Solanum macrocarpon (PROTA)
Introduction |
Importance générale | |
Répartition en Afrique | |
Répartition mondiale | |
Fruit | |
Légume | |
Médicinal | |
Ornemental | |
Sécurité alimentaire | |
- Protologue: Mant. pl. 2 : 205 (1771).
- Famille: Solanaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 24, 36
Synonymes
- Solanum dasyphyllum Schumach. & Thonn. (1827).
Noms vernaculaires
- Gboma, aubergine gboma, anghive, aubergine africaine (Fr).
- Gboma, gboma eggplant, African eggplant (En).
- Berinjela africana, beringela africana (Po).
- Ngogwe, nyanya, nyanya chungu (Sw).
Origine et répartition géographique
Le genre Solanum comprend plus de 1000 espèces réparties dans le monde entier. En Afrique et dans les îles voisines, il est représenté par au moins 100 espèces indigènes, dont une vingtaine est d’introduction récente. Solanum macrocarpon a un ancêtre africain. En effet, on trouve des formes sauvages épineuses dans toutes les zones tropicales non-arides d’Afrique ; leurs fruits sont encore récoltés de temps à autre comme légumes, alors que la forme cultivée, appelée “gboma” en Afrique de l’Ouest, constitue un légume-fruit et un légume-feuilles important, produit commercialement et dans les jardins familiaux. Les cultivars locaux cultivés pour leurs feuilles sont fréquents en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, tandis que les types cultivés pour leurs fruits sont limités en grande partie aux côtes humides de l’Afrique de l’Ouest. La présence du gboma a été signalée dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest et il apparaît probablement dans toutes les zones côtières. Il est également très répandu en Afrique centrale et en Afrique de l’Est. En Afrique australe, il a été signalé comme légume au Malawi, en Zambie, au Zimbabwe et au Mozambique. On trouve également quelques cultivars à fruits en Amérique du Sud (Surinam) et aux Caraïbes, apparemment importés d’Afrique de l’Ouest, le nom local au Surinam étant “ndrowa” (“ndrowa” est le nom de certains types de Solanum aethiopicum L. en Côte d’Ivoire). Il apparaîtrait aussi en Thaïlande et en Indonésie, mais ceci semble erroné et il s’agit d’une autre espèce.
Usages
Les jeunes feuilles et les jeunes fruits sont cuits et consommés comme légumes. Les feuilles sont mangées à part ou entrent dans la composition de sauces avec d’autres ingrédients. Leur goût est plus ou moins amer et très apprécié. Les feuilles peuvent être soit cuites à la vapeur (comme en Ouganda) soit frites dans l’huile avec des oignons. En Afrique de l’Ouest, on consomme à la fois les feuilles et les fruits. Au Bénin, c’est un cultivar à feuilles et à petits fruits qui est le plus commun, alors qu’en Côte d’Ivoire, c’est un type cultivé pour ses gros fruits. En Ouganda, ce sont surtout les feuilles qui sont consommées tandis que les fruits sont ajoutés aux sauces.
Les feuilles, les fruits et les racines ont une grande variété d’utilisations médicinales. En Sierra Leone, on mâche les feuilles chauffées pour traiter les problèmes de gorge ; au Nigeria, on utilise les fruits comme laxatif ou pour soigner les maladies cardio-vasculaires et on mastique tant les fleurs que les fruits pour nettoyer les dents ; au Kenya, on boit le jus des racines bouillies pour éliminer les ankylostomes, alors que l’on utilise les feuilles écrasées contre les maux d’estomac. Quelquefois, Solanum macrocarpon est cultivé comme plante ornementale.
Production et commerce international
Les feuilles et les fruits de gboma sont des légumes commerciaux tout à fait ordinaires dans de nombreux pays d’Afrique, mais il n’existe aucune statistique sur la production ou le commerce.
Il y a quelques exportations de fruits de gboma du Sénégal et de l’Ouganda vers les marchés européens (Paris, Bruxelles). Dans les Caraïbes (Saint-Domingue) et au Surinam, les fruits de gboma sont destinés à l’exportation vers les Etats-Unis et l’Europe (Amsterdam).
Propriétés
La composition chimique des feuilles de gboma est comparable à celle d’autres légumes-feuilles vert foncé, alors que la composition des fruits de gboma est proche de celle de l’aubergine (Solanum melongena L.). Les feuilles de gboma contiennent par 100 g de partie comestible : eau 85,6 g, énergie 176 kJ (42 kcal), protéines 4,6 g, lipides 1,0 g, glucides 6,4 g, fibres 1,6 g, Ca 391 mg, P 49 mg. Quant aux fruits de gboma, ils contiennent par partie comestible de 100 g (c’est-à-dire tel que le produit est acheté) : eau 89,0 g, énergie 168 kJ (40 kcal), protéines 1,4 g, lipides 1,0 g, glucides 8,0 g, fibres 1,5 g, Ca 13 mg (Leung, W.-T.W., Busson, F. & Jardin, C., 1968). Toutes les espèces de Solanum contiennent des alcaloïdes de spirosolane, notamment de la solanine et de la solanidine. Elles ont un goût amer et peuvent être vénéneuses si elles sont consommées fréquemment.
La fraction à l’éther de pétrole d’un extrait de fruit du Solanum macrocarpon indique une activité acaricide contre la tique Rhipicephalus appendiculatus.
Description
- Arbrisseau ou sous-arbrisseau, jusqu’à 1,5 m de haut ; tiges cylindriques, glabres ou avec des poils étoilés, munies ou non d’aiguillons droits, robustes jusqu’à 6 mm de long.
- Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 7 cm de long ou feuilles subsessiles ; limbe de 15–46 cm × 8–30 cm, entier ou avec des lobes courts à grands pouvant atteindre 8 cm de long, velu sur les deux faces avec des poils simples ou étoilés, devenant souvent glabrescent, aiguillons présents ou absents sur les feuilles, lorsque présents, alors surtout sur les nervures centrales et latérales, droits, jusqu’à 13 mm de long.
- Inflorescence latérale, en grappe, à 3–12 fleurs.
- Fleurs fonctionnellement femelles et plus grandes dans la partie inférieure de l’inflorescence, fonctionnellement mâles avec des styles courts dans la partie supérieure, régulières, 5(–6)-mères, pédicellées ; calice campanulé, à lobes pointus, velu, glandulaire, parfois épineux, souvent accrescent sur le fruit ; corolle rotacée en forme d’entonnoir ou campanulée, 2–3,5 cm de long, violet pâle ou violette, rarement blanche, avec des poils glanduleux à l’extérieur, glabre à l’intérieur ; étamines alternes avec les lobes de la corolle, filaments courts et épais, anthères conniventes, s’ouvrant par des pores terminaux ; ovaire supère, 2–5-loculaire, glabre ou légèrement poilu glanduleux, style des fleurs femelles légèrement plus long que les étamines.
- Fruit : baie globuleuse, déprimée, 2–6 cm × 3–10 cm, verte, blanc ivoire ou blanc violacé avec des raies sombres lorsque jeune, jaune à brunâtre lorsque mûre, à nombreuses graines, couverte en partie par les lobes agrandis du calice ; pédoncule érigé ou recourbé, 1–4 cm de long.
- Graines comprimées obovoïdes à réniformes, 3–4,5 mm × 2–3,5 mm.
- Plantule à germination épigée ; cotylédons foliacés, subsessiles, étroitement elliptiques.
Autres données botaniques
Solanum macrocarpon est extrêmement variable. Nous y incluons ici Solanum macrocarpon L. sensu stricto et Solanum dasyphyllum Schumach. & Thonn. (ancêtre sauvage de Solanum macrocarpon). Ceci car les croisements entre plusieurs groupes du complexe Solanum macrocarpon, notamment Solanum dasyphyllum sauvage, les types semi-sauvages et les cultivars produisent des hybrides F1 et F2 parfaitement fertiles. Les hybrides F1 entre les cultivars de Solanum macrocarpon et le groupe sauvage (Solanum dasyphyllum) présentent une méiose normale. La domestication de Solanum dasyphyllum s’est traduite par une sélection contre la présence de poils, d’aiguillons et de feuilles très lobées. Les variétés locales sélectionnées pour leurs fruits se caractérisent souvent par une atténuation de l’amertume des fruits ainsi que par une augmentation de leur taille. La distinction faite entre les types à feuilles et les types à fruits n’est pas très stricte car les feuilles du groupe à fruits peuvent aussi être consommées même si elles ne sont pas aussi tendres que celles des types à feuilles. Les types à fruits ont des fruits plus gros (180–500 g) et plus tendres que ceux des types à feuilles qui sont plus petits (<180 g), souvent durs et qui présentent une peau craquelée.
Plusieurs cultivars de Solanum macrocarpon sont exploités, comme au Ghana, où ils sont surtout cultivés pour leurs fruits et dans une moindre mesure pour leurs feuilles. Les noms donnés à ces cultivars sont ceux sous lesquels ils étaient connus par les paysans ou encore ceux du village d’où ils proviennent. Les fruits et les feuilles de ‘Gboma’, ‘Mankessim’, ‘Akwaseho’ et ‘Kade’ sont consommés, alors que seuls les fruits de ‘Sarpeiman’ et de ‘Bui’ sont mangés.
Croissance et développement
Les graines de gboma sont orthodoxes et, conservées au frais et à l’abri de l’humidité, présentent une viabilité de plusieurs années. Au contraire, si elles sont laissées à température ambiante et si l’air est très humide, elles perdent leur viabilité en quelques mois. La germination commence une semaine environ après le semis. La floraison débute 2–3 mois après la germination. Les cultivars des savanes fleurissent plus tôt que ceux des zones fortement arrosées et sont plus tolérants à la sécheresse. Les formes cultivées sont largement autogames. Il y a peu de fécondations croisées, dont se chargent essentiellement les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Les fleurs s’ouvrent tôt le matin, lorsqu’il ne fait pas encore jour. Le stigmate est réceptif quelques heures avant l’ouverture de la fleur et le reste pendant deux jours environ. Les fruits sont prêts à être récoltés 3–4 semaines après la nouaison. Il faut environ 10 semaines pour que les fruits arrivent à maturation et les graines doivent être prélevées sur des fruits physiologiquement mûrs.
Ecologie
La plupart des cultivars à feuilles proviennent des zones à forte pluviométrie d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. A une exception près cependant : il existe un groupe de cultivars à petites feuilles et à petits fruits, dans les zones de savanes et semi-arides du Ghana du nord, du Burkina Faso et des régions environnantes. Les cultivars à fruits se limitent aux zones côtières humides allant de la Côte d’Ivoire au Nigeria, ainsi qu’aux côtes d’Afrique orientale. Le gboma a besoin de chaleur et ne se trouve que rarement en altitude, par ex. au Cameroun. En altitude, les plantes sont robustes et leur taux de croissance est lent.
Multiplication et plantation
Le poids de 1000 graines est d’environ 1,7 g. Les graines sont semées en pépinière à un espacement de 20 cm entre les lignes. Le prétrempage des graines dans de l’eau oxygénée pendant 24 h améliore généralement la germination. Les jeunes plants de cultivars à feuilles sont repiqués après 4–6 semaines à un espacement de 50 cm × 50 cm. Pour les cultivars à fruits, l’espacement est d’environ 1 m × 1 m. Les cultivars à fruits nécessitent un arrosage plus fréquent que ceux à feuilles : en effet, la sécheresse développe les graines plus rapidement, ce qui rend les fruits impropres à la consommation. Lors de la préparation des planches, il est recommandé d’ajouter un engrais NPK 15–15–15 à raison de 80–100 kg/ha.
Gestion
Les producteurs commerciaux pratiquent normalement la monoculture. En culture de subsistance, les agriculteurs plantent leurs variétés locales dans des potagers en culture pure ou associée avec d’autres cultures vivrières telles que le maïs et le manioc. Le gboma répond bien à l’engrais NPK et au fumier. Lorsque la culture se fait pour les feuilles, les plantes sont taillées lorsqu’elles atteignent environ 20 cm pour favoriser le développement de jeunes pousses. Une production abondante de fruits succède aussi à la taille.
Maladies et ravageurs
Le gboma est relativement résistant aux maladies et aux ravageurs, contrairement à des légumes exotiques comme les tomates. De nombreuses maladies et ravageurs sembleraient attaquer les cultures mais peu sont vraiment dommageables : Puccinia penniseti (rouille jaune), Geotrichum candidum (taches brun rouille de la feuille), Fusarium sp., Rhizoctonia solani, Verticillium dahliae (flétrissure), Gloeosporium melongenae (anthracnose), Leveillula taurica (oïdium), Phomopsis vexans (pourriture à phomopsis), Phytophthora parasitica (pourriture grise), Ralstonia solanacearum (flétrissement bactérien), virus de la frisure des feuilles, Empoasca flavescens (cicadelle), Epilachna hirta (coccinelle), Epitrix cucumeris et Epitrix parula (altise), Heliothis armigera (noctuelle), Leucinodes orbonalis (foreur des fruits), Meloidogyne spp. (nématodes à galles), Psylliodes balyi et Psylliodes splendida (altise), Jacobiasca lybica, Spodoptera littoralis (légionnaire), Prodenia litura, et Tetranychus truncates (araignée rouge). Les feuilles de gboma présentent souvent une déformation et un aspect marbré dus aux acariens (Polyphagotersonemus latus) ; lorsque les symptômes apparaissent, les acariens ont déjà migré vers les jeunes feuilles.
Certains cultivars sont résistants à Cercospora solani, Thielaviopsis basicola (maladie de la fonte des semis), Leucinodes orbonalis, Trialeurodes vaporariorum (mouche blanche), Amrasca biguttula (cicadelle), et très tolérants à Tetranychus urticae (tétranyque) et au flétrissement par le Fusarium. Les cultivars dont les fruits sont solidement protégés par un calice dur et contiennent beaucoup de phénol sont plus résistants aux foreurs des fruits que les autres. On a remarqué que le gboma résistait complètement à l’infestation des pousses par Leucinodes orbonalis, dams une mesure meilleure que Solanum incanum L., lui-même déjà bien connu pour sa résistance à ce ravageur.
Récolte
La récolte des feuilles débute 6–9 semaines après le repiquage, en général une semaine après la floraison. Les feuilles sont récoltées périodiquement et, suivant la quantité d’eau disponible, la culture continue de produire pendant une année. La pousse entière ainsi que le bourgeon terminal, et parfois les fleurs, sont ramassés. D’autres récoltes ont lieu toutes les deux semaines et consistent en pousses latérales. Lorsque les fruits sont consommés, ils sont cueillis encore verts, 2–4 mois après le semis. Les fruits mûrs sont ramassés un mois plus tard pour la semence.
Rendement
Un rendement moyen en feuilles de 2,9 kg/m2 pour un espacement de 50 cm × 50 cm a été relevé au Nigeria. Des cultivars à repousse précoce conviennent parfaitement aux rendements élevés, pour ce qui est du légume-feuilles. Les feuilles peuvent être récoltées plusieurs saisons de suite à partir des repousses mais c’est une première récolte qui donnera le meilleur rendement. Au Sénégal, le cultivar ‘Newubaar’ a donné 1,5 kg de fruits par plant en 4 mois. Une récolte de feuilles régulière diminue le rendement en fruits.
Traitement après récolte
Les feuilles et les fruits frais sont transportés facilement et peuvent être conservés convenablement pendant quelque temps, en particulier à l’abri de la chaleur et de la lumière. L’aspersion des feuilles permet de les conserver bien fraîches. Les feuilles de gboma sont parfois conservées après séchage au soleil, mais des espèces d’Aspergillus et d’autres champignons du stockage peuvent s’y développer. Une fois sec, le produit est broyé ou moulu et utilisé dans des soupes. Les fruits de cultivars à peau fine sont préférés ; ils sont faciles à cuisiner mais ne voyagent pas bien. En revanche, les cultivars à peau épaisse sont facilement transportables et peuvent être stockés jusqu’à deux semaines.
Ressources génétiques
Les variétés locales ne présentent pas actuellement de grands risques d’érosion génétique. Les instituts de recherche nationaux du Nigeria et du Ghana maintiennent des ressources génétiques de Solanum macrocarpon. Depuis 1980, l’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI) a organisé des missions de collecte des espèces de Solanum en Afrique occidentale (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo) et des échantillons ont également été prélevés dans de nombreux autres pays africains dont le Nigeria, l’Ouganda et le Zimbabwe. L’Université de Birmingham (Royaume-Uni) en détenait une collection qui vient d’être transférée à l’Université de Nimègue (Pays-Bas).
Sélection
Dans la plupart des pays africains (sauf au Nigeria), le gboma est considéré comme une espèce mineure, c’est pourquoi la recherche destinée à accroître son potentiel génétique est peu développée. Le travail de sélection variétale a débuté en 1998 à la fois au Cameroun et au Ghana. L’extraordinaire variabilité de l’espèce, qui va de son ancêtre sauvage Solanum dasyphyllum jusqu’à des formes semi-sauvages et aux cultivars des zones humides et sèches, offre au sélectionneur une occasion magnifique d’améliorer l’espèce, par ex. pour la résistance aux maladies.
Les hybrides F1 et F2 entre les divers groupes de Solanum macrocarpon (y compris Solanum dasyphyllum sauvage) montrent une hétérosis et des hybrides F2 de qualité supérieure ont été isolés comme candidats pour les programmes de sélection à venir. Des croisements interspécifiques fertiles de Solanum macrocarpon avec Solanum aethiopicum L. et Solanum melongena L. sont possibles. Solanum macrocarpon est un bon géniteur pour induire des résistances aux maladies et aux ravageurs chez l’aubergine (Solanum melongena). En Inde, la résistance au foreur des fruits et des pousses (Leucinodes orbonalis) est incorporée à l’aubergine par croisement.
Perspectives
Le gboma avec son petit goût amer est apprécié des consommateurs. La forte valeur nutritive des feuilles, le rendement élevé des feuilles et des fruits ainsi que la résistance assez grande aux ravageurs et aux maladies rendent cette espèce intéressante à améliorer. Les cultivars à feuilles pourraient être introduits dans les zones semi-arides pour améliorer le régime alimentaire de la population. Les cultivars à fruits, quant à eux, pourraient être promus dans les zones humides chaudes. En outre, l’extraordinaire variation à l’intérieur même de l’espèce lui donne des possibilités inouïes de sélection à diverses fins. Le développement du marché à l’exportation passera par des cultivars uniformes et par la mise en place d’un bon système de manutention après récolte.
Références principales
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- Bukenya-Ziraba, R., 1993. Studies in the taxonomy of genus Solanum in Uganda. PhD thesis. Makerere University, Kampala, Uganda. 456 pp.
- Bukenya-Ziraba, R. & Carasco, J.F., 1994. Biosytematic study of Solanum macrocarpon-Solanum dasyphyllum complex in Uganda and the relations with Solanum linnaeanum. East Africa Agricultural and Forestry Journal 59(3): 187–204.
- Bukenya-Ziraba, R. & Hall, J.B., 1987. Six cultivars of Solanum macrocarpon in Ghana. Bothalia 17(1): 91–95.
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- Stevels, J.M.C., 1990. Légumes traditionnels du Cameroun: une étude agrobotanique. Wageningen Agricultural University Papers 90–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 262 pp.
Autres références
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- Bonsu, K.O., Schippers, R.R., Nkansah G.O., Owusu E.O. & Orchard J.E., 2000. Gboma eggplant, a potential new export crop for Ghana. Book of Abstracts. Fifth International Solanaceae Conference, Botanical Garden of Nijmegen, July 23–29, 2000. 14 pp.
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- Lester, R.N., Jaeger, P.M.L., Bleijendaal-Spierings, B.H.M., Bleijendaal, H.P.O. & Holloway, H.L.O., 1990. African eggplants - a review of collecting in West Africa. Plant Genetic Resources Newsletter 81/82: 17–26.
- Ojo, D.O. & Olufolaji, A.O., 1997. Optimum NPK fertiliser rates for growth and yield of Solanum macrocarpon (cv. ‘Igdagba’). Journal of Vegetable Environment and Ecology 14(4): 834–836.
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Sources de l'illustration
- Stevels, J.M.C., 1990. Légumes traditionnels du Cameroun: une étude agrobotanique. Wageningen Agricultural University Papers 90–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 262 pp.
Auteur(s)
- R. Bukenya-Ziraba, Department of Botany, Makerere University, P.O. Box 7062, Kampala, Uganda
- K.O. Bonsu, Horticulture Division, Crops Research Institute, P.O. Box 3785, Kumasi, Ghana
Consulté le 3 avril 2025.
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