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Solanum incanum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale Fairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgFairytale bookmark gold.svgGood article star.svgGood article star.svg
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Solanum incanum L.


Protologue: Sp. pl. 1: 188 (1753).
Famille: Solanaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24, 48

Synonymes

  • Solanum campylacanthum Hochst. ex A.Rich. (1851),
  • Solanum bojeri Dunal (1852),
  • Solanum delagoense Dunal (1852),
  • Solanum panduriforme E.Mey. ex Dunal (1852).

Noms vernaculaires

  • Aubergine sauvage, pomme de Sodome (Fr).
  • Thorn apple, grey bitter apple, bitter tomato, Sodom’s apple (En).
  • Mtunguja, mtunguja-mwitu, mnyanya-mwitu, mnyanya-porini, mtua, mtula (Sw).

Origine et répartition géographique

Solanum incanum est réparti sur tout le continent africain, jusqu’en Afrique du Sud. On le trouve également à l’état sauvage à Madagascar et à Maurice mais il s’agit probablement d’une introduction récente, puisque les fruits y sont réputés comestibles. En outre, il est présent depuis le Proche-Orient jusqu’en Inde.

Usages

De nombreux usages médicinaux de Solanum incanum reposent sur ses propriétés analgésiques. De part et d’autre de l’Afrique tropicale, le mal de gorge, l’angine, les maux d’estomac, la colique, les maux de tête, les règles douloureuses, les douleurs de foie et celles causées par l’onchocercose, la pleurésie, la pneumonie et les rhumatismes sont traités avec Solanum incanum. A cet effet, on fait des gargarismes de décoctions de feuilles, de racines et de fruits ou on les boit, on mâche les racines et on absorbe leur jus, on utilise la pâte de feuilles, l’infusion de racines et les fruits pilés en application externe ou en friction sur des scarifications, le jus des feuilles sert à nettoyer les organes douloureux, et la cendre des plantes, additionnée de matière grasse, est utilisée en externe. Pour soulager un mal de dents, on utilise l’infusion de racine en bain de bouche, on se frictionne les gencives avec le fruit ou la racine ou encore on inhale la fumée de graines en feu. On vient à bout du hoquet en léchant un mélange composé de cendres de feuilles et de sel.

Un autre usage répandu de Solanum incanum est le traitement des maladies vénériennes. On mélange la poudre de racine aux aliments ou bien on en frictionne des scarifications, on boit des infusions ou des décoctions de racine, on prend les racines grillées et pulvérisées avec de l’eau, on boit des décoctions de feuilles ainsi que le jus des fruits, que l’on emploie également en application externe. On a aussi énormément recours à différentes parties de la plante pour soigner les problèmes cutanés, notamment les infections de la peau, les panaris, la teigne, les brûlures, les plaies, les éruptions cutanées, les lésions, les verrues, l’anthrax, les ulcères et les tumeurs bénignes. Au Sénégal, la macération de feuilles est employée en instillation oculaire pour guérir l’ophtalmie ; au Malawi, on frictionne des scarifications autour de l’œil avec le jus du fruit en cas de conjonctivite. Au Sénégal, les graines broyées sont mélangées avec les fruits réduits en pulpe et utilisées en massage sur les oreilles douloureuses. En Ouganda, en Tanzanie et en Afrique du Sud, les extraits de feuilles ou de fleurs s’administrent en gouttes dans l’oreille pour traiter les inflammations.

Au Sénégal, au Kenya, en Ouganda et au Zimbabwe, différentes parties de la plante servent à guérir les morsures de serpent : on boit la décoction de racine, on mâche les racines et on ingère le jus, et on applique de jeunes feuilles mâchées ou des racines fraîches et réduites en pulpe sur la blessure.

Au Niger, au Soudan, au Rwanda et en Namibie, les fruits entrent dans la fabrication du poison de flèche et au Mozambique du poison de pêche. En Ethiopie, le jus du fruit, mélangé à du beurre, est appliqué sur le bétail pour lutter contre les tiques.

Une sélection visant à obtenir des feuilles et des fruits plus gros et moins toxiques s’est peu à peu mise en place et, tandis que les types sauvages donnent de petits fruits, amers et toxiques, des types cultivés apparaissent, en particulier en Afrique de l’Ouest, dont les fruits et les feuilles peuvent être consommés sans risque en soupe et comme légume. Les feuilles sont rajoutées aux soupes pour en relever le goût. A cause de la grande diversité de toxicité, il est dangereux de transférer des usages spécifiques d’une région à l’autre.

Les fruits et les graines servent en Afrique et en Asie à faire cailler le lait et à fabriquer du fromage. En Ethiopie, les fruits cuits à l’eau sont employés comme savon et pour tanner le cuir.

Propriétés

Solanum incanum contient des saponines stéroïdiques, en particulier des glycoalcaloïdes, qui sont présents dans toutes les parties de la plante, mais en fortes concentrations dans le fruit. Le principal glycoalcaloïde est la solasonine. Parmi les autres composés isolés dans les fruits, on trouve des alcaloïdes, la solasodine et la solamargine, ainsi que des sapogénines stéroïdiques, la diosgénine et la yamogénine. Les fruits contiennent également de la diméthylnitrosamine, un puissant carcinogène qui serait responsable de la fréquence élevée des cancers de l’œsophage dans les régions d’Afrique où l’on utilise le jus du fruit pour faire cailler le lait. Les alcaloïdes tels que la solasodine sont commercialisés en tant que précurseurs de la production de composés stéroïdiques en médecine, principalement comme contraceptifs. Des flavonoïdes et de l’acide chlorogénique, un dérivé phénolique, ont également été isolés. La solamargine a donné de l’espoir dans le traitement des cancers du foie, du poumon et du sein.

Au cours d’essais d’efficacité in vitro sur des tiques (Boophilus decoloratus), la solamargine a causé 30–100% de mortalité. Un extrait des fruits a provoqué un cancer de la peau chez des animaux.

Un extrait au méthanol des fruits a montré des activités antifongiques à large spectre. On a observé un effet puissant contre le champignon responsable du pied d’athlète, Trichophyton mentogrophytes. L’extrait à l’eau du fruit a révélé une activité antibactérienne contre Bacillus subtilis, Micrococcus flavus et Pseudomonas aeruginosa, l’extrait au méthanol contre Staphylococcus aureus et Micrococcus flavus. La cytotoxicité de l’extrait au méthanol contre des cellules hépatiques de fœtus humain était de IC50 = 35 μg/ml. Des extraits de fruit et de racine, administrés quotidiennement à des rats diabétiques, ont fait baisser la glycémie, alors que l’extrait de fruit a eu également pour effet de couper l’appétit, l’extrait de racine quant à lui le stimulant et provoquant la diarrhée. L’acide chlorogénique a des propriétés anti-oxydantes et répulsives contre les insectes qui, s’ils l’ingèrent, voient leur croissance ralentir.

Falsifications et succédanés

Les alcaloïdes qui ont été trouvés dans Solanum incanum sont présents dans de nombreuses espèces du sous-genre Leptostemonum. C’est principalement Dioscorea spp. qui produit de la diosgénine, mais on la trouve également dans la plupart des Costus spp. ainsi que dans les graines de fenugrec (Trigonella foenum-graecum L.).

Description

Arbuste érigé ou étalé atteignant 3 m de haut, quelquefois petit arbre ; tiges et feuilles à poils étoilés et à aiguillons jaune pâle à bruns, jusqu’à 1 cm de long. Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole de 0,5–8,5 cm de long ; limbe presque rond à lancéolé, de 1–30 cm × 1–17 cm, base arrondie, tronquée ou cordée, souvent inégale, apex aigu ou obtus, bord entier à pennatilobé, densément poilu. Inflorescence : cyme contenant 2–15(–26) fleurs, insérée au-dessus de l’aisselle de la feuille. Fleurs bisexuées ou fonctionnellement mâles, retombantes ou pendantes, régulières, (4–)5–7(–9)-mères ; pédicelle de 0,5–4 cm de long ; calice campanulé, lobes atteignant 1,5 cm de long, s’élargissant et se fendant dans le fruit ; corolle campanulée à rotacée, de 1–4,5 cm de diamètre, à lobes ovales ou largement triangulaires, bleue, rose, violette ou mauve, rarement blanche ; étamines insérées près de la base du tube de la corolle et alternant avec les lobes, filets courts, anthères minces ; ovaire supère, 2(–4)-loculaire, style atteignant 15 mm de long, densément poilu. Fruit : baie globuleuse ou globuleuse déprimée, quelquefois ovoïde-ellipsoïde de 2,5–3,5 cm × 2–3 cm, jaune, orange ou brune à maturité, contenant de nombreuses graines. Graines lenticulées à presque réniformes, jusqu’à 3,5 mm × 3 mm, jaune pâle à brunes. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Solanum comprend près de 1000 espèces et a une répartition cosmopolite, sauf dans les milieux boréaux, alpins et aquatiques. Au moins 100 espèces sont présentes en Afrique tropicale. Son principal centre de diversité est situé en Amérique centrale et du Sud, avec des centres secondaires en Afrique et en Australie. Solanum a été subdivisé en 7 sous-genres et en nombreuses sections et séries. Solanum incanum appartient au sous-genre Leptostemonum, section Melongena.

Solanum incanum est considéré ici comme une seule espèce polymorphe, alors que certains auteurs distinguent 4 groupes à l’intérieur de l’espèce et que pour d’autres, chacun de ces groupes correspond à une espèce différente. Solanum incanum étant considéré comme l’ancêtre de l’aubergine (Solanum melongena L.), les 2 espèces passent aux yeux de certains comme une seule et même espèce. Dans la littérature ethnobotanique, la distinction entre les 4 groupes ou espèces n’est pas opérée, et est donc inutile à utiliser ici.

Des résultats de recherche ont été publiés à Taïwan sur Solanum incanum, mais une mauvaise utilisation du nom saute aux yeux. En effet, les résultats se rapportent à l’espèce indigène Solanum undatum Lam. (synonyme : Solanum cumingii Dunal), une espèce placée elle aussi dans la section Melongena, qui est interfertile avec l’aubergine, et contient aussi de la solamargine.

Plusieurs autres espèces d’Afrique tropicale de la section Melongena ont des usages médicinaux.

Solanum arundo

Solanum arundo Mattei (synonyme : Solanum diplacanthum Dammer) se rencontre dans les basses terres côtières de Somalie, du Kenya et de Tanzanie. En Somalie, le produit issu de la filtration des fruits écrasés est employé en massage sur la peau pour traiter les démangeaisons et la gale. Les graines, mises à tremper dans l’huile bouillante, sont appliquées après refroidissement sur des dents douloureuses en guise d’analgésique. Au Kenya, les racines sont pilées, mises à tremper dans de l’eau ou mâchonnées pour lutter contre la fièvre. Les Rendilles du nord du Kenya appliquent le jus du fruit sur les plaies des pattes des chameaux. Brebis et chèvres broutent les plantes.

Solanum linnaeanum

Solanum linnaeanum Hepper & P.M.L.Jaeger, la véritable “pomme de Sodome”, est une mauvaise herbe originaire du bassin méditerranéen qui est désormais répandue dans toutes les régions d’Afrique tropicale. Elle est utilisée en Afrique du Sud pour ses propriétés analgésiques, pour soigner l’infection des lésions et pour neutraliser le météorisme.

Solanum marginatum

En Ethiopie, les racines pilées de Solanum marginatum L.f. sont appliquées sur les blessures. On mâche les racines et on en avale le jus pour soigner la syphilis. Racines et feuilles sont mises à macérer dans de l’eau, puis l’eau appliquée sur la gale ; on donne la pulpe de racine aux chiens atteints de la rage.

Solanum sessilistellatum

Au Kenya, on cuit la racine de Solanum sessilistellatum Bitter au four et on la mâche pour soigner les panaris.

Croissance et développement

Toutes les parties de Solanum incanum contiennent de la solasodine, à des taux très différents. Ce sont les petites feuilles qui présentent la plus forte concentration d’alcaloïdes. La quantité d’alcaloïdes des feuilles augmente avec la croissance des feuilles. Tant les feuilles que les racines montrent une accumulation d’alcaloïdes avec le temps, même si, lors des essais, les taux d’alcaloïdes dans les racines ont diminué au bout de 20 semaines.

Ecologie

Solanum incanum est une adventice commune, autour des habitations, dans la savane herbeuse surpâturée et au bord des routes. On la rencontre également en lisière de forêt, en savane arbustive et herbeuse, du niveau de la mer jusqu’à 2500 m d’altitude. Elle est considérée comme un indicateur de sols peu fertiles.

Multiplication et plantation

Une méthode culturale couramment employée pour l’aubergine peut être également appliquée à Solanum incanum : les graines sont semées sur des plateaux ou sur des planches de semis et les plants sont repiqués dans de petits pots ou sachets (de 8–10 cm de diamètre) au bout de 2–3 semaines, lorsque la première feuille apparaît. On garde les plants en pépinière jusqu’à ce qu’ils aient formé 5–7 feuilles puis ils sont plantés dehors ou dans une serre à un espacement de 50 cm entre les plantes et de 1 m entre les lignes, de préférence sur un sol léger et bien préparé.

Gestion

Aucun détail relatif à la culture de Solanum incanum n’a été publié mais on peut s’inspirer avec discernement des pratiques agricoles employées pour l’aubergine, l’aubergine africaine (Solanum aethiopicum L.) et l’aubergine gboma (Solanum macrocarpon L.).

Maladies et ravageurs

En tant que plante cultivée, Solanum incanum est insignifiante, d’où le manque d’observations concernant ses maladies et ses ravageurs. C’est un hôte potentiel pour une grande variété de ravageurs et de maladies propres aux solanacées (en particulier l’aubergine, la tomate et le piment). C’est l’hôte principal de la mouche de la papaye (Bactrocera papayae).

Récolte

Pour les usages médicinaux, on récolte Solanum incanum dans la nature au fur et à mesure des besoins et lorsqu’il y a des fruits.

Ressources génétiques

La diversité génétique de Solanum incanum, intéressante pour l’amélioration génétique, n’est pas bien représentée dans les collections de ressources génétiques ; le nombre d’entrées conservées dans les banques de gènes est modeste. Les instituts de recherche nationaux du Kenya (par ex. le National Genebank of Kenya, KARI, Kikuyu) détiennent des ressources génétiques de même que l’université de Nimègue (Pays-Bas) et le Millennium Seedbank (Ardingly, Royaume-Uni). Solanum incanum étant répandu en Afrique tropicale, il n’est pas menacé d’érosion génétique.

Sélection

Dans le cadre de l’amélioration génétique de l’espèce proche Solanum melongena, Solanum incanum représente une importante source de gènes susceptibles d’être introduits par la sélection. Notamment en ce qui concerne la résistance aux ravageurs et aux maladies, les espèces sauvages de la section Melongena offrent un pool génétique étendu. Par ailleurs, la productivité et la taille des fruits de l’aubergine ouvrent des perspectives d’amélioration génétique aux fins de production commerciale des alcaloïdes stéroïdiques de Solanum incanum.

Perspectives

Une classification taxinomique précise de l’espèce polymorphique Solanum incanum et des espèces étroitement apparentées s’impose si l’on souhaite mettre en chantier des études ethnobotaniques et pharmacologiques minutieuses. Même si apparemment Solanum incanum offre un bon potentiel de production commerciale d’alcaloïdes stéroïdiques, il convient d’approfondir les recherches.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Heine, H., 1963. Solanaceae. In: Hepper, F.N. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 325–335.

Auteur(s)

  • E.N. Matu, CTMDR/KEMRI, P.O. Box 54840–00200, Nairobi, Kenya

Citation correcte de cet article

Matu, E.N., 2008. Solanum incanum L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 4 avril 2025.


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