Sacoglottis gabonensis (PROTA)

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Sacoglottis gabonensis (Baill.) Urb.


Protologue: Mart., Fl. bras. 12(2) : 449 (1877).
Famille: Humiriaceae

Noms vernaculaires

  • Bidou (Fr).
  • Bitterbark tree, cherry mahogony (En).

Origine et répartition géographique

Sacoglottis gabonensis est présent du Sénégal et de la Gambie jusqu’en Centrafrique et en Angola.

Usages

Des infusions d’écorce de tige de Sacoglottis gabonensis se prennent couramment pour traiter la fièvre, la diarrhée, la gonorrhée et les douleurs abdominales, et elles s’emploient parfois pour traiter l’hypertension et le diabète. Dans les régions côtières du Cameroun, les pygmées Kolas et les Mvaes se servent de la décoction d’écorce broyée mélangée aux feuilles de Dioscorea minutiflora Engl. en lavement rectal pour traiter les douleurs abdominales aiguës. Au Congo, l’écorce de tige en décoction sert à soigner les dermatites rebelles. En Sierra Leone, la décoction d’écorce est utilisée pour traiter les maux d’estomac ; elle sert aussi à épicer les aliments pour provoquer des chaleurs chez les femmes qui allaitent ou sont enceintes. Dans les régions côtières de Côte d’Ivoire, le jus de tige dilué s’emploie en bain de siège pour redonner du tonus musculaire aux femmes après leur accouchement. Au Gabon, l’extrait de l’écorce de tige se boit pour ses vertus émétiques. Au Sénégal et au Congo, la décoction d’écorce de tige mélangée à d’autres plantes et ajoutée à l’eau du bain sert à traiter les affections ovariennes, les infections vaginales et la fièvre des enfants.

L’écorce de tige sert d’adjuvant au vin de palme, car on lui prête des vertus conservatrices du vin, qu’elle corserait, dont elle réduirait la mousse et auquel elle donnerait une saveur amère. Des sources indiquent qu’elle aurait des vertus aphrodisiaques. L’écorce est utilisée comme poison de pêche.

Le bois de Sacoglottis gabonensis est couramment utilisé, mais seulement au niveau local, pour la construction des maisons et des ponts, les revêtements de sol, les moulures intérieures, la menuiserie, les étais de mines, les poteaux électriques, la construction navale, les chassis de véhicules, les meubles, l’ébénisterie, les traverses de chemin de fer, les jouets, les bibelots, le tournage et la fabrication de gabarits. Au Liberia et au Nigeria, on s’en sert pour confectionner des pirogues et au Gabon des membrures de bateau. Le bois est un bon bois de feu et produit du charbon de bois de qualité.

Le fruit, comestible et sucré, a le goût de pain aux bananes. Ce sont surtout les enfants qui en mangent, et il peut servir à fabriquer une boisson alcoolisée. Dans les régions côtières du Cameroun, les pygmées font rôtir les graines et les consomment. Le goût sucré de la résine emmagasinée dans les cavités du noyau est très recherché par les abeilles.

Production et commerce international

L’écorce de tige est vendue à des fins médicinales sur les marchés locaux. Les quantités vendues sont inconnues. Le bois d’œuvre de Sacoglottis gabonensis est connu sous l’appellation “ozouga” dans les échanges internationaux, mais les volumes commercialisés sont peu importants.

Propriétés

La bergénine, une isocoumarine, a été identifiée comme étant la principale matière active de l’extrait d’écorce de tige de Sacoglottis gabonensis. D’après les sources, l’extrait d’écorce a des propriétés hépatoprotectrices. Tant l’extrait que la bergénine ont réduit le taux de formation d’intermédiaires dans le cycle de peroxydation lipidique (aldéhydes hydroperoxydes lipidiques, carbonyles) et ils ont également complété les enzymes primaires anti-oxydantes comme la catalase et la dismutase superoxyde lors de la peroxydation des lipides membranaires induite par la 2,4-DNPH dans du foie et des globules rouges de rat. Sur des rats in vivo, la bergénine protège contre l’hépatotoxicité induite par la 2,4-DNPH et contre la toxicité sur les globules rouges. Toutefois, lors d’un autre essai, un extrait d’écorce de tige administré oralement à des rats s’est montré hépatotoxique, même à faibles doses. La bergénine protège également pendant un certain temps les huiles de table stockées contre une détérioration par peroxydation. Un extrait d’écorce de tige ajouté à l’eau donnée à boire à des rats a fait augmenter les niveaux de prothrombine et de thrombine du plasma sanguin.

D’autres analyses de l’extrait d’écorce de tige ont fait ressortir la présence de tanins en quantité non négligeable, avec une trace de saponines. Ils ont également révélé la présence de 2 isomères cis/trans de lignanes (la calopiptine et la galgravine), qui peuvent jouer un rôle dans la prévention du cancer.

La teneur en alcool du vin de palme de Raphia hookeri G.Mann & H.Wendl. dans lequel on avait ajouté de l’écorce de tige a presque doublé par rapport à celle de vin de palme non traité. On a découvert que l’extrait d’écorce renforçait la tolérance à l’éthanol et l’osmotolérance de la levure Saccharomyces cerevisiae, tandis que l’activité de floculation et l’activité d’invertase avaient diminué.

L’endocarpe contient 54% d’une huile dont la composition n’est pas spécifiée.

Le bois de cœur, brun à rouge violacé, se démarque assez peu de l’aubier, qui est étroit. Le fil est droit ou ondé, le grain fin et régulier.

C’est un bois lourd, avec une densité d’environ 870–920 kg/m³ à 12% d’humidité. Il faut le faire sécher lentement et soigneusement à l’air pour éviter des gerçures et un gauchissement trop importants. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont élevés : 5,8% radialement et 10.0% tangentiellement. Une fois sec, le bois est assez stable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 114–233 N/mm², le module d’élasticité de 13  330–18 520 N/mm², la compression axiale de 72–104 N/mm², le cisaillement de 10–13 N/mm², le fendage de 22–22,5 N/mm, la dureté Janka de flanc de 9065–11 005 N et la dureté Janka en bout de 12 495 N.

Compte tenu de sa densité et de sa dureté élevées, ce n’est pas un bois difficile à scier et à travailler. En revanche, il est difficile à clouer et à visser, mais sa capacité de rétention est bonne. Ses propriétés de fini et de collage sont satisfaisantes, mais le bois ne convient pas à la production de panneaux de placage et de contreplaqué. Il est durable, résistant aux attaques fongiques et aux infestations d’insectes.

Falsifications et succédanés

La bergénine est extraite commercialement des Ardisia et Bergenia spp., et utilisée comme produit pour perdre du poids, par ex. pour le culturisme, et en médecine chinoise pour élever la chaleur du corps.

Description

Arbre de grande taille, sempervirent, atteignant 40 m de haut ; fût dépourvu de branches sur une hauteur atteignant 20 m, mais souvent à ramification basse, souvent tordu, noueux et profondément cannelé, atteignant 180(–450) cm de diamètre, à contreforts atteignant 2,5 m de haut ; écorce relativement lisse chez les jeunes arbres et à lenticelles horizontales, brune à brun foncé chez les arbres âgés, très écailleuse ; cime très importante, très étalée, très ramifiée, arrondie et relativement ouverte. Feuilles alternes, simples ; stipules d’environ 1 mm de long, tombant rapidement ; pétiole de 6–10 mm de long ; limbe ovale à elliptique ou oblong, de 6–15 cm × 2,5–6 cm, base cunéiforme, apex acuminé, bord crénelé, pennatinervé à 6–12 paires de nervures latérales. Inflorescence : courte cyme axillaire atteignant 5 cm de long. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; pédicelle de 0,5–1,5 mm de long, articulé à la base ; sépales d’environ 1,5 mm de long, poilus à l’extérieur ; pétales libres, linéaires, d’environ 7 mm de long, poilus à l’extérieur, blancs ; étamines 10, soudées à la base, 5 étamines longues d’environ 5 mm, 5 plus courtes d’environ 3,5 mm de long ; ovaire supère, ovoïde, 5-loculaire, glabre, style cannelé, d’environ 4 mm de long. Fruit : drupe ellipsoïde à globuleuse de 3–4 cm × 2,5–3,5 cm, lisse, verte à jaune ; noyau à 10 sillons et à nombreuses cavités résineuses, contenant 1–3 graines. Graines oblongues, d’environ 15 mm × 3 mm. Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 6–9 cm de long, épicotyle d’environ 2 cm de long ; cotylédons foliacés, ovales, d’environ 1,5 cm × 0,5 cm ; 2 premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Le genre Sacoglottis comprend 9 espèces, toutes en Amérique du Sud sauf Sacoglottis gabonensis, considéré comme étroitement apparenté à Sacoglottis amazonica Mart. d’Amérique du Sud et des Caraïbes. Les fruits de Sacoglottis amazonica sont consommés au Vénézuela pour soigner la diarrhée. Le bois d’œuvre est apprécié en construction lourde au Vénézuela et au Brésil.

Il est possible que Sacoglottis gabonensis ait évolué à partir de graines arrivées sur la côte ouest-africaine depuis l’Amérique du Sud, et ce serait l’un des cas les plus représentatifs de dispersion par l’eau de l’Amérique du Sud vers l’Afrique. Les compartiments remplis de résine du noyau le font flotter sur l’eau et les graines restent viables jusqu’à 4 ans.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 14 : perforations scalariformes ; 16 : perforations scalariformes avec 10–20 barreaux ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : (60 : présence de trachéides vasculaires ou juxtavasculaires) ; 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (84 : parenchyme axial paratrachéal unilatéral) ; (92 : quatre (3–4) cellules par file verticale) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; (94 : plus de huit cellules par file verticale).
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (100 : rayons avec des parties multisériées aussi larges que les parties unisériées) ; (107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées) ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(L.N. Banak, H. Beeckman & P.E. Gasson)

Croissance et développement

Au Liberia, la floraison de Sacoglottis gabonensis a lieu en décembre–mars. Les fruits sont une nourriture de prédilection des éléphants et des mandrills, et sont adaptés à une dissémination par les éléphants. Ils se développent lentement pendant la saison sèche, mûrissent en septembre–décembre au Liberia et restent vert terne. Ils tombent à terre à maturité et dégagent une forte odeur de levure. Comme Lophira alata Banks ex P.Gaertn. et Aucoumea klaineana Pierre, Sacoglottis gabonensis est capable de s’établir en lisière de savane humide et il est commun dans les types forestiers récents. Il peut dominer ce milieu, car ses branches forment des arches gigantesques, faisant disparaître la végétation en dessous et de ce fait atténuent l’ardeur des incendies de savane annuels qui sans cela brûleraient son tronc. Les spécimens pionniers possèdent une canopée basse et arrondie et des branches à faible hauteur du sol, mais les générations successives se développent plus en hauteur et se ramifient plus haut pour parvenir à la lumière. Les jeunes arbres proches des lisières de savane sont souvent multi-troncs parce qu’ils ont recépé après avoir été brisés par les éléphants qui se nourrissent de leurs feuilles et de leur écorce.

Ecologie

Sacoglottis gabonensis est présent dans la forêt sempervirente, sur les berges de rivières, le long des lagunes, en lisière de forêt et de savane ainsi que dans la forêt secondaire. C’est l’un des arbres dominants des forêts pluviales côtières d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale ; il est surtout abondant au Cameroun (associé à Lophira alata) et au Gabon (associé à Aucoumea klaineana). On le trouve généralement en petits groupes, mais parfois en peuplements assez grands et presque purs.

Multiplication et plantation

La multiplication naturelle de Sacoglottis gabonensis se fait seulement par graines. La régénération naturelle n’est pas très abondante car de nombreuses graines sont endommagées par les insectes. Le poids de 100 noyaux est de 560–1000 g. Les graines peuvent mettre 4 mois à germer.

Gestion

Sacoglottis gabonensis n’est pas très apprécié en exploitation forestière commerciale, car sa cime considérable empêche toute régénération d’espèces de bois d’œuvre plus recherchées. Une fois l’arbre coupé, la souche recèpe vigoureusement. C’est un arbre difficile à empoisonner en raison de son écorce cannelée et de son entre-écorce, qui gènent l’application de la substance toxique.

Récolte

L’écorce de tige et le bois de Sacoglottis gabonensis sont récoltés dans la nature.

Traitement après récolte

L’écorce de Sacoglottis gabonensis est généralement vendue sur les marchés en plaques ou en rouleaux lorsqu’elle est destinée à être un adjuvant du vin de palme ou un remède, plus rarement sous forme de poudre pour servir d’émétique.

Ressources génétiques

Sacoglottis gabonensis est répandu et commun par endroits, et pour cette raison n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Les extraits d’écorce de tige de Sacoglottis gabonensis et son principal composé isolé, la bergénine, ont d’intéressantes propriétés hépatoprotectrices et anti-oxydantes, mais un approfondissement des recherches est souhaité pour évaluer son potentiel comme médicament de base. Son usage pour renforcer la teneur en alcool du vin de palme mérite plus d’attention de la part des chercheurs, ainsi que les informations concernant les risques pour la santé.

Sacoglottis gabonensis joue un rôle important dans la succession et la régénération des forêts naturelles. Comme il s’agit d’une espèce répandue et souvent commune, il a de l’importance au sein de l’économie locale comme bois d’œuvre et pour la production de bois de feu et de charbon de bois. La forme médiocre de son fût limite son exploitation pour le commerce international. Une sélection visant à améliorer ce défaut, ainsi que des recherches pour mettre au point des pratiques de conduite appropriées pourraient donner des fûts de meilleure forme et d’une valeur plus élevée dans le commerce des bois d’œuvre.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Voorhoeve, A.G., 1965. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Pudoc, Wageningen, Netherlands. 416 pp.

Auteur(s)

  • E. Dounias, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Center for Evolutionary and Functional Ecology (CEFE-CNRS), 1919, route de Mende, 34293 Montpellier cedex 5, France

Citation correcte de cet article

Dounias, E., 2008. Sacoglottis gabonensis (Baill.) Urb. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 10 février 2019.


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