Rauvolfia caffra (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Rauvolfia caffra Sond.


Protologue: Linnaea 23: 77 (1850).
Famille: Apocynaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 44

Synonymes

  • Rauvolfia macrophylla Stapf (1894).

Noms vernaculaires

  • Quinine tree (En).
  • Mseswe, msesawe, mwembe mwitu, mkufi (Sw).

Origine et répartition géographique

Rauvolfia caffra est présent depuis le Togo jusqu’au sud du Soudan, en Ouganda et au Kenya et vers le sud jusqu’à la partie orientale de l’Afrique du Sud, en passant par l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est.

Usages

En Afrique de l’Est, l’écorce est couramment employée en médecine locale. Broyée, elle est appliquée en cas de rougeole ou de prurit. On boit une décoction d’écorce comme astringent, purgatif ou émétique pour soigner la fièvre, les œdèmes, les rhumatismes, l’hépatite, la pneumonie, les douleurs abdominales et comme neuroleptique. On mâche un morceau d’écorce contre la toux et les maux de dents. On inhale de la poudre de feuilles séchées en cas de maux de tête. Une décoction de racine permet de soulager la fièvre, la lourdeur des jambes, l’insomnie et les palpitations. La racine permet de traiter l’insomnie et le manque d’assurance. Une décoction de racine ou d’écorce cuite dans une bouillie est appliquée sur les abcès enkystés, et la poudre d’inflorescences encore fermées sur les plaies. Une décoction d’écorce ou de racine est ingérée pour lutter contre les parasites internes, tels que l’ascaris et le ténia. Le jus de racine, mélangé à du miel, est appliqué sur les fractures. En Tanzanie, on consomme une décoction de racine en cas de douleurs abdominales, de constipation et de menstruations irrégulières ou encore d’hypertension. On inhale la vapeur d’une décoction d’écorce pour soigner l’épilepsie et les maladies oculaires. En Zambie, l’écorce de tige est utilisée contre les maladies vénériennes. Au Zimbabwe, on utilise le jus de fruits broyés en guise de gouttes auriculaires pour soigner les otalgies. En Afrique du Sud, on boit une décoction d’écorce comme neuroleptique en cas d’hystérie, et contre l’insomnie.

Dans les régions d’Arusha et du Kilimandjaro en Tanzanie, on ajoute de l’extrait de racine et d’écorce de tige moulue à une bière locale élaborée à partir de bananes à cuire pour en relever l’amertume et augmenter sa teneur en alcool. Le bois convient à la fabrication de cagettes à fruits, de meubles de cuisine et de rayonnages. Parfois, on sculpte des ustensiles de cuisine et des tambours. Au Kenya, on utilise les poteaux dans la construction de huttes et de ruches. Rauvolfia caffra est utilisé comme essence d’ombrage dans les caféières, et, grâce à sa multitude de fleurs, elle constitue une espèce mellifère importante en Tanzanie. L’arbre est une source appréciable de bois de chauffage. Le latex solidifié est utilisé comme glu pour la capture des oiseaux au Kenya. L’écorce contient une fibre dont on fait des cordes d’arcs et des ficelles au Cameroun et au Gabon. Rauvolfia caffra est un arbre décoratif à croissance rapide bien adapté aux jardins abrités. Il est utilisé en culture ornementale en tant qu’essence d’ombrage en Afrique australe.

Propriétés

Rauvolfia caffra contient un grand nombre d’alcaloïdes indoliques. La teneur totale en alcaloïdes de la jeune écorce de racines est de 3%, avec comme composants essentiels l’ajmaline (1,25%) et la serpentine (1,09%), suivies par l’ajmalicine (0,16%), la réserpine (0,08%), la réserpinine (0,02%) et la réserpiline (0,01%). Les principaux alcaloïdes de l’écorce de la tige sont l’ajmaline, la norajmaline, l’ajmalicinine, l’ajmalicine, et le geissoschizol. Les principaux alcaloïdes des feuilles sont du type indolénine, peu courant (la raucaffrinoline, la pérakine et la vomilénine), et du type péraksine (la péraksine et la dihydropéraksine). Les graines contiennent 0,012% d’alcaloïdes, qui se composent essentiellement de yohimbine et de composés voisins, et de normacusine B. Cinq alcaloïdes issus de Rauvolfia sont utilisés en médecine occidentale : la réserpine, la réserpinine, la déserpidine, l’ajmalicine et l’ajmaline. La réserpine, qui n’est plus guère employée à l’heure actuelle, est un antihypertenseur, antipsychotique et sédatif bien connu, bien qu’elle ait comme effet secondaire important la dépression. La réserpinine et la déserpidine sont des analogues de la réserpine. Ces deux alcaloïdes ont les mêmes effets que la réserpine, et peuvent servir à traiter les mêmes pathologies, mais leurs effets secondaires seraient moins forts. L’ajmalicine est un spasmolytique, inhibiteur α-adrénergique, qui à fortes doses inverse les effets de l’adrénaline, et modère l’activité des centres vasomoteurs, en particulier dans le tronc cérébral. Il provoque une augmentation du flux sanguin vers le cerveau. L’ajmalicine est surtout utilisée dans les produits qui soignent les problèmes psychologiques et comportementaux associés à la sénilité, ainsi que l’ictus et les traumatismes crâniens. L’ajmaline est un anti-arythmique qui fait nettement baisser la vitesse de dépolarisation des cellules atriales et ventriculaires. Sa toxicité en a limité les usages et on la prescrit surtout en cas de pulsations cardiaques rapides et irrégulières, et de quelques autres dysfonctionnements cardiaques. Dans plusieurs pays, elle n’est plus commercialisée en raison de sa toxicité.

L’extrait de racine a montré une activité antibactérienne contre Enterobacter cloacae in vitro, mais n’a pas été actif contre une série d’autres pathogènes humains. L’extrait d’écorce de tige a montré une activité antibactérienne contre Staphylococcus aureus in vitro. L’extrait de racine a révélé une activité faible à modérée contre Plasmodium falciparum in vitro.

Le bois est blanc jaunâtre, mou et modérément léger (avec une densité d’environ 540 kg/m³ à 15% de degré d’humidité).

Falsifications et succédanés

Dans le commerce, les alcaloïdes issus de Rauvolfia proviennent de Rauvolfia vomitoria Afzel. et dans une moindre mesure de Rauvolfia serpentina (L.) Benth. ex Kurz.

Description

Arbre de taille moyenne à plutôt grande atteignant 40 m de haut ; fût jusqu’à 1 m de diamètre ; écorce grise à marron, lisse ou rugueuse et liégeuse, fissurée ; rameaux souvent à 4–5 côtes ou à 4–5 ailes, à nettes cicatrices foliaires. Feuilles verticillées par 3–6, nombreuses à l’extrémité des branches, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole jusqu’à 6 cm de long ; limbe étroitement elliptique à étroitement obovale, de 2–50(–70) cm × 1–15(–20) cm, base décurrente sur le pétiole, apex aigu, glabre. Inflorescence : cyme dense, en verticilles terminaux de 1–4, à nombreuses fleurs ; pédoncule de 1,5–13,5 cm de long, glabre. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, odorantes ; pédicelle jusqu’à 2 mm de long ; sépales soudés à la base, inégaux, ovales, de 0,5–1,5 mm de long ; tube de la corolle cylindrique, de 3–5,5 mm de long, glabre à l’extérieur, à l’intérieur glabre sur 1,5–4,5 mm de la base, puis courtement poilu jusqu’à la gorge et poilu sur la base des lobes à l’intérieur, lobes ovales à obovales, de 0,5–1,5 mm de long, blancs, blanc verdâtre ou blanc jaunâtre ; étamines insérées à 2–4 mm au-dessus de la base de la corolle, incluses ; ovaire supère, globuleux à obovale, composé de 2 carpelles libres ou en partie soudés, style de 0,5–3 mm de long, tête du pistil cylindrique à col basal et à apex stigmoïde. Fruit : drupe globuleuse à ellipsoïde, de 5–20 mm de long lorsqu’un carpelle s’est développé, obcordée, 2-lobée, de 10–30 mm de long lorsque les deux carpelles se sont développés, rouge foncé, contenant 1–2 graines. Graines ellipsoïdes, de 7–13 mm de long, comprimées latéralement.

Autres données botaniques

Rauvolfia est un genre pantropical qui comprend environ 60 espèces, dont 7 se trouvent en Afrique continentale, 2 à Madagascar, et 1 à Madagascar et aux Comores.

Rauvolfia mombasiana

Rauvolfia mombasiana Stapf se rencontre au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique, essentiellement sur le littoral. Une décoction de racine ou quelquefois d’écorce permet de soigner le paludisme, les maladies vénériennes, l’asthme, la tuberculose, les maux d’estomac et les problèmes de peau. Les feuilles écrasées sont appliquées sur les abcès de poitrine. L’écorce de racine séchée et râpée, mélangée à de l’huile de noix de coco, est appliquée en externe contre la gale. La poudre de racine, mélangée à de la bouillie, permet de traiter la constipation et les douleurs abdominales. Au Kenya et en Tanzanie, l’écorce de tige ou de racine râpée est utilisée avec de la farine de manioc comme poison contre les rats, ou encore pour se suicider. Rauvolfia mombasiana contient les mêmes alcaloïdes que Rauvolfia vomitoria Afzel.

Rauvolfia volkensii

Rauvolfia volkensii (K.Schum.) Stapf est endémique du nord-est de la Tanzanie. Ses racines et son écorce sont consommées localement en infusion contre les morsures de serpent, la gonorrhée et comme galactagogues par les femmes qui allaitent. Les principaux alcaloïdes des racines sont la réserpiline (0,15%) et l’ajmaline (0,08%) ; le taux de réserpine des racines est très faible.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 9 : vaisseaux exclusivement solitaires (à 90% ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; (26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm)) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 62 : fibres à ponctuations distinctement aréolées ; 63 : ponctuations des fibres fréquentes sur les parois radiales et tangentielles ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; (70 : fibres à parois très épaisses).
  • Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 77 : parenchyme axial en chaînettes ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (114 : 4 rayons par mm) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 140 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées, dressées et/ou carrées des rayons ; 154 : plus d’un cristal approximativement de même taille par cellule ou par loge (dans les cellules cloisonnées).
(M. Thiam, P. Détienne & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

En Tanzanie, Rauvolfia caffra fleurit durant la longue saison des pluies, en débordant sur la saison sèche et sur le début de la courte saison des pluies ; la fructification a lieu en saison sèche et se prolonge pendant la courte saison des pluies et jusqu’à la longue saison sèche.

Une fois établis, les arbres ont une vitesse de croissance rapide, pouvant aller jusqu’à 1,5 m/an. Jeune, Rauvolfia caffra a besoin d’ombre, alors que les vieux individus ne la supportent pas.

Ecologie

Rauvolfia caffra se rencontre en forêts pluviales, en ripisylves, en forêts de montagne et dans les vieilles forêts secondaires, du niveau de la mer jusqu’à 2500 m d’altitude. Il est sensible au gel. Il semble avoir une prédilection pour les sols relativement fertiles bien drainés. Il pousse sur des sables limoneux et des sols limono-argileux sablonneux. Lorsqu’il croît loin de rivières ou de ruisseaux, il a toujours la possibilité de puiser dans la nappe phréatique.

Multiplication et plantation

Rauvolfia caffra se régénère par graines, boutures et rejets. Le nombre de graines/kg est de 4500–5000. Avant le semis, la pulpe du fruit est éliminée en lavant les graines dans l’eau. Les graines sont semées dans des plateaux de semis remplis d’un mélange de sable de rivière et de compost (1:1), puis recouvertes d’une fine couche de sable ou bien laissées en surface. La germination est rapide et atteint jusqu’à 80% au bout de deux semaines. Les plants sont transplantés dans des sacs de pépinières une fois qu’ils ont atteint le stade des 3 feuilles et qu’ils mesurent 25–30 cm de haut. Ils ont besoin d’être arrosés régulièrement pendant les 3 premiers mois après leur repiquage au champ. Les graines ne conservent leur viabilité que pendant une brève période (environ 1 mois) à température ambiante, malgré ce qu’affirment d’autres sources selon lesquelles les graines germeraient même après un long séjour sur le sol de la forêt.

La multiplication végétative de Rauvolfia caffra à partir d’explants foliaires in vitro est un succès.

Gestion

Rauvolfia caffra peut être recépé ou étêté. Il ne faut pas le cultiver à proximité des maisons, certaines parties de l’arbre pouvant être toxiques pour les enfants et le bétail. Sa taille imposante et son système racinaire envahissant le rendent inadaptés aux petits jardins.

Récolte

Les racines peuvent être récoltées une fois par an de façon non-destructive si on les coupe à 10 cm de la racine pivotante. Toutes les parties de l’arbre sont ramassées le cas échéant.

Traitement après récolte

L’écorce de la tige ou les racines de Rauvolfia caffra peuvent être utilisées fraîches ou bien séchées et réduites en poudre et stockées dans un récipient hermétique en vue d’un usage ultérieur. Les feuilles sont généralement utilisées fraîches.

Ressources génétiques

Rauvolfia caffra est relativement commun dans toute son aire de répartition, et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Rauvolfia caffra a de multiples usages en médecine locale. Pour les confirmer, la recherche doit s’intensifier. La quantité des composés intéressants d’un point de vue pharmacologique étant inférieure à Rauvolfia vomitoria, Rauvolfia caffra n’a pas d’avenir pour une exploitation à grande échelle. Les perspectives qu’il offre en tant qu’essence d’ombrage pour l’agroforesterie d’Afrique de l’Est, notamment dans les systèmes à café et à banane, sont prometteuses quoiqu’il faille approfondir l’étude de son système racinaire envahissant.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • Akoègninou, A., van der Burg, W.J. & van der Maesen, L.J.G. (Editors), 2006. Flore analytique du Bénin. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. 1034 pp.

Auteur(s)

  • N.P. Mollel, Tropical Pesticides Research Institute, National Herbarium of Tanzania, P.O. Box 3024, Arusha, Tanzania

Citation correcte de cet article

Mollel, N.P., 2007. Rauvolfia caffra Sond. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 20 avril 2019.


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