormitat Homerus.<center>(HORACE.)</center>
Toutefois, l'argentine a pu être employée dans quelques fièvres intermittentes vernales, contre lesquelles elle agit à la manière du plantain, delà quinte-feuille, etc. « C'est une chose avouée de tous les gens de l'art, dit
(1) ''Histoire médicale de la dysenterie'', p. 1/|0146.
Lieutaud, que la plupart des parties de cette plante sont fébrifuges. Malgré cela il est rare qu'on s'en serve pour guérir la fièvre. Ceux qui la prennent comme fébrifuge peuvent boire depuis trois jusqu'à quatre onces de suc de cette plante. »
(Je l'ai vu employer en décoction par les paysans du Bas-Boulonnais contre l'anasarque consécutive aux fièvres intermittentes. Cette même décoction concentrée est fréquemment mise en usage par eux en lotions ou fomentations sur les hémorrhoïdes enflammées, les érylhèmesérythèmes, l'intertrigo infantile, etc.)
[[Catégorie:Cazin 1868]]
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